Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Milora le 27 Août 2009 à 15:35:27
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Me revoici, avec une nouvelle nouvelle ! ^^ Une nouvelle un peu longue : 12 pages Word. Mais trop courte à mon sens pour aller dans les romans-feuilletons. Je la posterai en plusieurs fois (4 ou 5 environ).
Je renoue avec un genre qui m'est plus familier : fantasy avec des touches d'humour. L'histoire : l'héroïne, amnésique, se retrouve au milieu de l'assaut d'un château fort, et tente de trouver un moyen pour que tous les habitants ne soient pas réduits en charpie. Et autres petits détails de plus ou moins grande importance pour le scénario.
Je l'ai commencée il y a environ un an, sur papier, et j'ai écrit la deuxième moitié récemment. Je ne sais pas trop quoi en penser ; je me suis bien amusée à l'écrire, mais je pense que j'aurais pu développer les choses de façon plus intéressante (sans oublier que ça a donné un truc assez différent de ce qui était prévu au départ, mais bon, je commence à avoir l'habitude).
Voilà, comme d'habitude, soyez sévères dans vos commentaires ! En espérant que vous passerez un agréable moment de lecture...
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Le prince oublié, ou
Alors là j’avais un énorme problème.
Un problème de trois mètres vingt-cinq de hauteur, recouvert d’une cuirasse impénétrable, et armé de griffes si acérées qu’elles rendaient son gourdin hérissé de pics absolument dérisoire.
Paniquée, je tournai la tête dans tous les sens, en quête de quelque chose d’utile, même s’il ne devait s’agir que d’une information. Autour de moi, le combat faisait rage, l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil, incohérentes taches mouvantes de couleurs au sein d’une masse bigarrée, zébrée parfois d’éclats métalliques, où le rouge semblait l’emporter un peu plus à chaque instant. Je dus fermer les paupières, prise de tournis. Mon cœur, déjà lancé à cent à l’heure, passa encore une vitesse.
Mais que faisais-je donc là ? Nom de nom, j’étais l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
Devant moi, le monstre gronda sourdement, me ramenant à ce qui nous occupait – et plus sûrement à ce qui l’occupait lui : me déchiqueter sur place. Le souffle court, je commençai à reculer, tremblante. J’aurais voulu pouvoir dire que sa taille impressionnante constituait un handicap quant à sa rapidité de déplacement, mais ce n’était pas le cas. Il marchait sur moi avec une froide détermination, d’autant plus redoutable qu’elle était dépouillée de toute frénésie guerrière. Au moins, cela aurait pu nous englober dans le tournoiement de la bataille, lier mon sort à celui de mes compagnons – si c’en étaient. Au lieu de cela, j’étais comme isolée, seule, prise au piège d’un face-à-face inéluctable avec la créature.
Situation certes propre d’une héroïne (l’impression que vos jambes sont en gadoue en moins). Seulement, je n’avais aucune idée du camp dans lequel je me trouvais, aucune notion de ce qui était en train de se passer, pas la moindre minuscule trace de souvenir de ce que j’étais censée faire ! Le monstre avançait toujours et je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée. A vrai dire, la seule chose que j’avais en tête était une espèce de néant où flottait ma désignation de protagoniste de cette histoire. Comme si l’auteur avait oublié, négligé, cru amusant d’omettre de me doter d’une identité. Cette pensée fusa dans le vide sidérant de mon crâne.
Non mais avait-on jamais vu cela ? Quel rustre ! C’était d’une inconséquence sans nom, d’une désinvolture indicible, d’une impolitesse rare ! Je sentis que j’entrais dans une colère tout aussi rare. Voyez-vous ça ? Propulser son personnage au milieu du chaos sans l’ombre d’une explication, et le planter devant une espèce de mastodonte qui tenait à la fois du troll, du dragon et du psychopathe sanguinaire… ! Sa tête était si haute sur son cou, que les crocs aiguisés qui saillaient de sa gueule me semblaient ridiculement petits. De loin. Fichtre.
Reculant toujours, puisque ce monologue embrouillé avait tenu en quelques secondes, je sentis un objet glisser à mes pieds. J’eus le temps de me demander s’il s’agissait de mon estomac qui m’abandonnait lâchement, mais en baissant les yeux, je réalisai que c’était le manche d’une épée que j’avais jusque là serrée dans mon poing. Et que j’avais eu la bonne idée de laisser tomber. Encombrant, une épée, hein ? J’enrageai de ma stupidité. Le troll-dragon-meurtrier était à présent à son niveau ; la garde fut réduite à un amas de copeaux, lorsqu’il abattit sa patte musculeuse dessus. Je déglutis.
D’accord, là, mon énorme problème devenait énormément grave. Incapable de penser, je reculai de plus belle, confiante en l’instinct des combattants pour qu’ils s’écartent sur notre passage et ne me transpercent pas accidentellement d’un coup de lame. Mon dos heurta une surface dure, un gémissement passa mes lèvres. J’étais acculée. La bestiole était là, outrageusement invincible, écumante de bave, tout près, si près que je respirais son odeur fétide. C’était la fin ! Avant même de commencer ! Qui me disait que j’étais héroïne d’un roman et pas d’une courte nouvelle sans queue ni tête ? Le tumulte battait son plein alentour, le monstre bandait ses muscles, mes oreilles bourdonnaient, l’implacable gourdin prenait de la hauteur.
Non, je ne pouvais pas mourir ! Pas à la deuxième page ! Pas sans savoir au nom de quoi ! Je me retournai d’un bond, me cognant le nez à un édifice de pierres froides et sans secours, éboulé par endroits. Un déplacement d’air frôla mon cou, et je n’eus que le temps de bondir de côté à la dernière seconde. Le bras du géant me manqua d’un trop court centimètre. Bon sang, j’étais peut-être une guerrière aguerrie, une fée capable de voler, un elfe comprenant le langage des trolls-dragons-serial killers ! J’avais peut-être la solution à portée de main, d’orteil, d’oreille pointue, que sais-je encore ?
Le monstre grogna de nouveau, prêt à frapper encore. Je fondis au sol, rampant à travers les décombres qui m’éraflaient paumes et genoux. Mon sang tambourinait à mes tempes, mes mains tremblaient en me dégageant un passage. Soudain, le gourdin s’écrasa avec fracas, les blocs de pierre tressautèrent et dégringolèrent sur moi. Une souris, pourquoi n’étais-je pas une minuscule souris ? Je me blottis dans un petit renfoncement au pied de la tour, cherchant désespérément du secours.
Sauf que ce n’était pas un petit renfoncement. Ce n’était pas qu’un petit renfoncement. C’était une ouverture sur un étroit passage provoquée par un effondrement ! Les ondes se répandaient sur le sol à chaque pas de la créature, comme la peau d’un tambour assaillie par les coups. Je me faufilai dans le boyau de pierre avec une agilité très contestable, rentrant la tête dans les épaules pour échapper aux éboulis.
Une fine poussière ocre avait envahi le passage, me remplissant les yeux et me faisant tousser. J’avançai comme je le pus, aveuglée, crachotant de la terre, prenant appui sur les saillants de la paroi, pour me hisser dans ce boyau qui semblait avoir été construit davantage pour le descendre que pour le remonter. Jamais je ne m’étais sentie si oppressée. L’air était dense de particules en suspension qui remontaient douloureusement dans mes narines. Je me pris à craindre que ce soient des latrines, se terminant par une ouverture trop mince pour me laisser sortir. Mais, diable ! Ce maudit Auteur avait eu le toupet de me fourrer dans une situation apocalyptique, je comptais sur lui pour mettre de la bonne volonté, c’était le moins qu’il me devait !
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Ah, je suis toute triste, Mil': je t'avais écrit un super-commentaire, que mon ordi vient de dévorer en me déconnectant du fofo :'( Bon, qu'à cela ne tienne, je viens juste de le refaire. Mais c'est pénible de taper deux fois presque exactement la même chose xD
12 pages Word. Mais trop courte à mon sens pour aller dans les romans-feuilletons. Je la posterai en plusieurs fois (4 ou 5 environ).
C'est marrant qu'on ait toutes les deux écrit une nouvelle en plusieurs parties et qu'on l'ait postée le même jour! Par contre, on ne leur réserve absolument pas le même traitement forumesque ^^
Et autres petits détails de plus ou moins grande importance pour le scénario.
Là, je commence déjà à me marrer, hein.
Le prince oublié, ou
Au début, j'avais pensé comme tout le monde que tu en avais oublié un bout, mais quand je me suis rendue compte que c'était fait exprès, j'ai trouvé ça bien trouvé et plutôt original. Bon point.
Alors là j’avais un énorme problème.
Je n'aime pas trop cet emploi-là des italiques. Je trouve que c'est exagéré: la phrase peut mettre en valeur des mots de par la syntaxe même. A mon avis, il vaut mieux garder les italiques pour les mots étrangers, les citations, la télépathie et autres pantalonnades.
Paniquée, je tournai la tête dans tous les sens, en quête de quelque chose d’utile, même s’il ne devait s’agir que d’une information.
Ah, là je suis un brin déçue. J'attendais une chute débile à la sentence, du genre "même s'il ne devait s'agir que d'une brosse à cheveux". Mais bon, être drôle tout le temps, ça peut devenir un peu lassant. J'ai beau adorer Pratchett, c'est vrai que je me perds un peu, parfois, dans l'agencement de l'intrigue.
détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
La virgule après le "et" est superflue. En outre, cette phrase me semble un tantinet longue.
Mon cœur, déjà lancé à cent à l’heure, passa encore une vitesse.
Ha, j'adore cette blague. Joliment trouvé, comme métaphore incongrue.
l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
, puisque ce monologue embrouillé avait tenu en quelques secondes,
Comme toujours, j'apprécie énormément tes métalepses ironiques.
e commençai de reculer, tremblante.
"Je commençai à". Sinon, ce n'est pas très beau.
J’aurais voulu pouvoir dire que sa taille impressionnante constituait un handicap quant à sa rapidité de déplacement, mais ce n’était pas le cas.
Superbe prétérition.
j’étais comme isolée, seule,
Ca me semble plutôt redondant. "Seule" ou bien "isolée", l'un des deux termes se suffit à lui-même, non ?
la seule chose que j’avais présente en tête
Pareil, c'est un peu lourd. "La seule chose que j'avais en tête" est suffisant, à mes yeux.
Cette pensée fusa dans le vide sidérant
Je n'aime pas des masses le mot "sidérant" dans cet emploi-ci, mais c'est peut-être personnel.
qui tenait à la fois du troll, du dragon et du psychopathe sanguinaire… !
Je HAIS la double ponctuation. Vraiment. Non seulement ce n'est pas grammatical, mais en plus, je la trouve très laide, esthétiquement parlant. Là, je suppose que l'un ou l'autre suffit. Enfin... Je sais bien que c'est une figure de style contemporaine, mais je ne peux pas la voir.
Sa tête était si haute sur son cou, que
Virgule sans doute surnuméraire.
me semblaient ridiculement petits. De loin. Fichtre.
Le "Fichtre" me semble de trop. Par contre, le commentaire sur les crocs est hilarant!
Et que j’avais eu la bonne idée de laisser tomber. Encombrant, une épée, hein ?
Au lieu de mettre une majuscule au "et", j'aurais continué la phrase et séparé cette proposition du reste du groupe par un tiret. Simple préférence stylistique. Cela ne change rien au fait que j''adore la tonalité de ce passage.
copeaux de bois, lorsqu’il
Encore une virgule pas trop utile, si tu veux mon avis. Mais il se discute.
mon énorme problème devenait énormément grave.
Chouette dérivation. Avec un chiasme, en plus. Et c'est drôle.
Qui me disait que j’étais héroïne d’un roman et pas d’une courte nouvelle sans queue ni tête ? [...]
Non, je ne pouvais pas mourir ! Pas à la deuxième page ! Pas sans savoir au nom de quoi !
J'adore ce mélange d'humour et de désespoir.
à portée de mains, d’orteil, d’oreille pointue
Au singulier, "mains", même s'il y en a deux. Le français singularise plus souvent qu'il n'est nécessaire - ou même logique. L'anglais est plus pragmatique. D'ailleurs, ça pose des problèmes aux francophones bien gallicanisés comme moi, qui baragouinent un anglais scolaire. Mais brisons là.
avec une agilité très contestable
Sympa, la tapinose. Enfin, je crois bien que c'est le nom de cette figure de style... Ca m'éclate de redonner des termes d'analyse technique précis à ce texte, y en a plein et elles sont toujours utilisées à bon escient. ^^
Ce maudit Auteur avait eu le toupet de me fourrer dans une situation apocalyptique, je comptais sur lui pour mettre de la bonne volonté, c’était le moins qu’il me devait !
[/quote]
J'aime beaucoup cette chute.
Dans l'ensemble: malgré quelques maladresses syntaxiques ou langagière, l'histoire est drôle et tient la route - justement parce qu'elle ne tient pas la route, d'ailleurs, je pense. Même si ce n'est pas mon texte préféré de toi, j'ai passé un bon petit moment de lecture. On sent bien ta griffe d'écriture. D'ailleurs, j'ai hâte de lire la suite ^^
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Muarf, ce qu'y a de bien avec ton message, Ambre', c'est que ça donne l'impression d'être intelligent parce qu'on fait des figures de style compliquées sans même les connaître xD
Merci pour ce commentaire hyper détaillé, en tous cas ???
Citation
Alors là j’avais un énorme problème.
Je n'aime pas trop cet emploi-là des italiques. Je trouve que c'est exagéré: la phrase peut mettre en valeur des mots de par la syntaxe même. A mon avis, il vaut mieux garder les italiques pour les mots étrangers, les citations, la télépathie et autres pantalonnades.
Hum... mouiiii... Disons que quand j'écris, j'aime bien essayer de créer une voix, comme si le lecteur entendait les mots. Et comme là je voulais un ton oral - comme si on avait accès au monologue intérieur de l'héroïne - j'ai pas reculé devant des marques de l'oralité (appruyer par l'italique l'insistance sur un mot)... Si ça gène d'autres personnes, je l'enlèverai ^^
Citation
détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
La virgule après le "et" est superflue. En outre, cette phrase me semble un tantinet longue.
La virgule est avant le "et"... Justement, je l'avais mise là pour une fonction rythmique, parce que la phrase était longue... :-[
Citation
e commençai de reculer, tremblante.
"Je commençai à". Sinon, ce n'est pas très beau.
Commencer de... existe aussi. Perso je trouve ça plus joli que commencer à... avec ses deux voyelles d'affilée, mais ernya m'avait dit que ça la gênait aussi, alors je mettrai "à" ! :)
Citation
la seule chose que j’avais présente en tête
Pareil, c'est un peu lourd. "La seule chose que j'avais en tête" est suffisant, à mes yeux.
Ah c'est bien vrai, ça !
Citation
qui tenait à la fois du troll, du dragon et du psychopathe sanguinaire… !
Je HAIS la double ponctuation. Vraiment. Non seulement ce n'est pas grammatical, mais en plus, je la trouve très laide, esthétiquement parlant. Là, je suppose que l'un ou l'autre suffit. Enfin... Je sais bien que c'est une figure de style contemporaine, mais je ne peux pas la voir.
Tu parles du "... !" ? C'était toujours pour reproduire un peu l'oralité, mais ça ne me coûte rien de l'enlever ^ ^ Petite question qui me turlupine : c'est grammatical, dans le cas où il s'agit d'une phrase exclamative interrompue (dans un dialogue par exemple), non ?
C'est noté, pour "mains" et les virgules en trop ! :)
Diiis... qu'est-ce qu'une tapinose ? (je m'imagine une figure de style en minijupe moulante en train de faire signe à des automobisistes dans une rue mal famée... :-[ )
Citation de: Milora le Hier à 15:35:27
12 pages Word. Mais trop courte à mon sens pour aller dans les romans-feuilletons. Je la posterai en plusieurs fois (4 ou 5 environ).
C'est marrant qu'on ait toutes les deux écrit une nouvelle en plusieurs parties et qu'on l'ait postée le même jour! Par contre, on ne leur réserve absolument pas le même traitement forumesque
C'est vrai ! Lol. C'est dire comme les classifications sont aléatoires !
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Wouaw! Est-ce normal que j'ai l'impression de sentir une certaine influence de Thursday Next, l'univers intra-livres, les génériques, etc?
En tous cas c'est vraiment original, et le titre en est à l'image, comme l'a dit Ambrena!
mon seul chipotage sera pour ça:
je réalisai que c’était le manche d’une épée brisée que j’avais jusque là serrée dans mon poing. Et que j’avais eu la bonne idée de laisser tomber. Encombrant, une épée, hein ? J’enrageai de ma stupidité.
Euh si je comprend bien l'épée s'est brisée simplement en tombant par terre? Pas très crédible, si?
Euh, voilà, je ne trouve rien de spécial à rajouter, à vrai dire j'attend d'en lire plus...
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Wouaw! Est-ce normal que j'ai l'impression de sentir une certaine influence de Thursday Next, l'univers intra-livres, les génériques, etc?
Je l'attendais, cette remarque ^^ En fait, pas pour la première moitié de cette histoire, que j'ai rédigée l'an dernier, bien avant de lire Thursday. Par contre, quand je l'ai reprise y a quelques semaines, j'ai eu bien du mal à ne pas ffordiser, lol. Tu me diras si l'influence est trop forte XD
Pour l'épée, j'avais pas remarqué, mais c'est vrai que c'est pas clair. Non, l'épée était brisée quand elle l'avait à la main (c'est pour ça qu'elle était pas en train de se battre), mais le détail n'est pas si important, je vais enlever le "brisée" ^^
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En fait, pas pour la première moitié de cette histoire, que j'ai rédigée l'an dernier, bien avant de lire Thursday.
Et pourtant on dirait vraiment! J'y pensais déjà à "mais je suis l'héroïne de cette histoire!" et quand j'ai lu "l'auteur aurait pu me donner une identité" (en gros, je reprend de mémoire) c'était vraiment énorme!
C'est d'autant plus passionnant pour moi, par contre je ne sais pas si je suis assez objective pour te dire par la suite si l'influence est trop forte ou pas... Si je la vois même là où elle n'est pas!
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Hm, je ne parlerai ni des métalepses, ni des prétéritions, ni des tapinoses, 1. parce que ça vient d'être fait, 2. parce que je ne sais pas souvent ce que ça veut dire :mrgreen:
[size=quote]armé de griffes si acérées qu’elles rendaient son gourdin hérissé de pics absolument dérisoire.[/quote] au début j'ai pensé "le gourdin de l'héroïne est dérisoire par rapport au truc devant elle, donc c'est mon." En fait c'est que ledit truc a aussi un gourdin ? Bref, j'ai pas trouvé ça très clair, mais c'est un obstacle personnel je crois :-¬?
Nom de nom, j’étais l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
moui, j'trouve ça un peu appuyé ; l'allusion au "monologue embrouillé" des lignes suivantes est plus subtile j'trouve !
Je sentis que j’entrais dans une colère tout aussi rare.
un peu lourd, le "tout aussi" étant là juste pour dire "hé regarde, j'ai remis rare, c'est fait exprès", non ?
Un déplacement d’air frôla mon cou, et je n’eus que le temps de bondir de côté à la dernière seconde.
le "à la dernière seconde" sonne bizarre (à mes oreilles seulement, peut-être), tu as mis "je n'eus que le temps", ça couple déjà les deux notions de vitesse et de temps (v = d/t, n'est-il pas :mrgreen:), j'trouve que tu pourrais t'arrêter à "de côté".
Voilà. C'est marrant, comme l'héroïne s'extrait souvent du récit en parlant de son auteur, j'ai l'impression que le décor est en carton, comme dans une maquette pour enfants. (C'est positif comme commentaire, au cas où ^^)
Et le titre est cooool.
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Citation
Nom de nom, j’étais l’héroïne de cette histoire, je ne pouvais pas me retrouver dans une situation aussi désespérée dès les premières lignes !
moui, j'trouve ça un peu appuyé ; l'allusion au "monologue embrouillé" des lignes suivantes est plus subtile j'trouve !
Dans ce cas, tu ne vas sans doute pas aimer la suite... :(
Pour les deux autres remarques... hum, je verrai si ça gène les autres...
Voilà. C'est marrant, comme l'héroïne s'extrait souvent du récit en parlant de son auteur, j'ai l'impression que le décor est en carton, comme dans une maquette pour enfants. (C'est positif comme commentaire, au cas où )
Ah bon ? C'est pas plus mal, si c'est l'effet que ça produit ; ça colle au texte ^^
Je sais pas si c'est trop tôt, mais tant pis, je poste la suite ^^ :
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Je débouchai devant une paire de bottes en mouvement. Elles s’éloignèrent au pas de course, emportant vraisemblablement leur propriétaire, de sorte qu’il n’y eut aucun témoin de mon extirpation qui manqua tant de grâce que de souffle. Après quelques minutes de lutte contre la gravité et un pan de tunique resté accroché à une roche en contrebas, je me retrouvai dans un couloir, haletante, en sueur, et affalée par terre.
Le plancher était en bois sombre mais les murs exhibaient fièrement leur pierre épaisse – comme celle qui venait de me tomber dessus, notai-je non sans hostilité. Des tapisseries longues et étroites jouxtaient des tableaux de qualité médiocre, bien trop éclairés pour la faible lueur dispensée par les meurtrières. Configuration passablement illogique. L’auteur de cette histoire manquait de bon sens autant que de politesse. Le couloir comportait aussi plusieurs armes décoratives, une plante en pot et un trio de gardes en côte de mailles ; mais ce dernier, je le remarquai un peu tard : lorsqu’on m’agrippa par le bras. Allons bon.
- Qui êtes-vous ? demanda l’un des gardes, mettant le doigt sur la question à cent mille cacahuètes, ou quelle que soit la monnaie locale.
J’eus l’idée de jeter un œil à ma tenue avant de répondre – le temps de cesser de ressembler à une otarie asthmatique. Une cheminée large, retenue à la taille par une épaisse ceinture de cuir, des chausses brunes dépassant de vieilles bottes, et pas de cheveux dans la figure, ce qui signifiait qu’ils étaient soit courts, soit attachés. Pas vraiment une tenue de fille. Donc, soit il y avait vice de forme quelque part, soit j’avais une double identité. Repoussant l’hypothèse peu crédible de l’héroïne transsexuelle, j’optai pour la double identité. Le garde, lui, opta pour me menacer de son gant de fer, me rappelant qu’une question d’un costaud à un gringalet induisait en général une réponse du gringalet à l’attention du costaud.
- Je suis un garçon de cuisine, inventai-je donc en désespoir de cause, redoutant le contact délicat de son poing.
- Le bâtiment des cuisines a été pris il y a deux heures, le gamin a pu s’enfuir, indiqua un autre garde, que je décidai de coucher sur mon testament.
A ce moment précis, une secousse monumentale secoua l’édifice des fondations à… ce qu’il pouvait y avoir en haut. Je la ressentis jusque dans ma cage thoracique, le sol trembla et des pierres chutèrent. Par réflexe, nous nous baissâmes à l’unisson, engloutis par un nuage de poussière. Je suffoquai à nouveau, prise au dépourvu.
- Par là ! cria quelqu’un entre deux quintes de toux et trois impacts de pierres.
J’eus à peine le loisir de remarquer qu’on m’avait lâchée ; je suivis la direction de la voix. Le couloir n’était plus que brume ocre et pluie grise, je trébuchai sur un objet géométrique dont je n’aperçus qu’une touche de couleur en forme d’arbre. Les tableaux n’avaient pas résisté au séisme.
Une forme humaine apparut devant moi puis se fondit dans une masse sombre. Je me hâtai de la rejoindre, passant la porte à mon tour.
La poussière ne tarda pas à retomber une fois celle-ci fermée. Je laissai échapper une inspiration rauque, les yeux exorbités : j’avais retenu ma respiration si fort que des irisations envahissaient mon champ de vision. Cette nouvelle pièce semblait avoir eu pour principale fonction d’abriter une table dressée sur tréteaux, où l’on avait abandonné un jeu de cartes en plein milieu d’une partie. Deux verres étaient renversés, les tabourets repoussés en désordre. On avait fui en catastrophe. Je ne pus retenir un frisson.
- Ils nous attaquent à la catapulte ! diagnostiqua l’un des gardes lorsque le tumulte s’apaisa.
Nous étions tous les quatre, au complet. Celui qui m’avait attrapée par le bras posa les mains sur la table et laissa retomber sa tête en avant.
- Nous sommes perdus, gémit-il. Ils vont tous nous massacrer jusqu’au dernier…
Cela versait dans le tragique. Voilà que j’avais, par-dessus le marché, atterri dans une minable histoire de bas étage.
- Que veulent-ils, à la fin ? m’insurgeai-je, moins contre nos ennemis invisibles que contre le sort qui s’acharnait sur moi – je soupçonnai l’auteur de se livrer à une expérience psychologique pour mesurer l’endurance nerveuse d’un pauvre personnage innocent.
- Pardi, ils veulent le seigneur d’Herbaudt ! répondit le garde. L’ennemi a juré qu’ils tueraient hommes, femmes et enfants tant qu’il ne se serait pas rendu.
- Et où est-il, ce fameux seigneur ? demandai-je encore, en flairant la question piège.
- Dans ses appartements. Il a ordonné qu’on ne fasse entrer personne.
Aha ? Si facile ? Après tout, vu la qualité du scénario, ma mission était peut-être simplement ce dont elle avait l’air. Bon allez hop ! J’étais l’héroïne oui ou non ? Il était temps d’agir en conséquence.
- Conduisez-moi à lui !
La puissance impérieuse de ma déclaration ne sembla pas s’imposer aux trois gardes comme une évidence sans appel. Celui qui venait de parler releva la tête, et échangea un regard contrarié avec ses collègues.
- Gamin, il ne veut voir personne, et encore moins un garçon de cuisine, releva l’autre, que je décidai, à la réflexion, de rayer de mon testament – non mais.
- Il a même renvoyé ses conseillers, compléta le troisième.
Bon, et qu’est-ce que je pouvais faire d’autre pour essayer de sauver le monde – ou, à défaut, ma vie, ce qui me semblait déjà suffisamment ambitieux ? J’avais beau me creuser les méninges, rien ne me laissait supposer que j’étais dotée d’un QI surdéveloppé.
- Il faut que je le voie ! m’entêtai-je donc. J’ai… j’ai vu quelque chose en traversant la cour, et je dois absolument l’en informer en personne !
L’avantage d’être amnésique au début d’une histoire, c’est que ce n’était pas là vraiment mentir : cela pouvait parfaitement être vrai. Les trois gardes se consultèrent du regard, me laissant tout à ma contemplation de la poussière blanche sur laquelle s’imprimaient nos traces de pas, par terre. La scène avait des allures de fin du monde.
- Le couloir est condamné, annonça l’inconstant candidat à mon héritage, mais on peut y accéder en passant par la grande salle.
Une nouvelle secousse accueillit ses paroles, plus lointaine, mais suffisamment proche pour faire tressauter la table
- De toute façon, fis-je nerveusement remarquer, où que l’on soit, si on ne fait rien, on va finir en viande hachée.
Le gaillard qui se tenait à ma droite, malgré ses armes et sa cotte de maille, ne put s’empêcher de blêmir.
- En route ! réagit-il, prenant la direction du fond de la pièce.
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Tiens, j'ai lu le texte en entier hier soir, j'ai tout aimé :mrgreen: c'était sympa, un peu Thursday Nexté mais avec ta touche à toi qui fait que ben c'est pas un vulgaire plagiat mais une très sympathique histoire ! Les deux "parties" sont assez équilibrées. J'aime bien la façon dont l'héroïne prend les choses en main uh uh Tu sais vraiment bien raconter des histoires bravo :)
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je me retrouvai dans un couloir, haletante, en sueur, et affalée par terre.
pas de virgule à la fin d'une énumération
plusieurs armes décoratives, une plante en pot, et un trio de gardes en côte de mailles ;
idem, "plante en pot et un trio..."
la question à cent mille cacahuète
cacahuètes
Par réflexe, nous nous baissâmes à l’unisson
pas très beau je trouve, mais j'sais pas quoi proposer d'autre
- Ils nous attaquent à la catapulte ! diagnostiqua l’un des gardes lorsque le tumulte s’apaisa.
le "!" va mal avec "diagnostiqua"... remplace-le par une virgule, peut-être?
atterri dans une minable histoire de bas étage
manque le point final
voilà ^^ toujours sympatoche. Suite ?
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Merci, Zach :-[
Lo --> c'est très incorrect, les virgules en fin d'énumération ? Elles sont là pour le rythme. Et pour le "diagnostiqua", c'était justement un peu ironique, pour contraster avec son ton un peu affolé (point d'exclamation)... Ok pour le reste ! Je corrige.
Bon, y a pas affluence de lecteurs, lol, mais je vous mets la suite...
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Il s’accroupit pour ouvrir une trappe, et nous faussâmes compagnie à la table sauteuse.
Nous dûmes descendre deux niveaux, traverser plusieurs couloirs obscurs, et l’un des gardes quitta notre groupe pour aller rejoindre une poignée d’hommes qui partaient éteindre un début d’incendie. Puis, nous pûmes enfin accéder au donjon, et eûmes à parlementer avec les deux soldats qui gardaient l’obscur escalier en colimaçon. Fidèles à leur rôle secondaire, mes guides décidèrent de m’abandonner là pour aller prêter main forte à je ne sais quel détachement.
- Les ordres sont formels, mon gars ! répéta le soldat de droite qui encadrait la porte de l’escalier.
- C’est que, quand il les a donnés, le seigneur d’Herbaudt ne pouvait pas savoir qu’il serait crucial que j’entre, analysai-je avec malice.
Je ne savais pas moi-même en quoi c’était crucial, mais : 1) je n’avais, à ma connaissance, aucune compétence technique pour aider ailleurs ; 2) je n’avais pas envie de finir écrabouillée, dévorée et/ou autres, ce qui signifiait que je devais agir ; et 3) si l’auteur ne m’avait donné que cette piste à suivre, il devait y avoir une raison. Une raison autre que me faire tourner en bourrique, j’entends. Tout cela expliquant ma mine déterminée et mon regard enflammé.
Qui ne firent pas sourciller les deux gardes. Je sentis que je commençais à m’énerver, à un point que n’avait jamais connu ma si courte existence.
- Ça suffit, maintenant ! explosai-je. Ça fait deux pages que je parlemente pour accéder à ces satanés appartements ! C’est ridicule ! Vous n’avez rien à perdre, alors laissez-moi entrer ! Vous êtes conscients que vous sabotez la moindre parcelle d’intérêt qu’aurait pu comporter cette stupide histoire, au moins ?
Les deux gardes se regardèrent, mal à l’aise. Comme si l’auteur leur avait fourni une gamme de réactions possibles aussi étendue qu’une tête d’épingle.
- Tu pourrais être envoyé par l’ennemi, avança prudemment celui de gauche en plissant un œil méfiant.
- Et vous, vous pourriez être un mollusque géant en cavale, d’ailleurs je suis en train d’étudier sérieusement cette éventualité ! Je suis un garçon de cuisine, saperlipopette ! lui hurlai-je au visage, exaspérée. Qu’est-ce que vous craignez ? Que je l’empoisonne avec le gâteau invisible que j’ai dans les mains, votre seigneur à la noix ?
Bizarrement, il me sembla sentir une substance granuleuse entre mes doigts, ce qui n’avait aucun sens puisqu’ils n’étaient recouverts que de saleté. L’impression s’estompa avant que j’aie pu la saisir.
- Un garçon de cuisine ? Je ne t’ai jamais vu…, commença l’autre garde avant de se taire brusquement lorsque je le fusillai du regard.
- Si, si, attends, fit le premier, les sourcils froncés. Petit, tu ne pourrais pas… détacher tes cheveux ?
- Vous croyez vraiment que c’est le mo… ?
Je m’interrompis. Et si, enfin, j’allais apprendre quelque chose sur moi ? Je m’exécutai. Aussitôt, une masse épaisse de cheveux blonds déferla sur mon visage. Le garde eut un sourire victorieux.
- Mais oui, tu travailles bien aux cuisines ! Je t’ai déjà vue. Mais en fille.
Je haussai un sourcil. Tiens ? Aurais-je tapé juste sans le savoir, en inventant mon identité ? Ça pour une coïncidence…
- Qu’est-ce que tu fabriques habillée comme ça ?
- Je me suis déguisée pour pouvoir me battre sans éveiller l’attention.
Quitte à s’inventer une personnalité, autant en choisir une un peu reluisante, non ?
- Bon, alors, maintenant, vous acceptez de me laisser passer ? relançai-je avec un sourire si exagéré que leurs casques auraient pu reluire sur mes dents.
- Seulement si tu nous dis ce que tu as de si important à lui communiquer.
Je coinçai mes cheveux derrière mes oreilles, dans un geste qui me parut vaguement familier.
- Je me suis enfuie lorsque les cuisines ont été prises. En tentant de rejoindre le bâtiment principal, je suis passée par un endroit abandonné des attaquants comme de nos troupes. C’était un mur effondré du côté des écuries. De là, j’ai vu une deuxième aile de l’armée ennemie, qui arrivait de l’Ouest par surprise. Ils seront bientôt là !
Mon annonce eut un effet au-delà de mes espérances : la mâchoire du garde de droite se décrocha, et le garde de gauche se passa la main sur le visage, accablé.
- Nous n’avons pas une chance… c’est bon, vas-y, lâcha-t-il. Vite !
Je ne me le fis pas dire deux fois. Je passai entre eux deux et me retrouvai dans un étroit escalier en colimaçon. C’est en montant ces atroces marches de quarante centimètres que la réalité me rattrapa comme un coup de gourdin du troll : qu’allais-je dire au seigneur d’Herbaudt ? J’avais déployé toute cette énergie pour arriver là, mais au fond, je ne voyais vraiment pas pourquoi. Après tout, réalisai-je en m’arrêtant de grimper, il y avait des histoires qui finissaient mal pour le personnage principal, et dans certaines, cela sanctionnait de graves erreurs de sa part. Je me pétrifiai. C’était la faute de l’Auteur, ça ! Il n’avait qu’à me donner plus d’intelligence et deux-trois moyens d’action ! En attendant, c’était moi qui allais payer les pots cassés, et ils allaient être nombreux vu la vaisselle que contenait ce château…
Je m’appuyai contre le mur, à côté d’une meurtrière ouverte sur la face arrière du château, où aucun combat ne pointait le bout de sa lance. La plaine semblait désespérément calme et étrangère à notre terrible situation. Je me laissai aller à un soupir angoissé.
En contrebas, une énorme fourmi noire jaillit de derrière un amas rocailleux, et se précipita vers un autre, plus proche. Saisie, je plissai les yeux. Un second mouvement attira mon attention, plus en arrière. Ce n’étaient pas des fourmis géantes. C’étaient des troupes !
Je bondis sur la marche suivante et m’élançai vers la partie supérieur de l’escalier. On voulait nous attaquer par surprise, par-dessus le marché ! Sans doute pour couper la retraite à d’éventuels fuyards – potentiellement : moi. Et ce côté, si je ne faisais pas erreur, c’était bien l’Ouest ? Deux coïncidences, c’était une drôle de coïncidence. Ce qui signifiait, avec toutes les réserves d’un raisonnement aussi hâtif, que, peut-être, dans une certaines mesure, il se pouvait qu’il ne soit pas inexact de dire que j’avais apparemment… un réel pouvoir sur les événements ! Yahoo !
Rayonnante, je frappai de toutes les forces de mon poing à la porte des appartements privés du seigneur d’Herbaudt. Porte qui s’ouvrit poliment sous le coup, malgré ses dix centimètres d’épaisseur. Mauvais signe, ça, très mauvais signe… Je glissai un regard à l’intérieur.
La pièce était plus petite que ce à quoi je m’attendais, plus chaude que le reste du château grâce à ses épaisses tapisseries, plus luxueuse grâce à ses meubles en bois sombre finement décorés. En un mot, dans toutes les catégories, elle était « plus ». Mais en une chose, elle était beaucoup plus : beaucoup plus terrifiante. Car elle était désespérément vide. J’appelai – sans réponse. Aucune trace du seigneur d’Herbaudt.
-
J'ai lu la suite, et j'aime toujours! Il y a décidément une nette influence de Next, mais comme le dit Zach, tu arrives à y apporter ta patte personnelle pour en faire quelque chose de plus original et personnel, ce n'est ni du plagiat ni de la fanfiction (bien que ça puisse en être, de la fanfic, si tu le décidais, une fanfic avec des personnages inventés...)
Par contre, du coup, ça donne un côté freinant à ton texte, cette façon d'élaborer le décor et la situation au fur et à mesure... Pour quelqu'un qui n'a pas la référence de Fforde, ça doit être assez déroutant et moins intéressant.
Mais moi ça me ravit ;D
Juste un détail: Yahoo, c'est le site. Yahou, c'est l'exclamation d'origine :mrgreen:
-
Première partie :
et plus sûrement à ce qui l’occupait lui : me déchiqueter sur place.
Vilaine bête ! :mrgreen:
Il marchait sur moi avec une froide détermination, d’autant plus redoutable qu’elle était dépouillée de toute frénésie guerrière.
"Elle marchait", non ?
C’était d’une inconséquence sans nom, d’une désinvolture indicible, d’une impolitesse rare !
Je trouve ce passage drôle mais en même temps je me dis qu'il est pas trop utile.
Le troll-dragon-meurtrier était à présent à son niveau ;
Un peu long pour le nom de cette bête.
un elfe comprenant le langage des trolls-dragons-serial killers !
Même remarque !
Sauf que ce n’était pas un petit renfoncement. Ce n’était pas qu’un petit renfoncement.
Trop lourd.
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Dans l'ensemble pour cette première partie, ça va, j'aime bien. Cela dit je pense que tu en fais un peu trop quand tu racontes les choses. Il y a certains passages morts, ou inutiles. C'est peut-être un peu trop développé mais on comprend parfaitement le texte. Puis je trouve que le rythme est pas mal.
Deuxième partie :
la question à cent mille cacahuète, ou quelle que soit la monnaie locale.
"cacahuètes"
m’insurgeai-je, moins contre nos ennemis invisible que contre le sort qui s’acharnait contre moi
Je trouve que c'est mal dit.
L’avantage d’être amnésique au début d’une histoire, c’est que ce n’était pas là vraiment mentir :
C'est lourd avec le "là".
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Je préfère cette partie à la première, mais je trouve toujours qu'il y a un peu trop d'exagérations.
Troisième partie :
1) je n’avais, à ma connaissance, aucune compétence technique pour aider ailleurs ; 2) je n’avais pas envie de finir écrabouillée, dévorée et/ou autres, ce qui signifiait que je devais agir ; et 3) si l’auteur ne m’avait donné que cette piste à suivre, il devait y avoir une raison.
Je vais sûrement dire une bêtise, mais dans un texte, écrire, "1), 2), 3)" je trouve ça pas très joli.
Une raison autre que me faire tourner en bourrique, j’entends.
J'entends quoi ?
Je suis un garçon de cuisines
Sans "s" pour "cuisine", non ?
un réel pouvoir sur les événements ! Yahoo !
:mrgreen:
Rayonnante, je frappai de toutes les forces de mon poing à la porte des appartements
Je trouve plus joli "de toutes les forces je frappai avec mon poing la porte des appartements..."
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Bon, bah bizarrement c'est la dernière partie que je préfère. Moins de choses compliquées par rapport aux autres parties. Cela dit je ne sais pas trop où tu veux conduire le lecteur avec cette histoire entre le personnage qui sait rien de lui et son créateur. (j'espère que c'est ça au moins...) C'est très bizarre, mais en même temps assez marrant !
Edit
J'ai oublié de poser "the question". :P
Le titre ? Je comprends pas ce "ou" sans rien après.
-
Bonjour o/
Une fois de plus, je suis maniaque et j'assume, mes remarques n'engagent donc que ma propre sensibilité.
l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
Autant j'aime bien la suite de la phrase, autant je trouve que la portion sur les innombrables mouvements perçus du coin de l'oeil a l'effet inverse de l'effet escompté, dans le sens où pour quelqu'un de complètement perdu, elle devrait même pas intégrer les mouvements à la limite de son chant de vision. En fait je crois que c'est "mouvements" qui me dérange.
Situation certes propre d’une héroïne
Je trouve ce rappel supplémentaire à sa situation d'héroïne un peu lourd et redondant... "Situation propice à l'héroïsme..." aurait suffi à souligner qu'elle valait rien en la matière.^^
je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée.
Si elle bouge, elle est pas tétanisée. Son corps refuse de lui obéir, nuance.
Désolée, je révise actuellement un partiel sur le système nerveux.
ma désignation d’héroïne de cette histoire.
=> "ma promotion au rang de protagoniste" ? J'avoue, je voue une haine viscérale aux répétitions facilement évitable. Si celle-ci est voulu, au temps pour moi, je me tais. :P
Cette pensée fusa dans le vide sidérant de mon crâne.
Et sidéral... :P *prend peur devant la nullité de son commentaire*
C’était d’une inconséquence sans nom, d’une désinvolture indicible, d’une impolitesse rare ! Je sentis que j’entrais dans une colère tout aussi rare.
*se retient* Azghskmscrogneugneu. Après un tel étalage de quasi- synonymes, je trouve cette répétition dommage. ::)
Sa tête était si haute sur son cou, que les crocs aiguisés qui saillaient de sa gueule me semblaient ridiculement petits. De loin. Fichtre.
J'aime beaucoup ce passage. :D
la garde fut réduite à un amas de copeaux de bois
Si l'épée était en bois elle a pas perdu grand chose. ^^
Enfin même si c'est que la garde, je vois pas ça comme un gage de solidité...
Je trouve superflu le n-ième rappel de sa situation d'héroïne d'autant plus que si elle y croyait autant qu'elle le dit, elle attendrait de se faire taper dessus pour se faire sauver par son auteur au lieu de décamper. :P
Je débouchai sur une paire de bottes en mouvement.
Cette phrase me choque. C'est la galerie souterraine qui débouche sur la paire de bottes pas elle car dans son mouvement y a aucune notion de rapidité. (ou sinon faut que je ressorte un dico... x'D)
cent mille cacahuète
Et même pas un seul "s" ? *sort*
Une chemine large
Tchoutchou.
Le garde, lui, opta pour me menacer de son gant de fer, me rappelant qu’une question d’un costaud à un gringalet induisait en général une réponse du gringalet à l’attention du costaud.
Pauvre gringalet !
- Ils nous attaquent à la catapulte ! diagnostiqua l’un des gardes lorsque le tumulte s’apaisa.
Le "diagnostiqua" me fait l'effet inverse du "!". Peut-être parce que je me vois pas hurler en posant un diagnostic.
Cela versait dans le tragique. Voilà que j’avais, par-dessus le marché, atterri dans une minable histoire de bas étage
Point.
nos ennemis invisible
Ainsi que le s invisible.
L’ennemi a juré qu’ils tueraient hommes, femmes et enfants tant qu’il ne se serait pas rendu.
Vu que "ennemi" désigne tous leurs ennemis j'aurais plutôt vu "il".
Désolé, je viens de voir que d'autres avaient déjà relevé les mêmes étourderies que moi. ^^"
Je lis la suite bientôt ! o/
Edit :
J'ai vraiment pas envie de bosser T_T
Qui ne firent pas sourciller les deux gardes. Je sentis que je commençais à m’énerver, à un point que n’avait jamais connu ma si courte existence.
Si elle s'énerve une fois toutes les deux pages, j'ai du mal à croire que c'est rare. :D
un garçon de cuisines
Y a peut-être plusieurs cuisines mais bon...
leurs casques auraient pu reluire sur mes dents.
Je trouve que "reluire" a davantage le sens de briller que de refléter (auquel cas c'est plutôt ses dents qui devraient faire briller leur casque si c'est affaire de brillance et pas de reflet). Enfin, ça me paraît bizarre.
Cette fois je peux le dire : bon courage pour la suite ^^
L'héroïne qui rappelle son statut toutes les vingts lignes m'agace moins qu'au début. ^^
-
J'ai corrigé les fautes ! (Il doit y avoir un mangeur de s dans mon document Word ! ^^)
Citation
Une raison autre que me faire tourner en bourrique, j’entends.
J'entends quoi ?
J'entends, au sens de je veux dire.
J'ai oublié de poser "the question".
Le titre ? Je comprends pas ce "ou" sans rien après.
A ce stade de l'histoire, heureusement pour moi ;)
Juste un détail: Yahoo, c'est le site. Yahou, c'est l'exclamation d'origine
En fait aucun des deux n'est dans le dictionnaire, et Word ne reconnaît que Yahoo, alors pour éviter les petites vagues rouges agaçantes, je l'ai laissé comme ça :mrgreen:
Pour quelqu'un qui n'a pas la référence de Fforde, ça doit être assez déroutant et moins intéressant.
Jusque là, j'avais toujours pas découvert Fforde, alors c'est un peu embêtant, ce que tu me dis là ! :-S
Citation
l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil
Autant j'aime bien la suite de la phrase, autant je trouve que la portion sur les innombrables mouvements perçus du coin de l'oeil a l'effet inverse de l'effet escompté, dans le sens où pour quelqu'un de complètement perdu, elle devrait même pas intégrer les mouvements à la limite de son chant de vision. En fait je crois que c'est "mouvements" qui me dérange.
Je n'y avais pas pensé... Cela dit, il me semble que quand tu es perdue comme ça, tu n'arrives pas à situer les choses, ça bouge, tu ne réussis à les capter que du coin de l'oeil, t'as l'impression que tout bouge, mais sans arriver à le localiser...
Citation
je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée.
Si elle bouge, elle est pas tétanisée. Son corps refuse de lui obéir, nuance.
Désolée, je révise actuellement un partiel sur le système nerveux.
Zut, j'avais espéré que ça passerait quand même :mrgreen: Je cherche comment le remplacer...
Citation
la garde fut réduite à un amas de copeaux de bois
Si l'épée était en bois elle a pas perdu grand chose.
Enfin même si c'est que la garde, je vois pas ça comme un gage de solidité...
C'est vrai que je me suis toujours représenté la "poignée" de l'épée en bois, mais ce serait pas très logique à la réflexion... Enfin, si c'est en métal, c'est pas facile de le tenir... En tous cas pour le côté fragile, de toute façon, c'est un l'effet que produit le monstre sur tout ce qu'il touche ^^...
Citation
Je débouchai sur une paire de bottes en mouvement.
Cette phrase me choque. C'est la galerie souterraine qui débouche sur la paire de bottes pas elle car dans son mouvement y a aucune notion de rapidité. (ou sinon faut que je ressorte un dico... x'D)
Non, je maintiens : déboucher = "apparaître soudainement, en parlant d'une personne, d'un animal, d'un véhicule". Je peux mettre "devant" au lieu de "sur" (qui est plus adapté au sens figuré : un couloir qui débouche sur une salle, par exemple). Aucune notion de rapidité... ben si, puisqu'y a "déboucher" ! :P Je veux dire que c'est l'idée d'apparaître d'un coup - or ça me semble aller avec ce verbe, justement.
Citation
leurs casques auraient pu reluire sur mes dents.
Je trouve que "reluire" a davantage le sens de briller que de refléter (auquel cas c'est plutôt ses dents qui devraient faire briller leur casque si c'est affaire de brillance et pas de reflet). Enfin, ça me paraît bizarre.
Hum... moui... Je vois ce que tu veux dire. Ma description est un peu tirée par les cheveux (le reflet du casque qui brille sur les dents, huhu). J'ai voulu mêler deux idées (le reflet et la lumière), et visiblement ça ne marche pas. Je n'ai pas encore trouvé comment faire pour garder les deux idées et que ce soit plus clair... ^^
Merci pour vos lectures !
-
Je vous l'accorde : les double-posts, c'est pas beau, mais les posts-kilométriques quand on peut les éviter, non plus. Alors voici un nouveau message pour la suite...
_________________
Je m’étais trompée de chambre. C’était la seule explication : les gardes surveillaient le seul accès à cette partie du donjon, et ils s’affirmaient certains que leur seigneur y était reclus depuis des heures, pour trouver une façon de nous sauver. Mais c’était impossible. Je me sentis subitement vide, moi aussi, encore plus vide qu’à la première ligne où j’étais apparue, sans rien à mettre dans mon crâne. Je m’aperçus que j’étais en train de redescendre les interminables marches quand un nouvel impact de catapulte me ramena à la réalité. Lorsque j’atteignis la sortie, et que les deux soldats se tournèrent vers moi avec anxiété, une colère froide s’était diffusée à tous mes membres.
- Cet Auteur n’est qu’un immonde petit rat sans cervelle ! fulminai-je entre mes dents.
Un bout de pierre se détacha du plafond malmené et vint m’administrer une tape à l’arrière de la tête. Je fis volte-face, furieuse. Voilà que monsieur était susceptible ! Je tirai la langue dans le vide, mais il ne réagit plus. Il ne voulait pas m’aider ? Bien ! On allait faire à ma manière. C’est ma vie qui était en jeu. Je revins à mes deux soldats.
- Le seigneur d’Herbaudt a disparu, l’ennemi nous encercle et nous allons tous mourir, messieurs, débitai-je. Alors… vous (je désignai au hasard le garde de gauche), vous venez avec moi !
L’interpelé consulta son collègue du regard.
- Pourquoi ? demanda celui-ci. Où est le seigneur d’Herbaudt ?
- Bonne question.
Un vent de panique passa sur eux.
- Vous croyez qu’il s’est fait enlever ? demanda l’un d’une voix blanche.
- Ou que l’Auteur a oublié de l’inventer, grommelai-je.
- Ou qu’il a… fui, dit le deuxième garde.
Je le dévisageai comme s’il venait de découvrir l’électricité. Chose qui n’aurait pas été de trop dans ce lamentable univers pseudo-moyenâgeux.
- Oui, par… un passage secret…, poursuivit-il, mal à l’aise.
- Il n’aurait jamais osé nous abandonner ! s’insurgea son compagnon.
Le courageux soldat haussa les épaules, gêné.
- Bon, alors, vous me suivez ? insistai-je. Non, pas tous les deux, un seul.
Les gardes échangèrent un énième regard interloqué puis celui de gauche obtempéra. Nous grimpâmes les marches quatre à quatre.
- Qu’est-ce que tu attends de moi ? demanda mon acolyte.
Il avait les cheveux bruns mal coiffés qui dépassaient de son heaume, et une mine qui aurait convenu à un lapin dévisageant un troupeau de mammouths en train de foncer sur lui. Je ne sais pas s’il réalisait que je le tirais hors de son statut de figurant pour en faire un second rôle à part entière.
- Quel est votre nom ? demandai-je.
- Erwan.
- Eh bien, Erwan, nous allons le trouver, ce passage secret.
Nous nous plantâmes au milieu de la pièce. Elle était très chargée, malheureusement. Nous retournâmes le maximum d’objets en un minimum de temps. Les tabourets se retrouvèrent empilés sur le tapis persan, les chandeliers déplacés, les livres retirés un à un de la bibliothèque. Rien ne s’actionna. Pas de tunnel caché, pas d’escalier dérobé. De la fenêtre, nous avions une vue imprenable sur l’ennemi, qui nous encerclait à présent dans les règles de l’art. Je poussai un soupir exaspéré.
- Si nous nous rendons, articula Erwan, je crains qu’ils ne soient sans pitié.
- Nous ne nous rendrons pas ! rétorquai-je en fondant sur la table incrustée de marqueteries. Ils veulent un seigneur d’Herbaudt ? Nous leur en donnerons un.
Je me saisis d’un rouleau de parchemin vierge et d’une plume. Erwan s’approcha de moi.
- « Je soussigné, sieur d’Herbaudt », lut-il. Qu’est-ce que tu fais ?
- J’invente un personnage. Comment s’appelait votre mère ?
- Mélana… Pourquoi ? répondit-il, réticent.
« Par la présente, poursuivis-je, déclare avoir connu personnellement dame Mélana, il y a de cela… »
- Quel âge avez-vous ?
Le garde pâlit démesurément.
- Qu’est-ce que tu fabriques ? Tu veux faire un faux ? Ça ne va jamais marcher !
Je lui fis un clin d’œil. Jusqu’ici, mes inventions sur ce qui s’était passé avant le début de cette histoire s’étaient révélées justes.
- Je crois qu’en temps de guerre, on est peu regardant sur les actes officiels. Et puis, nous avons le sceau personnel du seigneur d’Herbaudt, ajoutai-je en désignant la cire qui trônait sur la table. Ne vous en faites pas, il ne s’agit pas de vous livrer ! Je suis sûre qu’il y a une façon de marchander.
Il me toisa, outré.
- Et pourquoi tu ne te fais pas passer pour sa fille, toi ?
- Oh non, merci ! J’en ai plus qu’assez d’avoir le premier rôle ! Vous n’avez jamais rêvé d’être un héros ?
- Mais… mais… mais-mais… Là n’est pas la question ! Je ne suis pas le héros de cette… (il s’interrompit, et reprit un ton plus bas) …nouvelle ! Je ne pourrai jamais leur faire croire que je suis son descendant !
- Rien n’est impossible, faites-moi confiance, m’enflammai-je. Alors, vous êtes d’accord pour tenter le coup ?
La secousse qui ébranla la tour aida sans doute à sa réponse :
- Bon, vas-y… On verra bien !
-
Je débouchai sur une paire de bottes en mouvement.
Cette phrase me choque. C'est la galerie souterraine qui débouche sur la paire de bottes pas elle car dans son mouvement y a aucune notion de rapidité. (ou sinon faut que je ressorte un dico... x'D)
Non, je maintiens : déboucher = "apparaître soudainement, en parlant d'une personne, d'un animal, d'un véhicule". Je peux mettre "devant" au lieu de "sur" (qui est plus adapté au sens figuré : un couloir qui débouche sur une salle, par exemple). Aucune notion de rapidité... ben si, puisqu'y a "déboucher" ! Tire la langue Je veux dire que c'est l'idée d'apparaître d'un coup - or ça me semble aller avec ce verbe, justement.
Au temps pour moi, c'est juste que vu qu'elle était à bout de souffle juste après et qu'elle sortait sans grâce, je la voyais plus se traîner lamentablement que surgir avec vélocité. :P
ils s’affirmaient certains
C'est peut-être fait exprès mais je trouve le pléonasme bizarre.
Il avait les cheveux bruns mal coiffés qui dépassaient de son heaume
J'aurais plutôt vu "des cheveux" mais c'est un détail.
Détail purement scénaristique, bien que l'héroïne répète inlassablement n'être pas très futée, ça m'étonne qu'ils ne cherchent pas aussi un passage secret au niveau de l'escalier d'autant plus que la porte de la chambre n'était pas fermée.
Pauvre Erwan ^^ Je sais pas pourquoi mais je le sens mal pour lui. x'D
Bonne chance pour la suite o/
-
hop
Fidèles à leur rôle secondaire, mes guides décidèrent
ce genre d'allusions passe mieux ^^
Et vous, vous pourriez être un mollusque géant en cavale
haha :mrgreen:
Yahoo !
"Yahou" ? sinon ça fait vraiment moteur de recherche...
(pas de remarques sur le dernier envoi)
Genette trouverait là un grand intérêt dans la juxtaposition suggérée de l'auteur et du personnage :-¬?
bref, ça gagne en fluidité et tout, c'est cool. La suite ?
-
Je trouve la dernière partie aussi bonne que celle d'avant. J'ai pas relevé de choses gênantes. (désolé mais je ne sais pas trop quoi dire sur cette partie :-[)
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J'aime beaucoup tes textes, et l'histoire de l'héroïne amnésique qui s'en prend à l'écrivain. Le décor est bien posé, et le personnage principale attachant. Enfin, j'aime beaucoup ton style d'écriture, et j'attends la suite avec impatience!
-
J'ai lu la suite, et je reste accrochée.
Il y a quand même un petit quelque chose de manquant par rapport à tes autres textes que je préfère, mais je ne saurais pas trop dire quoi... C'est toujours ce truc qui me turlupine et qui m'a fait dire la dernière fois que peut-être le texte était moins intéressant pour les non-Nextés, mais j'oubliais qu'on était encore dans la partie écrite avant ta Nextisation, donc c'est pas vraiment ça...
Rah, j'arrive pas à préciser mon impression, désolée.
Peut-être que ça tourne un peu trop autour de "l'histoire s'invente au fur et à mesure" et le fait qu'on est dans la peau de l'héroïne qui ne sait rien et improvise, et que finalement il n'y a rien d'autre, ça manque de contenu, je sais pas si tu vois ce que je veux dire... J'ai l'impression de tourner en rond, en gros.
Par contre si je passe par-dessus ça j'apprécie toujours l'humour des situations!
-
Citation
ils s’affirmaient certains
C'est peut-être fait exprès mais je trouve le pléonasme bizarre.
Pourquoi bizarre ? "Il affirmait être certain d'avoir vu un écureuil", ça passe bien non ? Enfin moi ça ne me fait pas bizarre... ???
Lo --> Bon, ok, je me rends, je mettrai Yahou ^ ^
Matt --> Hum, être si désolé de ne pas trouver de critique, je trouve que ça dénote quelques gènes sadiques... tu es sûr de ne pas avoir de lien de parenté caché avec Loredan ? ^ ^
Tutur... heu, Turgon Malwesul, pardon ! --> Merci beaucoup !
Leia --> Hum... je vois... Peut-être parce que ça fait très déjà vu après Jasper Fforde ? C'est à partir du dernier envoi que j'ai été influencée (rédigé cet été, même si inventé l'an dernier)...
______________________
Je récupérai la plume qui avait roulé au sol avec le choc et la trempai dans l’encrier. « … déclare avoir connu personnellement dame Mélana, il y a de cela vingt-six ans, écrivis-je en suivant les indications d’Erwan. C’était par un mois de janvier où elle m’a offert l’hospitalité, alors que mes hommes et moi étions retenus en campagne par le froid… »
- Attends, m’interrompit-il à nouveau. Comment tu sais ça ?
- Comment je sais quoi ?
- Qu’un jour où la neige les empêchait de revenir au château, ma mère a accueilli le seigneur et quelques hommes de sa garnison ?
- Je viens de l’inventer…
- Mais c’est la vérité ! Ma mère me l’a souvent raconté. C’est pour cette raison que j’ai décidé de m’engager dans la garde rapprochée du seigneur.
Je ne pus retenir un petit sourire satisfait.
- Continuons, répondis-je mystérieusement.
Nous inscrivîmes plusieurs détails de l’enfance d’Erwan, laissant entendre que le seigneur d’Herbaudt avait porté une soigneuse attention à la vie de son fils caché.
- Prêt à devenir le héros ? lançai-je juste avant d’attaquer le dernier paragraphe.
Je n’avais aucune idée des conséquences de mon acte – ni de s’il allait en avoir. Cela n’entrait sans doute pas dans les plans de l’auteur ; mais après tout, il n’avait rien fait pour m’arrêter – je vérifiai qu’aucune casserole ne risquait de me tomber sur la tête.
- Prêt, répondit Erwan d’un ton qui indiquait qu’il mentait avec beaucoup de courage et peu de talent.
Je plongeai une dernière fois la plume dans l’encrier et terminai le testament du sieur d’Herbaudt :
« Et c’est ainsi que moi, soussigné sieur Erwick d’Herbaudt, remets en les mains de mon fils Erwan d’Herbaudt l’ensemble et la totalité de mes biens et fonctions, vassaux, serfs et dépendants, ainsi que les responsabilités adjointes, dans le cas où le Seigneur me rappellerait à lui avant que ne vienne au monde un enfant légitimement reconnu par les lois des hommes et de l’Eglise. »
Je levai les yeux du texte et déglutis. Rien n’avait changé dans la pièce, la lumière continuait de décliner, le tir des catapultes s’était apaisé, ou fait plus lointain. J’avais peine à croire que mon destin venait d’être scellé.
La jeune fille posa la plume sur le bureau et souffla sur la page pour faire sécher l’encre, avant d’apposer le sceau du seigneur d’Herbaudt.
- Alors, ça fait quoi d’être un prince ? me glissa-t-elle avec ce regard pétillant dont elle ne se départait jamais.
- Je ne me sens pas vraiment différent, répondis-je en haussant une épaule.
- Pourtant, vous avez les cartes en main pour être un véritable héros, maintenant.
Elle ébouriffa ses cheveux blonds, qui semblaient perpétuellement mutinés contre toute notion d’ordre capillaire. Dire que le poids du monde pesait à présent sur mes épaules… Plus exactement, le poids du royaume. Enfin, celui d’un domaine d’un vassal du roi. Mais pour quelqu’un qui n’a jamais eu sur les épaules que le poids de son plastron, l’évolution était de taille.
- Mince, on a oublié le titre de l’acte ! s’exclama la jeune fille.
Elle déroula le parchemin et hésita avant d’écrire. Je pense que ni elle ni moi n’avions la moindre idée de ce à quoi ressemblait l’en-tête d’un tel document.
« Le prince oublié », inscrivit-elle.
- C’est un peu court, commentai-je.
- Ajoutons un sous-titre. « Le prince oublié, ou… » Vous avez une idée ?
- Non, répondis-je en toute franchise.
Un cri lointain nous rappela que nous étions en pleine bataille. Nous n’avions pas de temps à perdre en tergiversations. Elle ferma le document et se tourna vers moi.
Elle semblait attendre que je prenne les devants, mais j’étais un simple fantassin ; j’obéissais aux ordres, moi, je ne les donnais pas. Devant mon manque de réaction, elle se leva énergiquement et m’administra un coup de poing dans l’épaule. Je me retins de parer, conscient que c’était une marque d’amitié, et qu’expédier les jeunes femmes au tapis n’était pas conseillé pour le nouvel héritier d’un grand seigneur.
- Allons, Erwan ! m’encouragea-t-elle. C’est le moment ! Il faut y aller !
Nous tournâmes les talons et dévalâmes les marches.
- Halte-là ! Vous avez du nouveau ?
Je reconnus Aldred, mon coéquipier.
- Allez chercher les hérauts ! ordonna la jeune femme avec sa fougue habituelle.
Aldred m’adressa un regard dubitatif.
- C’est bon, elle est avec moi, pas le temps de t’expliquer, le hâtai-je.
La jeune femme et moi remontâmes le couloir au pas de course.
- Conduisez-nous au point le plus visible du château ! ordonna-t-elle. Visible… et audible !
J’avais une petite idée de sa petite idée à elle. L’ennemi ayant pénétré dans la basse-cour, les tours de la porte devaient être prises ou en ruine à l’heure actuelle. Le toit pointu du donjon ne pouvait pas nous accueillir… Restait le chemin de ronde, entre le donjon et la tour Ouest. Nous aurions senti l’impact s’il avait été détruit, et il donnait directement face à l’adversaire. Je bifurquai à droite.
Les trois hérauts survivants et un quatrième gars réquisitionné pour l’occasion nous rejoignirent. Le vent froid nous cingla le visage lorsque nous sortîmes du bâtiment à onze mètres de hauteur. Les créneaux avaient résisté aux assauts. Nous surplombions la haute-cour, où quelques combats isolés vivotaient encore. « Réduit » était une exagération optimiste pour qualifier le nombre de nos combattants. Assis dans un coin, un troll immense passait le temps en faisant sauter une à une les pierres du puits principal.
Sur mon ordre, les hérauts élevèrent leurs carnyx et soufflèrent dedans avec force, produisant les notes caractéristiques de l’annonce de discours seigneurial – dont une fausse : le quatrième volontaire était plus doué avec un glaive qu’avec un instrument de musique. Le son se répercuta entre ce qui restait de l’enceinte, imposant l’attention à tous, amis comme ennemis. Je bombai le torse.
- Oyez, oyez ! bramai-je de toute ma capacité pulmonaire. Je suis le seigneur d’Herbault !
Quelques huées moqueuses me répondirent, en bas.
- Et je peux le prouver ! ajoutai-je, brandissant le faux que nous venions de confectionner.
Les huées furent cette fois sporadiques.
- J’exige de rencontrer votre chef, d’égal à égal ! Je suis disposé à envisager une trêve !
Il était fréquent que les chefs de guerre se livrent à ce type de bravades – mourir avec les honneurs supposait une lutte sans merci jusqu’au dernier souffle – mais notre situation dépassait le stade que les instructeurs qualifiaient de « en train de perdre ». La jeune blonde m’adressa un signe d’encouragement tandis que le silence s’installait sur les décombres de château. Au bout d’environ cinq minutes, un héraut ennemi accourut aux pieds de notre rempart, muni d’une oriflamme claquant au vent pour indiquer sa fonction officielle. Il mit ses mains en porte-voix et déclara :
- Votre nouveau souverain, le seigneur de Groma, consent à vous entendre ! Le rendez-vous est fixé à l’heure des vêpres, à cent pas après le pont dormant !
Le petit homme entrechoqua ses talons et fit demi-tour. Je m’autorisai un soupir. J’avais au moins obtenu un délai…
-
Pourquoi bizarre ? "Il affirmait être certain d'avoir vu un écureuil", ça passe bien non ? Enfin moi ça ne me fait pas bizarre...
Oui mais non, je suis assez d'accord avec Kathya, ça m'avait frappé à la lecture moi aussi même si je n'avais pas jugé utile de le relever: ça fait assez redondant, "affirmer" et "être certain" étant très appuyés pour un sens très proche...
Sinon:
- Alors, ça fait quoi d’être un prince ? me glissa-t-il avec ce regard pétillant dont elle ne se départait jamais.
il ou elle?
D'ailleurs j'ai eu la nette impression d'être perdue dans ces eaux-là: dis-moi si je me trompe: on passe au point de vue du gars pendant un petit moment c'est ça? C'est pô clair du tout... Le passage juste après la rédaction du dernier paragraphe du faux.
d’avions la moindre idée
Le n s'est mué est d :mrgreen:
A part ça, je commence enfin à être vraiment passionnée par le texte!
-
Pourquoi bizarre ? "Il affirmait être certain d'avoir vu un écureuil", ça passe bien non ? Enfin moi ça ne me fait pas bizarre...
Je ne trouve pas que c'est redondant. Ca passe très bien et il n'y a rien de bizarre.
On peut dire : "ce que je dis est sûr", "ce que j'affirme est certain", ou à l'envers, "je suis certain de ce que j'affirme"
----------
J'ai lu la dernière partie et je crois que je me suis un peu perdu dans l'histoire. Je vais devoir tout reprendre. (rien à signaler sinon)
-
Le changement de point de vue à partir du moment où il est prince est plutôt bien v(en)u, j'trouve ^^
Les créneaux avaient résisté aux assauts.
créneaux ou merlons ? :mrgreen:
-
- Alors, ça fait quoi d’être un prince ? me glissa-t-il avec ce regard pétillant dont elle ne se départait jamais.
il ou elle?
D'ailleurs j'ai eu la nette impression d'être perdue dans ces eaux-là: dis-moi si je me trompe: on passe au point de vue du gars pendant un petit moment c'est ça? C'est pô clair du tout... Le passage juste après la rédaction du dernier paragraphe du faux.
C'est bien "elle", oui - faute de frappe due à l'habitude d'une narratrice féminine ! XD
Leia et Matt... Hum, ça m'embête beaucoup ce que vous dites... qu'est-ce qu'on ne comprend pas ?
Citation
Les créneaux avaient résisté aux assauts.
créneaux ou merlons ?
J'ai hésité, lol. Mais les merlons, c'est bien la partie la plus basse, non ? Donc ce sont les créneaux qui sont susceptibles d'être détruits ?
-
Leia et Matt... Hum, ça m'embête beaucoup ce que vous dites... qu'est-ce qu'on ne comprend pas ?
Je comprends pas ta question. C'est au sujet de mon précédent "commentaire" ?
-
C'est parce que tu as dit :
"J'ai lu la dernière partie et je crois que je me suis un peu perdu dans l'histoire. Je vais devoir tout reprendre."
Je demandais plus de précision sur ce qui n'était pas net... :S
-
J'ai tout lu d'un coup, et pour ma part, je trouve ça très bien :)
J'aime beaucoup la narration ironique, l'héroïne qui en veut à l'auteur... Et l'histoire qui s'écrit au fur et à mesure des décisions de l'héroïne, ça ne me dérange pas, au contraire. C'est original ! (Mais je ne connais pas Fforde...)
Rrmm... Ce n'est pas très constructif, comme commentaire, mais bon...
J'attends la suite avec impatience ! ^^
-
C'est parce que tu as dit :
"J'ai lu la dernière partie et je crois que je me suis un peu perdu dans l'histoire. Je vais devoir tout reprendre."
Je demandais plus de précision sur ce qui n'était pas net... :S
En fait quand je lis un texte, morceau par morceau, j'ai tendance à oublier quelques éléments. Puis en plus, comme je lis plusieurs textes différents il m'est assez difficile de me remémorer tout ce qui s'est passé avant. Donc il n'y a rien de négatif dans ce que j'ai dit, c'est juste moi et mes problèmes de mémoire. Rien de grave donc !
-
Rien à redire sur cette partie qui donne enfin son sens au titre. :D
*imagine la tête des ennemis devant l'acte en train de ce demander ce que c'est que ce "ou"*
La transition m'a plu, sans doute parce qu'elle offre une dimension supplémentaire à l'histoire. (l'héroïne amnésique torturée reste assez creuse à mes yeux... ^^")
La suite ! :D
Edit : N'empêche que, pour moi, s'affirmer certain, ça revient un peu à dire : "Je suis certain d'être certain que..."
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Rrmm... Ce n'est pas très constructif, comme commentaire, mais bon...
Mais si, ça l'est ! Tout commentaire, dès lors qu'il renseigne sur ce qu'a pensé le lecteur, est constructif ! Et le tien me fait très plaisir :)
Matt --> Certes... Mais c'est pas très bon signe sur l'intérêt de cette histoire, lol.
Kathya --> Soit ! J'enlèverai le "certains" ! Le lecteur est roi... ;)
Bon ben voilà, suite et fin... Je remercie ceux qui l'ont suivie en entier (et ceux qui n'en ont lu qu'un bout aussi ^ ^)... La fin ne me satisfait pas trop, je la changerai peut-être... Woilà.
______________________
*
* *
Autour du monticule rocheux sur lequel était juché le château, la plaine s’étendait à l’horizon, dans les tons jaunes et chauds des champs avant les moissons. Jusqu’à ce que la jeune femme ne le relève, je n’avais jamais remarqué que ce paysage vierge de forêts et de routes était peu habituel – il est vrai que passer à travers champs avec nos machines de guerre m’avait toujours paru une étrange stratégie. Je l’avais suppliée de m’accompagner à nos pourparlers. Elle avait d’abord refusé, arguant qu’elle avait rempli son rôle et qu’elle avait hâte de tirer sa révérence dans cette « histoire de fous à lier avec des chaînes inoxydables ». Elle m’avait relaté ses manœuvres pour atteindre le donjon ainsi que cette amnésie qui la rongeait. J’avais prêté une oreille attentive à ses déboires, et après son récit aussi tragique qu’émouvant, j’avais répondu :
- Ah oui ? Bon… Alors, vous m’accompagnez ?
Elle avait soupiré comme si je lui demandais de s’arracher un œil, puis elle avait fini par accepter. Elle sentait que je n’étais pas à la hauteur du rôle qui m’était échu.
Et nous nous tenions à présent à cent pas du pont dormant, moi en avant, elle à en retrait, et à l’arrière, cinq de nos plus valeureux soldats – les seuls à tenir debout, en vérité. En face, se dressait un pavillon bleu sombre encadré de gardes. Les chevaux paissaient à l’écart, se remettant de leurs efforts. Nous étions en retard – comment aurions nous pu être à l’heure ? L’ennemi avait détruit notre clocher, et il n’y avait plus personne pour sonner les vêpres.
Enfin, la tenture du pavillon s’écarta, et parut un homme d’une cinquantaine d’années à la barbe poivre et sel. Il s’avança dans notre direction, escorté de deux gaillards dont la main semblait cousue à la garde de leurs dagues. Arrivé face à moi, il renifla, dubitatif. Mon aspect ne soutenait pas la comparaison avec son riche pourpoint de velours bordeaux, mais je tentai de me rattraper par un air déterminé.
- Vous affirmez être le seigneur d’Herbault ? lâcha-t-il d’un timbre rocailleux.
- Oui ! – ma voix prit malencontreusement la gamme des pinsons et des canaris.
- Des informateurs me disent le contraire, poursuivit-il. Prouvez-le !
Je tirai notre espèce de testament de ma manche, et le déposai entre les doigts du seigneur de Groma. Il le déroula avec une lenteur désarmante et le parcourut des yeux. Il n’avait pas sourcillé à la lecture du titre – ouf.
- Bien, conclut-il en me le rendant. Je vous crois. La rumeur circulait que votre père entretenait un enfant illégitime depuis bien longtemps. Qu’importe ! Son sang coule dans vos veines, et vous devrez le verser à mes pieds !
Ouille. Les choses ne prenaient pas le tour que m’avait promis la jeune femme. Je l’aperçus se mordre nerveusement les lèvres. L’envie de la pousser en avant en m’écriant : « c’est pas moi, c’est elle ! » me traversa furtivement l’esprit. Mon silence s’éternisa. Nous étions arrivés à une impasse.
- Seigneur ? m’appela-t-elle alors d’un ton plus réservé qu’à l’ordinaire.
- Oui ?
- Puis-je m’exprimer ?
- Oh, oui ! Oui, oui, allez-y ! Je vous y autorise ! N’hésitez pas !
Elle me rejoignit en face du seigneur de Groma.
- Si je puis me permettre, Votre Magnificence… pourquoi voulez-vous tuer mon maître ?
- C’est inscrit dans la prophétie. Son sang devra être versé pour guérir ma fille unique.
Ce à quoi elle répondit respectueusement :
- Oh purée, une prophétie, c’est de la triche, ça.
Je me raclai la gorge pour lui rappeler que, si elle n’était plus l’héroïne, elle pouvait encore provoquer quelques catastrophes. Fort heureusement, elle se ressaisit.
- La prophétie mentionne-t-elle explicitement que le seigneur d’Herbault doit mourir ? s’enquit-elle.
- Son sang doit être versé aux pieds de mon innocente enfant. C’est la seule condition de sa rémission. Ainsi a parlé la Fée Blanche.
- Versé ? C’est bien cela ? insista-t-elle, sans réaliser que chaque évocation de mon sort à venir me donnait l’envie de prendre mes jambes à mon cou en agitant les bras.
J’étais un soldat. Je n’avais pas peur d’obéir aux injonctions, de me battre et de souffrir, de donner ma vie pour mon général s’il le fallait. Mais se faire exécuter, seul, pour les beaux yeux d’une princesse grippée, cela m’envahissait d’une peur incontrôlable.
- Versé, oui ! s’impatienta le seigneur de Groma. Votre Grandeur, acceptez-vous la reddition – histoire que j’épargne le reste de votre cour – ou dois-je massacrer tout le monde et me récolter une pénitence et des Ave Maria à n’en plus finir pour expier mes fautes ?
- Ça, cher auteur, c’était d’une poésie ! murmura la jeune fille avec dédain en aparté.
Elle glissa soudain dans une flaque de boue et se rétablit in extremis. Nous ne relevâmes pas l’incident. Puis, à haute voix, elle ajouta :
- Personne ne va massacrer personne, ni réciter quoi que ce soit. Le seigneur d’Herbaudt peut très bien verser son sang sans en mourir. La quantité n’est pas précisée, si ? Bon alors, approchez, Votre Grâce.
Je m’exécutai et lui abandonnai ma main… et mon poignard. Non, cela ne pouvait pas être aussi simple ? Mon regard croisa celui du seigneur de Groma, et je fus certain que la même pensée l’avait traversé.
- Faites venir votre fille, Votre… heu… Radieuse Bonté.
L’on fit sortir du pavillon une chaise à porteurs brodée de perles. Lorsque la couche de la princesse fut à notre niveau, on écarta les tentures moirées, dévoilant le visage angélique d’une magnifique jeune personne endormie. Ses longs cheveux d’or ondoyaient sur un oreiller immaculé, une mèche abandonnée sur ses joues de porcelaines contrastait avec ses lèvres corail. Ses paupières étaient rabattues sur de longs cils soyeux, laissant présager la splendeur de ses yeux. Elle incarnait la Beauté endormie.
- Allez hop, j’ai pas que ça à faire, maugréa ma jeune fille blonde à moi.
Sans prévenir, elle enfonça la lame dans la paume de ma main et pressa sur la plaie pour la faire saigner. Je crispai les mâchoires sous la morsure du fer, mais ce ne fut qu’une broutille à côté des multiples blessures que mon métier m’avait apportées. Une goutte rouge carmin ruissela sur mon poignet, et tomba au sol sur un épi de blé. Nous retînmes tous notre souffle, aspirés dans la contemplation de la princesse agonisante.
Princesse qui continua d’agoniser en silence, sans la moindre réaction.
- Subterfuge inutile ! s’écria le seigneur de Groma, belliqueux. Votre Altesse doit mourir !
- Votre prophétie est fausse ! contrattaquai-je, prêt à tirer mon épée et à défendre mon ma vie au péril de ma vie – concept surprenant mais non dénué de logique.
- Taisez-vous, les gars ! nous coupa la jeune femme. La prophétie dit que le sang doit couler aux pieds de la princesse, non ? Venez par ici.
Elle m’entraîna au-dessus des chevilles de l’endormie, et pressa encore sur l’entaille. Une deuxième goutte perla, scintillant dans le soleil couchant. Elle trouva son chemin plus facilement que la première, et tomba sur les draps avec grâce.
Ce fut comme un enchantement. Les narines de la princesse frémirent, son corps remua faiblement, puis elle bailla avec vigueur et ouvrit ses mirifiques yeux bleu marine.
- Père ! bredouilla-t-elle d’une voix fluette.
- Oh, mon enfant, mon cher ange ! sanglota le seigneur de Groma en se jetant à son chevet pour la serrer dans ses bras.
Je poussai un soupir de soulagement, imité par ma sauveuse. A partir de là, tout ne fut plus autour de nous qu’exclamations exaltées et cris de liesse. Un miracle venait de se produire, l’innocence revivait, la lignée des Groma était sauvée ! Les gardes adverses semblaient partager l’enthousiasme de leur seigneur, entre accolades et rires enjoués.
Laissant père et fille à leurs retrouvailles, nous retournâmes auprès de nos soldats. L’affaire n’était pas terminée, mais il me semblait sincèrement que l’homme allait nous laisser en paix. Ainsi, j’étais bien le fils du seigneur d’Herbaudt ! J’en doutais encore fortement, lorsque mon sang avait jailli de ma peau. Et pourtant, c’était vrai ! Un prince, j’étais donc un prince… J’administrai une tape sur l’épaule d’Aldred qui me sourit, radieux. Nous n’allions pas mourir aujourd’hui !
- Votre Magnificence ? me rappela le seigneur de Groma.
D’accord : ils n’allaient pas mourir aujourd’hui. Pour ma part, les choses étaient plus fluctuantes.
- Oui ? demandai-je prudemment.
- Vous possédez dorénavant ce château, les terres environnantes, et des domaines dispersés dans le royaume, n’est-ce pas ?
- Oui, confirmai-je, tout disposé à les lui céder s’il insistait un peu – par exemple en me menaçant de me tuer…
- Ma fille est mon unique héritière. Nos terres jouxtent fort souvent les vôtres. Ce serait profitable à chacun si, en remerciement de votre grandeur d’âme et de votre abnégation pour sauver mon enfant, vous acceptiez sa main.
- Désolé, dis-je tendrement, mais mon cœur bat pour une autre.
Je me tournai vers ma blondinette énergique qui semblait rayonner en cette fin de journée. Non, pas pour elle : ma femme s’appelait Liane et nous avions deux gosses adorables.
- Je ne sais pas comment tu as fait, mais merci, lui dis-je du fond de mon âme.
Elle balaya l’affaire d’un geste de la main.
- Oh, vous savez, j’ai été héroïne, je sais ce que c’est. Vous devriez rentrer au château. Vos gens vont avoir besoin de vous. Vous avez beaucoup à reconstruire.
- Tu ne nous accompagnes pas ?
- J’ai déjà donné ! s’exclama-t-elle, mi-rieuse, mi-rancunière. Je pense que je vais plutôt partir à l’aventure (Elle désigna vaguement la campagne environnante). Histoire de m’inventer un avenir, puisque visiblement, je n’aurai pas de passé…
Je ne sus un moment que répondre. Tant de choses avaient changé en si peu de temps… Le seigneur de Groma faisait à présent virevolter sa fille dans ses bras, oubliant toute retenue dans son exhibition de papa-poule. La tête que ferait Liane quand je lui expliquerais qu’elle était devenue une duchesse… La jeune femme me sourit une dernière fois.
- Attends ! la rattrapai-je alors qu’elle avait déjà parcouru quelques mètres. Je ne sais pas si ça peut t’aider, mais je crois que j’ai déjà entendu le cuistot t’appeler par ton nom. Si je me souviens bien, tu t’appelles… Azad.
Son visage s’illumina.
- Azad…, répéta-t-elle doucement. Oui, ça me plait bien. Bon allez, c’est pas le tout ça. J’ai un auteur à martyriser, moi ! Pas question que son histoire idiote se termine dans les règles de l’art.
Elle m’adressa un clin d’œil final, et tourna les talons.
Fin.
-
extrait 1
Autour de moi, le combat faisait rage, l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil, incohérentes taches mouvantes de couleurs au sein d’une masse bigarrée, zébrée parfois d’éclats métalliques, où le rouge semblait l’emporter un peu plus à chaque instant.
et on respire où ? :mrgreen:
nan franchement cette phrase est juste trop longue
Sauf que ce n’était pas un petit renfoncement. Ce n’était pas qu’un petit renfoncement.
j'aime pas trop cette reprise, je la trouve peu utile
qui semblait avoir été construit davantage pour le descendre que pour le remonter.
j'hésite... c'est pas mieux de mettre " qui semblait avoir été davantage...." ?
Je me pris à craindre
j'aime pas trop la formulation
extrait 4
Je tirai la langue dans le vide, mais il ne réagit plus.
hum... réagissait, non ?
sinon ce serait plutôt "mais il ne réagit pas" ?
sinon, Mil', Mil', Mil', tu n'as pas reregardé Pirates des Caraïbes il y a peu de temps ? :mrgreen:
parce que l'histoire du sang quand même...
bref.
J'aime bien ce texte, on retrouve ton humour, j'aime bien le jeu avec l'Auteur, le changement de point de vue est original et bien utilisé, bref, c'est un texte vraiment sympa, bien écrit et avec lequel on passe un bon moment ^^
-
Ah tiens, j'avais pas du tout fait le lien avec Pirates des Caraibes ! (A vrai dire, j'ai mis un temps à percuter). Ouais, c'est vrai que ça ressemble un peu beaucoup :mrgreen: Bon, tant pis ^^
Pour la phrase trop longue, ben je voulais un peu que le lecteur se perde dedans, comme l'héroïne qui est perdue... Mais c'est peut-être trop, du coup :-¬?
Pour le pas/plus : ben non, il a déjà réagi puisqu'il lui a donné une tape sur la tête par pierre interposée (il doit être de la famille de Gibbs :mrgreen: ), donc cette fois il ne réagit pas, donc c'est "plus"...
Pour le davantage il me semble que les deux sont pareil, mais si la version que tu proposes passe mieux, je changerai.
Merci d'avoir lu ! :)
-
Ah je n'aime pas la fin, elle annonce que tout est déjà fini!! C'est trop court! J'ai beaucoup aimé, et j'aurais souhaité un peu plus de teste. Mais bon... Vaut mieux un bon texte court qu'un long et mauvais livre!
Le changement de personne est bien placé, bien qu'il manque les remarques amusantes de l'héroïne du début.
Après, la fin, je la trouve... facile? Tout est détruit, le chateau a l'air en ruine, pas mal de soldats sont morts MAIS tout est bien qui finit bien? Pour moi, à changer ^^
Mais bravo encore pour ton texte!
-
Tout est pas parfait non plus à la fin, lol, vu la galère qu'ils vont avoir pour tout reconstruire avec si peu de gens en vie xD Mais vu que les deux héros ne sont, ni l'un ni l'autre, particulièrement altruiste, ça finit bien pour eux vu qu'ils sauvent leur peau xD (Sinon je peux en faire moins sur l'ambiance de liesse finale, mais c'était censé être légèrement du second degré : le seigneur de Groma en fait un peu trop, lol).
Pour les remarques amusantes de l'héroïne qui manquent... j'ai essayé de faire en sorte que le second personnage soit différent, avec un humour différent, mais que les deux aient de l'humour dans leur façon de raconter... Ça marche apparemment pas. (Peut-être parce que j'ai eu un petit peu de mal avec le narrateur soldat, qui connaissait les termes mieux que moi et que la première héroïne xD)
Pour cette histoire de sang qui ressemble trop à Pirates des Caraibes, vous en pensez quoi si je change pour le fait de déposer la tête aux pieds de la princesse ? (rien ne disant que la tête doit être détachée du corps...)
Sinon pour la longueur, je pense que l'allonger ferait perdre son intérêt au texte : l'idée de départ n'est pas assez intéressante ou originale pour en faire quelque chose de plus long. Mais je peux changer un peu la fin, si elle est ratée...
Merci d'avoir lu en tous cas ! :)
-
une mèche abandonnée sur ses joues de porcelaines
porcelaine, non ?
prêt à tirer mon épée et à défendre mon ma vie au péril de
"mon" à supprimer
puis elle bailla avec vigueur
je sais pas si ce ^-là disparaît avec la réforme de l'ortho. Si c'est pas fait exprès, ce serait "bâilla"...
Non, pas pour elle : ma femme s’appelait Liane et nous avions deux gosses adorables.
cette phrase à un côté trentenaire blasé, mais c'est drôle :mrgreen:
La conclusion est très bien, plus généralement j'ai préféré ce dernier envoi au reste. Eh bien voilà qui est fait ^^ c'est bien mené et souvent drôle, j'aime bien le côté... décors en carton.
-
Et nous nous tenions à présent à cent pas du pont dormant, moi en avant, elle à en retrait, et à l’arrière
Un petit "à" en trop à "elle à en retrait".
Il n’avait pas sourcillé à la lecture du titre – ouf.
Faut pas un "!" après "ouf" ?
- Votre prophétie est fausse ! contrattaquai-je, prêt à tirer mon épée et à défendre mon ma vie au péril de ma vie
Un "mon" en trop à "mon ma vie" :mrgreen:
Bon allez, c’est pas le tout ça.
"le" en trop ?
------------
C'est pas la partie que je préfère mais je la trouve bien écrite.
En fait, surtout, j'ai une sensation de "fin terminée et pas terminée". Peut-être que je manque d'imagination, qui faut que je trouve une suite dans ma tête, je sais pas... en tout cas je reste bloqué sur la fin comme si j'avais envie d'en apprendre plus.
-
La tête? genre comme Glasfeu dans Fitz? ça fait la même chose : déjà vu :p
J'ai bien aimé. Mais je trouve la fin trop rapide. Non pas que le texte en entier soit trop court (ça encore, même si on apprécierait que ça dure parce que c'est sympa, c'est une nouvelle donc bon) mais vraiment que ça s'enchaîne trop vite à mon goût.
-
La tête? genre comme Glasfeu dans Fitz? ça fait la même chose : déjà vu :p
Oui mais comme j'ai pas lu, ça me donnerait pas l'impression d'avoir plagié :mrgreen:
*Repart en quête d'une autre idée*
La fin, trop rapide ? Bon... Je vois... va falloir que je retravaille...
Le dernier envoi, ou vraiment la fin, fin ?
Merci d'avoir lu et commenté, en tous cas ! :)
-
Alors, je reprend:
Pour l'envoi précédent, merci d'avoir corrigé la faute, c'est déjà plus clair!
Par contre je trouve que la séparation au moment des changements de points de vue devrait être plus marquée, ou alors c'est moi qui ai trop l'habitude des narratrices féminines (surtout venant d'auteures féminines) et qui n'ai pas réussi à me mettre dans le tête qu'on était passé dans celle du gars (quand j'y suis enfin arrivée c'était à deux doigts de la toute fin, lol)
La fin de l'avant-dernier envoi m'avait moi aussi fait un peu tiquer, mais je ne saurais pas dire pourquoi.
Pour le dernier envoi:
moi en avant, elle à en retrait
faute...
comment aurions nous pu
faut pas des tirets? aurions-nous?
Ce à quoi elle répondit respectueusement :
- Oh purée, une prophétie, c’est de la triche, ça.
Juste MDR :D
défendre mon ma vie au péril de ma vie – concept surprenant mais non dénué de logique.
cafouillage...
Et euh... Bah désolée mais je persiste: l'histoire n'a pas assez d'intérêt, pas assez étonnante et passionnante... Dommage.
-
Ce dernier envoi a comme tous les autres son lot d'infos qui tombent comme des cheveux sur la soupe. Je pense que c'est cet aspect là qui m'agace et qui donne son côté carton à l'histoire, mais sûrement aussi son insouciante légèreté. Je suppose que c'est affaire de points de vue.
Le changement de personnage ne me dérange pas car le garde ne rappelle pas toutes les dix lignes qu'il n'a pas demandé à être personnage principal/secondaire de l'histoire... ::)
J'aime bien l'ironie de la fin bateau pseudo-conte de fée avec mega happy end à la fin. (car le début avec attaque de château était assez cliché aussi.) Je trouve la fin rapide et facile, mais c'est le propre de la plupart des actions et rebondissements de cette nouvelle, donc je ne le relèverai pas. x'D
Je trouve qu'il manque une réaction du papa-poule face au refus du nouveau seigneur d'épouser sa fille ! Le narrateur dit au lecteur qu'il est marié, mais ça m'étonne que Groma se satisfasse de cette réponse qui laisse entendre que son inestimable fille ne fait pas le poids face à celle qu'il aime...
Pour moi la fin est correcte dans le sens où elle reste dans la continuité. ^^
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C'est noté ! Je corrigerai les fautes relevées.
C'est étrange, d'habitude quand on me dit que mon texte est raté, je me range à l'avis du lecteur (qui a forcément raison quand il est multiple), et j'ai envie de jeter mon texte au loin pour ne plus jamais y repenser. Mais celui-là, malgré ses nombreux défauts, j'y reste attachée pour je ne sais quelle raison, alors je pense que je vais le mettre de côté un temps, et puis je le remanierai pour pallier ce qui fait que vous n'avez pas aimé ! Donc voilà, je tenterai probablement une version 2 avec une narratrice moins répétitive, une intrigue un peu plus ficelée, une fin plus complète...
Merci d'avoir lu, surtout quand vous accrochiez très moyennement ! :) Vos commentaires me sont précieux :)
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Déterrage - j'étais passée à côté de ce texte :mrgreen:
Le monstre avançait toujours et je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée.
elle est tétanisée pourtant elle bouge ? un peu contradictoire
Je débouchai devant une paire de bottes en mouvement. Elles s’éloignèrent au pas de course, emportant vraisemblablement leur propriétaire,
ça fait bizarre, on dirait qu'elle ne voit que les bottes (mais qu'elle les voit) par contre qu'elles n'ont pas de propriétaires, justement, enfin c'est étrange
cela sanctionnait de graves erreurs de sa part.
bof
Je m’étais trompée de chambre. C’était la seule explication : les gardes surveillaient le seul accès à cette partie du donjon, et ils s’affirmaient certains que leur seigneur y était reclus depuis des heures, pour trouver une façon de nous sauver. Mais c’était impossible.
c'est quoi qui est impossible ? ???
Lorsque j’atteignis la sortie, et que les deux soldats se tournèrent vers moi
virgule inutile
Pour la réaction d'Erwan lorsque l'héroïne forge la lettre (dans la fin du passage du 3 septembre), je la trouve moyenne/peu naturelle, surtout le "- Bon, vas-y… On verra bien !"
La jeune fille posa la plume sur le bureau et souffla sur la page pour faire sécher l’encre, avant d’apposer le sceau du seigneur d’Herbaudt.
ya un changement de point de vue ? sur le coup ça fait... bizarre o_O
Personne ne va massacrer personne, ni réciter quoi que ce soit. Le seigneur d’Herbaudt peut très bien verser son sang sans en mourir. La quantité n’est pas précisée, si ? Bon alors, approchez, Votre Grâce.
Pirates des Caraïbes 1 ? :mrgreen:
La fin... bof. Déjà le changement de point de vue je trouve ça moyen. L'idée de changer le pt de vue parce qu'on change de "héros" est bonne mais il y a selon moi deux problèmes :
1) le soldat/héros a bcp moins d'humour et rend le texte plus banal
2) si le soldat prend la place de la fille, dans ma logique, c'est lui qui devient le perso principal, donc qui peut changer le passé de l'histoire. Je sais pas si ce que je dis est clair, mais si les places sont échangées, il faudrait que ce le soit jusqu'au bout.
C'est dommage, 'javais bcp aimé le début. Ca m'a fait pensé à... attends que je le retrouve... Un héros pas comme les autres (http://www.amazon.fr/Un-h%C3%A9ros-pas-comme-autres/dp/2081647559/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1278502828&sr=1-1), un ptit roman jeunesse que j'avais beaucoup aimé quand je l'avais lu. Sauf que dans le cas de ton histoire, je trouve que la fin n'est là que parce qu'il fallait trouver une solution pour en finir, bref ça me satisfait pas. C'est trop facile je trouve ; il aurait fallu trouver un truc plus original pour en terminer (oui je sais, plus facile à dire qu'à faire)
Bref, j'ai bcp aimé le début avec l'humour/ambiance, mais la fin m'a déçue.