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Ma chère Sarah,
Combien de fois ai-je débuté cette lettre ? Je ne pourrais pas les compter. Je sais qu’aucune ne t’est parvenue, mais sache que je t’ai souvent écrit. Très souvent. Je n’ai simplement jamais réussi à aller jusqu’au bout. Pour tout te dire, j’ai commencé à t’écrire le lendemain du jour où tu as cessé de venir me voir. Je n’avais pourtant aucun moyen de savoir que cette visite serait la dernière, tu n’as rien laissé entendre. J’ai dû le deviner, je suppose.
Ta présence me manque. Tes visites me manquent. Tu rendais mon incarcération un peu plus supportable. J’adorais te voir apparaitre, sans que je ne m’y attende vraiment, à chaque fois. Puis, tu t’es faite de plus en plus rare, jusqu’à disparaitre. Je te comprends. A ta place, je n’aurais certainement pas voulu me voir non plus.
Je me rappelle tellement de choses. Ton sourire, la première fois que je t’ai vue. C’est ce qui m’a immédiatement fasciné chez toi, ce sourire ensorcelant. Je suis tombé amoureux de toi à la seconde où tu m’as souri. C’est tout le reste qui m’a rendu fou. Ton parfum, ta peau… Tes petites manies et tes jolies bêtises, aussi. Ça, ça me faisait vraiment perdre les pédales, n’est-ce pas, Sarah ? J’espère que faire remonter tous ces vieux souvenirs ne te mets pas mal à l’aise, je souhaite vraiment que tu ailles au bout de cette lettre. Simplement, je regrette de ne pas t’avoir dit toutes ces choses plus tôt. Je me trompe peut-être, mais je suppose que tu aurais aimé les entendre, à l’époque.
Je me souviens aussi de Léo, ton adorable petit Léo. Quel âge peut-il avoir, à présent ? On perd très facilement la notion du temps ici. J’imagine qu’il est devenu un brillant adolescent, à l’image de sa maman. Tu sais, je n’ai jamais cherché à usurper le rôle de son père, mais je dois bien avouer que je me plaisais à porter sur lui un regard protecteur. Vous étiez ma famille, Léo et toi, et je te serai toujours reconnaissant de m’avoir offert cette chance.
Je sors demain, tu peux l’imaginer ? On me libère plus tôt, pour bonne conduite. Cela doit être difficile à concevoir pour toi qui m’as connu au plus bas. J’ai changé, Sarah, j’ai tellement changé. J’aurais aimé être capable de changer plus tôt. Pour toi.
J’imagine difficilement comment ça va être, de me retrouver dehors. Retourner à la vie civile, redécouvrir le monde extérieur, ses merveilles et ses horreurs. Ce sera d’autant plus compliqué sans toi. Bien sûr, j’aurais préféré te retrouver à ma sortie, mais on sait tous les deux que j’ai eu raison de te fracasser le crâne. Jeter mon whisky aux toilettes, Sarah, qu’est ce qui t’a pris ? J’aurais aimé que tu fasses preuve de plus de discernement, ça m’aurait épargné cette interminable détention. Tout comme ça m’aurait épargné la douleur d’avoir à déposer cette lettre sur ta tombe. Promis, dès que ce sera fait, je m’efforcerai de retrouver ton fils.
À toi, pour toujours.
Hey Chouc !
J'avais vu passer ce texte mais n'avais pas le temps de venir lire, c'est donc le moment.
Je n’ai simplement jamais réussi à aller jusqu’au bout.
Je ne suis pas sûr de la nécessité de cette phrase. On comprend avec ce qu'il y a avant, je crois.
j’ai commencé à t’écrire le lendemain du jour où tu as cessé de venir me voir.
Tu peux peut-être simplifier ? Le lendemain du jour, c'est assez lourd.
. J’adorais te voir apparaitre
Si tu n'écris pas en orthographe réformée, apparaître
(Idem disparaître une ligne plus bas)
vraiment, à chaque fois.
Pas convaincu par l'à chaque fois, surtout séparé par la virgule.
Puis, tu t’es faite de plus en plus rare, jusqu’à disparaitre. Je te comprends. A ta place, je n’aurais certainement pas voulu me voir non plus.
Tu peux enlever la virgule à puis.
Pas mal ce passage.
Tes petites manies et tes jolies bêtises, aussi.
Aussi est peut-être de trop.
J’aurais aimé être capable de changer plus tôt, pour toi.
Ça aurait plus d'impact soit avec un point, soit sans rien, je trouve.
Non mais cette chute !
Je te déteste.
(C'est un mensonge).
C'est bien amené dans la mesure où on la sent pas du tout venir, mais où ça reste cohérent. Le changement de ton est peut-être trop perceptible, du coup ça fait moins sérieux.
Merci pour la lecture.