Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: lamish le 13 Janvier 2017 à 11:23:27
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Bonjour à tous,
J'ai écrit 2 romans à ce jour, dont 1 en trois tomes. Je vous soumettrai des extraits dans les semaines à venir, afin de recueillir vos impressions sur la forme. "Capitulation" est un extrait de "Ultime procès", une catharsis qui m'a permis d'éloigner des tentations morbides. Le récit de vie de Sarah, parfois allégorique comme dans ce chapitre, fait écho à son procès qui est la représentation imaginaire de sa mauvaise conscience. Merci d'avance pour votre lecture et belle journée. Michèle / PS : Si vous notez des fautes, style : accent sur le o des mots en ion, ou lectura au lieu de lecture, cela vient de mon ordi espagnol qui corrige à ma place. Je ne le remarque pas toujours pour rectifier.
La capitulation
Au début, c’était comment ? Je vous jure que j’ai du mal à me rappeler. Je suis si fatiguée... « Bien fait ! » me direz-vous « tu n’avais pas à t’offrir en pâture à la maladie. »
Je n’avais plus le choix, je vous assure, et fatiguée, je l’étais bien avant de tomber malade. Imaginez, je vous en prie, imaginez-moi coincée sous mon mustang, lui-même terrassé, renâclant, à l’agonie. Nos grands espaces avaient disparu. Nous étions pris au piège des murs de l’arène que Marc avait construite, pierre après pierre, pour que se déroulent nos combats, jusqu’à l’ultime qui mettrait fin à cette guerre passionnelle et destructrice.
Des jours entiers nous nous sommes fracassé la tête contre ses murs. Nous étions devenus fous. Nous savions que pour gagner il nous fallait de l’air. Alors, la nuit, nous levions la tête vers les étoiles et nous nous imaginions galopant au firmament. Cela fonctionnait bien. Nous nous ressourcions et, le lendemain, étions prêts au combat.
Mais un matin, au réveil, nos regards butèrent sur une chape de plomb qui surplombait l’édifice, occultant le soleil le jour et les étoiles la nuit. Nous étions devenus aveugles. Hébétés, incrédules, nous n’avions plus d’endroit où poser nos regards, plus d’énergie, plus d’espoir.
J’ai caressé mon bel étalon et lui ai glissé : « Il nous aura fallu un quart de siècle pour réaliser que le combat était perdu d’avance... Comment nous sommes-nous bercés de tant d’illusions durant tout ce temps ? ».
Mes yeux vides se sont tournés vers Marc, celui que j’avais désigné pour être l’homme de ma vie. Je lui ai soufflé « Tu as gagné. Je pose les armes. »
Il m’a regardée du haut de son beau selle français, le poignet droit verrouillant fermement sa bride d’arme. Ses yeux furieux et remplis de larmes disaient « Je n’ai pas gagné puisque je t’ai perdue, toi que j’aime. ».
Nous étions fourbus, nous étions arrivés au bout du bout. J’avais tout tenté, tout échoué. C’est vrai que je me souviens vraiment de ce jour là, le jour où j’ai souhaité la maladie pour en finir parce que me suicider, je ne pouvais pas. Vous savez bien que mes bonnes intentions envers mes proches me l’interdisaient. J’espère que vous ne les mettrez pas en doute vous aussi.
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@Manu, merci pour ton com très encourageant. Tu as tout pigé en quelques lignes, preuve d'un grande sensibilité. Au plaisir de te lire. Michèle
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Bonjour à tous,
Un de vous peut-il m'expliquer comment supprimer une contribution ?
Depuis quelques jours que je pratique MDE, j'avoue être particulièrement paumée sur ce site pas vraiment fonctionnel.
Merci d'avance pour votre réponse et belle journée.
Michèle
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Bonjour,
Il te suffit d'envoyer un MP à un modo. ;)
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Merci Ernya ! :)
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Combat entre une maladie incurable et l'espoir d'y survivre, tel un couple se déchirant sans jamais parvenir à la séparation salutaire? A moins que la fin du combat soit une métaphore pour dire où peut commencer l'amour ?
Sans exhaustivité aux alternatives que me laisse votre texte, conserver au moins ces deux confère à ma lecture un flou poétique qui plait à mon esprit ! Ce n'est pas donné à tous les textes de libérer l'imaginaire du lecteur, merci !! ^^)
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@manigairie, mille mercis pour ton com. Il est vrai que cet extrait permet pas mal de déductions. En fait, et sans vouloir casser l'imaginaire,"Ultime procès" est une catharsis qui m'a permis d'éloigner des tentations morbides. Le récit de vie de Sarah, parfois allégorique comme dans ce chapitre, fait écho à son procès qui est la représentation imaginaire de sa mauvaise conscience. Je ne sais pas si je suis bien claire mais si cela te dit, ce court roman (109 pages) est en version intégrale ici : http://www.monbestseller.com/manuscrit/4772-ultime-proces. Michèle
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Bonjour lamish,
Je n'ai pas vraiment l'habitude de commenter des extraits et je dois avouer que ce n'est pas facile. Je comprends que le bel étalon symbolise Marc et qu'il s'agit d'une relation passionnelle, donc il y a des combats itou, c'est lui qui a construit l'arène,.. Mais au-delà de ça, il m'a manqué des éléments pour vraiment adhérer au récit. Je veux dire que je manque de contexte pour m'attacher aux personnages, mais c'est le format extrait qui veut ça.
En lui-même, pour la forme, je le trouve bien écrit, les phrases sont rythmées et le ton n'est en rien monotone. Après je ne suis pas vraiment fan des points d'exclamation mais c'est subjectif. Bon bon voilà, c'est tout ce que je peux dire ^^
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@Miromensil, Merci pour ton com. Clair qu'une page, la deuxième d'un roman de 109, c'est une peu frugal et trop flou pour situer l'action et les personnages. Je retiens ton avis sur le forme car c'est celui qui m'importe, celui que je ne trouve pas sur le site où j'édite. Je retiens également ta remarque sur les points d'exclamation. C'est un réflexe d'écriture que je dois combattre et je vais me relire pour leur faire la chasse, promis ;) Bien à toi. Michèle
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Salut lamish
J'aime bien cette ambiance mystérieuse et champêtre
à propos de renâcler : tu es sure que c'est pas un peu incompatible d'être à l'agonie et de renâcler ?
merci pour ce texte ! :)
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Bonjour Meihac et merci pour ton com. Je ne connais pas d'autre verbe que renâcler pour definir cet espèce de reniflement bruyant émis par les chevaux. En tous cas, c'est souvent ce qu'ils font lorsqu'ils sont épuisés, voir mourants ou qu'ils manifestent leur mécontentement. Belle journée. Michèle
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L'expression "qui veut aller loin ménage sa monture" semble à propos ici, dans cette vie de couple devenue conflictuelle.
J'imagine que la chappe de plomb correspond à un silence. Sarah fait tout exploser par sa capitulation mais un peu tard car la maladie est là.
C'est bien écrit, bravo.
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Bonjour Meihac et merci pour ton com. Je ne connais pas d'autre verbe que renâcler pour definir cet espèce de reniflement bruyant émis par les chevaux. En tous cas, c'est souvent ce qu'ils font lorsqu'ils sont épuisés, voir mourants ou qu'ils manifestent leur mécontentement. Belle journée. Michèle
ah okaye !
je savais pas ce que ça voulait dire en fait :--) ! 8)
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@Meihac, c'était donc pour rire ;D... et moi qui m'engouffre dans le brèche... :/ Merci encore pour ton passage. Michèle
@Fried, Merci pour tes lecture et com encourageant. Au plaisir de te lire encore... Michèle