Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: baysid le 10 Septembre 2009 à 03:41:40
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J'ai atterri ici, un peu par hasard, et je ne sais pas trop où poster mes textes. Je ne sais même pas si ils ont leur place ici; Vu qu'ils sont beaucoup plus courts que des nouvelles.. Je le poste quand même.. "Qui ne tente rien", hein. :)
Je n'ai jamais vraiment su comment appréhender la douleur.
Les petites plaies s'effacent vite, laissant des cicatrices qui rougissent un peu quand il fait froid et s'estompent avec le soleil.
Et il y la vraie douleur, celle qui laisse des séquelles irréversibles, celle qu'on ne voit pas; Celle qui vient se cacher au creux des reins, en coupant le souffle. C'est un mal incurable, finalement, c'est le flux d'hémoglobine qui charrie du poison en grande quantité, de la cocaïne liquide. Et, en vrai, cette douleur qui fait mal, celle là, est fascinante. On peut presque la toucher du bout des doigts, au risque d'en perdre la main; On joue avec, on la cherche, on la fuit, la peur se mêle au jeu qui en devient plus excitant.
On sait qu'on pourrait y rester, se perdre, pour de bon, mais le cœur bat de plus en plus vite, la tension est en chute libre, vertigineuse, et ça fait tourner la tête. On est grisé par l'adrénaline qui entre en trombe dans les poumons, mélangée à la nicotine qui y règne en grande quantité, et on perd pied; Et on y prend goût.
La vraie douleur, le vrai mal, s'infiltre et ne s'en va plus. Il se cache, parfois, on le camoufle sous des murs de sourires qui puent le vrai; Mais il est ancré, accroché comme une sangsue. On vient le chatouiller, de temps à autres, juste pour avoir le plaisir de sourire à nouveau, après la pluie. Le cœur se gangrène, tout en restant capable de battre plus vite qu'un avion à réaction.
Et on l'apprivoise.
Voilà..
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sympa.
Bon, comme dit Loredan, on sera plus enclins à détailler te connaissant un peu mieux.
C'est assez court, alors y a pas grand chose à dire. Je m'attendais malgré tout à une chute, mais non. C'est une bonne description, mais qui n'apporte aucune réponse. Que ce passe-t-il ? Pourquoi cette description ? A quoi ça sert ?
Plus long, on aurait pu chercher des réponses...
Bienvenue
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celle là
tiret
Et il ne faut pas de majuscule après un point-virgule.
A part ces petits détails, j'avoue que je rejoins l'avis de Salamandre. La description est jolie et bien vue, mais si elle s'intégrait à un récit - même court, même allusif - elle aurait plus d'impact...
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J'aime bien, je fais des textes un peu comme le tiens.
C'est le genre de texte qui permet "d'avacuer" ce que l'on a en soi.
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Bonjour
une petite faute d'orthographe s'est glissée : "gangraine" s'écrit gangrène il me semble.
Ce texte est attirant parce qu'il y a une ambigüité sur la nature de la douleur,
douleur physique ? douleur morale ?
Seuls certains malades psychiatriques recherchent et cultivent la douleur physique
Pour la douleur morale c'est plus complexe sans doute.
Certains mots me gênent car ils sont empruntés à la médecine et le sont à contre sens.
La cocaïne par exemple n'est pas source de douleur mais au contraire un anesthésique.
Une décharge d'adrénaline fait au contraire monter la tension artérielle.
La comparaison entre le cœur et l'avion à réaction me paraît un peu curieuse.
Ce texte est fort par l'idée que la douleur que tout le monde fuit d'ordinaire, est abordée ici selon l'angle de la fascination.
Il mériterai à mon avis (mais ce n'est qu'un avis personnel et subjectif) d'être soutenu par un propos plus soigné.
Certains poètes comme Apollinaire et Baudelaire ont abordé le sujet.
Par exemple la relation entre l'amour passion et la douleur est un sujet fascinant.
voilà
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Et bien. ^^
Oui, certaines comparaisons ne sont sans doute pas appropriées, mais je trouve qu'elles reflètent bien les idées.
En effet, je me suis trompée à "gangrène". ><
Et, je me suis souvent posée sur la question de savoir si je pourrais inclure ce texte dans quelque chose, et la réponse est non. Je n'arrive décidément pas à écrire plus, quand j'ai la sensation que le texte se suffit à lui même..
Merci, en tout cas. :)
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Faisant des études dans le domaine médical j'ai également buté sur certaines comparaisons. Concept intéressant que la douleur charriée par le sang telle une drogue, mais voilà qui froisse quelque peu mes considérations bassement scientifiques. ><
Néanmoins, de ce que j'en comprends malgré cela, le point de vue est intéressant et j'aime bien le dernier tiers du texte. ^^
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J'ai bien aimé ^^
Certes, c'est un peu court, je le verrais bien inscrit dans, disons, une hsitoire, ou peut-être une "étude" plus longue. Mais si tu sens que cela se suffit, pourquoi pas! (Personnellement ça m'a rappellé certains passages de l'AR, parce qu'on a beau se moquer de Richard qui passe son temps à souffrir, Fitzounet y passe aussi un certain temps. Bref.)
En tout cas, le rythme est coulant, la ponctuation agréable, et j'ai trouvé intéressante l'idée d'une sorte de jeu avec la douleur.
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La douleur provoquée par la cocaïne m'a, moi aussi, surpris.
Plus globalement, je ne vois pas- en dehors du caractère cathartique de l'écriture- vraiment l'intérêt de ton petit texte.