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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Syane le 24 Septembre 2009 à 01:37:46

Titre: L'école des enfants morts { edit !}
Posté par: Syane le 24 Septembre 2009 à 01:37:46
Aloha la foule, voici un texte dont l'idée me titillait depuis un moment et que j'ai tenté d'extirper de mon cerveau malaaaaaadeuh aujourd'hui à l'hôpital grâce à mon ami le pc portable. ça démarre pas spécialement dans la joie et la bonne humeur mais comme j'ai pas envie d'une corde pour me pendre j'ai pris un virage conséquent en cours de route pour débarquer dans le pays de la joie et des bisounours.  :mrgreen:

avertissement : ce texte est rempli de fautes d'erreur, de lourdeurs et autres raccourcis et c'est tout de la faute de l'auteur. vala vous êtes préviendu.

ah et sinon, vous m'avez manqué ^^


Edit : alors j'ai un peu bossé sur le texte, changé quelques trucs, tenté de corriger d'autres choses et vainement tenté de mettre ces fichus tirets dans les zones de blablas, mais pas moyen d'ajouter ces machins pour rendre les dialogues lisibles. ch'suis perdue pour l'humanité, en tout cas en manière de dialogue. j'utilise pas word, mais la version gratos-libre de droit pour écrire, du coup les tirets de dialogues passent pas en faisant un bête copié-collé et c'est gravement la galère de tenter de les ajouter...  alors afin de vous éviter une explosion de la rétine (pis vu la longueur du blabla, fallait au moins ça) j'ai tenté de jouer sur les interlignes. en espérant que ça sera suffisant.j

L'école des enfants morts




Prologue

Il y eut d'abord le silence, pesant et angoissant. Puis vint le cri. Rempli de douleur, de rage, d'incompréhension et de désespoir. Le cri emplit l'air de sa violence, de son chagrin, le vent le porta  au loin et dans le village voisin, on le sentit plus qu'on ne l'entendit. Des femmes se signèrent, des hommes portèrent la main à leur chapeau et les enfants cessèrent de jouer. Les vieilles cloches de l'église sonnèrent 3 heures de l'après-midi et beaucoup jurèrent que leur carillon était un écho à la tristesse du cri. Le hurlement cessa brusquement. Il ne s'éteignit pas, non, il se tut. Dans la vieille demeure d'où était venu le cri, on recommença à respirer, à penser, à bouger. Un homme, la cinquantaine élégante, entoura de ses bras les épaules d'une femme qui devait être la sienne.

Les yeux de l'homme étaient humides, ceux de la femme étaient secs mais son regard était horrifié. Les larmes viendraient, plus tard, dans la nuit, quand son enfant n'aurait plus besoin d'elle pour étancher son chagrin. C'était son enfant qui avait poussé ce cri presque animal, son enfant, sa fille, qui venait de perdre son fils. Sa fille, sa belle Elizabeth, dont le visage était crispé par la douleur, dont le corps tremblait sous l'effet du choc, sa fille, sa Lizzie, commençait seulement à éprouver la pire des douleurs, celle de devoir enterrer son propre enfant. Elle regarda Elizabeth, agenouillée, les poings serrés, la tête penchée, commencer à se balancer d'avant en arrière, comme certains des pauvres hères qu'ils visitaient le dimanche à l'hospice lorsqu'ils faisaient leur devoir de bon chrétien. Elle se dégagea de la douceur rassurante des bras de son époux pour s'agenouiller aux côtés de sa fille. Elle prit ses mains une à une pour en déplier les doigts, elle lui releva la tête et la regarda droit dans les yeux, murmurant son nom jusqu'à ce que son regard se fixe sur elle. Lorsque Elizabeth reprit ses esprits, elle se jeta dans les bras de sa mère et murmura :

Il est parti, mère, Ewan n'est plus. Comment suis-je censée vivre à présent ?

Un jour après l'autre ma fille, un jour après l'autre. C'est la seule façon.

Elles restèrent enlacées sur le sol de la chambre d'enfant, au pied du petit lit dans lequel reposait le corps sans vie d'un petit garçon de 9 ans. Elles restèrent ainsi jusqu'à ce qu'un bel homme entre précipitamment, bouleversé, et se jette sur le lit en hurlant le nom de l'enfant. Il l'étreignit, le secoua pour le réveiller, demanda qu'on le couvre, que son fils était glacé, qu'il fallait faire quelque chose. Il menaça le médecin, vieil homme austère et rigide qui s'accrochait à sa sacoche de docteur comme à sa vie. Finalement, il s'assit sur le lit, tenant dans sa main celle de son enfant et pleura, sans retenue, à gros sanglots. Elizabeth se leva et s'assit à ses côtés, pressant sa tête contre son épaule, lui caressant le front comme elle le faisait avec son fils. Le médecin sortit, suivit par les parents d'Elizabeth.

Lizzie, je veux savoir, comment est-il parti ?

En dormant, mon aimé. Il a simplement cessé de respirer.

Personne ne voyait les deux silhouettes d'enfant dans le coin de la chambre. Il y avait un grand gamin dégingandé d'une dizaine d'année, une mèche noire cachant des yeux bleus rieurs, maigre comme un clou et visiblement pas impressionné le moins du monde par la scène à laquelle il venait d'assister. A ses côtés, un jeune garçon, roux, dont les grands yeux verts étaient emplis de larmes. Le grand regarda le petit et lui dit :

T'as de la chance Ewan, eux au moins ils t'aimaient, c'est pas comme mes parents. Ils se sont même pas arrêtés quand je suis tombé dans la rivière. Pourtant ils savaient que je savais pas nager.

Alors c'est vrai, je suis mort ? C'est ça ?

Ben ouais grand nigaud, évidemment que t'es mort. Tu pourrais pas être ici et là bas sinon.
 
Et qu'est-ce que je dois faire maintenant ?

On doit attendre un gars qui doit nous emmener au paradis je crois. Un ange ou quelque chose comme ça. C'est ma grand-mère qui m'a expliqué ça avant qu'elle casse sa pipe.

Lewis ?

Ouais mon gars ?

Il vient quand l'ange ?

J'en sais rien vieux, j'suis comme toi, c'est la première fois que je meurs tu sais.

Chapitre I

On nous appelle le peuple des ombres, fantômes, revenants, âmes damnées ou égarées. On nous donne bien des noms, mais jamais le bon. Nous avons été vivants, certains le seront à nouveaux, d'autre plus jamais. A ma mort, il y a quelques siècles maintenant je n'étais qu'un enfant de 9 ans, terrorisé par ce qui lui arrivait, ne comprenant rien ce qui se passait autour de lui. J'avais peu vécu, même pour mon époque, le 19 ème siècle, où la mortalité infantile était élevée. J'avais eu la chance de naître dans une famille aisée et mon existence avait été choyée. J'avais eu des précepteurs, des gouvernantes. J'avais toujours mangé à ma faim et n'avait jamais connu la moindre violence, quelle qu'elle soit. Celui qui devint mon meilleur ami « à la mort, à la mort », Lewis, n'avait pas eu cette chance. Né d'une mère prostituée et d 'un père alcoolique (pour autant qu'il fut réellement son père), lui et ses 14 frères et sœurs avaient été battus plus qu'à leur tour, avaient connu la faim et la misère noire. Ses parents avaient mis plusieurs de leurs sœurs à l'orphelinat, où elles avaient subi plus ou moins le même sort que dans leur famille, dans l'espoir d'économiser sur la nourriture. Comme ce n'était pas suffisant, ils avaient décidé de se débarrasser de Lewis, parce que ce dernier était le plus « grande gueule » de la fratrie, celui qui posait le plus de problèmes. C'est ainsi qu'ils l'avaient emmené faire un tour près de la rivière et qu'ils l'y avaient malencontreusement poussé sans le faire exprès avant de courir à la maison sans jeter un regard en arrière. Pour ma part j'étais mort d'une maladie infantile, délirant tellement dans mes derniers jours que je ne m'étais même pas rendu compte que j'étais mort avant de me voir gisant dans mon lit. Lewis avait vite compris lui. Une fois « sorti » de l'eau, il était venu « jusqu'à chez toi parce que j'avais toujours voulu voir à quoi ressemblait une maison de  rupin  » et qu'il savait que cette fois personne ne le mettrait dehors puisque personne ne le voyait. C'était donc par hasard qu'il était arrivé quelques minutes avant ma mort. Comme nous le comprîmes par la suite, le hasard n'existe pas.

Nous étions dans la cour de ma maison quand apparut un homme au bout de l'allée. Tout de noir vêtu, de loin on aurait cru à un curé ou un pasteur. Un « sale corbeau de l'église » comme les appelle Lewis. Il a quelques contentieux envers les représentants du clergé, encore à l'heure actuelle. En fait il s'agissait d'un Passeur. Une âme qui se dévouait à la charge peu agréable d'aller chercher d'autres âmes pour les emmener au pays des Morts. Inutile de chercher sur une carte, ce pays n'existe pas. Enfin si, il existe, en superposition du pays des Vivants. Les morts continuent d'exister sur les lieux même de leur vie passée. Mais les fraichement décédés ne peuvent pas y accéder sans aide. Il leur faut un guide. Un Passeur. Notre passeur était furax parce qu'il avait passé des heures à chercher Lewis dans la rivière. Ne le trouvant pas il était venu à son rendez-vous suivant, c'est à dire moi, et était à la fois soulagé de nous trouver tout deux et très contrarié par Lewis. « Une âme ne doit jamais quitter son corps tant qu'un passeur n'est pas venu la chercher. JAMAIS. » Comme je lui faisais remarqué, à juste titre, que nous l'ignorions puisque personne ne nous l'avait expliqué, il s'était lancé dans une diatribe contre les rebelles, les fortes têtes qui croient tout savoir mieux que tout le monde et qui finissent par devenir des Errants et que non mais franchement qu'ils viennent pas se plaindre après si c'est la damnation éternelle. Nous n'étions que deux enfants de 9 et 12 ans. Deux enfants morts et pourtant encore là. Nous avions des questions, des angoisses. Et notre passeur n'était pas du genre bienveillant. Lui il devait simplement nous emmener au pays des Morts. Ce qu'il fit en nous jetant dans une calèche, avec la délicatesse d 'un boucher de Whitechapel comme le lui fit remarqué Lewis, ce qui lui valut un regard noir et particulièrement coléreux.

Nous fîmes le reste de la tournée avec le Passeur. A la fin de la journée nous étions une trentaine. Nous n'étions pas à l'étroit, l'intérieur de notre calèche s'adaptait au nombre d'occupants et ce n'était pas là le dernier des phénomènes étranges auquel nous allions assister. Lewis, malgré son air bravache, était des plus à mal à l'aise. Lorsque je lui en fis la remarque, il me confia que cela concernait l'une des dernières arrivées.

Je crois bien que c'est une de mes frangines, mais j'suis pas sur.

Devant mon air interloqué « mais comment ne peut-on pas reconnaître un membre de sa famille », il me raconta brièvement son histoire. Selon lui, la jeune femme devait être l'une de ses sœurs les plus âgées que ses parents avaient placé dans un orphelinat, des années auparavant. Il ne se souvenait pas de grand chose la concernant, si ce n'est que tout petit il enfouissait ses mains dans les longues boucles blondes de sa grande sœur préférée. Et c'était justement les cheveux de cette jeune fille qu'il avait reconnu. Mais peut-on raisonnablement reconnaître quelqu'un uniquement par sa chevelure ? Nous étions en train d'échafauder un plan visant à lui faire révéler son identité quand elle traversa la cabine et s'agenouilla devant Lewis. En quelques secondes, la calèche devint le théâtre de retrouvailles émouvantes entre un frère et sa sœur, sous le regard attendri de cadavres fraichement trépassés. Bien qu'à l'époque l'étrangeté de ce que nous vivions ne m'avait pas échappé, je n'avais pas vue la douce ironie de la situation. J'étais jeune, désorienté et un peu angoissé par ce qui allait nous arriver. Tout ce que je savais c'est que mon seul et unique allié allait probablement me laissé tomber, maintenant qu'il avait retrouvé sa sœur. En effet, ils ne cessaient de s'étreindre et de se chuchoter des choses à l'oreille. Je m'installais tout au fond de la banquette, près de la fenêtre et je regardais le paysage, songeant pour la première fois à mes parents et grand-parents. La tristesse m'envahit et je commençais à pleurer en silence, le plus discrètement possible. Alors une main prit la mienne et la serra doucement, c'était la sœur de Lewis, Angela. Elle portait vraiment bien son nom. Elle me rassura tant bien que mal, alors qu'elle était aussi anxieuse que moi. Elle serrait nos deux mains, à Lewis et à moi, et durant tout le voyage elle fit son possible pour nous distraire, nous racontant sa vie à l'orphelinat, puis sa vie de petite main dans une usine proche  de Londres. Le trajet semblait durer une éternité et plusieurs passagers commençaient à montrer des signes d'énervement. Principalement parmi les nantis d'ailleurs. Ils ne toléraient pas que l'on ne réponde pas à leurs questions et surtout, se plaignaient de se trouver dans la même calèche que les pauvres et les miséreux. Le fait qu'ils soient morts leur posait moins de problèmes que d'être assis à côté d'un mendiant. Alors que l'ambiance commençait à vraiment devenir insupportable la calèche s'arrêta. Les portes s'ouvrirent et nous nous fîmes intimer l'ordre de sortir. Lewis et moi descendirent en dernier. En partie parce que nous étions inquiets, en partie parce que les adultes nous avaient repoussé pour être les premiers dehors. Angela nous aida à sauter le marche-pied et resta près de nous pendant que le Passeur nous examinait, un grand livre dans les mains. Nous étions devant un cimetière, un énorme cimetière, bien plus grand que celui de mon village. Les grilles étaient ouvertes et des flambeaux délimitaient plusieurs chemins à travers les tombes.

Le Passeur, après nous avoir dévisagé longuement, nous mit en ligne, du plus âgé au plus jeune. Il commença par un vieil homme à l'aspect sévère, richement vêtu, qui toisait tout le monde de son regard glacial. Nous étions trop éloigné pour entendre ce que lui dit le Passeur, mais il était évident que cela ne lui plu pas et il se mit à gesticuler alors que les flambeaux qui illuminaient le chemin de droite devenaient bleus, comme les feux d'une gazinière. Il se mit alors à glisser sur le sol, inexorablement attiré sur cette voie qu'il ne voulait visiblement pas empruntée. Tous les passagers partirent, soit à droite, soit à gauche, certains avec plaisir, d'autres avec terreur. Il ne resta bientôt plus qu'Angela, un jeune adolescent, Lewis et moi-même. Lorsque le Passeur s'arrêta devant Angela, Lewis se précipita vers elle. Il avait comprit qu'ils allaient probablement être séparés à nouveau et il comptait bien ne pas se laisser faire.

Rien à fiche qu'tu sois un Passeur ou aut' chose, Angela et moi on reste ensemble.

Pour la première fois depuis qu'il nous avait pris à bord, le Passeur le regarda avec une certaine douceur dans les yeux.

Jeune homme, j'aimerais pouvoir t'assurer que vous ne serez pas séparé. Mais hélas je ne peux rien y faire. Il y a des lois auxquelles nul ne peut déroger. Je ne suis que le Passeur, je ne décide pas. Tout ce que je peux faire c'est vous accorder encore quelques instants ensemble.

Il fit plus que leur donner quelques minutes. Il me sembla qu'une éternité s'était écoulée quand il s'approcha du frère et de la sœur pour les séparer, doucement, gentiment, avec une délicatesse insoupçonnée. Il y avait de la bonté dans son regard et un peu de tristesse aussi. Angela donna un baiser à son frère et prit le chemin de gauche, celui aux flammes rouges. Le jeune adolescent la suivit et enfin ce fut le tour de Lewis. Je tremblais de tout mon ectoplasme, le cœur déchiré à l'idée de me retrouver tout seul. Le Passeur envoya Lewis sur le chemin central (oui je sais ya beaucoup de chemin dans ce paragraphe.... je cherche aut' chose et je change) le seul qui n'avait pas encore été emprunté. Les flammes des flambeaux étaient d'un blanc pur et aveuglant. Et enfin ce fut mon tour.

Ewan Bertram Scott-Fitzgerald, 9 ans, 5 mois et douze jours, décédé des suites de la rubéole, intelligence remarquable, d'un naturel discret et observateur, fils aimant et aimé... La porte blanche t'attend. Tu vas rejoindre ton ami Lewis.

Je fus alors attiré par les flambeaux blancs, je ne bougeais pas par ma volonté, j'étais littéralement aimanté. La peur m'étreignait le cœur, j'étais terrorisé. Je déambulais à travers le cimetière, zig-zaguant entre les tombes et les caveaux. J'observais ce qui m'entourait, sans comprendre ce qui m'arrivait. Je vis alors une lueur éclatante au fond du cimetière, je compris que c'était là que je me rendais. En quelques secondes j'arrivais devant une immense porte blanche. Elle était là, au milieux des tombes. Juste une immense porte blanche, sans maison autour. Elle s'ouvrit doucement, et alors que je m'attendais à voir apparaître le cimetière à travers l'ouverture, il n'y avait qu'une incroyable lumière. Je restais bouche-bée, sans pouvoir bouger un seul membre. Après quelques instants je pus distinguer une silhouette dans la blancheur immaculée, un bras, puis un pied et enfin un corps tout entier traversa le pas de la porte.

Ben alors mon vieux, y t'faut un carton d'invitation et un larbin qui t'annonce pour entrer ? C'est pas pour dire mais on se les gèle avec la porte ouverte comme ça. Pis ça fait courant d'air, ça serait con  qu'on attrape une pneumochose quand même.

Pneumonie.

Hein ?

On dit : une pneumonie, Lewis.  Et nous sommes morts, on ne peut pas tomber malade.

Oh ben pardon ta seigneurerie, suces mon langage, mossieur « j'ai de la culturation et de l'élevage ».

Pardonne moi Lewis, je ne voulais pas t'offenser.

M'offenser ? Quand tu causeras normal je pourrai te comprendre, en attendant tu ramènes tes fesses fissa, t'es attendu.

J'entrais alors et ce que je vis restera à jamais gravé dans ma mémoire. La porte donnait sur une plaine bordée de collines et de forêts. Une petite route menait au centre de la plaine, à un charmant petit village qui me rappelait le mien. L'air était frais, le soleil était haut dans le ciel bleu et j'entendais même le chant des oiseaux. Je me retournai et vis à travers la porte encore entrouverte la nuit noire qui enveloppait le cimetière. Je haussais les épaules et me résolus à aller de l'avant.

Bien, je vois que le jeune Scott-Fitzgerald s'est décidé à nous rejoindre, nous allons donc pouvoir reprendre notre chemin.

Je me tournais en direction de la voix et cru un instant que le Passeur était avec nous. L'homme qui avait parlé était grand et habillé de noir mais là s'arrêtait la ressemblance avec le Passeur. Il m'indiqua un charrette dans laquelle d'autres enfants étaient déjà installés et après que je me fus assis, il se présenta.

Vous avez rencontré le Passeur tout à l'heure. Moi je suis le Receveur. Je reçois les enfants et les emmène au village. Les jeunes gens qui sont avec nous viennent d'autres portes à travers le monde.

Tous les enfants du monde passent par cette porte ? Demandais-je

Grand dieux non, il me faudrait un véritable convoi ! Il n'y avait pas d'autres enfants avec vous ?

Non, nous étions les seuls.

On vous expliquera tout au village. Pour le moment, profitez du voyage, la route ne sera pas longue.

Lewis était en pleine conversation avec un garçon blond et hirsute, à la musculature impressionnante pour un enfant de son âge.

Ouais mais attends, si t'es du Danemark, tu parles pas Danemarkais ?

On dit Danois, Lewis.

Ouais, si tu veux Soren. Alors ?

Bien sur que je parle Danois.

Ben non, passque autrement je comprendrais rien à c'que tu dis. T'en pense quoi ta seigneurerie ? Me dit-il.

Hé bien je ne saurais te dire. Mais il me semble de bon augure que nous puissions converser ensemble sans que la barrière du langage ne nous freine. Non ?

Mais il me semble de bon augure... non mais c'est quoi c'te phrase ? Tu parles comme dans les bouquins de ce salopard de cureton qu'mon père a foutu dehors d'chez nous. Ewan, mon vieux, va falloir que je t'apprenne à parler sinon y a personne qui va t'comprendre.

Mère tenait à ce que je parle correctement.

Te vexe pas ta seigneurerie, j'sais qu'chez les riches on cause pas pareil, mais là ta mère elle est pas là et pis si tu veux qu'on soit amis faut que je puisse te comprendre.

Amis. Je n'en avais jamais eu de mon vivant. Mes parents n'avaient pu avoir d'autres enfants ainsi j'avais grandi seul, sans camarades. Mes cousins venaient de temps à autres nous rendre visite, mais je les trouvais singulièrement étranges et différents de moi. Trop pour me lier véritablement. Depuis quelques semaines je brûlais de rencontrer d'autres enfants et c'était ainsi que, croyant me faire plaisir, ma pauvre mère avait invité les enfants de l'une de ses amies à venir à la maison. Nous ignorions tous  que le plus jeune avait contracté la rubéole et c'est hélas en exhaussant l'un de mes vœux que ma mère avait fait entrer la maladie dans notre maison. Ma pauvre mère... Je pensais à elle à cet instant là, si fière de mon élocution parfaite, fière de mon intelligence... Qu'aurait-elle dit en me voyant avec Lewis ? Aurait-elle été horrifiée par l'allure et le verbe de mon nouvel ami ? Je me plais à croire qu'elle l'aurait aimé. Et comme l'avait souligné Lewis, elle n'était pas là et je ne savais pas si je la reverrais un jour.

Tu as raison Lewis. Il faut que j'apprenne à communiquer autrement.

Il soupira et secoua la tête.

On dit « t'as raison Lewis, faut que j'apprenne à causer ». Ben y a du boulot mon vieux. Va falloir s'y mettre.

Il me sourit et s'allongea à demi contre la paroi de la charette, les bras croisés derrière la nuque, un sourire rieur accroché au visage. Le jeune géant prénommé Soren se présenta. Il était fort différent de Lewis, mieux éduqué mais plus taciturne. Notre passion commune pour la lecture et les grands auteurs classique nous permis de faire plus ample connaissance et nous parlions de Hamlet  quand le Receveur nous annonça que nous étions arrivés. La première chose qui me frappa en voyant le village ce fut sa taille. Il me semblait étonnament plus grand de l'intérieur. J'avais cru voir une église sur la place centrale, entourée d'une douzaine de maisons, mais une fois arrivé, il y avait au moins six grands bâtiments à l'allure officielle, et une vingtaine de coquettes habitations. J'avais cru voir une église et en réalité il s'agissait d'autre chose. Il y avait un clocher, des vitraux, mais c'était là les seules ressemblances avec une église. Le bâtiment me semblait joyeux, très de l'austérité ecclesiastique. Une dizaine d'adultes nous attendait. Ils formaient un groupe disparate haut en couleur. Ils semblaient venir du monde entier et pas des mêmes époques, ce qui se révéla exacte par la suite. Le Receveur nous fit descendre de la charette et nous présenta chacun notre tour à l'assemblée. Il nous fit un signe de la main et repartit.

Une grande femme aux cheveux blanc s'approcha de nous. Elle avait l'air très jeune malgré la couleur de sa chevelure. Ses yeux noisettes pétillaient de malice et elle possédait le plus beau sourire qu'il m'aie jamais été donné de voir.

Bienvenue à vous les enfants. Mon nom est Louise Wodehouse. Je sais que vous devez être un peu effrayés par ce que vous êtes en train de vivre et c'est tout à fait normal. Vous devez avoir un milliard de questions à poser et nous répondrons du mieux que nous pourrons. Mais avant ça nous allons tous nous rendre dans le grand bâtiment derrière moi. Nous l'appelons simplement la Grande Maison. Vous y trouverez à boire et à manger et vous pourrez vous reposer un peu.

J'étais un peu interloqué. Boire, manger, dormir ? De ce que je savais une fois que l'on était mort on n'avait plus besoin de ça. Du moins c'est ce que je croyais. A voir les visages des autres enfants, je n'étais pas le seul à être surpris. L'un d'entre eux leva la main.

Madame Louise, on peut manger quand on est mort ?

Oui Timothée, on peut manger, boire, aller aux toilettes, dormir et rêver. Et je ne m'appelle pas madame Louise. Juste Louise. Lui répondit-elle en lui faisant un clin d'oeil. Allez, suivez-moi, je vous présenterai vos tuteurs à l'intérieur.

Nous la suivîmes, un peu sur nos gardes. Lewis me chuchota qu'il l'aimait bien, cette Louise. Il fut le premier à entrer dans la Grande Maison. La Grande Maison ne comportait qu'une pièce, immense, lumineuse et confortable. Il y avait du parquet au sol, parsemé de tapis moelleux et sur les murs blancs l'on pouvait voir des tableaux représentant des villes et des forêts, des animaux et des hommes. Au fond de la salle il y avait une vingtaine de lits à baldaquins, mais surtout, au centre de la pièce, d'immenses tables recouvertes de nourritures et de boissons diverses. Je crus même reconnaître le gâteau que me faisait la cuisinière de la maison.

Il ne nous fallut pas longtemps avant de nous jeter sur les plats. Nous étions affamés. Nous ne l'avions pas remarqué jusque là. Louise nous regarda nous empiffrer avec un sourire amusé. Les gens qui l'accompagnaient n'était pas en reste. J'eu un coup au coeur quand je remarquais l'un d'entre eux. Il était la copie conforme du portrait qui tronait au dessus de la cheminée dans ma maison. Je me levais d'un bond et courus vers lui, faisant pour la première fois preuve d'impulsivité.

Vous êtes Lord Bertram Scott-Fitzgerald ! Vous êtes mon... attendez.... arrière-arrière-arrière grand-père !

Exact, mon petit Ewan, ravi de faire ta connaissance.

S'adressant à ses compagnons, il poursuivit.

Que vous avais-je dit ? Je savais que mon petit serait le premier à reconnaître l'un des siens ! Bon sang ne saurait mentir ! Ah quel dommage qu'il soit mort si jeune, je l'aurais bien vu siéger au parlement, avec l'intelligence des Scott-Fitzgerald et l'argent des Dunham il aurait fini premier ministre un jour ! Encore que ce n'est pas perdu... S'il se débrouille bien, peut-être qu'il reviendra....

Bertie, mon chou, ce n'est ni le lieu ni le moment...

Pardon Louise, tu me connais...

En effet... Bien... Les enfants ? Quand vous serez rassassasié, vous viendrez chacun votre tour vers moi et je vous présenterai à votre tuteur. Comme vous l'aurez peut-être compris, c'est l'un de vos ancêtre qui occupera ce poste. Ewan, tu as déjà fais la connaissance de Bertie, je te laisse en sa compagnie, il va tout t'expliquer. Enfin, pas tout. Mais déjà une partie... Me suis-je bien fais comprendre Bertie ?

Oui Lady Louise, je saurai me tenir, n'aie craintes.

Lord Bertie Scott-Fitzgerald, mon auguste ancêtre était mort jeune, il avait à peine 40 ans. Grand et roux, les yeux verts, tout comme moi, il avait une belle prestance, il imposait le respect. Son portrait m'avait valu quelques cauchemars, encore récemment. Il m'emmena dans un coin de la salle que je n'avais pas encore remarqué. Il y avait deux fauteuils à l'air confortable. Il s'assit et m'enjoignit de prendre place dans l'autre.

Bien bien bien. Par où commencer ? Ah oui. Toutes mes condoléances pour ton trépas, mon jeune descendant. C'est bien triste. Voilà qui est fait. Ensuite.... Hmmm... Peut-être as-tu des questions ? Oui, je crois qu'il serait plus simple de commencer par cela. Je t'écoute.

My Lord, où sommes-nous ? Est-ce le paradis ?

My Lord ? On ne m'a plus appelé comme ça depuis bien longtemps. Appelle-moi Bertie, comme tout le monde.  Alors nous ne sommes pas au paradis. Nous sommes dans le village des Enfants. Vois-tu, jeune descendant, quand nous mourrons nous quittons notre corps et un Passeur vient nous chercher, cela tu l'as déjà constaté. Ensuite il nous emmène au cimetière général de la région où nous sommes morts et c'est là que les choses sérieuses commencent. Pour les adultes, il y a deux chemins possibles. Le bleu et le rouge. Pour les enfants, il y a le chemin blanc en plus. Le chemin bleu, pour simplifier, conduit les âmes peu reluisantes dans une zone qui n'est pas très agréable. C'est une zone de transit si tu veux. Là les âmes ont deux options. Soit elles essaient de s'améliorer et après avoir véritablement changé elles sont transférées en zone rouge, soit elles persistent dans leur comportement et sont laissées là. Elles y font ce qu'elles veulent et c'est pas joli joli, du moins à ce qu'on m'en a dit. La zone rouge est celle des âmes plus nobles. Dans cette zone elles peuvent continuer leur « vie » d'avant. Là aussi elles ont le choix entre plusieurs possiblités, mais il n'est pas de mon ressort de te parler de ça. Finalement il y a la zone blanche, réservée aux enfants. Mais tous les enfants ne peuvent y entrer. Le village des Enfants à la particularité de ne s'ouvrir que s'il y a un vingt enfants aptes à y entrer. Et ces enfants là sont rares, aussi suis-je très fier que l'un de mes descendant en soit un. Comme les élus sont rares et généralement espacés dans le temps, il faut parfois attendre deux ou trois siècles pour que le village s'ouvre à nouveau.

Tu veux dire que certains de mes camarades ont attendu trois siècles ?

Par tous les dieux, non, cela serait inhumain ! Quand on passe dans la zone blanche le temps est différent. Pour les enfants concerné il s'est écoulé une ou deux heures, pas plus. C'est un peu compliqué. C'est pour ceux qui sont en dehors de la zone blanche que le temps est long. Enfin. On dit que c'est la première centaine d'années la plus longue. Après ça passe tout seul. Concernant tes camarades, tu auras peut-être remarqué que vous êtes plus ou moins tous d'origines différentes et que malgrés cela vous vous comprnez parfaitement.

Oui. C'est assez étrange... comment cela est-il possible ?

Et bien en fait, nous parlons un langage universel, le langage des morts. Ainsi nous pouvons nous comprendre, quelle que soit notre langue maternelle et notre époque. C'est plus simple et de ce que j'ai vu, le village va accueillir un échantillon de l'humanité très intéressant.

Mais il sert à quoi le village des Enfants ?

Judicieuse question jeune descendant. Certaines âmes sortent de l'ordinaire. Comment les détecte-t'on, je l'ignore. Mais ces âmes là sont vouées à de grandes choses. Alors on les rassemble ici et on fait leur éducation. On leur apprend tout ce qu'elles doivent savoir, on les forme afin qu'elles puissent accomplir leur mission.

Quelle mission ?

Je ne sais pas. Louise Wodehouse est la seule à le savoir, mais elle ne dira rien tant que la formation ne sera pas terminée. Au terme de la formation on vous donnera le choix d'accomplir ou non cette mission. Sache que ce n'est pas une obligation. La période d'apprentissage est longue. En temps « mortel », elle dure au moins une centaine d'année.
Et quelle que soit ma décision finale, je devrai rester ici tout ce temps ?

Oui. Une fois entré ici on ne peut pas en sortir. Le seul moyen c'est à la fin, au moment du choix.

Et toi ? Que feras-tu ensuite ?

Moi ? Je retournerai en zone rouge, auprès de mon épouse. Pourquoi me le demandes-tu ?

Cela me semble injuste que tu doives rester ici avec nous si longtemps sans pouvoir partir.

Oh mais je l'ai choisi. Je pouvais refuser le poste de tuteur. Mais j'avais envie de te connaître.

Je commençais à me sentir fatigué et Bertie s'en rendit compte. Il m'accompagna vers un lit et me borda.

Dors, Ewan, dors, je veille sur ton sommeil. Demain sera une longue journée.

Que ferons-nous demain ?

Vous irez à l'école. Pas n'importe quelle école cependant. On la surnomme l'école des enfants morts dans le dos de Louise. Elle ne supporte pas ce nom, elle trouve ça lugubre.

C'est pourtant ce qu'elle est, non ? Une école pour enfants morts.

C'est que nous n'arrêtons pas de lui dire mais elle ne veut pas en démordre. Pour elle c'est l'Accadémie. Elle ne plaisante pas avec ça.

Et que vais-je apprendre dans cette accadémie ?

On apprend la vie à l'école des enfants morts (pardon j'ai pas pu m'en empêcher, je sais c'est ridicule comme phrase mais ça me fait rire).

Concept intéressant.

Ewan ?

Oui ?

Tu es sûr que tu n'as que 9 ans ?

Oui. Mais parfois je me le demande aussi Bertie.
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Verasoie le 24 Septembre 2009 à 08:58:40
Déjà, le titre m'a tout de suite interpelée :mrgreen: Tu as intérêt à poster la suite, sinon je vais être très frustrée. XD

Citer
la tête penchée en avant commencer à se balancer d'avant en arrière,

"avant" deux fois

Le début du deuxième paragraphe est très redondant, aussi ^ ^'

Citer
A ma mort, il y a quelques siècles maintenant je n'étais qu'un enfant de 9 ans, terrorisé par ce qui lui arrivait, ne comprenant rien ce qui se passait autour de moi.

Soit "ce qui m'arrivait...moi" soit "ce qui lui arrivait... lui" je pense

Citer
de mon lit, délirant tellement dans mes derniers jours que je ne m'étais même pas rendu compte que j'étais mort avant de me voir dans mon lit.

deux fois "mon lit"

Citer
C'était donc par hasard qu'il était arrivé quelques minutes avant ma mort. Comme nous le comprîmes par la suite, le hasard n'existe pas.

Bien joué, j'adore l'effet ^ ^

Citer
Notre passeur était furax parce qu'il avait passé des heures à chercher Lewis dans la rivière.

MDR.

Alors j'aime beaucoup le ton, et l'histoire me tente bien. J'adore Lewis xD à peine mort il pense déjà aux avantages de l'invisibilité :P. J'ai hâte de lire la suite ^ ^
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Niitza le 24 Septembre 2009 à 16:17:23
J'ai beaucoup aimé !
Comme pour ton précédent texte, je trouve ton écriture très agréable à lire. Ici, tu arrives bien à marier les dimensions graves de ton sujet et un ton parfois humoristique et distancié. J'aime tout particulièrement la conversation entre les deux enfants morts à la fin du prologue (par contre, serait-il possible que tu marques le passage d'un interlocuteur à un autre par un tiret ou des guillemets, et non pas simplement par un retour à la ligne ? Je trouve que lire des dialogues sans ces marques est assez pénible, en lectrice conditionnée que je suis...)
Concernant les fautes, je n'en ai pas remarqué en dehors des répétitions qu'a évoquées Verasoie. Juste à un endroit :

Citer
J'avais eu des précepteurs, des nounous.
Je trouve que le terme "nounou", familier comme plusieurs autres du texte, jure ici avec la présentation plus sobre et linguistiquement correcte que le jeune narrateur fait des quelques années de son existence. Le terme nourrice serait peut-être plus approprié.

Citer
Un « sale corbeau de l'église » comme les appelle Lewis. Il a quelques contentieux envers les représentants de l'Eglise, encore à l'heure actuelle.
Répétition du terme Eglise, c'est un peu lourd.

Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé ce début fort engageant. J'attends la suite pour voir ce que tu fais de tout ça. ^^
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Leia Tortoise le 25 Septembre 2009 à 15:21:40
Toi aussi tu nous as manqué!
Et voilà un beau retour en force, je dirais. Le titre est déjà bien accrocheur, et l'humour que tu as réussi à glisser dans ton texte en fait quelque chose de très sympa pour un sujet somme toute assez battu. J'espère que la suite ne me contredira pas  :D

Bon, j'ai bien vu un tout petit peu de fautes et de tournures améliorables, mais bon, j'ai rien relevé.
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Kathya le 25 Septembre 2009 à 20:12:58
Ouah  :D

J'ai vraiment accroché au prologue, à l'ambiance, à la transition entre la scène avec la famille en larmes et celle avec les enfants.
Par contre le rythme du premier chapitre est presque lent en comparaison, mais j'attendrais la suite pour me faire un avis^^
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Syane le 26 Septembre 2009 à 00:34:32
uh uh uh (j'ai rien de plus intelligent à dire, j'ai regardé la finale de secret story avec ma soeur, j'ai perdu environ 12'000 neurones)

mais sinon oui, faudrait allonger/accélerer la première partie, histoire que la suite soit plus mieux bien. On s'est compris je crois ^^
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Scorpnix le 26 Septembre 2009 à 01:16:28
J'ai adoré !! =D

C'est bien écrit et je m'attache déjà aux personnages et à leur histoire.

C'est original et je veux en savoir plus =)

Bravo :D
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Kei le 27 Septembre 2009 à 12:55:46
Rassure-toi : toi aussi, tu nous as manqué!!

Bon, au risque de répéter ce qui a déjà été dit : titre attrayant, histoire intrigante, personnages sympathiques et style soigné… que demander de plus ? Ca se lit tout seul, et le prologue n’est pas fini qu’on est déjà accroché.

Comme Niitza j’ai buté sur la répétition de « église » et c’est vrai que c’est un peu bizarre d’avoir un prologue plus long que le premier chapitre… Et comme on est tous de gros gourmands, tu n’as qu’à rallonger ce dernier !

En tout cas ça fait plaisir de te revoir ! Bon retour parmi nous !!
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: ernya le 27 Septembre 2009 à 13:23:10
ça fait plaisir de te voir parmi nous ;)

pour le texte, peut-être mettre les chiffres en lettres et sinon, je me demandais si c'était fait exprès que les dialogues ne soit pas mis entre guillemets ou avec des tirets

j'aime beaucoup le mélange d'humour et de contexte triste, le dialogue entre les deux morts est très bien  et l'histoire est entrainante

la suite ? ;D
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: Syane le 01 Octobre 2009 à 18:36:32
j'y bosse jy' bosse ^^ je vais tenter de continuer ça pour dimanche. je prens note et je vais refonter un peu tout ça. oui je sais ça se dit pas. bref. à bientôt ^^
Titre: Re : L'école des enfants morts
Posté par: thomhess le 01 Octobre 2009 à 23:20:29
Comme Niitza, je trouve que certaines tournures grammaticales ou certains mots utilisés dans le premier chapitre jurent avec le vocabulaire du prologue, comme "furax", "babysitteur" pour les exemples concrets sinon, c'est plus une impression due sans doute au fait que tu as essayé de bifurquer (judicieusement d'ailleurs) vers du moins lourd !

Quoiqu'il en soit c'est très accrocheur ! J'adore découvrir un monde possible en dehors de notre réalité...

Citer
Une fois « sorti » de l'eau, il était venu jusqu'à chez moi [...]

=> "jusque chez moi" ? ou alors ça immerge le lecteur dans les pensées d'un enfant et c'est très bien pensé !

Dans le prologue qui installe bien l'ambiance (je visualise un peu la scène comme la première partie de Novocento de Bertolucci avec les deux enfants...) j'ai par moment l'impression que tu utilises beaucoup les mots "enfant" et "s'asseoir" sur quelques phrases. Mais c'est un problème mineur...

Bien joué !
Titre: Re : L'école des enfants morts { edit !}
Posté par: Kathya le 06 Octobre 2009 à 18:20:51
J'ai relevé quelques étourderies... ^^"

Citer
mon seul et unique allié allait probablement me laissé tomber

Citer
cette voie qu'il ne voulait visiblement pas empruntée

Citer
il m'indiqua un charrette

Citer
Notre passion commune pour la lecture et les grands auteurs classique nous permis

Il y a trois fois "église" dans le même paragraphe. ^^'

Citer
Le bâtiment me semblait joyeux, très de l'austérité ecclesiastique.
Il doit aussi manquer un mot.^^'

Citer
le plus beau sourire qu'il m'aie jamais été donné de voir.

Citer
J'eu un coup au coeur

Citer
Le village des Enfants à la particularité de ne s'ouvrir que s'il y a un vingt enfants aptes à y entrer.
Il y a un mot en trop ou en moins du coup la phrase est vraiment pas claire.

"Académie" ne prend qu'un "c".

Pour le texte en lui même je regrette toujours que les paroles ne soient pas présentées de la manière conventionnelle et que le changement de chapitre ne ressorte pas. Bien que cela relève d'un confort de lecture, ça aide à retrouver où on  s'est arrêté à la lecture précédente... ^^

Je trouve que Lewis a changé brusquement de registre de langue. O.o
Il parlait de manière un peu fruste au départ, mais aussi plus mature. Enfin, ça faisait plus "j'ai tout vu de la vie et j'en ai ras-le-c**" que "j'ai grandi dans un trou perdu et je comprends rien quand on me parle normalement.". La soeur arrive bien vite pour repartir aussitôt, même si je ne peux en rien présager de la suite. Leur arrivée laisse un peu sur sa faim, car on ne sait toujours pas de quoi il retourne au sujet de cette école pour enfants morts...  :D

Ma préférence va toujours au prologue. ^^
Titre: Re : L'école des enfants morts { edit !}
Posté par: Leia Tortoise le 07 Octobre 2009 à 15:14:17
Pour ce qui est des tirets... Quand tu rédige, tu as accès à internet ou pas? Si oui, je te conseille fortement GoogleDocs (c'est google, certes, mais c'est gratuit et super pratique, et en l'occurence ça marcherait mieux pour coller les tirets)

Je n'aime pas trop ce genre de textes lugubres (je l'avais peut-être déjà dit?), mais pour l'instant mon intérêt reste éveillé, le petit suspense fait son effet. J'attend de voir la suite...

J'ai relevé pas mal de fautes moi aussi, surement d'inattention... Je me suis même demandé si c'était exprès, le "c" doublé de académie ^^

Donc j'ai noté:

Citer
comme le lui fit remarqué Lewis
remarquer

Citer
était des plus à mal à l'aise.
le premier "à" en trop
 
Citer
bouche-bée
pas de tiret

Citer
Le bâtiment me semblait joyeux, très de l'austérité ecclesiastique. Une dizaine d'adultes nous attendait.
j'imagine que c'est très "loin".  La répétition de "j'avais cru voir une église" est aussi un peu lourde...
Je ne sais plus ce que j'ai vu aussi comme expression légèrement erronées...

Et pour l'évolution de langage de Lewis, je n'y avais pas fait attention mais maintenant que j'y réfléchis, je suis assez d'accord.
Titre: Re : L'école des enfants morts { edit !}
Posté par: Fubuki le 17 Octobre 2009 à 12:37:21
Ca doit faire une éternité que j'ai pas commenté de texte, ni même posé mes yeux sur certains mais quand j'ai vu que t'avais posté un texte j'ai pas pu résister  :mrgreen:

Contente de te voir ici !  ^^

Je ne ferais pas un commentaire constructif pour la simple et bonne raison que tout ce que j'avais relevé a été développé dans les posts précédents ^^

Mais comme d'habitude (et je pèse mes mots) on rentre dans l'histoire tellement facilement qu'on a jamais envie que çà finisse !

Merci pour ce moment de lecture  ^^
Titre: Re : L'école des enfants morts { edit !}
Posté par: phoenamandre le 04 Novembre 2009 à 23:06:52
J'ai commencé le texte, je n'ai pas le temps de le finir ce soir, mais la vache l'histoire à l'air géniale.

Titre: Re : L'école des enfants morts { edit !}
Posté par: Verasoie le 07 Janvier 2010 à 00:24:38
Franchement j'adore. Ça se lit facilement, agréablement, la proximité des enfants et de la mort me rappelle David Almond que j'aime beaucoup... Voilà, c'est super.

Juste :

Citer
et il se mit à gesticuler alors que les flambeaux qui illuminaient le chemin de droite devenaient bleus, comme les feux d'une gazinière.

Pas persuadée qu'ils aient eu des gazinières au 19ème :mrgreen:

Sinon il y a pas mal d'étourderies mais j'étais prise par la lecture, je les ai pas relevées. : D