En ce qui me concerne, construire un monde permet une totale liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge réminiscent https://www.youtube.com/watch?v=dOJwGl3yLMU (https://www.youtube.com/watch?v=dOJwGl3yLMU) un monde Mais souvent on adapte notre récit au monde que l'on a en tête.J'avais envie de réagir sur ça ^^
Comment peut-on avoir peur pour un monde dont on arrive pas à croire qu'il existe ?Suspension d'incrédulité. Lorsque je vois une oeuvre je ne cherche pas à croire qu'elle existe, bien sûr qu'elle existe, mais dans sa propre réalité, avec ses propres codes. Avoir peur ou pas, ça dépendra si je rentre dans l'univers, mais ce n'est pas une question d'y croire, mais de le ressentir. L'esthétique, pas la cohérence.
L'esthétique, pas la cohérence.
Pour faire simple : Stanislavasky était prof de théâtre (entre autre) et un jour il a demander à son groupe d'élève de monter sur scène et de s’asseoir sur une chaise. (...) Et pour cela il faut créer la vie intérieur d'un personnage, car seul cette vie peut recréer la simplicité d'un homme fatigué qui s'asseoit.Mon prof de théâtre aurait adoré ^^ !
Mais surtout, là où la chaise de Stanislavsky me fascine c'est que cet exercice dit surtout : si vous avez une vie intérieur cohérente et construite, elle transparaît sur scène dans chacun des actes, elle apparaît cohérente et construite au spectateur, quelque soit l'incohérence des gestes effectués ou de la situation raconté. Stanislavsky n'a pas eu besoin de monter sur scène et de dire "A lala, qu'est ce que je suis fatigué, vivement que je m'instale dans ce fauteuil, ah qu'il est confortable, et une bouffé de bon tabac, en lisant ce journal, délasse mieux que tout !". De même un univers construit, complexe, travaillé, n'a pas besoin d’assommer son lecteur de détail.J'avais compris cette idée déjà bien illustrée par toutes les remarques que tu m'avais faites sur mon propre roman ;) J'avais déjà bien aimé cette réflexion distillée par petites gouttes ; là c'est top d'en avoir toute une explication.
Quand vous connaissez intimement votre univers, dans son sens et dans sa cohérence, je pense qu'il n'est plus alors besoin de le décrire en détail. Ce que vous savez de votre univers, marque votre façon de raconter l'histoire qui s'y déroule, d'une façon à la fois aussi subtile et pourtant aussi nette, que la vie intérieur de Stanislavsky marque la façon dont il s'assoit sur une chaise.
Pour finir, il n'y a pour moi aucune limite à la création d'univers, aucun superflu, aucun inutile. Il peut y en avoir dans la narration (une description trop lourde qui casse le rythme d'une scène, une profusion de détail qui rend incompréhensible une description). Mais dans la construction d'univers, jamais, depuis l'architecture d'une ville, aux dessins gravé au couteau sur une table d'auberge, en passant par la couleur des oiseaux ; tout participe à la construction de la vie intérieur de l'univers. Tout transparaît à chaque instant dans la narration.Tu as sûrement raison sur la théorie. En pratique, je trouve ça difficile pourtant d'écrire des choses et de ne pas les partager avec le lecteur. J'adore peaufiner de petits détails sur un autre monde mais j'ai aussi très très envie de les distiller au fil de la lecture. Cela dit j'espère le faire en touches suffisamment subtiles (mais c'est parfois une gymnastique compliquée).
qu'est-ce que c'est ? pourquoi on le fait ? comment on fait ?Je réponds en ce qui me concerne :
L'envers du décor, c'est qu'il faut trouver une cohérence pour que tout se tienne, à moins bien sûr d'avoir une histoire qui nécessite un monde complètement "tordu" qui s'adapte au récit. Mais souvent on adapte notre récit au monde que l'on a en tête.Euh... :-[ Pour mon roman actuel, je crois que j'ai choisi l'option d'un monde complètement "tordu" qui s'adapte au récit !
Maintenant, ne pas y être trop profondément immergé non plus au risque de larguer le lecteur sur les rivages de l'incompréhension.Bin justement je suis pas du tout sûr de ça.
Cette idée de "il faut créer un monde mais pas trop", "pas avoir trop de détail", "pas un truc trop différent de ce qu'on connait", "il faut pas perdre son lecteur", je la trouve vachement stéréotypé et dans la pratique assez fausse.Ah non ce n'était pas du tout ça que je voulais dire.
Au mieux se serait une cause indirecte : l'auteur, trop immergé dans son univers, n'arrive plus à se mettre à la place d'un lecteur n'en connaissant rienVoilà, c'est exactement ça que je voulais dire :) .
D'où mon idée que selon moi dire "il ne faut pas trop construire un univers sinon tu n'arrives pas à le rendre accessible au lecteur" est une idée reçut assez fausse.Je suis totalement d'accord avec toi :) .
Donc, quand on construit un monde, mais qu'on le base sur une catégorie précise, on se doit de mettre ses éléments uniques en avant, et garder les trucs plus habituels, généraux et répandus plus vagues, parce que les lecteurs les ont déjà probablement vu des tas de fois auparavant, et n'ont pas besoin qu'on leur réexplique les bases. Et d'un autre côté, vu que d'après moi, la plupart des histoires se déroulent au-travers du point de vue d'un personnage vivant dans un univers, le texte se doit de nous montrer le monde comme s'il était normal et habituel aux yeux du protagoniste, qui n'a lui non plus pas besoin qu'on lui explique tout vu qu'il est né et vit dans le monde où se déroule l'histoire.Ça dépend de certains facteurs. Si on se base sur un monde "primitif" (fantasy ou post apocalyptique) il est fort à parier qu'un type ne connaisse que ce qui se situe à une centaine de kilomètres alentours et que le reste ne soit que très fragmentaire ou légendaire. Dans ce cas, il faut alors expliquer ce qui nous semble à nous logique. Mais le faire dans la narration, dans l'optique d'une découverte pour l'un des protagonistes. Je pense qu'un viking de base ne connaissait rien à la mythologie celtique ou gréco-romaine, alors qu'à nous cela semble le B-A BA.