Elle ira dormir, bientôt.
Demain, ils diront : "On s'en doutait, on l'avait vu venir"
Ceux-là qui dorment profondément.
Le temps est suspendu à l'horloge, qui tique, qui tape.
Elle n'aime plus sa vie. Et elle ne sait plus l'aimer. Elle fait ce qu'on lui dit, ce qui doit être fait, et le répète, se le répète, et se répète.
Elle repense à celui qui était avant qu'elle ne s'asseye sans grâce sur sa vie, sur cette chaise : fragile, fugace, et qui ne comptait pas.
Il ne dort plus que sur le canapé. Entre les coussins qui sentent son impuissance la TV est allumée.
Ce soir elle n'entend plus qu'elle qui attend fébrilement que ce soir finisse.
Le temps est suspendu à l'horloge, qui tique, qui tape.
J'aurais écrit quelque chose comme:J'ai essayé de faire en sorte que la mère n'agisse jamais ; elle constate, et s'endort, mais n'est jamais à l'initiative d'un changement. C'est juste une façon de finir.
: elle lui a coupé le son, une fois pour toutes.
Je m'interroge sur la chute, pour le mari. J'aurais écrit quelque chose comme:
: elle lui a coupé le son, une fois pour toutes.
j'aime bien la chute à laquelle je m'attends sans m'y attendre (dès le début de ma lecture, je voyais trois scénarios possibles, juste que ça apporte tout de même sa petite surprise de le lire).
Elle s'est installée quelques minutes dans la cuisine, à l'abri du bruit et du calme.Avec ta première phrase, j’imaginais d’emblée une atmosphère calme et silencieuse. Du coup, d’où vient le bruit ?
Elle attend dans le silence qu'elle remue de sa cuillère.<3
Le temps est suspendu à l'horloge qui tic-tac.Le verbe tic-taquer <3
Deux pendules comme ses seins lourds; celui qui était avant qu'elle ne s'asseye sans grâce sur sa vie, sur cette chaise : fragile, fugace, et qui ne comptait pas.espace avant le « ; »
Ses petits dorment en haut dans sa chambre.dans « leurs chambres », non ? ou dans celle de la mère ?
Elle fait ce qu'on lui dit, ce qui doit être fait, et le répète se le répètebug avec les répète ?
Les chaussures, c'est dans le placard et pas n'importe comment; oespace avant le « ; »
Elle avait tout pour elle : une maison, un mari, trois beaux enfants. Un carrelage qui brille.Pouah cette phrase, elle est forte
Elle les borde et recouvre les trous rouges à leur front.Elle les a tués ?
Je rebondis là-dessus : pour moi, je fait qu'elle ne coupe pas le son pour toujours laisse planer un énorme doute sur la fin.J'étais de cet avis aussi, ça me conforte un peu dans mon choix ^^
Avec ta première phrase, j’imaginais d’emblée une atmosphère calme et silencieuse. Du coup, d’où vient le bruit ?Effectivement tu soulèves un petit non-sens que je n'avais pas relevé. L'idée était évidemment de créer une contradiction entre le bruit/le calme ; elle se met à l'abri de tout, se coupe de tout, presque en apnée. Le bruit dans ce cas là vient d'avant le début du récit, produit par les autres qu'elle a fait taire ou de ses tourments qu'elle est en train de faire taire. Mais c'est peut-être partir trop loin dans l'explication.
espace avant le « ; »Merci, je vais essayer de le retenir. C'est une faute malheureusement récurrente chez moi.
« celui qui était avant qu'elle ne s'asseye sans grâce » je trouve ça plus lourd que le reste (du à toutes les sonorités en s)Je suis assez d'accord, il faudrait que je trouve mieux.
dans « leurs chambres », non ? ou dans celle de la mère ?Je voulais qu'ils se retrouvent tous dans le même lit pour qu'elle puisse les rejoindre. Donc, dans sa chambre.
bug avec les répète ?C'est plutôt une tentative d'effet ratée du coup
Elle les a tués ?C'est le sous-entendu, oui ^^
Merci pour cette lectureMerci à toi surtout !
C'est plutôt une tentative d'effet ratée du coupJe ne trouve pas. Je me suis attardé dessus au premier coup, mais finalement j'aime bien la tournure. En relisant le texte je trouve justement que ça le rythme.
Avec ta première phrase, j’imaginais d’emblée une atmosphère calme et silencieuse. Du coup, d’où vient le bruit ?Comme Miromensil, l'atmosphère était posée dans mon esprit à la première phrase. Ceci-dit, je n'ai relevé le contre-sens qu'à la lecture de son commentaire.
Les chaussures, c'est dans le placard et pas n'importe comment; on met sa serviette autour du cou et ses jouets on les trie, on met tellement d'enjeux dans si peu.J'ai presque l'impression de l'entendre !
ce serait typiquement le genre de texte que j'aimerais entendre à l'oral !Ça me ferait très très bizarre, mais ça pourrait aussi être intéressant.
Pour finir j'ai dû le lire 3 fois pour saisir les subtilités et comprendre la finJe sais que le texte n'est pas très long, mais ça reste courageux ^^
même si je ne pense pas que tu l'aies fait exprès, ça m'a ramené à une autre histoire, qui n'a rien à voir, ce qui est déstabilisantLa référence m'a sautée aux yeux après coup. L'idée me vient probablement inconsciemment de là, dommage que ça t'ait un peu sorti de l'histoire.
C'est donc paradoxalement moins tragique, et donc à mes yeux, moins fortC'est vrai que j'avais deux choix. J'aurais pu finir en la faisant repartir dans une boucle quotidienne. J'ai préféré expliquer "pourquoi" que vraiment faire un texte tragique.