Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Meilhac le 27 Février 2017 à 20:57:14
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Ils vont rentrer dans ma maison. Ils seront plusieurs. Je les attends de pied ferme. Malgré mon pied-bot. Et ma jambe de bois. Mais je me maintiens, quand même. Debout j’ai davantage de difficultés bien sûr. Mais en m’appuyant sur ce que je trouve ici et là, un meuble, un tancarville, un piano, je parviens à garder de l’altitude, suffisamment pour ne pas m’écraser, en général. De toutes façons, c’est assez molletonné chez moi. A perte de vue, ce ne sont que coussins, moquette, peaux de bêtes, descentes de lit, tapis épais, tentures moelleuses. Tout est fait pour que les chutes soient amorties.
Ma mère-grand avait un jour glissé chez elle, et s’était fracturé le col du fémur. Et, il y a quelque temps, alors qu'il faisait mauvais, et que de toutes façons dans son état aller à Franprix il ne fallait même pas y songer, je lui apportai un pot de yaourt et un morceau de mimolette, et elle m’a dit que la vie quand le fémur est cassé c’est tout de suite moins drôle. Alors aussitôt rentré chez moi j’avais jeté les objets contondants, par la fenêtre, et commandé tout ce qui était mou et douillet et qui passait à portée de clic, et mon intérieur en avait été transformé. Maintenant tout n’y est que douceur, chaleur, cocooning. Je prends soin de moi. Je suis comme qui dirait dans le care. Et je m’en sais gré. Et ainsi c’est un cercle vertueux qui s’est installé, plus je prends soin de moi plus je m’en sais gré plus je m’aime et plus j’ai envie de prendre soin de moi. C’est beau, l’amour.
Malgré mon pied-bot et ma jambe de bois, je sors de temps en temps, mais en rentrant chez moi, passée la porte de l’immeuble et approchant de la porte de mon appartement, j’ai souvent une soudaine faiblesse, alors dans un éclair de lucidité je me jette de tout mon poids, vers l’avant, contre la porte d’entrée, qui cède sous la pression, et je me retrouve derrière dans la soie et l’astrakan, la laine et la ouate, le vison et l’hermine, et je m’y vautre et m’y câline et parfois m’y assoupis.
Quand je me réveille souvent je rampe jusqu’à la salle de bains, et là j’appuie sur un bouton rouge qui est à 1,4 cm du sol, et grâce à un système sophistiqué de poulies, de contrepoids, et d’écrous, de l’eau jaillit par un trou du plafond, elle est tiède, ça coule pendant quatre minutes, après quoi, lavé ou désaltéré, c’est selon, je rerampe, dans l’autre sens, me recouche, dans le même sens, et me rendors, dans le même sens aussi, car je vais toujours dans le même sens, d’arrière en avant, c'est à dire d’avant à après, donc de l’avant – vers l’avenir, résolument.
Car je suis un homme pragmatique. Ce qui ne peut être évité, il faut l’embrasser. Alors j’embrasse le futur, et je l’étreins, et même je l’étreins tellement qu’il étouffe un peu sous mon poids, il a le souffle court, le visage un peu bleu, avec des nuances de violet. Mais je le sens robuste. Il en a vu d’autres. Il tiendra le coup, il ne me lâchera pas en route. Il ne me laissera pas planté là.
Planté, si je puis dire. Car de mauvaises langues, et il y en a dans le quartier, diraient volontiers que je suis avachi, affalé, que sais-je. Alors que je suis seulement allongé. Genre fumeur d’opium dans fumerie d’opium. Genre préfet romain en plein repas. Genre voyageur égaré dans un train-couchette, et cherchant le sommeil au milieu des ronflements et des odeurs de chaussettes. J’aime cette position. Le seul problème, c’est le sang, qui a tendance à stagner je trouve. Le cœur pompe, pourtant. Je l’entends, avec ses coups sourds, boum, boum. Doum, doum. Et ainsi de suite. Mais j’ai l’impression que le sang circule un peu paresseusement. Alors je me dis, peut-être que la gravité pourrait faciliter le trafic. Alors j’essaie de me lever, et là le pied-bot, la jambe de bois, se rappellent à moi, me disant, Inutile mon gars. Ça n’est même pas la peine d’y penser. Nous c’est niet. Alors ça me met un coup au moral, et la mort dans l’âme. Puis, je sens mon sang, dans mes veines, bien en place et en même temps en mouvement, comme la mer, et le cœur dans sa cage, et l’eau dans la tête, tout ça bien au bon endroit. Alors je me dis, Tout ne va pas si mal après tout. Et j'ajoute, Le mieux est l’ennemi du bien, Mieux vaut un bon tiens que deux tu l’auras, et rasséréné par ces sages proverbes je me blottis dans la fourrure et, le sourire aux lèvres, je plonge dans un sommeil ouaté.
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Bonsoir @Meilhac,
Je te suis toujours, dans ce style qui t’est particulier et qui va de l’avant, de l’avant, de l’avant. Vers l’avenir, donc…
Dans ce texte-ci, je bute cependant vraiment sur le manque de virgule de ce passage : et j’ai su d’elle que la vie quand le fémur est cassé c’est tout de suite moins drôle. Il me semble que l’emploi du participe “su” ajoute à la confusion, « appris » serait éventuellement plus clair en l’absence de virgules ? Ou bien virgules ou tirets pour isoler «quand le fémur est cassé ».
Quant à ceux qui vont venir à plusieurs dans sa maison … où sont-ils passés ?
J’ai l’impression que c’est le voisin de palier d’Amédée, dans le dernier texte que j’ai posté (Mauvaise liaison)….
À +
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Bonsoir @Meilhac,
Je te suis toujours, dans ce style qui t’est particulier et qui va de l’avant, de l’avant, de l’avant. Vers l’avenir, donc…
Dans ce texte-ci, je bute cependant vraiment sur le manque de virgule de ce passage : et j’ai su d’elle que la vie quand le fémur est cassé c’est tout de suite moins drôle. Il me semble que l’emploi du participe “su” ajoute à la confusion, « appris » serait éventuellement plus clair en l’absence de virgules ? Ou bien virgules ou tirets pour isoler «quand le fémur est cassé ».
Quant à ceux qui vont venir à plusieurs dans sa maison … où sont-ils passés ?
J’ai l’impression que c’est le voisin de palier d’Amédée, dans le dernier texte que j’ai posté (Mauvaise liaison)….
À +
salut Jane !
oui tes remarques me convainquent, la phrase dont tu parles, peut-être je vais la changer ; et ceux qui vont venir : c'est un problème, je vais le régler ;)
merci beaucoup pour ta lecture et tes remarques ! :)
à bientôt ! :)
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Mais en m’appuyant sur ce que je trouve ici et là, un meuble, un séchoir, un piano, je parviens à garder de l’altitude, suffisamment pour ne pas m’écraser, en général.
le fameux séchoir :D
De toutes façons, c’est assez molletonné chez moi
CE MOT
j’aime bien ce mot
Alors aussitôt rentré chez moi j’avais jeté les objets contondants,
Ce mot-ci aussi (je le connaissais pas)
il me fait penser à coton-tige xd
Maintenant tout n’y est que douceur, chaleur, cocooning. Je prends soin de moi. Je suis comme qui dirait dans le care. L'autocare.
:coeur:
(bon en relisant c'est peut-être pas le jeu de mot du siècle xd)
alors dans un éclair de lucidité je me jette de tout mon poids, vers l’avant, contre la porte d’entrée
Je l’imagine bien ton bonhomme faire ça ^^ Cette phrase le rend super attachant, enfin il est bien campé
Quand je me réveille souvent je rampe jusqu’à la salle de bains, et là j’appuie sur un bouton rouge qui est à 1,4 cm du sol, et grâce à un système sophistiqué de poulies, de contrepoids, et d’écrous, de l’eau jaillit par un trou du plafond, elle est tiède, ça coule pendant quatre minutes vingt secondes, après quoi, lavé ou désaltéré, c’est selon, je rerampe, dans l’autre sens, me recouche, dans le même sens, et me rendors, dans le même sens aussi, car je vais toujours dans le même sens, d’arrière en avant, c'est à dire d’avant à après, donc de l’avant – vers l’avenir, résolument.
Je vais me retrouver à tout citer
mais ceybooooooo, j’aime vraiment bien le ton, la couleur, le rythme, tout ça
Car de mauvaises langues, et il y en a dans le quartier, diraient volontiers que je suis avachi, affalé, que sais je.
« un avachi, un affalé » peut-être ?
sais-je
Genre fumeur d’opium dans fumerie d’opium
Je viens de lire les nouvelles de Théophile Gautier à ce sujet u.u
Genre voyageur égaré dans un train-couchette, et cherchant le sommeil au milieu des ronflements et des odeurs de chaussettes.
:coeur:
ça n’est même pas la peine d’y penser.
maj
J’aime vraiment vraiment vraiment beaucoup. Faudrait que je développe et dise pourquoi mais on va dire que c’est l’atmosphère onirique, un peu flegmatique, on dirait que tout glisse sur lui et en même temps il entend les autres, ce qu’ils disent. Et puis c’est surement une grosse métaphore, comme avec ce type de fantastique. J'ai juste buté sur la même phrase que Jane. Sinon c’est un de mes textes préférés de toi je crois, mci pour la lecture comme on dit !
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Très sympathique ce texte !! Un moment de fantaisie agréable, malicieux, bien mené.
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Très sympathique ce texte !! Un moment de fantaisie agréable, malicieux, bien mené.
merci Miansérine :) !
Mais en m’appuyant sur ce que je trouve ici et là, un meuble, un séchoir, un piano, je parviens à garder de l’altitude, suffisamment pour ne pas m’écraser, en général.
le fameux séchoir :D
De toutes façons, c’est assez molletonné chez moi
CE MOT
j’aime bien ce mot
Alors aussitôt rentré chez moi j’avais jeté les objets contondants,
Ce mot-ci aussi (je le connaissais pas)
il me fait penser à coton-tige xd
Maintenant tout n’y est que douceur, chaleur, cocooning. Je prends soin de moi. Je suis comme qui dirait dans le care. L'autocare.
:coeur:
(bon en relisant c'est peut-être pas le jeu de mot du siècle xd)
alors dans un éclair de lucidité je me jette de tout mon poids, vers l’avant, contre la porte d’entrée
Je l’imagine bien ton bonhomme faire ça ^^ Cette phrase le rend super attachant, enfin il est bien campé
Quand je me réveille souvent je rampe jusqu’à la salle de bains, et là j’appuie sur un bouton rouge qui est à 1,4 cm du sol, et grâce à un système sophistiqué de poulies, de contrepoids, et d’écrous, de l’eau jaillit par un trou du plafond, elle est tiède, ça coule pendant quatre minutes vingt secondes, après quoi, lavé ou désaltéré, c’est selon, je rerampe, dans l’autre sens, me recouche, dans le même sens, et me rendors, dans le même sens aussi, car je vais toujours dans le même sens, d’arrière en avant, c'est à dire d’avant à après, donc de l’avant – vers l’avenir, résolument.
Je vais me retrouver à tout citer
mais ceybooooooo, j’aime vraiment bien le ton, la couleur, le rythme, tout ça
Car de mauvaises langues, et il y en a dans le quartier, diraient volontiers que je suis avachi, affalé, que sais je.
« un avachi, un affalé » peut-être ?
sais-je
Genre fumeur d’opium dans fumerie d’opium
Je viens de lire les nouvelles de Théophile Gautier à ce sujet u.u
Genre voyageur égaré dans un train-couchette, et cherchant le sommeil au milieu des ronflements et des odeurs de chaussettes.
:coeur:
ça n’est même pas la peine d’y penser.
maj
J’aime vraiment vraiment vraiment beaucoup. Faudrait que je développe et dise pourquoi mais on va dire que c’est l’atmosphère onirique, un peu flegmatique, on dirait que tout glisse sur lui et en même temps il entend les autres, ce qu’ils disent. Et puis c’est surement une grosse métaphore, comme avec ce type de fantastique. J'ai juste buté sur la même phrase que Jane. Sinon c’est un de mes textes préférés de toi je crois, mci pour la lecture comme on dit !
merci beaucoup Miromensil ! :)
yep, j'ai modifié la phrase que jane et toi trouviez un peu compliquée ; et pour autocare j'hésite (en fait je ne l'avais d'abord pas mi, puis mis à la relecture, et j'hésite, quand je l'enlève je perds quelque chose, mais quand je le mets je perds quelque chose aussi, faut voir ::--)).
mille merci pour ce retour et pour tes critiques constructives ! :)
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Coucou Meilhac ! (Merci à Manu d'avoir remonté ce texte ! :))
C'est le deuxième texte que je lis de toi... et j'adore tes espèces de rêves éveillés :)
Je te fais mes remarques au fil du texte :
dans le care
=> j'aurais mis des italiques puisque le mot n'est pas français (et j'aimais bien l'autocare :-[)
Et ainsi c’est un cercle vertueux qui s’est installé, plus je prends soin de moi plus je m’en sais gré plus je m’aime et plus j’ai envie de prendre soin de moi. C’est beau, l’amour.
=> j'adore la sensation que procure cette phrase :coeur:
me disant, inutile mon gars.
=> dans le dernier texte que j'ai lu de toi, j'ai cru comprendre que tu étais "fâché" avec les guillemets qui ouvrent les dialogues et coupent trop le texte à ton goût. Mais là, pour rester cohérent avec le reste du texte, j'aurais bien vu une majuscule à "Inutile"
inutile mon gars. ça
=> Ça
Voilà ! Merci pour cette poésie douce et onirique :)
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Je n'en reviens pas que ce texte n'ait pas récolté davantage d'approbations, en son temps.
Hypocondriaque, nosophobe, pourrait-on dire - et non sans quelques raisons - ton drôle de bonhomme se tourne résolument vers un futur qui lui est fermé !
Bref, je ne tiens pas à te paraphraser bêtement, en tous cas ton texte se passe de commentaires, c'est peut-être pourquoi il n'en a pas récolté.
C'est paradoxalement le sort des bons textes : il n'y a rien à rajouter. Qu'à les déguster.
On en voudrait bien encore. Et même un bouquin entier de cette eau-là....
Tellement c'est bon, je ne songe même pas à te demander "Qui va rentrer dans ta maison?", je m'en fous.
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;D
Merci aussi à Manu, parfois on découvre des textes anciens et qui méritent de remonter à la surface.
Un homme heureux ! Il se contente de son état, il regarde vers demain sans se soucier. Pour lui la vie n'est pas ce qu'elle est pour d'autres.
J'ai bien aimé ce texte, il se lit sans écueil, il mène où il veut. Très agréable lecture.
C'est vrai Avisto, souvent les bons textes ne recueillent que peu de commentaires, les commentateurs que nous sommes hésitent à dire simplement : c'est beau !
;) ;)
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de toutes façons
Répétition en peu de ligne. (Et j'aurais tendance à préférer "de toute façon" car là ça a valeur de "quoi qu'il en soit".
je lui apportai un pot de yaourt et un morceau de mimolette
apportais ? (Vu le passé composé derrière j'aurais plus vu de l'imparfait ici)
Lecture très sympathique, même si au final on ne sait pas qui sont ces "ils" qui vont venir. :mrgreen:
J'ai beaucoup aimé l'ambiance "douce" du texte. :)
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Donc, merci Manu, qui sait farfouiller.
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Donc, merci Manu, qui sait farfouiller.
ouais ! vivent les remontadas !! :)
de toutes façons
Répétition en peu de ligne. (Et j'aurais tendance à préférer "de toute façon" car là ça a valeur de "quoi qu'il en soit".
je lui apportai un pot de yaourt et un morceau de mimolette
apportais ? (Vu le passé composé derrière j'aurais plus vu de l'imparfait ici)
Lecture très sympathique, même si au final on ne sait pas qui sont ces "ils" qui vont venir. :mrgreen:
J'ai beaucoup aimé l'ambiance "douce" du texte. :)
merci beaucoupo Kathya pour ces remarques constructives !
je lui apportai... arf, immense question
je ne suis pas toujours à l'aise quand il faut choisir entre les temps du passé (et entre les temps tout courts) et concrètement là j'ai un peu fait exprès de faire du passé simple
je voulais le temps de l'action
et de nos jours c'est souvent le présent, le passé simple n'est plus très utilisé, et ça fait un peu précieux, et je n'aime pas du tout la préciosité, mais j'aime la profondeur et notamment la profondeur dans le temps et le présent perpétuel de certains auteurs qui racontent tout au présent, ça ne me satisfait pas, bref :--)
mais là en l'occurrence c'est passé simple a priori :--)
EDIT: je suis en train de me dire que je vais mettre ça au passé composé peut-être, "je lui ai apporté"
oui tu as raison pour le "de toute façon". Souvent j'hésite entre pluriel et singulier, et en fait il faut mettre au singulier, peut-être presque toujours voire toujours :--)
mille merci !
(ps d'avance : plus de batterie sur mon ordi, si pas le temps de répondre aux autres je le fais demain:--) !)
;D
Merci aussi à Manu, parfois on découvre des textes anciens et qui méritent de remonter à la surface.
Un homme heureux ! Il se contente de son état, il regarde vers demain sans se soucier. Pour lui la vie n'est pas ce qu'elle est pour d'autres.
J'ai bien aimé ce texte, il se lit sans écueil, il mène où il veut. Très agréable lecture.
C'est vrai Avisto, souvent les bons textes ne recueillent que peu de commentaires, les commentateurs que nous sommes hésitent à dire simplement : c'est beau !
;) ;)
merci beaucoup Claudius,
ah ben ça me fait hyper plaisir si tu as trouvé ça beau !
je ne sais pas si le gars est heureux-zen ou paumé-oufgueudin
et tant mieux si le lecteur peut imaginer ce qu'il veut :--) !
Je n'en reviens pas que ce texte n'ait pas récolté davantage d'approbations, en son temps.
Hypocondriaque, nosophobe, pourrait-on dire - et non sans quelques raisons - ton drôle de bonhomme se tourne résolument vers un futur qui lui est fermé !
Bref, je ne tiens pas à te paraphraser bêtement, en tous cas ton texte se passe de commentaires, c'est peut-être pourquoi il n'en a pas récolté.
C'est paradoxalement le sort des bons textes : il n'y a rien à rajouter. Qu'à les déguster.
On en voudrait bien encore. Et même un bouquin entier de cette eau-là....
Tellement c'est bon, je ne songe même pas à te demander "Qui va rentrer dans ta maison?", je m'en fous.
yo avisto
mille merci pour ta lecture et tes remarques constructives et qui me font plais'
ton "je m'en fous" me fait hyper plais', parce que expliquer (et me faire expliquer) c'est vraiment pas ce qui m'intéresse le + en littérature, et j'adore être lu par des gens qui ne passent pas leur temps à penser au futur ("où ça mène? où ça va? à quelle heure on arrive?") et qui pensent au présent ("c'est joli", "c'est pas joli", "c'est agréable", "c'est désagréable").
Coucou Meilhac ! (Merci à Manu d'avoir remonté ce texte ! :))
C'est le deuxième texte que je lis de toi... et j'adore tes espèces de rêves éveillés :)
Je te fais mes remarques au fil du texte :
dans le care
=> j'aurais mis des italiques puisque le mot n'est pas français (et j'aimais bien l'autocare :-[)
Et ainsi c’est un cercle vertueux qui s’est installé, plus je prends soin de moi plus je m’en sais gré plus je m’aime et plus j’ai envie de prendre soin de moi. C’est beau, l’amour.
=> j'adore la sensation que procure cette phrase :coeur:
me disant, inutile mon gars.
=> dans le dernier texte que j'ai lu de toi, j'ai cru comprendre que tu étais "fâché" avec les guillemets qui ouvrent les dialogues et coupent trop le texte à ton goût. Mais là, pour rester cohérent avec le reste du texte, j'aurais bien vu une majuscule à "Inutile"
inutile mon gars. ça
=> Ça
Voilà ! Merci pour cette poésie douce et onirique :)
merci beaucoup Léïlwen !
alors oui inutile je vais mettre une majuscule
bon c'est vrai que j'aime pas trop les tirets et les guillemets (j'aime pas trop d'une manière générale ce qui interrompt les rêveries et les textes et les rêves (d'ailleurs ça me fait hyper plais' que tu utilises ce mot (rêve) à propos de mon texte!) et ceci dit je ne suis pas complètement arrêté là dessus, je sais pas pour la suite, est-ce que je vais mettre de l'eau dans mon vin, je sais pas, faut voir, en tout cas tu as raison, cohérence, donc majuscule à inutile (ou alors minuscules dans les autres cas :--))
et pareil, care je vais le mettre entre guillemets (les guilemets c'est un peu too much, mais les pas guillemets je suis d'acc' avec toi c'est un peu pas assez. arf :--)).
encore mille merci Léïlwen !! :)
Bonjour Meilhac,
En allant piocher dans les coups de coeur, je remonte ce texte un peu barré, mais également terriblement précis.
Ton monde est particulier, pas si éloigné du notre: une extrapolation intra-muros, en quelque sorte.
Merci pour le partage
merci Manu
de rien, avec plaisir !
extrapolation intra-muros : elle est chouette ton image :--) !!
encore merci d'avoir fait remonter ce texte, c'est toujours instructif et utile d'avoir des retours de lecture ! :)
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je lui apportai... arf, immense question
je ne suis pas toujours à l'aise quand il faut choisir entre les temps du passé (et entre les temps tout courts) et concrètement là j'ai un peu fait exprès de faire du passé simple
je voulais le temps de l'action
et de nos jours c'est souvent le présent, le passé simple n'est plus très utilisé, et ça fait un peu précieux, et je n'aime pas du tout la préciosité, mais j'aime la profondeur et notamment la profondeur dans le temps et le présent perpétuel de certains auteurs qui racontent tout au présent, ça ne me satisfait pas, bref :--)
mais là en l'occurrence c'est passé simple a priori :--)
EDIT: je suis en train de me dire que je vais mettre ça au passé composé peut-être, "je lui ai apporté"
J'avoue être assez maniaque de la concordance des temps. C'est effectivement du passé composé qui conviendrait le mieux si tu veux ce fameux "temps de l'action dans ton texte". Si je proposais de l'imparfait, c'est parce que la confusion par homophonie est fréquente.
"[...] alors qu'il faisait mauvais, [...] je lui apportai un pot de yaourt et un morceau de mimolette, et elle m’a dit que la vie..." choquerait bien plus si y avait pas homophonie.
Ca donnerait :
"[...] alors qu'il faisait mauvais, [...] il lui apporta un pot de yaourt et un morceau de mimolette, et elle lui a dit que la vie..."
Enfin, perso ça me hérisse les synapses. Donc soit "je lui apportais" (apporter les trucs désigne alors un peu l'ensemble de la visite), soit "je lui ai apporté" et c'est une action. x)
*se sauve avec sa maniaquerie des temps*
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*se sauve avec sa maniaquerie des temps*
:D
non au contraire Kathya reste ! c'est tellement important ces histoires de temps ! moi j'ai du mal avec tout ça et j'ai envie de progresser :--)!
je lui apportai... arf, immense question
je ne suis pas toujours à l'aise quand il faut choisir entre les temps du passé (et entre les temps tout courts) et concrètement là j'ai un peu fait exprès de faire du passé simple
je voulais le temps de l'action
et de nos jours c'est souvent le présent, le passé simple n'est plus très utilisé, et ça fait un peu précieux, et je n'aime pas du tout la préciosité, mais j'aime la profondeur et notamment la profondeur dans le temps et le présent perpétuel de certains auteurs qui racontent tout au présent, ça ne me satisfait pas, bref :--)
mais là en l'occurrence c'est passé simple a priori :--)
EDIT: je suis en train de me dire que je vais mettre ça au passé composé peut-être, "je lui ai apporté"
J'avoue être assez maniaque de la concordance des temps. C'est effectivement du passé composé qui conviendrait le mieux si tu veux ce fameux "temps de l'action dans ton texte". Si je proposais de l'imparfait, c'est parce que la confusion par homophonie est fréquente.
"[...] alors qu'il faisait mauvais, [...] je lui apportai un pot de yaourt et un morceau de mimolette, et elle m’a dit que la vie..." choquerait bien plus si y avait pas homophonie.
Ca donnerait :
"[...] alors qu'il faisait mauvais, [...] il lui apporta un pot de yaourt et un morceau de mimolette, et elle lui a dit que la vie..."
Enfin, perso ça me hérisse les synapses. Donc soit "je lui apportais" (apporter les trucs désigne alors un peu l'ensemble de la visite), soit "je lui ai apporté" et c'est une action. x)
*se sauve avec sa maniaquerie des temps*
ah yes je comprends ! tu as fait l'hypothèse que j'ai fait une confusion par homophonie (ce qui m'arrive probablement d'ailleurs)
et là ce n'était pas le cas, en tout cas pas consciemment, mais je retiens ta méthode, au moindre doute, de reformuler la phrase à la troisième personne...
yep donc là passé composé semble le plus approprié je crois, je vais faire ça
merci beaucoup Kathya pour ton passage, et pour ce coup de main :) !
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C'est extrêmement beau. Je l'avais lu il y a longtemps, il est extrêmement beau.
"C’est beau, l’amour." C'est fou, mais je n'arrive rien à dire d'autre.
Rien du tout. Et d'autres choses sont si belles, aussi, mais d'autres choses sont plus belles, encore... Mais je n'arrive pas à le sdistinguer... Passé un cap, une borne, une stèle, il n'y a plus de laideur, et tout ne se compte qu'en sublimation...
Mais la sublimation ne se compte pas. J'ai toujours peur, de faire ombrage, aux autres, à d'autres,
sublimes.
Mais la sublimation ne se compte pas.
Et c'est tant mieux.
Et c'est heureux.
Nacas.