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Nous sommes l'un face à l'autre et, je vois couler sur ta joue une larme d'une intensité que je n'avais encore jamais vu. Je plonge dans ton regard et peut y lire toute la détresse qui t'anime en cette nuit d'été. Tu te retournes une dernière fois pour t'assurer que les enfants vont bien, et dans un ultime souffle tu me souris, ferme les yeux et t'éteint. Je ne me rendais pas compte que la pression que j'exerçais sur ta main te tordait les doigts. <Marie ... ? Tu m'entends ?> Je t'aime tellement ma chérie. Tu t'es battu de si longues années avec une force et un moral inégalé, mais ce foutu cancer à fini par t'emporter. Les enfants hurlent dans la chambre et ne cesse de pleurer. Mais je n'entends rien et ne réagi pas. Je suis bloqué entre deux mondes... Celui ou ma vie sans toi, va être infiniment dur à réaliser, et celui où je me rend compte que je ne veux pas vivre sans toi. Néanmoins je ne peu me résoudre à laisser les enfants, eux qui t'on toujours connu malade et qui aujourd'hui te voient partir. Rend toi compte de se calvaire, imagine la détresse qu'ils éprouvent face à cette impuissance devant la situation. L'envie terrible qui les prend de te secouer pour revoir ce sourire au moins encore une fois. La chaleur de tes bras les câlinant avant d'aller au lit. Cette envie irrémédiable de tout envoyer en l'air pour espérer être puni.. juste... Juste pour te voir revenir. Je me sens minable et perdu, je n'ai rien pu faire et je t'ai vu souffrir et pleurer si longtemps. Tu auras été une mère et une épouse formidable. Je n'y arrive plus... Je n'arrive pas à me dire que je ne te verrais plus. Les enfants sont tous les deux sur ton lit, Camille te sert dans ses bras et te chuchote à l'oreille que maintenant il faut te réveiller. Elle a déjà six ans tu te rends compte. Arthur quant à lui regarde depuis dix bonnes minutes le cardio-fréquence en espérant y voir un pic soudain. Il a déjà neuf ans... Comment leurs dirent que tu es partie, comment te dire au revoir une dernière fois. Marie, ma vie sans toi est déjà une épreuve. Je t'aime.
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C'est horrible, enfin non c'était magnifique, mais... horrible, ton texte m'a littéralement brisé le cœur.
J'espère vraiment que ce n'ai pas du vécu.
Je voulais le relire pour voir si je pouvais formulé quelques critiques, mais si je fais ça je vais fondre en larme alors je m'abstiendrais.
Ton texte est un véritable tsunami, bravo.
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Coucou Neigedejuillet,
Merci beaucoup pour ce commentaire, j'avoue avoir versé une larme en l'écrivant. ce n'est pas du vécu, mais l'horrible sensation que j'ai éprouvé après une rupture qui ma déchiré complètement. C'est du texte sentimentale, tout ce que j'écris laisse transparaître mon moi intérieur du moment en version intense et décuplé. Merci encore pour ce comm j'ai hâte de lire un de tes textes :)
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Je n'ai jamais vécu de rupture mais ça fais 10 ans que je suis avec la même personne et j'ai toujours pensé que si elle me quittait ça serais, d'une certaine façons, pire que si elle était morte. La mort tu ne la choisie pas, alors que si elle me quittait, elle aurait fait le choix de ne plus être avec moi. Tout ça pour dire que je comprend tout à fais qu'une rupture particulièrement difficile est pu t'inspiré une tel histoire.
Je suis désolé que tu ai souffert à se point, mais si ça peut te consoler un peu, ça t'aura au moins inspiré la plus belle chose que j'ai jamais lu ^^
Pour mes textes je me sens pas de les exposer comme ça au yeux de tous :-[ j'ai posté un résumé de mon histoire en proposant de l'envoyer à certaine personne par mp mais personne ne m'a répondu. J'écris une fictions genre Narnia et je crois que ce n'est pas le genre de lecture de se forum :/
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Et bien je vois que l'on se comprend tous les deux alors ;) Si jamais tu peu m'envoyer t'es textes en privé si tu en à envie :)
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Oui j'en serais ravis :) je t'envois ça tout de suite :)
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Coucou Lila merci pour ton commentaire, pourrais-tu me dire ou il manque des mots, car franchement je ne vois pas :/
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Hop ^^
Que voilà un texte fort et très triste :(
Allons dans le détails :)
je vois couler sur ta joue une larme d'une intensité que je n'avais encore jamais vu
C'est un peu bancal, une larme qui coule n'a pas d'intensité en soit. C'est le sentiment qu'elle provoque qui est intense :)
<Marie ... ? Tu m'entends ?>
Je crois que j'ai déjà lu un texte de toi, il serait utile de donner de l'aire à tes écrits et mettre tes dialogues soit en tiret à la ligne soit entre guillemets ;)
Les enfants hurlent dans la chambre et ne cesse de pleurer.
Ça, ça coince :/ Une mort par cancer est une mort programmé en quelque sorte, même si le moment du départ est dur, il n'y a pas de cri, de hurlements, même chez les enfants car c'est inévitable (il y en a plus sur les mort violente et soudaine). Par contre il y a beaucoup de pleurs. Je te parle d'expérience vécue :)
eux qui t'on toujours connu malade et qui aujourd'hui te voient partir.
Physiologiquement impossible, le grand à 9 ans la plus jeune moins, deux grossesses sur cancer c'est impossible. les traitements, le suivi médical, les risques. Là aussi expérience vécue avec un proche 7 ans de bataille et traitement avant de succomber. Peu voir pas de fenêtre thérapeutique pour envisager une grossesse. Mieux vaudrait que la maladie soit arrivée juste après.
Celui ou ma vie sans toi, va être infiniment dur à réaliser, et celui où je me rend compte que je ne veux pas vivre sans toi. Néanmoins je ne peu me résoudre à laisser les enfants, eux qui t'on toujours connu malade et qui aujourd'hui te voient partir. Rend toi compte de se calvaire, imagine la détresse qu'ils éprouvent face à cette impuissance devant la situation. L'envie terrible qui les prend de te secouer pour revoir ce sourire au moins encore une fois. La chaleur de tes bras les câlinant avant d'aller au lit. Cette envie irrémédiable de tout envoyer en l'air pour espérer être puni.. juste... Juste pour te voir revenir. Je me sens minable et perdu, je n'ai rien pu faire et je t'ai vu souffrir et pleurer si longtemps. Tu auras été une mère et une épouse formidable. Je n'y arrive plus... Je n'arrive pas à me dire que je ne te verrais plus.
Ceci est très vrai en soi, tu le rends plutôt bien par écrit ;)
Les enfants sont tous les deux sur ton lit, Camille te sert dans ses bras et te chuchote à l'oreille que maintenant il faut te réveiller. Elle a déjà six ans tu te rends compte. Arthur quant à lui regarde depuis dix bonnes minutes le cardio-fréquence en espérant y voir un pic soudain. Il a déjà neuf ans... Comment leurs dirent que tu es partie, comment te dire au revoir une dernière fois. Marie, ma vie sans toi est déjà une épreuve. Je t'aime.
C'est vrai et faux, le contact après le décès est effectivement maintenu mais on retire vite les enfants avant que le corps ne se raidisse de trop et refroidisse. Il faut agir vite. Les enfants comprennent beaucoup de choses sans qu'on leur explique, ils sont parfois bien plus solide que les parents eux même. La mère malade depuis longtemps, la fin inéluctable, il savent depuis le début. Il iront de l'avant bien plus vite que leur papa. :) ;)
C'est un joli texte dans lequel tu as su a peu près bien placer le contexte et les ressentis. Quelques retouches et il sera super ^^