Écrire, est-ce passer un contrat avec la lectrice ou le lecteur ?oui, il est tacite et porte le joli nom de "suspension d'incrédulité" :mrgreen:
Quand on écrit, se tient-on responsable de ce que l'on produit tel un contrat avec l'autre ? Devient-on garant de l’œuvre ? porteur d'une orientation ? Ou se laisse-t-on aller aux plus incroyables libertés ? Y a-t-il un intérêt à se responsabiliser ? à voir sa démarche d'écriture comme une forme de processus assumé ?Si on a répondu "oui" à la première question, je pense que cette deuxième question devrait être plutôt : Quand on écrit, se rend-on compte que l'on devient responsable de ce contrat tacite avec le lecteur ?
Il y a parfois des censures que l'on comprend, d'autres que l'on rejette. Quelle est la place de celle ou de celui qui est à l'origine d'un texte condamné ? Attribuer un écrit à quelqu'un revient également à lui attribuer toute une multitude de paroles ou d'intentions. Et si quelqu'un écrit quelque chose de « banal », cela le rend-il pour autant irresponsable des idées et clichés qu'il véhicule et qu'il perpétue ?Le censure, c'est comme l'ascenseur en fait : c'est quand tu veux descendre et que tout le monde monte :D
Il y a parfois des censures que l'on comprend, d'autres que l'on rejette. Quelle est la place de celle ou de celui qui est à l'origine d'un texte condamné ? Attribuer un écrit à quelqu'un revient également à lui attribuer toute une multitude de paroles ou d'intentions. Et si quelqu'un écrit quelque chose de « banal », cela le rend-il pour autant irresponsable des idées et clichés qu'il véhicule et qu'il perpétue ?Le problème de la deuxième partie de ton interrogation soulève deux points :
On a parfois pu se poser la question d'un écrit moral. On peut tout à fait lire un roman ou une pièce de théâtre dont la morale a très imprégné le contenu. Que pourrait bien être un écrit immoral ? Écrire, est-ce prendre la responsabilité de se positionner ? de s'étendre ? Se donne-t-on des limites lorsque l'on tient des propos choquants ou même quand on tente d'atteindre un certain niveau d'expression ?j'ai rien de plus à dire sur ce sujet. Pour moi, l'analyse précédent inclu cet aspect moral/immoral du texte ou de la volonté de l'auteur. C'est un choix qu'il fait dans structure de son réci ou le but de son oeuvre. A savoir si un texte doit ou non se conforter à cela, je reviendrais juste sur l'aspect "diffusion" du texte. Ta dernière question rejoint l'auto-censure (tu ne cites pas le terme mais c'est ce que tu sous-entends) abordée plus haut.
Et moi ? Ai-je intérêt à écrire des textes que personne d'autre ne pourra signer ? Cela me rend-il porteur d'un message unique ? d'un message dont je me rends le seul garant ?Mais bon dieu, putin, OUI !!
Pouvons-nous autoriser à une lectrice ou un lecteur de se fâcher après une lecture ? Cela ne reviendrait-il pas à lui interdire de s'émerveiller ou de se passionner ?En fait, l'auteur n'a rien à autoriser au lecteur :o ! Quel arrogance !! Je suis outrée ><
Écrire, est-ce passer un contrat avec la lectrice ou le lecteur ?Oui.
Alors l'auteur serait une forme de personnage créatif et attentionné sans aucune autorité sur ses lecteurs ?Pouvons-nous autoriser à une lectrice ou un lecteur de se fâcher après une lecture ? Cela ne reviendrait-il pas à lui interdire de s'émerveiller ou de se passionner ?En fait, l'auteur n'a rien à autoriser au lecteur :o ! Quel arrogance !! Je suis outrée ><
"j'ai écrit un texte. tu le lis et tu me dis que c'est bien ok ? sinon, un baffe" lol
C'est plus un contrat, c'est une commande, là :D
Alors l'auteur serait une forme de personnage créatif et attentionné sans aucune autorité sur ses lecteurs ?Tu n'as pas autorité sur le lecteur, quand tu écris : le lecteur choisit de lire ou non, adhère ou non, se réapproprie le texte et en pense ce qu'il veut. Du coup, je rejoins Vivi sur ce point aussi.
Ne peut-on pas imaginer un écrit qui aurait pour vertu de "légitimer" l'intervention du lecteur, et donc de l'inviter, de la provoquer ? N'y a-t-il pas des écrits qui stimulent l'imagination ? L'auteur peut-il être libérant le lecteur ? lui autorisant alors une certaine forme de liberté ?Des textes qui stimulent l'imagination du lecteur (voire son envie d'agir sur certaines choses), il y en a plein, mais ça n'est pas une "autorisation", ça n'est pas une "autorité". C'est la personnalité du lecteur, qui fera ce qu'elle veut du texte... :-\
Des textes qui stimulent l'imagination du lecteur (voire son envie d'agir sur certaines choses), il y en a plein, mais ça n'est pas une "autorisation", ça n'est pas une "autorité". C'est la personnalité du lecteur, qui fera ce qu'elle veut du texte... :-\:\? Mmh... Je comprends. Mais dès lors, où commence la responsabilité de l'auteur ? Où commence celle du lecteur ?
Écrire, est-ce passer un contrat avec la lectrice ou le lecteur ?Non et cela ne sera jamais le cas. Même si notre société tend à imposer cette conception des choses. Afin de mieux contrôler directement à la source, les futurs écrits qui seront publiés.
Lorsqu'on prend le soin d'être lu, on amène naturellement un certain nombre de lecteurs à prendre part à cette lecture, à découvrir les propos de l'auteure ou de l'auteur.C’est le but de l’écriture.
Quand on écrit, se tient-on responsable de ce que l'on produit tel un contrat avec l'autre ?Non, peu importe la raison, il n’y aura jamais de contrat. Par contre il peut y avoir une notion de continuité que l’on peut nommer contrat. C’est-à-dire que pour des ouvrages qui s’inscrivent dans la même série d’un auteur, le lecteur peut exiger qu’il se trouve imprégner dans l’univers de l’auteur avec une certaine constance.
Devient-on garant de l’œuvre ? porteur d'une orientation ?Je pense que c’est automatique.
Ou se laisse-t-on aller aux plus incroyables libertés ?La réponse est oui. Car la démocratie à l’européenne ne peut pas empêcher de s’exprimer.
Y a-t-il un intérêt à se responsabiliser ?Je pense que quoi que l’on fasse, il convient d’être responsable. C’est d’autant plus vrai que dans le monde du livre est de nature publique.
à voir sa démarche d'écriture comme une forme de processus assumé ?Je pense que c’est obligatoire.
Si quelqu'un venait à censurer un texte, faut-il essayer d'accepter la censure ? de lui donner un sens ? de la subir ? de la contourner ? de l'ignorer ?Dans notre monde politico-médiatique qui altère tout. Il convient de (re)définir certains termes importants.
Il y a parfois des censures que l'on comprend, d'autres que l'on rejette. Quelle est la place de celle ou de celui qui est à l'origine d'un texte condamné ? Attribuer un écrit à quelqu'un revient également à lui attribuer toute une multitude de paroles ou d'intentions. Et si quelqu'un écrit quelque chose de « banal », cela le rend-il pour autant irresponsable des idées et clichés qu'il véhicule et qu'il perpétue ?
Chaque texte a-t-il à la base un possesseur qui en a voulu quelque chose ? Il y a certains textes dont personne n'ose se revendiquer auteur, si ce n'est la ou le signataire en question ; qu'ont-ils de différent avec d'autres textes plus facilement assumés ?Je n’ai pas compris.
On a parfois pu se poser la question d'un écrit moral. On peut tout à fait lire un roman ou une pièce de théâtre dont la morale a très imprégné le contenu. Que pourrait bien être un écrit immoral ? Écrire, est-ce prendre la responsabilité de se positionner ? de s'étendre ? Se donne-t-on des limites lorsque l'on tient des propos choquants ou même quand on tente d'atteindre un certain niveau d'expression ?Tu te poses trop de questions existentielles. Si on veut changer le monde, on s’en donne les moyens. Point c’est tout.
Et moi ? Ai-je intérêt à écrire des textes que personne d'autre ne pourra signer ? Cela me rend-il porteur d'un message unique ? d'un message dont je me rends le seul garant ?Si ta patte n’apparait pas sur un texte, c’est que tu as raté ton œuvre.
Pouvons-nous autoriser à une lectrice ou un lecteur de se fâcher après une lecture ? Cela ne reviendrait-il pas à lui interdire de s'émerveiller ou de se passionner ?Bien évidemment que oui. Je trouve qu’imposer au lecteur de s'émerveiller ou de se passionner pour une œuvre, parce qu’on l’a écrite, est une conception des choses un peu beaucoup fallacieuse.
Écrire, est-ce passer un contrat avec la lectrice ou le lecteur ?Définitivement non, l’auteur suit sa route en complète indépendance. Même si cet indépendance va créer de la part de cet auteur un espèce de contrat qu’il aurait envers ses lecteurs. Car c’est son choix et non une obligation contractuelle du seul fait que l’auteur écrit.
Alors, apparemment, tu as deux balises de citation qui sont mal passées, donc, à priori, ton message initial donnait cela :J’ai corrigé. Toutes mes excuses.
Comment l'éditeur reçoit-il ce combat, selon toi ? Il le relaie juste ? Il le signe à son tour ? Il l'ignore et publie ça sans s'en soucier ?Je pense que cela sera variable en fonction du combat et de la manière de l’aborder.
Et le lecteur, apprend-il ce combat en découvrant la quatrième de couverture ? Ou le comprendra-t-il pendant la lecture du bouquin ?Dans tous les cas de figure, par le contenu du livre.
Apporteras-tu la parole de l'opposition dans ton argumentaire ? Ou préfères-tu ne citer que les arguments qui vont dans ton sens ?D’un point de vue littéraire, mener son combat signifie défendre sa cause.
Tes lectrices & lecteurs sauront-ils toutes & tous que tu mènes ce combat ? Ou certains ne s'en rendront pas compte parce qu'ils ne l'auront pas cerné pendant la lecture ?Tout dépend de la cause défendue.
Je vais même aller plus loin : Prévois-tu de ne parler qu'au lecteur qui est d'accord avec toi ? Ou souhaites-tu convaincre de nouvelles personnes ? Es-tu acteur de l'opinion ?Défendre sa cause, consiste à rallier à elle ses opposants.
Viviane, comment tu as tué la conversation en disant tout ce qu'y avait à dire sur le sujet :Dでしょ~ :mrgreen: (attends, je lui en remets une couche :P)
Tout dépend ce que tu appelles "autorité". Dans un texte historique, un développement philosophique (bref tous les écrits qui ne relèvent pas de l'imaginaire), on peut effectivement y trouver une certaine autorité (instruction, prosélytisme, etc). En tous cas, il ne devrait pas avoir d'autorité dans un récit relevant de l'imaginaire bien que cette méthode existe pour faire passer des messages politiques plus ou moins subtilement (mais la, j'aurais tendance a parler de manipulation, car les lecteurs non avertis peuvent être trompés, comme avec les messages subliminaux)Alors l'auteur serait une forme de personnage créatif et attentionné sans aucune autorité sur ses lecteurs ?Pouvons-nous autoriser à une lectrice ou un lecteur de se fâcher après une lecture ? Cela ne reviendrait-il pas à lui interdire de s'émerveiller ou de se passionner ?En fait, l'auteur n'a rien à autoriser au lecteur :o ! Quel arrogance !! Je suis outrée ><
"j'ai écrit un texte. tu le lis et tu me dis que c'est bien ok ? sinon, un baffe" lol
C'est plus un contrat, c'est une commande, là :D
Je ne suis pas sûr !
Ne peut-on pas imaginer un écrit qui aurait pour vertu de "légitimer" l'intervention du lecteur, et donc de l'inviter, de la provoquer ?Si, dans les exceptions citées précédemment ^^
N'y a-t-il pas des écrits qui stimulent l'imagination ?Je vois pas en quoi "stimuler l'imagination de quelqu'un" peut-être assimiler un autorité... :-\
L'auteur peut-il être libérant le lecteur ? lui autorisant alors une certaine forme de liberté ?Bah oui, soit en stimulant son imagination, soit en lui ouvrant des horizons dans un discours ou le lecteur se retrouvera. Mais une fois de plus, cela n'a aucune valeur d'autorité :huhu:
Celle de l'auteur ? Je dirais au moment ou il pose la première lettre de son écrit, mais plus officiellement au moment ou son œuvre est lue par une autre personne que lui (relecteurs inclus car il y aura forcement des discussions sur le fond et pas seulement sur le style/gramm/voc)Des textes qui stimulent l'imagination du lecteur (voire son envie d'agir sur certaines choses), il y en a plein, mais ça n'est pas une "autorisation", ça n'est pas une "autorité". C'est la personnalité du lecteur, qui fera ce qu'elle veut du texte... :-\:\? Mmh... Je comprends. Mais dès lors, où commence la responsabilité de l'auteur ? Où commence celle du lecteur ?
Et puis, tu touches un point que Viviane n'avait pas forcément relevé, ma chère Milora : ce serait la personnalité du lecteur qui fait ce qu'elle veut du texte, qui peut donc le rejeter ou l'apprécier.si! si! : Par conséquent, l'ire ou l'émerveillement du lectorat est laissée à sa discrétion. :-¬?
Par exemple, quelqu'un dit d'un texte que c'est un appel à la haine (envers une couleur de peau, une culture, une idéologie, une personne, etc...). Qui est responsable ? L'auteur qu'on accuse d'appeler à la haine ? ou le lecteur qui y a perçu un appel à la haine à travers le texte ?c'est très compliqué, mais comme je l'ai dit le cas "Rushdie" répond à ta question. Pour être plus précis, je dirais presque que quelques soit le récit, tu trouveras un lecteur qui le portera aux nues et un autre qui le pourrira a mort.
Alors, tu estimes dans un premier temps qu'il n'y aurait pas de contrat entre un auteur et son lecteur ; qu'il conviendrait pour l'auteur de faire passer un message, voire de mener un combat pour faire changer l'opinion sur un sujet.Globalement oui. Mais plus précisément la notion de contrat ne repose pas sur le fait qu’un lecteur lise l’ouvrage d’un auteur. Peu importe les sujets abordés, si un tel contrat existe, cela sera toujours de la volonté de l’auteur.
Dans un second temps, tu supposes que le combat mené par l'auteur justifierait le fait qu'il ne propose que des arguments allant dans son sens, et qu'il agirait ainsi sur l'opinion de la majorité des gens de manière tantôt explicite, tantôt implicite.Pour défendre sa cause, ne présenter qu’une argumentation favorable n’est qu’une stratégie. Aujourd’hui, les réactions populaires deviennent de plus en plus conditionnées et virulentes. Pour moi c’est la responsabilité des mass-médias. Malheureusement si un auteur remet en question un argument opposé à sa thèse. Il est fort probable que la réaction du public sera la même que celle utilisé contre l’infréquentable machin-bazar. Le lecteur ne cherchera plus une argumentation contraire à celle de l’auteur, il se contentera de le renier.
De cette manière, l'auteur se donnerait la liberté de faire changer l'opinion d'un lecteur, de le faire aller dans son sens, il deviendrait ainsi un acteur qui influence un individu en proposant une littérature qui transforme le sentiment sur une question ou génère l'adhésion.
De cette manière, l'auteur se donnerait la liberté de faire changer l'opinion d'un lecteur, de le faire aller dans son sens, il deviendrait ainsi un acteur qui influence un individu en proposant une littérature qui transforme le sentiment sur une question ou génère l'adhésion.Je trouve que cette question « Penses-tu que l'on puisse accuser un auteur d'influencer l'opinion en écrivant un livre ? » est explicite sur les problèmes que rencontrent les auteurs aujourd’hui.
Tu évoques la capacité d'un auteur à bousculer les mœurs.
Penses-tu que l'on puisse accuser un auteur d'influencer l'opinion en écrivant un livre ? Peut-on tout du moins lui imputer certaines tendances chez ses lecteurs, comme les incitant à aller dans son sens ?
Supposons maintenant qu'un auteur écrive un livre aux apparences sexistes pour dénoncer en réalité le sexisme. Sa volonté est de décrire un quotidien pour le questionner, reprenant parfois les pires insanités qu'il puisse observer. Son objectif serait alors de témoigner de son époque, des situations de violence qu'il rencontre chaque jour. En décrivant ces situations, est-il porteur d'un message sexiste ou au contraire le combat-il ? A-t-on des moyens de faire la distinction entre un message sexiste et un autre ? Et si oui, lesquels ?Seule la réflexion permet de le faire. Voici un cas concret (dans une thématique différente):
Reproduire un message, en témoigner, est-ce l'assumer ?Non, car assumer signifie être d’accord. Mais il est important que l’auteur prenne de la hauteur sur les propos qu’il tient, principalement s’il ne les assume pas.
Un auteur peut-il être porteur d'un message auquel il n'adhère pas ?Oui par la force des choses.
Si l'auteur écrit un prologue assurant explicitement de sa non adhésion aux messages qu'il reproduit, cela le rend-il responsable d'un contrat auprès du lecteur ? Ou cela lui permet-il au contraire de faire passer tous les messages qu'il souhaite, sexistes ou non ?Définitivement non.
でしょ~ :mrgreen: (attends, je lui en remets une couche :P)Une couche ? Hey ! Mais je ne suis pas un bébé !!
Viviane se réfère aux manipulations politiques ou au prosélytisme pour évoquer la littérature comme objet d'influence. On ne va aujourd'hui pas se poser la question de savoir s'il est bien ou mal de manipuler ses lecteurs, mais plutôt de savoir si cela relève du contrat ou non, de l'arnaque ou du puissant manifeste. La question que je posais alors n'était pas : « Est-il bien ou mal de faire du prosélytisme ? » mais : « Quel rôle joue l'auteur lorsqu'il véhicule des valeurs morales ou idéologiques ? »'fin attention, hein. Pour ton débat, je pense qu'il faut distinguer la littérature imaginaire et la littérature heuh... "non-umaginaire". L'argumentaire en citation s'applique à la 2° catégorie et une minorité de la première (soit parce qu'elle touche des tabous d'une autre société/culture, soit parce que l'auteur s'en sert comme réquisitoire pour exprimer des idées politiques ou autres en filigrane de son histoire - exemple : collines noires (https://www.babelio.com/livres/Simmons-Collines-noires/533621) de Dan Simmons - lis les com' ).
Le lecteur habitué d'un genre ne se réfère-t-il pas à un certain nombre de codes qui guident sa lecture, et contraignent parfois l'auteur à s'y référer également ?a moins d'avoir des visées commerciales pures, le lectorat ne devrait pas être le soucis de l'auteur. C'est plutôt celui de l'éditeur mercantile ; donc là, il peut y avoir influence/censure toussa donc là effectivement, l'auteur se prend un influence indirecte du lectorat, mais il s'agit d'un lectorat de masse orienté pour un type de consommation.
S'il existe un genre d'auteur qui a une influence politique ou idéologique, un genre d'auteur engagé, un ou une féministe par exemple, il ou elle bénéficie naturellement d'une autorité sur ses lecteurs, n'est-ce pas ? S'engager, n'est-ce pas créer une promesse envers ses consœurs et confrères ? Ne serons-nous pas jugés sur notre continuité et notre intégrité ?tout à fait, car j'ai presque envie de dire que la démarche principale est de "changer les choses", de débattre des idées ; ce qui transcende l'écriture en elle-même : l'écriture n'est plus au centre de l'action, elle en devient un outil ! Ce qui sortirait de facto cette catégorie d'écrit du débat actuel ; car le centre du débat, c'est l'écriture, et non l'utilisation de l'écriture... (chui pas trop sûr de la validité de ce dernier argument, moi :\?)
tout à fait, car j'ai presque envie de dire que la démarche principale est de "changer les choses", de débattre des idées ; ce qui transcende l'écriture en elle-même : l'écriture n'est plus au centre de l'action, elle en devient un outil ! Ce qui sortirait de facto cette catégorie d'écrit du débat actuel ; car le centre du débat, c'est l'écriture, et non l'utilisation de l'écriture... (chui pas trop sûr de la validité de ce dernier argument, moi :\?)Je crains qu’il ne soit irrecevable en effet.
Ayant été très déçu par le roman de Jim Fergus : "Mille femmes blanches", c'est avec une petite appréhension que j'ai entamé la lecture de Collines noires...Les fictions caricaturent souvent les Indiens je trouve, mais pas ici ! Dan Simmons a effectué un superbe travail de documentation et nous avons en prime une multitude de mots et d'expressions Sioux (qui sont répertoriés dans un lexique en fin d'ouvrage), ce qui nous plonge totalement dans ce récit.
Un roman qui a dû lui demander un travail de titan en matière de recherche et de documentation (voir la liste impressionnante d'ouvrages cités dans les remerciements) sur cette période et sur les us et coutumes des indiens Lakotas. A ce titre ce bouquin est une mine d'informations pour le profane ou le simple curieux. La fiction côtoie l'Histoire (et de fait certains personnages historiques) pendant une période cruciale de la construction des Etats-Unis et de l'anéantissement d'une culture.