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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: mieline le 07 Mars 2017 à 17:17:48

Titre: Combat épique : Athéna contre Cronos
Posté par: mieline le 07 Mars 2017 à 17:17:48
Un texte écrit il y a longtemps mais pour lequel j'ai pris un grand plaisir.
A l'écoute de vos remarques ! Merci :)

"Voilà bien des jours qu'au Domaine des Dieux l'ennui s'était installé comme un voile étouffant. Les ripailles habituelles accompagnées d'un flot incessant de nectar et d'ambroisie nous avaient lassés.
Depuis notre victoire sur les Titans le temps semblait comme suspendu, peut-être préférait-il s’arrêter sur cet événement si glorieux et marquant plutôt que sur notre vie quotidienne certainement sans grand intérêt et répétitive.
Bien à l’abri des mortels, perchés sur notre haute montagne entourée de gros nuages, nous nous prélassions donc, ne mettant même plus à profit nos pouvoirs jadis si caractéristiques de notre état exceptionnel.
Mais moi Athéna, Déesse de la guerre et fille favorite de Zeus je m’enlisais dans cette inactivité ! Jeune femme fougueuse au caractère fort comme mon père, je ne rêvais et n’aspirais qu’à une existence faite de batailles et d’honneur !
Heureusement mon père était constitué de ce même sang bouillonnant et, voyant ainsi ses Dieux sombrer dans la paresse, décida d’offrir à tous un grand moment de spectacle et de réjouissances.

C’est ainsi que par une belle journée lumineuse où les quelques voiles blancs ne cachaient en rien la boule de feu si ardente, les Titans furent libérés.
Tout droit sortis des Tartares où Zeus les avait emprisonnés, ils remontèrent lentement chaque région des Enfers. Jamais nous, peuple de la lumière, avions vu pareil spectacle. Malgré nos confrontations de jadis, ce jour-là tels des monstres gigantesques sortant des entrailles de la terre, ils apparurent sous nos yeux ébahis.
Zeus nous avait informés de son envie de revivre cette guerre gravée en nos mémoires le temps de quelques combats. Beaucoup s’y étaient opposés préférant la douceur d’un repos indéterminé, l’envie de guerroyer sous un soleil de plomb pour amuser la galerie ne les enchantait guère. Pourtant malgré leur manque d’entrain, mon père s’étant aperçu de mon mal-être, ordonna que les jeux commencent, pour mon plus grand plaisir.

Toute émoustillée à l’idée de pouvoir enfin user de mes pouvoirs, j’avais fait appel à mes servantes pour me préparer en hâte. Au bout de plusieurs heures je me présentais à l’assemblée fièrement parée.
J’avais revêtue mon armure qui portait la tête de Méduse ainsi que sa chevelure de serpents finement sculptée sur ma poitrine, souvenir d’un épisode passé. Mon casque encerclant ma longue chevelure dorée étincelant comme la plus pure des étoiles sous l’astre de feu. Dans ma main droite je tenais fermement ma lance, mon alliée dans bien des batailles et enfin sur mes épaules l’Egide, cette peau de bête juste tannée aux utilisations multiples, cadeau de mon cher père en signe de sa grande affection.
Je me souviendrais toujours de cet instant lorsqu’il me remarqua au bas des marches du palais. Jamais son regard n’avait été si lumineux et fier, derrière la barbe neigeuse je pouvais même deviner l’ébauche d’un sourire. Il m’avait rejointe, les bras tendus pour me serrer contre son torse puissant et, à ce moment précis, je redevenais une petite fille encerclée par cette masse si rassurante.
Aucun mot ne fût échangé, mais nullement besoin de grand discours pour comprendre quelle fierté je représentais à ses yeux.

L’heure était venue de ne pas noircir cette image si hautement construite.
Chaque Dieu posté côte à côte face à la barrière imposante de Titans, Zeus désigna alors les couples…
Moros la main du destin ne m’épargna pas… L’adversaire que je m’apprêtais à combattre n’était autre que mon grand père paternel : Cronos, Roi des Titans et anciennement de l’Olympe, qui avait dû céder sa place à son plus jeune fils, Zeus. Ne le supportant pas Cronos avait voulu se retourner contre mon père mais fût fait prisonnier par celui-ci.
L’occasion était donc trop belle pour ce père humilié de se venger de son enfant à travers son trésor le plus précieux c’est-à-dire moi.
Malgré le poids des années et sa captivité, Cronos restait un colosse impressionnant et face à lui je me sentais tout à coup moins sûre de moi… Son regard était empreint d’une colère aussi grande qu’avait dû être sa déception.
Certes la vieillesse courbait légèrement son dos mais ses muscles étaient encore saillants et bien dessinés.
Je sentis alors sur ma personne tout le poids de l’amertume qu’il me vouait dû certainement à ce lien si exceptionnel qui me rattachait à son fils. Mais il ne fallait pas que je me décourage face à cet être que l’on qualifiait de rusé et fourbe, je devais garder confiance en moi et en ma détermination. Une seule faille décelée et ce Titan avide de pouvoir réduirait à néant mon honneur et mes mérites.

La voix grave et autoritaire de mon père retentit alors me sortant brusquement de mes réflexions.
Il m’invitait ainsi que Cronos à prendre place afin d’ouvrir les jeux et débuter le premier combat.
Un silence pesant s’abattit sur la place centrale noire de monde, chacun retenant sa respiration comme pour éviter de déconcentrer les concurrents.
Dans une profonde inspiration j’avançais donc dans un cliquetis d’acier pour me poster face à mon adversaire. Une dernière fois mon regard clair et brillant se posa sur mon père, j’avais tout à coup un besoin vital de me sentir rassurée et protégée. Mais la mine soucieuse de celui-ci me fit comprendre que le duel qui m’attendait n’allait pas être de tout repos…

C’est dans un grondement de foudres lâchées tout autour du terrain par le Roi des Dieux que commença alors le combat.
Par des expériences passées j’avais appris qu’il valait mieux attaquer en premier pour déstabiliser son adversaire. C’est pourquoi dans un bond leste je fondis sur le Titan, lance en main, pour le transpercer. Mais mon attaque se solda par un échec, « le vieillard » encore souple et rapide s’était déporté sur la droite me laissant ainsi fouetter le vide. Un sourire mauvais se dessina sur son faciès ridé me désemparant quelque peu.

Point le temps d’analyser la situation, le colosse dans un cri guttural s’était emparé d’un énorme rocher qu’il lâcha dans ma direction avec une force surhumaine. Prise au dépourvu je compris néanmoins qu’il ne servait à rien de riposter et qu’il était plus judicieux de contrer l’attaque. Sans perdre une seconde, dans un geste vif et assuré, je pris la peau de bête qui couvrait mes épaules et l’étendis devant moi afin que le vent s’y engouffre pour former un bouclier. La collision fût brutale. Sous l’impact le bloc de pierre éclata en mille morceaux blessant mes yeux mal abrités.
Or il en fallait beaucoup plus pour me faire renoncer. La fille de Zeus avait une réputation à tenir !
Afin de montrer l’étendue de mes pouvoirs, l’heure était donc venue de faire appel à ma chouette, symbole d’intelligence. Mais pour cela ma concentration devait être totale, une seule pensée parasite et la manœuvre échouerait. Alors faisant abstraction de tout ce qui m’entourait, je fermai les yeux oubliant la foule, les cris. Les mains jointes, j’entamais une incantation douce et mélodieuse.  La magie opéra, ma silhouette élevée dans les cieux s’était parée d’un halo lumineux, ma chevelure flottant sous les courants d’air me conféraient une allure irréelle.

Tout à coup dans un cri strident l’oiseau nocturne fit son entrée fendant le ciel de son vol majestueux. Mes yeux encore clos se rouvrirent plus brillants que jamais guidant le volatile qui, à ce moment, ne faisait qu’un avec mon esprit. L’ordre était transmis, rabattant ses ailes, la chouette, bec en avant fondit sur le Titan hypnotisé par la scène qui se déroulait sous ses yeux. Toutes griffes dehors l’animal l’attaqua de toute part, le blessant à plusieurs reprises tant la violence transmise était forte.  Cronos malgré les bras ensanglantés tenait bon et se débattait avec hargne contre son agresseur. Mais ce que je visais se situait plus haut : les yeux crevés me permettraient un avantage certain ! Il ne me fallut pas beaucoup d’efforts pour que mon souhait se réalise, totalement désemparé face aux attaques répétées le Titan ne prit pas le soin de protéger son visage… Les griffes acérées s’enfoncèrent alors dans les orbites arrachant un cri insoutenable à ma victime qui se laissa choir au sol. Malgré une certaine fierté, la scène me transperça le cœur. Vierge autant de corps que d’esprit toute cette souffrance déclencha en moi un mal-être profond. Mais mon adversaire était un Titan et même si la douleur l’accablait il se releva le visage ravagé par la souffrance avec une hargne indescriptible.
Le combat n’était pas fini…

C’est lui qui rouvrit les hostilités, malgré son handicap. Il empoigna sa faux et fonça sur moi en beuglant. Or toute cette violence m’avait abasourdie et je ne pris même pas la peine de réagir. Heureusement que sa non voyance me porta chance car l’arme frôla mon visage et se planta à quelques millimètres de mon pied. Je sentis alors sur ma joue perler des gouttes de sang auxquelles  je ne prêtai aucune attention. Il fallait que je me ressaisisse car mon adversaire était sur le point d’abdiquer. Je ne pouvais perdre ce combat même si ma sensibilité me jouait des tours.
C’est ainsi que plus déterminée que jamais, le coup de grâce fût porté. En hommage à mon père j’abattis sur ma proie une avalanche de foudres. Le ciel tout à coup noir vomissait des éclairs qui pulvérisaient tout sur leur passage, la terre tremblait sous nos pieds. Cronos cloué sur place ne se releva pas de ce coup meurtrier. C’est alors que le combat fût clôturé par mon père après quelques secondes de silence permettant à tous de se remettre de ces émotions.

A bout de force les larmes coulèrent en un flot abondant sur mon visage poussiéreux lavant ainsi toute cette nervosité accumulée. Mon grand-père étendu au sol fût porté dans la grande salle afin de lui administrer les soins dont il avait grand besoin.
Mon père à la fois fier et choqué par ma prestation me déclara vainqueur de ce premier duel en levant haut mon bras. La foule euphorique m’acclama pendant de longues minutes et enfin je pu savourer pleinement cette victoire tant méritée.
Cronos fût remis sur pied en quelques minutes grâce à l’Ichor, notre breuvage miraculeux qui guérit toutes les blessures en purifiant le sang.

Le Domaine des Dieux reprenait vie et moi, la tête haute, je me délectais avec orgueil de cette victoire face au Roi des Titans… »
Titre: Re : Combat épique : Athéna contre Cronos
Posté par: Loïc le 10 Mars 2017 à 22:58:03
Hello.

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Depuis notre victoire sur les Titans le temps semblait comme suspendu, peut-être préférait-il

Faudrait un point à suspendu je pense.

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Mais moi Athéna, Déesse de la guerre et fille favorite de Zeus je m’enlisais dans cette inactivité ! Jeune femme fougueuse au caractère fort comme mon père, je ne rêvais et n’aspirais qu’à une existence faite de batailles et d’honneur !

C'est un peu surjoué je trouvé. Tu peux faire passer autant plus simplement, et ce sera plus cool à lire. Surtout qu'Athéna c'est aussi la déesse de la sagesse.

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Tout droit sortis des Tartares

C'est le Tartare, non ?

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avions vu pareil spectacle.

n'avions

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Malgré nos confrontations de jadis, ce jour-là tels des monstres gigantesques sortant des entrailles de la terre, ils apparurent sous nos yeux ébahis.
Zeus nous avait informés de son envie de revivre cette guerre gravée en nos mémoires le temps de quelques combats. Beaucoup s’y étaient opposés préférant la douceur d’un repos indéterminé, l’envie de guerroyer sous un soleil de plomb pour amuser la galerie ne les enchantait guère. Pourtant malgré leur manque d’entrain, mon père s’étant aperçu de mon mal-être, ordonna que les jeux commencent, pour mon plus grand plaisir.

Faudrait revoir la ponctuation de ce passage.

Citer
Au bout de plusieurs heures je me présentais à l’assemblée fièrement parée.

On n'a pas la même définition de la hâte ^^

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J’avais revêtue mon armure

revêtu

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J’avais revêtue mon armure qui portait la tête de Méduse ainsi que sa chevelure de serpents finement sculptée sur ma poitrine

ça me motiverait presque à reprendre mon texte u_u
La phrase ne va pas vraiment. Faudrait une ou deux virgules, et porter une figure sculptée, c'est bizarre.

Citer
Mon casque encerclant ma longue chevelure dorée étincelant comme la plus pure des étoiles sous l’astre de feu.

Encerclait, non ?

Citer
Moros la main du destin ne m’épargna pas… L’adversaire que je m’apprêtais à combattre n’était autre que mon grand père paternel : Cronos, Roi des Titans et anciennement de l’Olympe, qui avait dû céder sa place à son plus jeune fils, Zeus. Ne le supportant pas Cronos avait voulu se retourner contre mon père mais fût fait prisonnier par celui-ci.

On peut se passer du passage explicatif je pense.

Citer
Point le temps d’analyser la situation,

Pourquoi point et pas pas ?

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que sa non voyance

cécité

Citer
combat fût clôturé

clos

clôturé, c'est pour les clôtures

Citer
Mon grand-père étendu au sol fût porté

fut.
Un fût, c'est pour la bière

Bon, j'ai pas beaucoup aimé.
Je te conseillerais déjà de relire ton texte à voix haute, de voir où tu fais des pauses et de travailler la ponctuation en fonction.
Après, bon les textes-combats c'est toujours compliqué parce qu'il faut trouver un enjeu, quelque chose qui accroche le lecteur ou la lectrice, et là j'ai trouvé que ça manquait.


Bon courage si tu tentes de reprendre ce texte, et à une prochaine fois.