Le Monde de L'Écriture

Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: Nocte le 25 Octobre 2016 à 08:39:28

Titre: Le post-incipit.
Posté par: Nocte le 25 Octobre 2016 à 08:39:28
Voilà, la punchline de départ est consommée, le décor est planté en quelques mots minutieusement choisis, et après ?
Titre: Re : Le post-incipit.
Posté par: Kerena le 25 Octobre 2016 à 10:06:48
On continue d'écrire ? :mrgreen:

(plus sérieusement, je comprends pas bien la question que tu poses)
Titre: Re : Le post-incipit.
Posté par: Rigel le 25 Octobre 2016 à 12:20:05
Après, on s'attaque à la première page idéale. Celle qui contraint le lecteur à poursuivre.

Cette page idéale qui, toujours d'après mon carnet magique (on a bien dit idéale)...


Ce que la première page idéale devrait éviter...


Souvent, la première page n'est pas la première qu'on écrit. Je conseille de la refaire complètement après avoir mis un point final au premier jet.
Titre: Re : Le post-incipit.
Posté par: Jurle-Lamar le Batracien le 25 Octobre 2016 à 13:16:20
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C'est le moment où l'histoire commence, pas un flashback. Il y a un lien direct avec l'intrigue principale.
Hm, le flashback peut pourtant être un élément très important de l'histoire, beaucoup de livres continues à faire ça (notamment en fantasy et dark fantasy, de même que dans l'horreur). Tu déconseilles malgré tout ce procédé au profit d'une première page directement ancrée dans le présent ?

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On promet d'emmener le lecteur vers un truc intéressant en soulignant l'unicité de la situation ("cette nuit", "ce mec-là" sont différents), en mettant une dose d'inattendu (un fait sort de l'ordinaire, surprend le lecteur)
Pour moi justement, ces éléments peuvent être ancrés dans le présent comme dans un flashback. Tout dépend de la façon de raconter les choses  :P

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La majorité des verbes sont conjugués au présent ou au passé simple, on est dans l'action, on évite d'évoquer les évènements passés ("Il s'était toujours dit...", "Il avait été...").
Tout à fait d'accord.

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On peut montrer une "version miniature" de la trame principale, c'est facile mais pas interdit, t'sais comme dans les films d'action où on commence par une mission réussie pour te montrer à quel point les héros sont badass.
Ou alors on peut au contraire montrer une "mission" ratée pour commencer l'histoire et mettre dans le bain, mais ce procédé se fait encore beaucoup en effet.

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Ce que la première page idéale devrait éviter...
D'essayer d'impressionner le lecteur avec des phrases compliquées, des mots rares, etc.
Tout à fait d'accord.

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Les "Machin est triste/en colère/souffre". Le lecteur ne va pas y croire. Il va fermer le livre tout de suite, il va flairer le bidon. On montre les sentiments, le lecteur les devine, il croit ce qu'il voit.
Pour le coup je n'y avait pas du tout pensé, mais oui carrément !

En tout cas tes éléments sur la première page idéale m'ont aidé sur plusieurs points, merci ;)
Titre: Re : Re : Le post-incipit.
Posté par: Rigel le 25 Octobre 2016 à 14:07:10
Hm, le flashback peut pourtant être un élément très important de l'histoire, beaucoup de livres continues à faire ça (notamment en fantasy et dark fantasy, de même que dans l'horreur). Tu déconseilles malgré tout ce procédé au profit d'une première page directement ancrée dans le présent ?

Tu as raison, la question des flashbacks est délicate. Certains conseillent de les supprimer purement et simplement de l'ensemble du récit, sous prétexte qu'il ne faut pas montrer le passé parce que le lecteur s'intéresse au présent et veut voir l'histoire avancer. Je ne suis pas d'accord, j'adore les flashbacks en tant que lectrice, je ne suis pas impatiente de connaître la suite, j'aime rester dans un bon livre plus longtemps avec des scènes "bonus" qui aident à comprendre les motivations des personnages.
Je n'ai rien non plus contre les flashbacks en début de roman, à condition de les cantonner au prologue. Selon moi, c'est leur place. Le prologue peut permettre au lecteur de jouir d'un point de vue unique, qu'il ne retrouvera pas dans la suite. Je crois que beaucoup de prologues de Fantasy se déroulent justement sous forme de flashbacks.
Mais en première page du premier chapitre, toujours selon moi, ça ne peut pas ou très rarement fonctionner. Ca ne veut pas dire que le roman sera illisible ou impubliable, juste que l'entrée en matière ne sera pas idéale. Pourquoi ? Parce qu'il serait difficile de marier une scène qui appartient au passé avec tous les autres critères qu'une première page devrait respecter. Le lecteur va commencer à s'ancrer dans quelque chose, à s'attacher à une situation, à des personnages qui sont dans un certain état d'esprit qu'il ne retrouvera pas dans la trame principale. Et l'opération de séduction va devoir être recommencée plus tard, avec le risque de décevoir le lecteur qui, lui, voulait le truc vendu par la première page.

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On peut montrer une "version miniature" de la trame principale, c'est facile mais pas interdit, t'sais comme dans les films d'action où on commence par une mission réussie pour te montrer à quel point les héros sont badass.
Ou alors on peut au contraire montrer une "mission" ratée pour commencer l'histoire et mettre dans le bain, mais ce procédé se fait encore beaucoup en effet.

Absolument. La mission ratée, on la retrouve surtout dans les films familiaux : comédies, dessins animés. La version "mission idéale, mais un détail cloche", c'est pour les grands spectacles, les films d'action, de super-héros.
Bah, c'était juste un exemple comme ça, il traine sur mon carnet certainement parce que cette idée m'a fait "tilt" la première fois que je l'ai lue quelque part.

En tout cas tes éléments sur la première page idéale m'ont aidé sur plusieurs points, merci ;)

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