Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Kathya le 03 Septembre 2009 à 23:27:50
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Mes poésies sont généralement aussi pifométriques qu'académiques. Dans le sens où j'y connais rien mais que j'essaye quand même d'y mettre des vers (en comptant les syllabes au hasard ou peu s'en faut) et des rimes !
En l'occurrence j'avais pas le choix vu que le défi exigeait un sonnet, mais mon respect des règles exacerbés naît simplement du fait que je préfère écrire des nouvelles poétiques que des poèmes en vers libres.
Kathya, je te défie d'écrire un sonnet à partir de cette musique (http://www.youtube.com/watch?v=HQTqfXynsio).
Comme d'habitude j'ai un avis très mitigé sur ce que j'écris en terme de poésie qui se revendique comme telle, mais j'aime bien la dernière strophe. (Ça vous fait une belle jambe, j'imagine. :P)
Voilà j'espère que je relève le défi, et si y a des fautes de décomptes de syllabes, mea culpa. :D
Ca m'évoquait plutôt une sorte de désert, le loup c'était bien à cause du titre. x'D
Voici donc le poème :
Errance
Etendue sibylline que les astres dessinent,
Tu as su capturer ma pauvre âme égarée,
En mon cœur pétrifié, promesse enraciner.
Dans tes herbes je dîne, moi qui vis de rapine .
Abondance câline, non tu n’es point radine,
Mes os secs ont trouvé de quoi se ravauder.
Arpentant les sentiers un signe j’ai cherché,
Sur rien je ne lésine, mais rien je ne devine.
Tes mystères demeurent et j’admets mon erreur,
Était venue mon heure, ma liberté est leurre,
Mais pourquoi le combat quand n’attend que trépas ?
Lune, je n’ai que faire d’un désert sans repères,
Lune, délivre-moi, je ne suis qu’un paria !
Un vieux loup solitaire qui se terre et espère.
(Sinon j'avais une variante avec "Mais j'ai fui ce combat où m'attendait trépas" (mais la question souligne plus l'hésitation a posteriori) et "Désert, je n'ai que faire d'un repaire sans repères." (mais avec Lune après c'était pas beau x'D. )
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Etendue sibylline que les astres dessinent,
Tu as su capturer ma pauvre âme égarée,
J'aime bien ce passage !
En mon cœur pétrifié, promesses enraciner.
Dans tes herbes je dîne, moi qui vis de rapine .
Là j'aime moins, le rythme n'est plus le même. Sinon, se serait pas plutôt "promesses enracinées" ?
Mes os secs ont trouvé de quoi se ravauder.
Pas très joli je trouve.
Sur rien je ne lésine, mais rien je ne devine.
"Sur rien je ne lésine" utiliser ce verbe est bien étrange.
Lune, délivre-moi, je ne suis qu’un paria.
Un vieux loup solitaire qui se terre et espère.
Il faut un "!" quelque part.
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Dans l'ensemble je dois dire que j'ai pas trop accroché.
Il y a des problèmes au niveau de la métrique mais aussi au niveau du rythme. Certains vers coupent ou machent des mots et c'est assez gênant dans la lecture.
Sinon, une question, tu parles de "La lune" ou d'une "autre lune" ?
Au début du texte tu dis "dans tes herbes je dîne" et je trouve ça assez étrange.
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Tu as choisi, dans une métrique moderne de laisser tomber le "e" à la césure- et pourquoi pas ?
En revanche: "promesses enraciner" qui fait 7 syllabe, coince rythmiquement. (Enlever le "s"?... oui, je sais, ça change le sens...)[er, oui- "tu as su"...]
Mais pourquoi le combat quand n’attend que trépas ? (... comme le sentiment qu'il manque quelque chose auquel la raison supplée difficilement...)
d’un repaire sans repères, 7 aussi.
Sinon, honnêtement, ça m'a laissé froid.
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Je ne sais pas compter les syllabes en poésie. :D
C'était bien "enraciner", ça va avec la phrase d'avant.
Voilà c'est dit. Je les compte comme je les lis, et forcément, je les lis comme ça m'arrange. ;D
Et donc oui je ne dois pas prononcer toutes les syllabes... ><
Mais en lisant toutes les syllabes... c'est moche en effet. X'D
Malgré ma nullité en poésie, je crois que celui-là était entre autres mon exutoire d'hier. ^^
Merci d'avoir commenté ^^
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C'était bien "enraciner", ça va avec la phrase d'avant.
:o Je suis pas sûr de comprendre là... Si ça colle avec quelque chose qui est avant j'aimerais bien savoir quoi. De toute façon on peut pas trop mettre ce verbe à l'infinitif comme ça à la fin d'un vers précédé de "promesses".
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Ben la phrase disait un truc comme "Tu as su [...patati patata] et enraciner des promesses dans mon cœur pétrifié..."
Même si c'était clair que pour moi ><
Edit : Merci pehache, un rappel de métrique plus tard (merci google x'D) je vois enfin où ça coince pour les syllabes. ^^
Je pense que je vais enlever le "s" à "promesses", ça ne change pas le sens du texte. Pour l'autre phrase et le reste, je tâcherai de reprendre ce texte plus en détail. ^^
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Yop !
Alors, d'abord, concernant le défi : Etendue sibylline que les astres dessinent,
Tu as su capturer ma pauvre âme égarée,
et
Lune, je n’ai que faire d’un repaire sans repères,
Lune, délivre-moi, je ne suis qu’un paria.
Un vieux loup solitaire qui se terre et espère.
Un loup et une étendue sauvage, un poème qui consiste en un hurlement. Je considère le défi comme relevé.
Pour le poème en lui même, j'm'y connais pas vraiment en poésie (je devrais réfléchir avant de distribuer des défis ><)
Le rythme est un peu saccadé, j'ai pas réussi à vraiment m'accrocher, mis à part pour les deux morceaux que j'ai cité.
Cela dit, pour ces deux passages justement, j'aime bien ce petit sonnet, malgré les quelques problèmes de métrique. oilà ^^
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Tu as su capturer ma pauvre âme égarée,
En mon cœur pétrifié, promesse enraciner.
Soit: tu as su capturer... (tu as su) promesse enraciner. Une ellipse. Chose commune en poésie, non ?
Ce qui est sympa, dans l'ellipse, c'est qu'elle demande un (léger)effort au lecteur.
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Soit: tu as su capturer... (tu as su) promesse enraciner. Une ellipse. Chose commune en poésie, non ?
Ce qui est sympa, dans l'ellipse, c'est qu'elle demande un (léger)effort au lecteur.
Là n'est pas le problème.
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Alors je ne comprends pas non plus ce que tu n'avais pas compris dans la remarque précédente... :o
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Si tu as voulu faire une ellipse, pour moi, ici, elle est mal utilisée. On l'utilise pas comme on veut.
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C'est très bien; j'ai particulièrement aimé les dernières strophes.
Par contre, juste les inversions de ces vers qui m'ont géné:
Arpentant les sentiers un signe j’ai cherché,
Sur rien je ne lésine, mais rien je ne devine.
Sinon chapeau
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En mon cœur pétrifié, promesse enraciner.
je bloque moi aussi sur ce vers, disons qu'il dénote un peu par rapport au reste où la syntaxe se dessine comme il faut, s'il y avait d'autres vers dans ce genre, ça gênerait bien moins
Tes mystères demeurent et j’admets mon erreur,
Était venue mon heure, ma liberté est leurre,
ça fait un peu beaucoup de rimes internes je trouve
sinon, c'est pas mal écrit, mais je trouve que la forme ne va pas forcément super bien avec le thème, j'aurais plus vu ça dans un poème plus long ou une fable
là, j'attends une pointe ou une chute qui ne vient pas :-[
du coup j'ai trouvé ça un peu bancal, comme si on avait forcé le thème à rentrer dans les alexandrins du sonnet
en bref, ça aurait mieux avec une autre forme mais ça ne répondait plus au défi, tant pis! :mrgreen:
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Merci pour toutes vos remarques, j'en tiendrai compte à l'avenir. ^^
(Non pas que je considère comme impossible d'arranger ce poème, mais j'ai pas mal de textes en cours d'écriture et peu de temps en ce moment... ^^")