Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Le petit amphithéâtre => Discussion démarrée par: Vir le 21 Juin 2017 à 15:08:50
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Bonjour à tous,
Je viens de terminer l'écriture de mon premier roman ( :glou: ) et je souhaiterais maintenant m'atteler à sa réécriture mais je me heurte à la première page. Mon début ne me convient pas du tout, je commençais par une desciption globale de la vie de mon personnage principal avant le premier élément perturbateur.
Je me demandais si vous aviez une méthode particulière, des préférences, ou si vous aviez observé dans vos lectures un bon moment pour démarrer (avant ou pendant la première perturbation, ou autre), ou une bonne manière de démarrer (un dialogue, une anecdote)... Je vous parle des premières lignes, mais aussi du premier chapitre, paragraphe et de la première ligne.
Tout point de vue est le bienvenu !
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Je pense que le début du livre va dépendre du centre d’intérêt de l’histoire que tu contes.
Celle que j’écris pour l’instant commence directement à l’élément perturbateur.
Car dans cette histoire ce qui s’y passe est plus important que les personnages.
Cette histoire est le prologue d’une autre.
Où l’élément perturbateur se trouvait dans le chapitre deux. Mais je me rends compte qu’il arrive trop vite.
Je n’ai pas le temps de décrire le monde tel qu’il est avant l’incident. Comme c’est le support de l’histoire c’est gênant et le chapitre 2 sera relégué au chapitre 3.
Ensuite pour celui qui suit nommé R1. L’histoire sera la continuité du précédent, l’élément perturbateur étant le dernier chapitre du livre précédant.
Ensuite le R2. Lui commencera par un prologue, création du monde et des espèces. Ou peut-être deux prologues séparés. Je ne le sais pas encore.
Ensuite le R3. Commencera directement, les personnages sont supposés connus et c’est l’élément de surprise.
Le R4 devra s’inscrire dans la continuité du dernier chapitre du précédent livre.
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Moi, pour commencer un roman, je m'assure toujours que ma démarche sera en corrélation avec ce que je souhaite obtenir au final. C'est comme un long voyage, je m'assure de prendre les bagages nécessaires avant de prendre la route.
Bien sûr, pendant le temps de l'écriture me viennent naturellement quelques idées, écrire stimule l'imagination, il m'est même souvent arrivé de résoudre une problématique très complexe pendant le temps de l'écriture. Écrire fait plus que transposer des intentions sur une page, écrire impacte la conscience et la renouvelle. Cette activité qui demande beaucoup d'investissement est aussi ce qui crée l'essentiel. Pendant que j'écris, je peux tout à fait trouver la solution à un problème tant le moment de l'écriture me prend en énergie et en concentration.
Je ne commence jamais à écrire si je ne parviens pas à préciser ce que j'attends de ma démarche, je ne commence pas la rédaction d'un roman si je n'en sais pas les contours. Il y a tellement d'erreurs à commettre que le sérieux et la justesse sont inévitables. C'est parce que je sais bien où je vais qu'une multitude d'idées et de tournures me viennent ensuite à l'esprit, j'en fais une nécessité.
Difficile de commencer un roman sans une trajectoire, ou du moins un état des lieux ; s'aventurer dans les tréfonds de sa créativité peut parfois égarer un homme ou une femme, raison pour laquelle cela nécessite une première projection, un avant-goût du spectacle !
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Pour ma part j'affectionne beaucoup les in media res mais ça demande de l'entraînement pour obtenir un effet efficace (ce qui, par exemple, n'est pas encore mon cas). L'action doit alors contenir tous les éléments nécessaires à la compréhension du contexte.
Mes autres débuts commencent plus avec une narration sous forme d'ouverture, à la manière de Star Wars (avec bien sûr des formes et des styles variant à l'infini), c'est peut-être plus facile pour commencer et le challenge ici sera d'utiliser un simple texte informatif pour faire monter la tension très vite et accrocher le lecteur.
Dans tous les cas je dirai que les premières phrases, notamment LA première phrase, doit accrocher irrémédiablement et montrer en quelques mots toutes tes capacités stylistiques.
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Comme Aube, je pense qu'un début in media res est le plus efficace. Mettre son personnage dans une situation permet à la fois de le présenter et de montrer ses réactions face à une situation donnée. Ca évite aussi le côté artificiel des débuts descriptifs. Sauf si tu écris à la première personne, dans ce cas, tu peux t'adresser directement au lecteur (c'est une autre possibilité mais je préfère les débuts en action)
Une bonne première phrase doit être avant tout marquante, sans être spécialement travaillée, mais elle doit donner le ton du récit. Le but d'un premier chapitre est de poser les bases de l'histoire, en présentant le personnage principal (ou le monde ou ce qui est important à l'histoire) et en donnant un aperçu de la suite. On n'est pas obligés d'avoir toutes les clés dès le début, les premiers chapitres sont faits pour ça, tu peux étaler un peu (mais comme dit Alan Tréard, il vaut mieux avoir planifié un minimum l'écriture pour obtenir un rendu homogène et facile à appréhender)
J'espère que mon avis te sera utile
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Si j'ai bien compris, c'est plutôt commencer une réécriture ?
Moi aussi je serais d'avis de faire démarrer l'action tout de suite, en tout cas en tant que lectrice c'est ce que je préfère.
C'est beaucoup plus accrocheur en plus ! Ca met direct le lecteur en condition et attire son intérêt bam ! On fait le grand plongeon dans l'histoire !
Les éléments qui présentent le personnage, l'univers etc sont plutôt disséminés au cours du roman. En plus en intro, ça peut être un peu lourd et décourager les lecteurs, ou les ennuyer.
Enfin, après, c'est difficile à dire sans avoir le passage en question sous les yeux. Mais de part mes lectures, c'est ce que je ressens.
Il parle de quoi ton roman?