Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: gage le 27 Octobre 2016 à 20:14:47
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Anna depuis deux jours ne veut plus me parler
Et fronce les sourcils,
Renifle de mépris,
Puis me tourne le dos, remorquant son doudou,
Disparaît dans sa chambre où claque son verrou.
Anna depuis deux jours sait que je vais partir,
Alors elle me punit,
Détourne ses yeux gris,
M'exclue de son chagrin et le confie à d'autres
Me punit de ma faute, de ma très grande faute.
Je pars, Anna, mais c'est pas toi que j'abandonne,
Il faut que je me sauve.
Anna depuis deux jours refuse de manger,
Voudrait rester au lit,
Dormir jusqu'à midi.
Repousse,
Dédaigne,
M'oublie.
Je pars, Anna, mais c'est pas toi que j'abandonne,
Il faut que je me sauve.
Je sais comment tu vois les choses,
À la hauteur d'une enfant-rose :
Les papas c'est fait pour rester,
Pour gronder et pour consoler.
Les vrais papas sont des rochers.
... Mais je suis un père en argile.
Je pars, Anna, mais c'est pas toi que j'abandonne.
Il faudrait inverser les rôles,
Que ce soit toi qui me consoles.
Que tu me berces dans tes bras,
En me disant que ça ira...
Ça n'ira pas, je le sais bien,
Et je souffre de ton chagrin.
Mais c'est pas toi que j'abandonne,
Non, c'est pas toi que j'abandonne.
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Hello,
Sur le fond c'est plein d'émotions plutôt bien transmises.
Sur la forme c'est un peu trop bateau pour moi, ça manque un peu de punch et de surprise.
Au plaisir
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Salut gage,
belle simplicité et grande délicatesse.
une coquille :
Que ce soit toi qui me console.
consoles
Très émouvant,
Rémi
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Salut,
Je rejoins pas mal MZK, le fond a du potentiel mais je trouve la forme trop simple, pas très aboutie (ça ne me rappelle ni un poème ni une comptine, en fait).
Anna depuis deux jours ne veut plus me parler
Et fronce les sourcils,
Renifle de mépris,
Puis me tourne le dos, remorquant son doudou,
Disparaît dans sa chambre où claque son verrou.
j'aime bien ce début où la gamine fait penser au topos de la femme boudeuse (et puis l'alliance du verrou et du doudou, c'est pas mal). Dis-moi, tu parles d'une enfant ou d'une nymphette ? :huhu:
Anna depuis deux jours sait que je vais partir,
Alors elle me punit,
Détourne ses yeux gris,
M'exclue de son chagrin et le confie à d'autres
Me punit de ma faute, de ma très grande faute.
je n'aime pas trop les yeux gris (en fait, à part pour la rime, je ne vois pas trop la symbolique de la couleur vu qu'on sait déjà qu'elle est triste)
Je pars, Anna, mais c'est pas toi que j'abandonne,
Il faut que je me sauve.
là, rythmiquement, je trouve que ça ne va pas. Il manque un truc, un petit boost
Je sais comment tu vois les choses,
À la hauteur d'une enfant-rose :
Les papas c'est fait pour rester,
Pour gronder et pour consoler.
Les vrais papas sont des rochers.
... Mais je suis un père en argile
j'aime bien l'image des papas rochers. Par contre, je pige pas trop l'idée de l'argile. Je trouve l'idée intéressante mais vu que tu ne la développes pas ensuite, ben, je trouve qu'elle perd de son charme...
Il faudrait inverser les rôles,
Que ce soit toi qui me console.
consoles
Que tu me berces dans tes bras,
En me disant que ça ira...
Ça n'ira pas, je le sais bien,
Et je souffre de ton chagrin.
j'aime pas le dernier vers. Niveau sens, on n'en a pas besoin. Et puis, je pense que ça aurait été plus intéressant de développer pourquoi ça n'irait pas
Comme dit plus haut, je pense qu'il y a du potentiel mais la forme est à dynamiser et je pense aussi que le fond pourrait être un peu plus précis/ un peu moins obscur. En tout cas, j'adhérerais plus si j'en savais plus ;)
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Moi, ce que je trouve émouvant, c'est justement de ne pas savoir, de comprendre à demi mots que les parents se séparent et que ce qui fait le coeur du poème, c'est la souffrance de la petite. Du coup, la simplicité est cohérente : réaction du père qui se place au niveau de la petite fille, souffrance partagée et incommunicable, puisque verrou et compréhension difficile due à l'âge (un papa ça devrait être un rocher).
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@MZK : oui, la forme est un peu banale, bien que pour un poète intermittent comme moi, sortir du sonnet est un déjà un exploit. Si tu as été sensible à l'émotion, c'est déjà une réussite.
@Rémi : un gentil papa ne peut qu'être sensible à ce genre de texte. Il est plus facile de s'identifier à un certain désarroi. Merci pour ta sensibilité et ta compréhension. Difficile d'être un rocher...
@Ernya : pourquoi être plus précis ? Évidemment tout semble lourd de sens à celui qui écrit. Rendre les choses plus explicites les banalise et les vide de l'aura poétique. Si tu as besoin que j'entre dans les détails, c'est que j'ai échoué. Je trouve paradoxal que tu trouves ça trop simple et que tu veuilles en savoir plus...
Un papa c'est toujours un colosse au pied d'argile, mais l'image est trop usée, j'ai gardé que l'argile, ça aurait pu être du sable, de la poussière.
Merci d'être passée, en tout cas !
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Salut Manu !
peut-être que ce n'est pas le poème qui s'essouffle quand je parle du père...
peut-être que tu es juste plus sensible au sort de la petite fille et que tu ne t'identifies pas au papa.
es-tu père toi-même ? (si c'est pas indiscret...)
La situation est vue sous deux angles, il se complètent et se répondent, c'est la même détresse.
Merci de ton passage !
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Rendre les choses plus explicites les banalise et les vide de l'aura poétique
je ne suis pas du tout d'accord avec ça, en particulier avec ton texte comme contexte
Je trouve paradoxal que tu trouves ça trop simple et que tu veuilles en savoir plus...
Je trouve ça simple parce que ce poème évoque la rupture d'un couple et par là même la rupture du lien familial (le père va devoir s'éloigner du domicile familial). Rien de bien original, malheureusement, à notre époque. Du coup j'attendais davantage de la forme et des images poétiques, histoire d'avoir un texte plus personnel peut-être ?
Du coup, oui, j'aurais bien aimé que tu creuses davantage ce thème, cette rupture du lien familial, que ton poème utilise davantage d'images (comme celle du papa rocher par exemple où là tu creuses davantage l'image qu'un enfant a de son père) pour acquérir cette aura poétique dont tu parlais plus tôt. :)
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@Ernya : je comprends ton point de vue. Mais la limite de mon poème est la limite de celui qui l'a écrit. La poésie m'est un carcan trop étroit pour réussir ce que tu voudrais que je fasse. Ou alors il aurait fallu un texte beaucoup plus long, mais j'ai mis déjà bien du temps pour ce petit truc. Disons que je ne voulais pas exposer une thèse du regard de l'enfant sur son père, mais juste montrer une photo intérieure fugace de celui qui doit partir et qui a des remords et qui part quand même.
Merci beaucoup d'être revenue ici.
@Manu : C'est donc bien une question d'identification quand même ; tu ne te reconnais pas dans ce père-là, tu le voudrais plus combatif. Sache que lorsque le papa s'en va, c'est que son combat est terminé. Le départ c'est l'aboutissement d'un très long combat intérieur. Mon texte est calme à cause de ça : la décision est prise et officielle. J'imagine qu'il faudrait un tout autre poème qui relaterait les tourments précurseurs, la violence de la lutte intérieure et l'acceptation comme un soulagement, une illusion de soulagement. C'est un texte qui reste à écrire.
Je te remercie en tout cas d'être repassé préciser ton avis.
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Très touchant, pour ce qu'il exprime simplement, et ce qu'il laisse deviner. Les premières strophes en particulier si bien écrites.
:-*
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Bonjour gage,
Moi j'aime bien, simple et efficace...
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Hello Gage, c'est un poème attendrissant, la petite Anna manifeste ses craintes et l'on comprend le désarroi du père.
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Oui, le texte, en raison de son impact émotionnel dont la narration tient la route, fonctionne.
Je regrette, comme d'autres, des passages stylistiquement plus plats, où le rythme s'égare.
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@charmante Tigrani : merci beaucoup pour ce gentil commentaire.
@Christian : merci beaucoup, ravi que cela t'aie plu... L'efficacité est difficile à atteindre en poésie.
@Fried : merci pour ton passage. Crainte et désarroi... c'est ça, pour les deux... :(
@Pehache : il aurait sans doute fallu que je lui consacre d'autres longues heures de brouillon ; prenons-le pour ce qu'il est juste : un polaroid, un instantané, un moment entre deux...
Il est peut-être un peu facile ; je suis bien plus à l'aise en prose, c'est un fait. Merci d'être passé par là en tout cas.
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Bonjour Gage.
La forme ne m'a pas dérangée, contrairement à d'autres. Je n'ai pas toujours trouvé la musicalité mais je ne l'ai pas spécialement cherché et ça ne m''a pas manqué, parce que je me suis laissée embarquer par le fond qui m'a bouleversé.
Merci pour ce partage, au plaisir.
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Bonjour Choute !
Et personne ne m'a dit précisément par où la forme pêchait...
L'essentiel c'est que l'émotion passe, je n'en demande pas plus.
Je t'avouerai que curieusement j'ai mal en le lisant, comme s'il était d'un autre... :-\
Merci beaucoup d'être venue ici...
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Je ne saurais pas t'éclairer pour la forme, étant une poétesse débutante bien irrégulière.
Je dirais que c'est le trop grand nombre de variations dans le rythme qui fait que l'ensemble manque de musicalité, mais encore une fois, à mes yeux ça n'avait rien de gênant. L'émotion est belle et bien là, tu peux en être assuré.
Au plaisir.
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Je pensais naïvement que varier la métrique rendait la lecture moins aride, en attirant de plus l'attention sur le propos lors du changement de longueur des vers. À vrai dire je n'en sais pas plus que toi... :???:
Merci encore ! :)
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Bon...
Comment faire, vu que tout ce qui touche l'enfance, les émotions, le besoin d’enveloppement me fait fondre en larmes immédiatement depuis plusieurs mois...
Je te dirais bien donc que c'est réussi...
Voilà...
Un câlin ? :soutien:
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Bonsoir Marquise !
je ne voulais vraiment pas t'attrister...
Merci pour ton passage.
Un câlin est toujours, toujours bon à prendre !
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Je pensais naïvement que varier la métrique rendait la lecture moins aride, en attirant de plus l'attention sur le propos lors du changement de longueur des vers. À vrai dire je n'en sais pas plus que toi... :???:
Merci encore ! :)
Et tu avais raison. Mais, par endroits, c'est un peu maladroit. A mon avis, du moins.
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Mais, par endroits, c'est un peu maladroit. A mon avis, du moins.
Je te crois sur parole...il faudrait que je pratique plus. :-\
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Et en chanson ? Je trouve que le style simple se prêterait bien à une mise en musique, cela apporterait sans doute un peu d'ampleur pour mieux porter la charge émotionnelle, en lui ajoutant des nuances et des subtilités.
En ce qui me concerne je n'ai pas besoin de plus de détail pour saisir la situation, très limpide. Et c'est d'autant plus émouvant de sentir le narrateur-poète se débattre avec comme il le peut...
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se débattre avec comme il le peut...
C'est exactement ça... :-\
Merci Petit Bourgeon pour ton commentaire sensible...
Et quel style de chanson se prêterait à de telles paroles ?
Une ballade bien triste à la Cat Stevens ?
Un truc plus rythmé et véhément qu'on scanderait ?
Dis-moi comment tu le vois...
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C'est très émouvant et tes mots font que l'on ressent très bien cette situation... alors bon courage, la vie est ainsi faite...
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Oui, on peut dire ça comme ça... :)
Merci pour ton gentil passage, en tout cas... de tout manière je crois que je n'ai posté aucun texte optimiste ici, ou peut-être un ou deux, pas plus. Mon tempérament est ainsi fait... ;)
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J'aime ces mots qui restent flous et nous laissent imaginer pourquoi pourquoi il doit se sauver.
Joli refrain.
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Bonjour Gouelan !
merci pour ton doux commentaire. On peut aussi comprendre "je me sauve" en "je me sauve la vie"...
merci
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bonjour bonjour
j'adore tout purement ce poème je le trouve géniale si bien sur le fond que sur la forme
il correspond en faite totalement a la vision triste et noir que j'ai du monde
l'auteur me donnerais t'il sa permission pour affiché ce poème dans ma chambre (juste afficher promis) je respecterais les droits si besoin est
cordialement votre
andrommoth
ps : sinon en dehors quels sont théoriquement les droits de chaque auteir sur ces écrits?
je ne compte pas volé bien entendue mais je m'interesse ^^
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Salut Andrommoth (cousin du Béhémoth de Rimbaud ?) !
alors, par quel bout prendre tout ça...
Ton commentaire est tellement élogieux, surtout quand on connaît tes goûts littéraires, que j'en suis tout :-[ ...
Évidemment que tu as la permission de l'afficher dans ta chambre, mais si tu savais comme mon humilité naturelle souffre de devoir écrire une telle phrase...
Il n'y a pas de droits à respecter et je ne te ferai rien payer pour ça, je te rassure... :D
Je ne comprends pas qu'un garçon de ton âge puisse avoir une vision triste et noire du monde. Ton âge c'est l'âge de l'optimisme et de tous les possibles, et même si la noirceur triste et désespérée est mon fond de commerce, je suis vraiment chagriné que ce soit aussi ton cas...
Pour répondre à ta dernière question, les auteurs ici restent entièrement propriétaires de leurs écrits, si bien que le forum peut servir de pouponnière à des textes destinés à être publiés plus tard.
Je te remercie sincèrement pour l'enthousiasme avec lequel tu as accueilli mon poème. Ça me touche beaucoup qu'il t'aie autant plu...
À bientôt au détour du forum...
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Je vote pour l'élection de Gage comme plus-gentil-du-forum (avec Baptiste en colistier).
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Ouille ouille ouille...
Pehache, que répondre à un truc pareil ?
Je reste sans mots... :-\
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Je vote comme Pehache ^^
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Vous ne pouvez pas dire ça... Vous ne savez rien de moi. :-\
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a) un peu quand même
b) ou alors, c'est pour ça ?
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Vous floodez, les gens. Merci de revenir au texte.
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C'est vrai, mais on est gentil, maîtresse.
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Troublant. On peut penser qu'il est question d'un décès, d'un divorce, d'un voyage... Quoi qu'il en soit, la déchirure est marquante tout au long de votre poème. Moi je n'ai plus l'age de pleurer, le départ d’un père si peu présent, mais mes sentiments entendent la souffrance légitime de la petite fille trahie. Le passage "Les vrais papa sont des rochers / ...Mais je suis un père d’argile" me transporte dans les sentiments inconnus d'un père que je ne suis pas, enfant que je suis.
Merci pour ce poème,
Qui traite d'un vrai problème,
Celui d’Être et père aussi: quel dilemme!
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Salut Evan !
Je peux te dire tu ? Ici on se tutoie plutôt, comme dans les corporations : les toubibs, les profs, les syndiqués... tout le monde se tutoie entre soi, alors pourquoi pas nous ?
Tutoie-moi please ! :)
Merci pour ton passage et ton commentaire sensible.
Oui, tout cela est compliqué, et la paternité, et l'existence...
C'est pas vraiment un dilemme parce que le must c'est quand même de faire les deux à la fois, sans léser ni se léser...
Mais c'est un boulot à plein temps... pas de doute, enfin si, justement, plein de doutes.
Merci encore d'être passé, à bientôt ici ou là...
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Coucou Gage, j'ai envie de te faire un câlin en lisant ce poème qui ne consiste pas à se trouver de fausses excuses.
Bien sûr, on t'apprécie. Comment pourrait-on ne pas apprécier un homme si spirituel ?
Smack.
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Ohhh, qu'il est agréable d'ouvrir son portable sur la table de la cuisine, de regarder le temps moche derrière les vitres, de touiller son thé russe pensivement, et de se prendre, de manière ô combien inattendue, un gentil câlin et un compliment et un baiser, et tout un groupe de mots qui réchauffent le cœur...
Merci beaucoup ! mon thé est rarement aussi bon qu'aujourd'hui ! :)
Bisous !
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Bonjour,
Comment vas-tu depuis tout ce temps ?
Je suis très heureux de faire un tour sur le Monde de l'écriture et de pouvoir découvrir l'une de tes expérimentations les plus sincères. Un poème savamment mené, agréable. J'ai toujours pu m'identifier dans la force de tes textes et poèmes par la volonté de proposer toujours un peu autre chose. Il est essentiel, je crois, que tu profites de la qualité de tes propres mots pour faire vivre l'écriture à ta façon. Ce poème mérite le respect, si ce n'est l'inquiétude, inquiétude partagée par une capacité à susciter l'empathie que beaucoup aimeraient revendiquer.
Quel plaisir de pouvoir faire une pause dans mes actuelles préoccupations, et de me plonger dans cette inspiration, cette lecture qui porte.
Heureux de voir que tu gardes cette pleine forme qui te fait dépasser les habitudes, cher ami. Je vois vraiment dans tes écrits une transformation positive et audacieuse. Et j'espère que tu es en bonne santé, et que tu nous feras profiter à nouveau de la force de ta prose ou de tes vers.
Pour en revenir au poème, je dirais qu'il y a une certaine frustration à ne pas pouvoir aider cette pauvre Anna, c'est savamment influé, on se croirait pris par le rôle.
Eh ! Bien, j'espère que tu as eu dernièrement l'occasion de satisfaire tes inspirations, celle-ci me paraît tout à fait rationnelle. J'espère que tu trouves tout ce dont tu as besoin pour écrire ces continues beautés.
Un grand merci pour la lecture !
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Bonjour Alan !
c'est toujours un réel plaisir de te retrouver et de lire tes commentaires sensibles et inspirés !
Que tu continues à me créditer toujours et sans réserves de tant de talent ne laisse pas de me surprendre à chaque fois.
Que je suscite l'empathie par ce poème m'émeut et me réchauffe, mais sois sûr d'une chose, Alan, un texte comme celui-ci n'a de valeur que par ce que le lecteur y projette de sa propre sensibilité et de sa délicatesse (comme toi).
"Les gens heureux n'ont pas d'histoires" comme le disent deux grand penseurs des 19e et 20e siècles, Tolstoï, Beauvoir et Sulitzer. Par conséquent, quand j'irai mieux, je ne raconterai sans doute plus rien du tout. Mais pas de risque pour le moment.
Le doute et le remords sont des muses parmi d'autres, ils ont au moins cette qualité.
Je suis très content que tu m'aies fait le plaisir de passer par ici, toi qui te fais si rare.
Je suis toujours honoré de tes visites ;
J'espère que ton allocentrisme parvient à s'exprimer au quotidien et que tu es heureux.
Merci.
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Un vrai plaisir, cher ami.
Une chose est sûre, je repasserai !
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J'espère bien !
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moi j'aime bien
c'est plein d'émotion. en tant que lectrice je compatis au chagrin de la petite Anna. ce qui manque à ce poème à mon avis c'est de travailler un peu plus les rimes et essayer d'enlever le surplus surtout que les images ne sont pas explicites mais plutôt implicites voire même suggérées et ce qui fait le charme du poème. bravo et bonne continuation
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Bonjour Zoulika !!
très gentil de venir me commenter !
Ce poème a plus de deux ans, et c'est toujours troublant de voir revenir à la lumière une ancienne production.
Je ne voulais surtout pas en faire un poème académique, et c'est pour ça que tu dois pouvoir trouver les rimes peu travaillées. L'un des commentaires parle de chanson je crois, et je pense que mes rimes approximatives s'en approchent.
Tu voudrais que j'élague un peu, si j'ai bien compris. On m'a souvent proposé ça dans mes textes et ma réponses est toujours la même :
j'ai vraiment peur en supprimant des pans entiers de mes écrits de perdre tout un équilibre sur lequel je travaille même si cela en a peut-être si peu l'air.
En tout cas je retiens que tu l'as apprécié, et c'est déjà beaucoup pour moi. Merci donc pour ton passage et à très bientôt !
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Bonjour cher ami,
Toujours heureux je suis de te laisser un mot d'amitié.
Tu voudrais que j'élague un peu, si j'ai bien compris. On m'a souvent proposé ça dans mes textes et ma réponses est toujours la même :
j'ai vraiment peur en supprimant des pans entiers de mes écrits de perdre tout un équilibre sur lequel je travaille même si cela en a peut-être si peu l'air.
Oh ! Mais pour trouver un équilibre, tu en trouves de plus en plus : prenant le temps de comparer tes plus anciennes publications à tes plus récentes, j'ai pu remarquer que tu avais visiblement gagné en équilibre et stabilité, plus d'assurance, plus de sérénité.
Ce poème était, selon moi, un passage obligatoire dans un certain questionnement relatif à tes aspirations ou à tes sujets prioritaires ; il est avant tout intéressant de prendre en compte le cheminement que tu as fait depuis le jour où tu proposais cette publication, de voir en quoi tu fais de nouveaux choix et prends de nouvelles orientations dans tes actuelles inspirations.
J'adore te lire. Observer la transformation de tes écrits m'inspire dans mes propres créations.
Cette comparaison permet selon moi, au-delà de l'homme, de voir ce qu'a vécu le poète précédemment pour apprécier son évolution vers une actualité toujours renouvelée.
Qui sait ce que tu nous offriras demain ? cher ami...
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j'aime beaucoup les phrases," les vrais papa sont des rochers, mais je suis un père en argile"...je trouve qu'elles résument parfaitement l'ensemble du texte .
Merci pour ce courageux et émouvant partage
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Bonjour gage,
Je sais que ce texte a plus de deux ans mais il était remonté dans la file et tombait plutôt bien : j'avais envie de lire quelque chose de toi (si tu as un autre texte à me conseiller je suis preneuse, j'ai gardé une très belle image de ceux que j'ai lus venant de toi).
J'aime beaucoup les trois premiers "couplets" qui dépeignent bien l'atmosphère dans la maison, je visualise cette enfant, ses yeux gris, une porte qui se referme. Je crois que, malgré tout, mon passage préféré est celui-ci :
Je sais comment tu vois les choses,
À la hauteur d'une enfant-rose :
Les papas c'est fait pour rester,
Pour gronder et pour consoler.
Les vrais papas sont des rochers.
... Mais je suis un père en argile.
J'adore l'enfant-rose (et surtout accompagnée du terme "à la hauteur", pour son sens figuré et aussi pour le mouvement littéral que j'imagine, que je peux me voir faire).
Et j'allais relever la même phrase qu'Elizabeth :
"Les vrais papas sont des rochers, mais je suis un père en argile". Je la trouve très belle et très triste. Elle contient des images sociétales et une douleur personnelle, et quelque chose de très intime.
Mon seul regret : j'aurais préféré "Je voudrais inverser les rôles" plutôt que "Il faudrait" (j'ai du mal avec le terme "il faut" pour cette idée si douloureuse pour les enfants).
Bref, oui ce poème est écrit d'une façon toute simple et pour moi c'est ce qui fait sa beauté fragile. Rien à élaguer à mes yeux, pour mon ressenti (je pense que ce doit être qqch de personnel) c'est le bon équilibre entre simplicité et détails.
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Bonsoir, quel honneur que cette remontée...
@Alan : ta confiance ne manque jamais de m'étonner. Me créditer ainsi de qualités à venir me laisse sans voix. Merci énormément pour cela. Et merci d'aimer ce que je fais.
@Elisabeth : merci pour ton commentaire, et touché de t'avoir touchée.
@Ariane : merci infiniment pour ton passage, et tes compliments délicats. Merci d'être sensible à la douleur qui ourle ce poème.
Si je devais écrire "je voudrais" plutôt que "il faudrait" on changerait de sens. Si je mets "je voudrais", je sous-entends que ça pourrait être possible, alors que bien sûr non. Si je mets "il faudrait", il faut lire "il faudrait qu'on puisse", dans le sens, "si seulement on pouvait", tu vois ?
Oui tout ceci était nourri de sentiments personnels...
Je veux bien te montrer narcissiquement des textes que j'ai écrits, mais lesquels connais-tu ?
Merci en tout cas pour ta visite !
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Pour moi "je voudrais" contient surtout l'aveu de rêves résignés à le rester. Question de caractère peut-être aussi :) .
Je n'ai pas lu grand chose de toi à part les deux textes sur les éoliennes et il me semble (mais je ne suis plus sûre) un texte où le narrateur revient par le jardin dans la maison de son père.
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Alors je t'en mets quelques autres :
- mon seul humoristique : RIP Mickey Mouse (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,22569.0.html)
- un poétique que j'aime bien : Cheshire (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,25498.0.html)
- et deux plus longs : La tireuse de cartes (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,17104.0.html) et Rosemonde (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,16830.0.html)
Et merci beaucoup de prêter attention à mes productions.