Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Kiel le 11 décembre 2016 à 01:03:26
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Ecrire... Mais où ?
J'aime écrire... Raconter, créer, penser, développer, décrire... Mais concevoir des textes sur de simple morceau de papier, pourquoi pas ; mais à quoi bon ? Qu'est-ce que mes mots peuvent apporter au monde ? Et surtout, comment ? Car après tout, c'est bien pour cela que mes mains retranscrivent ce que je leurs dicte. Pour donner un peu de moi ; que ce moi puisse offrir une idée, une pensée, une réflexion, redonner un souvenir perdu, ou pourquoi pas, changer le cour d'une vie. Mais malheureusement, j'ai beau regarder cette pile de feuille sur ma table, je ne vois personne lire ces pages, ni même s'y intéresser. Des heures et des heures d'écriture pour qu'ils finissent là, ignorées, sans buts, sans utilités. Quel drôle de destin. Quel drôle de gâchis.
Mais je continue tout de même d'écrire. Non pas sur de simples feuilles blanches, mais sur quelque chose de bien plus beau, de bien plus grand. J'écris, où du moins, je transmets un bout de moi là où je peux. Il suffit d'un simple coup de feutre pour marquer une belle idée sur un mur solitaire. D'un simple moment d'exaltation pour donner de la poésie à une pauvre fenêtre ignorée du monde. Ou d'un cœur envoûté par la vie pour immortaliser la pensée pure sur un arbre centenaire.
Et de cette manière, je peux donner. Je peux transmettre.
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Salut Kiel,
Mille manières de trouver un sens, une justification, à l'acte d'écrire ! Un Français, — il est possible que ce soit Montaigne, — a dit : On parle de penser ; mais pour moi je ne pense jamais, si ce n’est quand je m’assieds pour écrire. C’est ce fait de ne penser que quand on s’assied pour écrire qui est cause du grand nombre d’ouvrages médiocres qui nous accable. Mais peut-être la remarque que j’ai citée, contient-elle davantage qu’il n’y paraît à première vue. Il est certain que l’action d’écrire tend par elle-même à tonifier, rendre logique la pensée ; toutes les fois que je suis mal satisfait d’une conception de mon cerveau, la trouvant trop vague, je recours aussitôt à la plume dans le but d’obtenir par son aide, la forme, la suite, la précision qu’il me faut. Tu as beaucoup à faire, cher mon cher Kiel, (Kiel ? te tuer pour mieux renaître, par exemple) alors cesse de t'apitoyer sur toi-même, bois de l'eau et continue d'écrire, pour toi, pour les autres, pour ton chien !
Bien à toi !
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Merci pour ton commentaire fort riche et intéressant ! Tout ça demande réflexion, et la réflexion demande du temps - ce que, bien-sûr, je n'ai pas.