Monde lobal
oh je sens je pressens j’imagine
labyrinthes d’effluves
de sirènes
de sillages d’abîmes
la paume de mes doigts cherchant sur tout le globe
de tout bouquet l’absente un ligament perdu
une partie de moi arrachée dans le sang
retrouvée quand mes doigts te caressent le lobe
de l’oreille percée
d’un œil ténu qui me prend m’emporte
dans son orbe
j’attends que l’infini comme toi se dérobe
tu es nue je t’embrasse
et je sens
la paume de mes doigts qui s’ouvre se résorbe
je me dissous béat dans ta beauté palpable
ainsi que pas d’oiseaux dans le ciel ou le sable