Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: EmmaLena le 05 Juin 2017 à 21:34:20
-
Bonjour à tous, je débute et aurais voulu avoir quelques retours (toutes critiques acceptées :mrgreen: )
C’était le premier jour. J’espérais, le premier d’une longue et belle carrière que je m’étais promise. Je me demandais encore comment j’en étais arrivée là. Sans chaos. J’ai toujours été une élève médiocre, indisciplinée, et ne rêvais que d’une chose, partir, pouvoir courir, sentir la chaleur du soleil sur mes joues, sentir le vent faire virevolter mes doux cheveux blonds, explorer le monde, tous ses moindres recoins. Voyager, à s’en perdre soi-même. Je n’avais jamais eu ce courage et je ne l’aurai sans doute jamais. Mais tout de même, j’avais quand même réussi quelque chose dans ma vie et ce n’est déjà pas si mal après tout. Peut-être mes parents auraient-ils fiers de moi, eux qui n’ont jamais cessé de me faire de multiples remarques dénigrantes qui m’ont fait perdre le peu de confiance en moi qu’il me restait. Pour le savoir, il aurait fallu que je renoue les liens avec eux, que je leur pardonne tout cet égoïsme et cette indifférence auxquels je fus confronté durant d’abondantes années. Mon enfance fut beaucoup trop turbulente à mon goût : deux parents trop préoccupés par leurs ennuis professionnels pour s’attarder sur leur fille unique, confiée douze heures par jour de multiples nounous incompétentes, accompagnés de trop nombreux déménagements qui me détruisaient les liens d’amitié que j’essayais de créer. Mes cinq années d’études supérieures que je venais de vivre m’avaient permis de devenir un vrai papillon épanoui et de casser ce cocon étouffant qui m’envahissait chaque jour.
Mon premier patient était arrivé avec deux minutes de retard. Mon cœur battait la chamade. Je ne savais si ce métier était fait pour moi. Je n’ai jamais su ce qui était fait pour moi en fait. Pouvoir choisir était devenu ma hantise. Souvent critiqués, parfois regrettés, mes choix étaient devenus, au fil des jours et des années, mes pires ennemis et étaient à l’origine de mes cauchemars les plus angoissants. Et si je n’étais pas à la hauteur ?
- « Toc ! Toc ! Toc ! »
C’est en ouvrant la porte que j’aperçus ce visage, si doux et si enfantin. Un visage aux couleurs si pâles et aux traits si fins, parsemé de quelques tâches de rousseurs qui le rendait encore plus pur. De belles boucles brunes d’une trentaine de centimètres permettaient à la jeune fille de pouvoir le camoufler en partie. A ce moment précis, je ne me doutais pas une seconde que cette bouille et ce regard d’un vert luisant, hanteraient mes pensées, nuits et jours durant de si longues années.
- « Bonjour, je t’en prie. Assieds-toi. »
Dans mon souvenir, lors de mes cours à l’université, toute la théorie que l’on nous a enseignée me semblait simple à appliquer. Je pensais pouvoir l’adapter aisément aujourd’hui, mais dès la première seconde où cette jeune fille est entrée face à moi, de manière frêle et hésitante, je me suis rendue compte que tout serait différent. C’est à ce moment précis que j’ai compris à quel point la théorie était dissociable de la pratique et que seuls les sentiments et émotions permettraient une réussite du métier.
Sans même avoir pu entendre sa voix, cette élève me paraissait toute craintive, sensible et tellement fragile. Je lui laissai quelques secondes pour qu’elle s’installe et pour qu’elle commence la conversation. Mais à mon grand étonnement, elle s’assit simplement sur la chaise face à moi, sans prendre la peine d’enlever sa veste et posa son regard sur ses genoux et attendit de longues secondes dans le silence, sans jamais lever le regard, sans jamais bouger ne serait-ce qu’un cil.
- « Comment t’appelles-tu ? »
Un nouveau silence résonna dans la pièce.
- « Tu préfères que je me présente en premier ? »
Le silence persista.
- « Je m’appelle Emma. Je suis là pour t’aider. Je remplace l’ancien psychologue du collège qui a malheureusement déménagé pendant les vacances. Etais-tu déjà venue lui parler ? »
- « … »
- « As-tu déjà parlé de tes problèmes à quelqu’un ? »
- « Et voilà, c’est toujours la même chose, MES problèmes, MES problèmes, MES problèmes. Mais ce ne sont pas MES problèmes, c’est les autres LE problème, mais ça le jour où vous le comprendrez. Je ne sais même pas ce que je suis venue faire ici. J’ai hésité et finalement, me résoudre à venir a été l’idée la plus stupide que j’ai eu ! Vous êtes tous pareils ! »
Elle se leva brusquement, me jeta un regard furax avant de partir en claquant violemment la porte derrière elle. J’essayai de la rattraper, mais elle était déjà partie à trop vive allure pour que je puisse la retrouver parmi cette foule de collégiens qui trainait dans la cour.
Une première élève, un premier échec. J’avais envie de pleurer, de m’effondrer. Je ne m’attendais pas à une telle réaction. Cinq années d’études pour parvenir à ce résultat. Belle réussite Emma, chapeau ! Comment ai-je pu faire pour être si maladroite, pour ne pas contenir mes mots face à une adolescente qui était venue chercher mon aide. Quelle idiote. Il est bien connu que le cerveau des adolescents cogite un peu trop et que chaque mot, chaque phrase a une signification particulière pour eux, que chaque parole prononcée par un adulte est source de sous-entendus et qu’ils cherchent malgré eux à tout comprendre. Je m’en voulais terriblement de l’avoir chassée ainsi, de ne pas voir réussi à la faire parler, de l’avoir poussée à quitter la salle même. Je ne pensais pas que ce serait si difficile dès le départ, je ne pensais pas que chaque mot prononcé devait être choisi à la perfection pour ce public d’adolescents afin qu’ils n’imaginent pas l’inverse de notre pensée. Je le saurais pour les suivants, mais il fallait que je puisse rattraper le coup avec cette jeune fille.
Si elle a pris la peine de remplir mon emploi du temps (le planning psychologique est rempli anonymement par les élèves qui souhaitent prendre un rendez-vous, dans la salle d’attente de l’infirmerie, à l’abri des regards), si elle s’est déplacée jusqu’à ma salle après avoir hésité de longues minutes, peut-être même de longues journées, c’est nécessairement que cette élève avait besoin de moi et qu’elle recherchait une aide qu’elle ne trouvait pas ailleurs, parmi ses proches, sa famille et ses amis ; ou bien qu’elle ne pouvait pas en parler avec eux (un secret peut-être) ; ou simplement l’envie de parler à quelqu’un d’extérieur, qui ne porterait aucun jugement.
Je n’ai pas arrêté de penser à cette péripétie de toute la journée. J’ai repensé à ses paroles. « Ce sont les autres le problème ». Bien qu’en essayant de retourner cette phrase dans tous les sens, elle avait beaucoup trop de significations pour que je puisse comprendre la pensée de cette jeune fille, dont j’ignorais encore le nom. Sa famille, ses amis, ses profs, son petit ami ? Qui était le problème ? Et pourquoi « sommes-nous tous pareils » ? De qui parle-t-elle ? Nous, psychologues ? Nous, adultes ? Nous, membres du collège ? Il est évident que cette jeune fille souffrait mais qu’elle essayait de s’en sortir. Elle enfouissait au plus profond de son âme et de son cœur, ses pensées et ses soucis. Elle était sur le point d’exploser. D’où vient cette agressivité, cette peur des adultes ? Durant toute la journée, j’ai essayé de la recroiser dans les couloirs, au self mais rien à faire. Son visage pourtant peu commun avait disparu de mon champ de vision pour toute la journée.
Même si la seule élève prévue au planning cette journée-là n’était restée que quelques secondes dans ma salle, la journée est passée à une allure folle. J’ai tout d’abord pu faire connaissance avec M. Vernou, le proviseur du collège.
- « Bonjour Mme Lena, j’espère que votre intégration au sein de l’établissement se déroulera aisément et rapidement. Si jamais vous avez une question ou quoi que ce soit, n’hésitez pas. Je ne suis pas souvent dans mon bureau, mais passez par ma secrétaire et nous établirons un rendez-vous.
- Très bien, c’est noté. J’aurais juste voulu savoir comment se déroulait le planning ?
- Et bien, vous vous rendez à l’infirmerie chaque matin pour récupérer le planning anonyme rempli par les élèves. Un élève est contraint de remplir le planning la veille s’il veut vous consulter le matin suivant, sinon durant la matinée pour venir parler avec vous l’après-midi. C’est la seule règle que doivent respecter les élèves. Chaque matin et après chaque pause-déjeuner, vous aurez donc l’obligation de récupérer le planning pour connaître vos consultations de la demi-journée et surtout n’oubliez pas d’afficher le suivant pour que les élèves puissent le remplir.
- Beaucoup d’élèves venaient avant ?
- Bien sûr ! Vous pensez que l’on vous paye à rien faire ? Il ne faut pas rêver Mme Lena, ou alors changez d’établissement.
- Je posais simplement la question… Les adolescents n’osent pas faire cette démarche d’habitude. C’est tout.
- Nous vous envoyons également certains élèves lorsque nous nous rendons compte que sa situation familiale n’est pas agréable. Il aura alors un suivi durant plusieurs mois, de plusieurs séances par semaine.
- D’accord et…
- Il y a également le cas des élèves trop turbulents ou agités. Vous devrez les remettre sur le droit chemin afin qu’ils arrêtent de nous gâcher la vie.
Je n’avais pas envisagé un premier contact aussi froid avec mon « supérieur ». Ce proviseur avait l’air débordé et n’avait que quelques minutes à me consacrer visiblement. J’aurais aimé pouvoir discuté de l’ancien psychologue, pouvoir échanger sur les élèves, leurs comportements ou encore, lui proposer les différentes idées que je voulais mettre en place au sein de l’établissement. Mais ce n’était pas le moment propice apparemment. Il me chassa quelques instants plus tard de son bureau en ouvrant la porte et en prétextant un rendez-vous imminent.
- Par contre, je n’ai pas le temps de bavasser avec vous ce matin. Vous m’excuserez mais allez plutôt parler à l’infirmière qui saura vous aider, si vous avez des questions.
- Auriez-vous un trombinoscope des élèves de cet établissement ?
- Bien sûr mais cela est confidentiel, et nous ne communiquons pas ce genre d’informations à une simple psychologue madame ! Au revoir, et bonne continuation au sein du collège Arsène Lupin.
Au moins, cela était dit. Je ne pourrai donc pas connaître le nom de cette jeune fille aujourd’hui…
Après cette brève entrevue, mon point de vue vis-à-vis de ce chef d’établissement était scellé. Un homme arrogant, égoïste et prétentieux. J’espérais juste que les élèves n’étaient pas reçus comme je l’avais été, sinon, pas étonnant que la nécessité d’un psychologue dans l’établissement était inéluctable.
En quittant le bureau, je prévoyais de passer ma matinée à faire connaissance avec mon équipe pédagogique. Je me suis donc aussitôt mise à la recherche de l’infirmerie, que j’ai mis une petite dizaine de minutes à trouver.
- « Toc ! Toc ! Toc ! »
- « Entrez ! »
L’infirmière paraissait hébété de ne pas voir un visage adolescents en face d’elle lorsque j’ouvris la porte.
- « Qui êtes-vous ? Qu’est-ce qu’il y a encore ? »
- « Bonjour, je suis la nouvelle psychologue. »
- « Ah pardonnez-moi, bonjour. Comment allez-vous ? »
- « Je prends mes marques. »
- « En ce moment, plein de parents viennent se plaindre comme quoi, j’aurais dû donner un Doliprane à leur fils car il a souffert toute une journée entière d’une petit mal de tête ou encore la semaine dernière, une mère est venue me voir car je n’ai pas décelé un poignet cassé et ait juste mis un bandage à sa fille alors vous comprenez, en vous voyant arriver, j’ai cru que j’allais encore devoir me justifier face à ces parents poules. »
- « Je comprends, ça ne fait rien. »
- « Comment se passe l’intégration ? »
- « Je n’ai pu parler qu’au proviseur pour l’instant, et je n’ai pas encore de rendez-vous fixé pour aujourd’hui. »
- « Et bien profites-en car tu verras que quand tous les élèves de cet établissement viendront se plaindre de tous leurs petits bobos, tu n’attendras qu’une seule chose avec grande impatience, les vacances scolaires, crois-moi ! »
J’étais ébahie par la réponse de ma collègue. Comment était-il possible de prononcer ces mots alors que c’était notre métier. Soigner les « bobos », les maux de ces élèves étaient notre ultime but après tout, non ? Je ne comprenais pas tout ce qu’il se passait ici… Et je n’avais pas imaginé un premier jour comme celui-ci. Malheureusement, je n’avais ni ami, ni petit-ami, ni famille, à qui pouvoir raconter toutes ces péripéties en rentrant le soir. Personne à qui confier mes propres maux et mes pensées. Il fallait, encore une fois, que je fasse mes choix seule, que je réfléchisse seule, que je m’en sorte seule.
- « Je ne pense pas saturer aussi vite tu sais. »
- « On pensait toutes ça au départ et puis tu vois, cela fait que 3 ans que je suis ici et franchement, il y a des jours où c’est assez compliqué de se lever le matin en sachant que je passerai toute ma journée, enfermée ici, à entendre les élèves se plaindre pour rater un contrôle, ou pour avoir une dispense de sport pour garder leur moyenne actuelle. »
- « Dis-toi que chaque jour est différent. »
- « Ici, chaque jour est identique. »
Tant de pensées négatives dans ce collège, je commençais à en avoir ma claque. Heureusement que je cherchais toujours à trouver le nom, le prénom, la classe, ou quelque chose qui me permettrait de connaître l’identité de cette jeune fille.
- « Aurais-tu un trombinoscope de l’établissement ? »
- « Non, tout est informatique maintenant, lorsqu’un élève se présente, il doit me fournir son carnet de correspondance. Après un scan de son QR code situé à la page « Identité de l’élève », son dossier s’affiche à l’écran. J’ai eu du mal à me faire à cette technologie au départ mais maintenant, je trouve ça totalement génial ! Au niveau confidentialité, papier, temps, tout a vraiment été amélioré et c’est une bonne chose pour les élèves. Au fait comment t’appelles-tu ? Moi c’est Hélène. »
- « Je m’appelle Emma. »
Encore raté. Comment allais-je pouvoir retrouver cette adolescente. Je ne pouvais pas en parler à cette Hélène. Je ne pouvais pas me confier sur un tel échec un premier jour de travail. Etait-elle une personne de confiance ? Impossible de le savoir après ces quelques mots échangés seulement.
Nous avons longuement parlé ensuite, notamment du planning psychologique. Elle me laissa toutes les libertés concernant celui-ci, l’affichage, les créneaux etc. Nous avons également pu parler de l’ancien psychologue, M. Goula. En écoutant la description qu’elle m’en fit, j’en déduis qu’elle ne le portait pas vraiment dans son cœur. Apparemment, un petit homme gros, qui n’écoutait guère les élèves, peu bienveillant envers eux. Tout ce qu’il l’intéressait était de venir toucher son salaire et de repartir chez lui le plus vite possible. Un jour, me raconta-t-elle, une élève de 6ème était venue parler à M. Goula car un de ses camarades lui rackettait l’argent qui devait lui servir à payer sa cantine. Cela faisait plus d’une semaine que l’élève ne mangeait pas le midi et elle avait pris la décision d’aller en parler au psychologue, ne voulant pas que l’équipe proviseur/CPE/surveillants s’en mêle. Le psychologue lui avait simplement dit de faire face à cet élève, qu’elle devait être plus forte et garder l’argent pour elle. Une semaine plus tard, l’élève est arrivée à l’infirmerie avec l’arcade sourcilière ouverte par son racketter, prêt à tout pour obtenir son argent. L’équipe pédagogique a été mise au courant et n’a pas jugé utile de faire un blâme à ce psychologue qui n’avait pas pris la peine d’avertir les parents, le proviseur ou de convoquer le racketter.
En parlant ainsi des fait-divers qui se sont précédemment déroulés dans l’établissement, je suis restée le reste de la matinée à l’infirmerie. Hélène paraissait être une personne très agréable et affectueuse. C’est pourquoi lorsque la sonnerie du déjeuner retentit, j’acceptai d’aller déjeuner avec elle au self. Le premier repas, d’une longue série en tête à tête.
Je connaissais maintenant l’ensemble des éléments du collège, tout du moins, les plus importants, et ce, grâce à Hélène. En un repas, j’essayai d’assimiler le maximum de faits et de personnes. J’ai eu le droit aux noms des voyous, des hypocondriaques, des professeurs ainsi que certaines caractéristiques de chacun. Mais toujours pas d’identité sur ma jeune fille, qui resta scotchée dans mes pensées.
Après le déjeuner et après avoir remarqué que le planning était totalement vide, les heures qu’il me restait à passer dans l’établissement ont été consacrées à l’aménagement de ma salle, de mon bureau, je ne sais même pas comment appeler ceci. Composé d’un simple bureau où reposait un écran d’ordinateur accompagné de son clavier et d’une maigre souris usagée, d’une chaise de chaque côté, et d’une étagère bloquée dans un coin, il me paraissait beaucoup trop terne. Ses murs blancs me faisaient penser à une chambre d’hôpital, et ce grand espace restant, tout vide m’angoissait. J’irai dès ce soir, acheter deux trois bricoles pour rendre cet endroit agréable et serein.
Mes cartons étaient restés dans la pièce d’à côté. Un minuscule débarras que j’ai trouvé vide à mon arrivée. J’en déballai un et commençai à empiler mes bouquins et magasines dans l’étagère. Je collai ensuite les affiches que j’avais soigneusement préparées, sur les murs. La plus grande, une affiche colorée du film « Vice-versa », dont l’idée fut excellente, de petits personnages vivant dans nos cerveaux, joie, peur, tristesse, colère etc. Une idée totalement aberrante mais tellement ingénieuse. Ensuite, d’autres affiches telles que « SOS Enfant en danger», « Une agression ? Il faut en parler », « Sortez couverts » etc… Le genre d’affiches que l’on trouve chez le médecin. Et soudain, en voyant toutes ces affiches collées au mur, j’ai subitement changé d’idée. J’ai décollé précipitamment toutes les affiches, hormis celle de vice-versa. Il fallait que les adolescents se sentent bien en arrivant ici, et non dans une salle d’attente de médecin.
Enfin, je finis par déposer tous mes dossiers restés sur ma clé USB, sur l’ordinateur et fis quelques recherches sur le collège. On ne sait jamais, et si ma jeune fille que je recherche depuis le début de la matinée était inscrite dans une activité sportive, un club photo ou encore un club musique, peut être arriverai-je à cerner son identité. Mais en vain, toujours rien. Il y avait bien quelques photos d’élèves, mais pas une seule d’elle.
C’est ainsi que je quittai le collège, en ce premier jour, sur une note de tristesse et de culpabilité. Je me suis réfugiée dans les magasins de bricolage et de décoration les plus proches, en ressortant avec plusieurs pots de peintures, mauve, vert et blanc, ainsi que quelques tableaux dans les mêmes tons, à l’esprit nature et zen. J’ai ensuite craqué pour deux petits canapés beiges, un tapis aux poils longs et gros et une table basse en verre. Une dernière touche manquait à ce que ma salle ressemble vraiment à ce dont j’avais rêvé. Un dernier petit tour au supermarché du coin, et je ressortais avec un mini-frigo, une machine à chocolat chaud, une cafetière, des capsules à chocolat chaud et à café, des cannettes de soda et de jus d’orange et enfin plusieurs tablettes de chocolats. J’étais fin prête à commencer mes activités.
-
Bonjour EmmaLena,
Ce qui serait chouette, ce serait que tu commences par aller te présenter dans la section ad hoc, histoire de faire un peu connaissance avant de se plonger dans tes textes.
A bientôt :)
-
Absolument. D'autre part, je supprime ton doublon dans les textes longs.