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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: ZagZag le 16 Octobre 2016 à 18:13:14

Titre: Les Nuits Éternelles
Posté par: ZagZag le 16 Octobre 2016 à 18:13:14
Yosh ! J'ai écris ça aujourd'hui, un peu comme un entraînement au NaNo, notamment grâce à ce jeu (http://app.4thewords.com/#/) (merci nanomag pour la découverte !). Donc bon, moi j'aime bien l'histoire, ça fait un peu conte, et je crois que je peux en faire un truc.
PS : toute ressemblance avec des épouvantails fictionnels est totalement fortuite  :huhu:
Voilà la bête !


Les Nuits Éternelles


L'horloge de la boutique indiquait déjà vingt-trois heures trente quand Noxa leva les yeux vers celle-ci. Encore une « journée » qu'il n'avait pas vu passer, bien qu'il ne sache pas réellement à quoi cela correspondait, comme tous les autres habitants de la ville. « Journée ». Ce mot était pourtant resté dans le vocabulaire courant par le biais des légendes où le soleil brillait encore. Des légendes où la nuit ne régnait pas encore en maître sur le temps, des légendes où les ténèbres battaient parfois en retraite sous les assauts répétés de quelques photons zélés.
Le jeune homme ferma les stores de son établissement et recouvrit les bulles de lumières qui brillaient un peu partout dans la pièce de larges tissus sombres. Morceaux de soleil tombés du ciel à sa chute, leur prix grimpait un peu plus chaque jour, s'envolant là où, trois siècles plus tôt, l'astre illuminait la Terre.
Les clients se faisaient de plus en plus rare, et seules quelques familles encore riches lui rendaient parfois visite, ne fissurant qu'à peine son ennui. La morosité constante dans la tête et la tête dans les bras, le jeune homme passait ses journées entre somnolence et désespoir, luttant pour ne pas envoyer valser toutes ces pierres lumineuses qui causaient tout son malheur. Pour quelqu'un commerçant avec des produits de luxe, on serait tenté de penser que sa vie n'était qu'un long fleuve tranquille où son argent pouvait tout lui donner. Et pourtant, Noxa était au bord du gouffre, les affaires ne marchaient pour ainsi dire plus, et si certains mois il parvenait à faire un léger bénéfice, celui-ci était aussitôt avalé par le gouffre avide de ses dettes. Alors à la fin de chaque mois, voyant tous ces invendus qui le resteraient sans doute toujours, il en distribuait quelques uns aux pauvres hères qui venaient s'agglutiner contre les vitrines des magasins bénéficiant encore de l'aide de l'État pour l'accès à la lumière. Aide réservée aux grandes enseignes, interdites aux particuliers et de plus en plus rarement maintenue. Ces quelques badauds qui n'avaient plus même l'argent ou la force nécessaire pour aller grappiller quelques bûches à brûler restaient là pendant des jours, dans le froid glacial de la nuit, une maigre couverture sur le dos, attendant on ne savait trop quoi pour vivre. C'est parmi ceux-là que Noxa jetait parfois quelques globes de lumière, leur offrant le répit que constituait leur courte autonomie.
Cependant, ce soir-là, Noxa en avait décidé autrement. Il n'irait pas se coucher dans l'arrière boutique comme à son habitude, attendant en vain de se faire caresser la face par les rayons d'un soleil qui ne viendrait pas, se rabattant sur ses maigres marchandises pour se procurer ce plaisir. Non, ce soir-là, il remplit son sac de vivres et de bulles de lumières. Il voulait partir, loin. Partir à l'aventure, titiller les légendes et voir si ce que l'on racontait dans les bars enténébrés était vrai. Il voulait aller chercher le soleil tombé trois cent ans plus tôt, le véritable, pas ces débris ridicules dont la race humaine ne pouvait plus se contenter. Il voulait trouver le soleil et l'accrocher au ciel, à nouveau.
Il voulait être l'allumeur de réverbères de la Terre.

Noxa partit ainsi, il ne savait trop où, vers l'est, là c'était jadis levé le jour. En sortant de la ville, les gardes à moitié endormis ne tentèrent pas de l'arrêter, le jeune homme n'était même pas sûr qu'ils l'aient vu. On disait qu'au dehors des bêtes se nourrissant de la pâle lueur de la lune rôdaient, attendant de croiser un voyageur solitaire pour l'engloutir et le vider de toute sa lumière nocturne. Noxa n'y croyait pas vraiment, et il savait que ses astres minuscules le protégeaient, alors il sifflota en avançant dans la campagne environnante.
Il s'en lassa cependant rapidement et se mura dans le silence, grelottant sous ses maigres habits. En quelques heures de marche, les rares lumières de la ville avaient toutes disparu et il se retrouva alors dans le noir complet. Il sortit une des boules de son sac et la glissa dans sa veste, illuminant ainsi son chemin. Noxa n'était pas très bon marcheur et il se fatiguait en général assez vite, mais sa détermination le poussa à avancer encore plusieurs heures durant, jusqu'à atteindre la lisière la Forêt Noire, seule forêt subsistant encore après la chute du soleil, on ne savait trop comment. Les hommes venaient çà et là couper quelques arbres à ses extrémités, mais ne s'aventuraient jamais au cœur de celle-ci. Le jeune homme avait pourtant l'intime conviction que c'était là qu'il devait se rendre pour trouver ce qu'il cherchait.
Noxa posa son sac et s'assit sur un gros rocher, harassé. La petite montre qu'il avait laissée à son poignet à son départ lui indiquait déjà cinq heures. Cela faisait donc tant de temps qu'il marchait ! Il se surprenait lui-même. La prise de conscience de cette prouesse eu cependant l'effet d'abattre sur lui une immense fatigue. Étendant les bras, il pris une grand inspiration et s'endormit, la pierre de lumière brillant toujours contre sa poitrine.

***

À son réveil, il faisait bien entendu toujours nuit noire, mais la forêt semblait déjà plus accueillante que six heures plus tôt. Noxa avait le dos ankylosé et le bras droit en feu, comme s'il avait frappé plusieurs fois dans la pierre durant son sommeil. Il se leva cependant d'un bond et se dressa face à la forêt avec un grand sourire. Enfin, pensa-t-il. Il mangea quelques bouts de viande séchée et s'engouffra entre les hauts arbres. Une intense quiétude glissa alors dans son être, emplissant son cerveau d'un calme surprenant et ôtant toute la fatigue et les douleurs que son sommeil n'avait pas effacées.
Malgré les ténèbres environnants, la douce lumière que diffusait la boule de lumière donnait au lieu un air de conte. Les arbres s'entrelaçaient dans une sorte de frénésie ordonnée, comme pour ne laisser place qu'à la beauté de la lumière qui faisait luire la futaie. Au bout que quelques minutes de marche, l'impression de fouler une terre que personne n'avait plus visitée depuis plusieurs centaines d'années laissait Noxa ébahi d'émerveillement. Même les plus profonds arbres endormis au loin dans la nuit glaciale et la pénombre ne faisaient pas peur au jeune homme, et le calme rassurant de la forêt emplissait l'air d'un parfum de liberté.
S'aventurant de plus en plus loin dans la végétation luxuriante, Noxa entendit alors un bruit. Il s'arrêta et, restant immobile, il tendit l'oreille. Qui pouvait bien entrer dans sa forêt ainsi ?
Tendant jalousement  l'oreille, il perçut bientôt la nature du bruit. Un sanglot.
Le jeune homme courut alors vers l'endroit d'où provenait le son et s'arrêta à la lisière d'une petite clairière. Au milieu reposait un tronc, couvert de lierre et de petits champignons. Sur le tronc était assis un épouvantail. Celui-ci était prostré, la tête basse, pleurant doucement.
   — Je veux mourir, dit-il simplement.
À ces mots, il leva la main gauche, assez lentement pour que Noxa voit qu'elle tenait un revolver. Il le posa sur sa tempe, mais le jeune homme eu le temps de se jeter sur son bras et de l'écarter de sa tempe avant que le coup de feu ne retentisse. L'épouvantail ne dis pas un mot, laissant tomber le revolver. La tête baissée, il se remit à sangloter.
   — Ça va ? osa timidement Noxa.
   — Non. Même ça, je n'ai pas réussi.
   — Allons, c'est plutôt une bonne chose, non ? Pourquoi vous vouliez vous tirer dessus ?
   — Je m'ennuie. Depuis trois cent ans.
   — Ah...
   — Sans soleil, plus de champs à surveiller, et sans champs...
   — Alors ça fait trois cent ans que vous êtes là ? Moi qui croyais connaître l'ennui...
   — Oh, seulement deux cent. J'ai passé les cent premières à chercher un champ quelconque, ou au moins un congénère avec qui converser.
   — Et... vous n'avez rien trouvé ?
   — Non. Il semble qu'ils aient tous fuit la chute du soleil et se soient terrés dans les montagnes. C'est ça, ou ils ont tous été emportés par un vaisseau spatial.
   — Notez que ça se tiendrait.
   — Le résultat est le même de toute façon. Je suis seul, et je m'ennuie.
   — Vous vous ennuyez, là, en parlant avec moi ?
   — Je craint que la politesse ne me permette pas vous répondre, soupira l'épouvantail, posant sur son crâne le haut-de-forme qui était tombé à terre, se donnant un air de gentleman anglais.
   — Oh, vous ne me froissez pas. Moi aussi je m'ennuie en parlant avec la plupart de mes congénères. Mais vous savez quoi, j'ai une idée pour vous divertir !
   — Oui ? s'étonna l'épouvantail, perplexe.
   — Vous n'avez qu'à venir avec moi, qu'en dites-vous ?
   — Je ne craint ne toujours pas pouvoir vous répondre...
   — Bon, bon. En tout cas moi j'y vais. Si ça vous intéresse, je pars vers le centre de la forêt. Je veux allumer le ciel, ajouta Noxa.
Une lueur sembla prendre vie dans les yeux de l'épouvantail.
   — Allumer le ciel, vous dites ? Et faire revenir les champs ?
   — Je crois bien que oui.
   — J'imagine que ça ferait revenir les autres aussi, grommela l'épouvantail pour lui-même. Bon, j'accepte.
   — Eh bien allons-y. Et ne me refaites pas le coup de tout-à-l'heure, hein ?
L'épouvantail se contenta d'un hochement de tête, et ils reprirent leur route. À mesure qu'ils avançaient dans la forêt, la végétation se faisait plus dense, et Noxa se sentait un peu moins rassuré que tout à l'heure. Il avait donné une boule de lumière à l'épouvantail, et celui-ci l'avait caressée quelques instants entre ses mains, émerveillé. «Alors c'est ça, la lumière» avait-il simplement dit.

Le nouveau compagnon de Noxa n'avait pas de nom, mais il semblait connaître la forêt dans ses moindres recoins. S'il avait entendu parler de la légende disant que le soleil s'était écrasé quelque part dans cette forêt, il ne s'y était jamais vraiment intéressé et l'avait rangée dans un coin de sa mémoire. De manière générale, il ne s'intéressait pas beaucoup aux histoires des hommes, et encore moins des hommes eux-mêmes. Noxa avait réussi à lui faire finalement avouer qu'il les trouvait «idiots, futiles et sans grande utilité». Le jeune homme ne s'était nullement trouvé choqué par cette déclaration. Après tout, c'était en substance qu'il pensait lui même des hommes — lui compris, avant de se lancer dans cette aventure.

C'est en conversant comme cela que les deux vagabonds arrivèrent devant ce que l'épouvantail indiquait comme le lieu où il était le plus probable qu'ils trouvent ce qu'ils cherchaient. Devant eux se tenait une grotte creusée dans le sol, descendant en pente douce. Les ténèbres qui rôdaient en son sein semblaient plus profondes encore que partout ailleurs dans la forêt. Seul un grand pilier de plusieurs mètres de haut indiquait que l'endroit avait été aménagé à un moment ou un autre, une pierre d'un blanc immaculé trônant en son milieu, dans une petite alcôve.
Noxa sentit en son for intérieur que cet endroit était le bon, celui qu'il cherchait depuis déjà une journée entière. Il déglutit et commença sa descente, suivit de l'épouvantail, soudainement plus silencieux qu'à l'accoutumée.
Une intense odeur d'humidité régnait au début du tunnel, mais elle s'estompait étrangement à mesure que les deux compagnons avançaient. Des racines plongeaient en travers de leur route, s'intensifiant avec leur progression. Il leur sembla même que les ténèbres au loin se faisaient moins profondes (ils avaient toujours gardé leurs pierres de jour devant eux). C'est après une bonne dizaine de minutes qu'il arrivèrent enfin au bout du tunnel. Celui-ci donnait accès à une grand salle, dont on ne voyait pas le plafond. Au fond, une forme immense et lumineuse se soulevait régulièrement, semblant respirer.

   — C'est lui, dit alors l'épouvantail, se tenant raide comme un piquet. C'est lui qui a mangé le soleil après sa chute.

À ces mots, la créature se leva, visiblement encore engourdie par le sommeil profond qu'elle avait entrepris. Il s'agissait d'une sorte de gros chat, au pelage de feu et aux yeux fous. Son ventre énorme semblait grouiller de mille vers luisants, éblouissant la pièce de leur lumière diffuse. L'épouvantail savait ce que ce ventre contenait, tout comme Noxa. Le seul problème était de savoir comment la créature allait réagir, et comment ils allaient la convaincre de rendre ce qu'elle avait englouti. Sans leur laisser le temps d'y réfléchir plus longuement, le monstre se jeta sur eux dans un brouillard de lumière et de poils orangés. Les deux visiteurs inopportuns réussirent à l'esquiver de justesse, se plaquant contre les parois de la grotte. L'épouvantail semblait avoir retrouvé un fond d'émotions positives et souriait désormais à pleine dent.
   — Je crois que ça va être plus difficile que prévu, lança-t-il en riant.
   — Je crois aussi, cria Noxa. On fuit ?
   — On fuit. Mais on revient.
L'espèce de chat se remettait lentement du choc qu'il avait subi en se cognant contre le mur, et les deux compères en profitèrent pour s'élancer vers la sortie. Courant de toutes leurs forces, ils sortirent du tunnel, la gorge en feu. Ils furent presque heureux de retrouver la noirceur de la nuit.

Même s'ils avaient réussi à fuir, il leur restait à trouver comment arriver à bout de cette créature aux traits félins et récupérer le soleil qui se trouvait dans son estomac, au chaud depuis probablement trois cent ans.
   — Bon, on fait quoi maintenant ? demanda Noxa.
   — Je ne sais pas. J'avoue ne plus m'ennuyer, mais je ne vois pas comment nous pouvons réussir à le récupérer.
L'épouvantail s'appuya sur le pilier devant le tunnel, avant de perdre l'équilibre et de tomber. Il regarda son traitre d'appui, hébété. Lorsque Noxa se pencha pour le relever, il ne lui prêta aucune attention, regardant toujours fixement la colonne de pierre. Le jeune homme, intrigué, leva lui aussi les yeux.
À la place de la lune blanche qui s'y trouvait quelques instants plus tôt, l'astre lunaire était désormais d'un noir profond. Mais, plus étonnant encore, ce qui ressemblait à un prisme de verre se trouvait désormais au centre de l'alcôve, devant le satellite de pierre.
   — Bien sûr... Le côté obscur de la Lune... souffla l'épouvantail, impressionné.
   — Eh bien quoi ? Qu'est-ce que c'est que ça ?
   — Un prisme, un prisme ! Je sais comment vaincre ce gros matou ridicule !
L'épouvantail riait désormais aux éclats, et sans que Noxa n'ait pu faire le moindre mouvement, il s'empara de l'objet et s'engouffra à nouveau dans le tunnel. Le jeune homme n'eut d'autre choix que de se mettre à courir après lui.
Il ne le rattrapa qu'arrivé dans la grotte. La créature rôdait toujours au fond de la pièce, ses yeux parés de la même lueur folle. Au moment où celle-ci s'apprêta à s'élancer encore vers eux, l'épouvantail s'approcha du centre de la pièce, où était disposée une sorte de guéridon de pierre que n'avait pas remarqué Noxa, sortit le prisme et le posa en son centre. Le monstre s'arrêta net devant celui-ci, comme hypnotisé. L'épouvantail indiqua à son compagnon de ranger ses boules de lumière dans son sac et se tint immobile devant la scène. La bête s'arrêta elle aussi de bouger. La lumière qui provenait de son ventre s'intensifia et frappa le prisme. Un millier de couleurs, du bleu au rouges, furent alors projetées sur les parois par le petit objet. Noxa cherchait désespérément les mots pour définir ce qu'il voyait, mais ce fut l'épouvantail qui prononça l'expression que plus aucun humain n'avait entendu depuis des siècles. Un arc-en-ciel.
Le matou difforme commença alors à se tortiller, pris de spasmes irrépressibles, faisant se mouvoir avec lui teintes qui animaient les murs de la caverne. Il recula alors de quelques pas, et ses spasmes s'accélérant peu à peu. Il poussait de long gémissements. Plus que de la douleur, les deux spectateurs semblaient percevoir de la peur, celle de perdre ce qui l'avait maintenu au chaud des années durant.
Dans un déchirement, il ouvrit la gueule. Il tentait de la couvrir de ses pattes, mais un réflexe incontrôlable l'a tenait toujours plus ouverte. Le soleil sortit alors lentement de l'animal, lévitant dans la pièce. Le chat se tenait désormais au sol, inerte et misérable.
L'astre se dirigea aussitôt vers le tunnel, s'élevant peu à peu vers la surface. L'épouvantail et Noxa coururent à sa suite. Au dehors, la forêt resplendissait de milles feux sous l'intense clarté que prodiguait l'étoile. Alors que les deux compagnons sortaient à peine du tunnel, le soleil s'éloignait dans les cieux, sa lumière gagnant peu à peu tout le ciel et les alentours.

Après trois cent ans, le jour se levait de nouveau sur la Terre.
Titre: Re : Les Nuits Éternelles
Posté par: ernya le 17 Octobre 2016 à 12:21:44
Salut Zag !


Citer
Le jeune homme ferma les stores de son établissement et recouvrit les bulles de lumières qui billaient un peu partout dans la pièce.
j'imagine que t'as oublié un R mais au moins tu m'auras appris un verbe

Citer
Morceaux de soleil tombés du ciel à sa chute, leur prix grimpait un peu plus chaque jour, s'envolant là où, trois siècles plutôt l'astre illuminait la Terre.
une petite virgule après "l'astre" pour pas casser la relative ?

Citer
Les clients ses faisaient de plus en plus rare,
se

Citer
et seuls quelques familles encore riches rendaient visite à la petite boutique de Noxa,
seules

Citer
Pour quelqu'un qui vendait des produits luxueux, on serait tenté de penser que sa vie n'était qu'un long fleuve tranquille, où son argent pouvait tout lui donner.

je la trouve bizarre ta relative vu que le "long fleuve tranquille" est une expression et non un vrai lieu

Citer
Et pourtant, Noxa était au bord du gouffre, les affaires ne marchaient pour ainsi dire plus, et si certains mois il parvenait à faire un léger bénéfices, celui-ci était aussitôt avalé par le gouffre béant de ses dettes.

bénéfice

Citer
Il voulait être l'allumeur de réverbères de la Terre.
jolie inspi ptitprincienne


 
Citer
les rares lumières de la ville avaient disparues
disparu

Citer
Noxa n'était pas très bon marcheur et il se fatiguait en général assez vite, mais sa détermination le poussa à avancer encore pendant plusieurs heures, jusqu'à atteindre la lisière la Forêt Noire, seule forêt subsistant encore après la chute du soleil, on ne savait trop comment.
mouis, j'y crois pas trop (plusieurs heures, c'est trop, je pense)


Citer
et enlevant toutes la fatigue et les douleurs que son sommeil n'avait pas effacé.
fatigue / effacées

Citer
Malgré les ténèbres environnant,

faut accorder, non ?

Citer
Noxa se sentait un peu mois rassuré que plus tôt.
moins

Citer
'espèce de chat se remettais lentement du choc qu'il avait subi en se cognant contre le mur,

remettait

Citer
Courant de toutes leur forces, il sortir enfin du tunnel, la gorge en feu.
:vaurien:

Citer
Les teintes chatoyaient contre les murs, donnant à Noxa l'impression d'être au milieu d'un tableau de Van Gogh, ou de Monet, il ne savait pas exactement.
pas fan de la comparaison vu que tu n'as pas vraiment situé ton texte dans une époque précise

Alors j'ai pas trop pigé ce qu'il se passait avec le prisme à la fin (mes cours de sciences sont trop lointains). Tu m'expliques ?  ;)

Sinon, j'ai bien aimé ce petit conte. J'ai trouvé les personnages dessinés juste comme il le fallait. La fin est un peut-être un poil rapide mais dans l'ensemble, ça fonctionne bien pour moi.  ^^
Titre: Re : Les Nuits Éternelles
Posté par: ZagZag le 17 Octobre 2016 à 17:01:54
Salut ernya !

Toutes ces fautes >< Je corrige ça rapidement et toutes ces micro hontes additionnées s'effaceront comme par magie.

Citer
je la trouve bizarre ta relative vu que le "long fleuve tranquille" est une expression et non un vrai lieu
Je fais plus référence qu'à la vie qu'au long fleuve tranquille, alors j'imagine que ça se tient, non ?

Citer
Alors j'ai pas trop pigé ce qu'il se passait avec le prisme à la fin (mes cours de sciences sont trop lointains). Tu m'expliques ?  ;)
Faut dire que ça n'a pas grand sens non plus :huhu: Un prisme ça décompose la lumière en un spectre (du bleu au rouge, avec les nuances, un peu comme un arc-en-ciel), et bon, euh, on va dire que du coup ça décompose la force de l'animal, hein ?
Par contre, tu as vu la références au petit prince, mais il y en a une autre, plus musicale :P

En tout cas merci beaucoup pour ta lecture attentive (alors qu'à ta place, après le marathon que t'as fait hier, je serais resté étendu sur mon lit toute la journée à rien faire) :)
Titre: Re : Les Nuits Éternelles
Posté par: Dropp le 17 Octobre 2016 à 17:36:54
Salut !
J'ai bien aimé ce petit conte, même si j'ai été surpris au début de la tournure que prenaient les choses. Je m'attendrais à un genre de mélange SF/Fantasy, mais non, t'as bien assumé le registre avec l'épouvantail et le gros chat. Sur la forme, c'est assez propre je dois dire, c'est fluide et ça se lit bien. Sur le fond, j'ai trouvé la fin un peu rapide, un peu incompréhensible (même si j'ai lu ton commentaire dessus), ce qui est assez dommage. J'aurais également en savoir plus sur le monde que tu décris. L'obscurité qui règne sur la terre, ça doit en receler, des secrets ! J'aurais aimé que tu explores un peu plus le concept, parce que c'est pas mal le truc du conte un peu "dark". Mais bon, je chipote hein, c'est déjà très bien.
Titre: Re : Les Nuits Éternelles
Posté par: ZagZag le 17 Octobre 2016 à 18:00:34
Salut Dropp !

Au début j'avais moi aussi l'idée d'un texte un peu Sf et fantasy, mais j'ai dérivé peu à peu, et je suis tout à fait satisfait du résultat :) Je vais donc penser à cette fin qui vous à tous les deux semblé trop rapide.
Pour ce qui est de l'univers, je ne vois pas trop comment l'explorer beaucoup plus dans ce texte, mais c'est vrai que je pourrait plonger un peu plus dans le côté sombre, c'est une piste.

Merci pour ton avis :)
Titre: Re : Les Nuits Éternelles
Posté par: Miromensil le 18 Octobre 2016 à 18:37:47
Salut Zag !
Citer
Les clients se faisaient de plus en plus rare, et seules quelques familles encore riches rendaient visite à la petite boutique de Noxa, ne fissurant qu'à peine son ennui désormais constant.
fissurer l’ennui c’est coolement imaginé, si j’étais toi je raccourcirais la phrase pour qu’on se focalise d’autant plus sur cette idée (c’est du pinaillage ceci dit, et tu fais bien sur ce que tu veux).

Citer
La tête enfouie dans ses bras et dans sa morosité constante
(cette figure de style s’appelle comment déjà ?)

Citer
toutes ces pierres lumineuse
lumineuses

Citer
Pour quelqu'un qui vendait des produits luxueux, on serait tenté de penser que sa vie n'était qu'un long fleuve tranquille, où son argent pouvait tout lui donner.
2e virgule en trop ? la phrase ferait plus « fleuve » sans cette dernière à mon humble avis

Citer
il en distribuait quelques uns dans la rue, aux pauvres hères qui venaient s'agglutiner contre les vitrines des magasins qui bénéficiaient encore de l'aide de l'État pour l'accès à la lumière.
le contre + le qui + le pour donnent une phrase assez longue, à la fin de laquelle je me suis sentie un peu « à bout de souffle », enfin c’est assez difficile à expliquer.

Citer
C'est parmi ceux-là que Noxa jetait parfois quelques boules de lumière, leur offrant le répit que constituait leur courte autonomie.
chouette rythme dans celle-ci  :coeur:

Citer
voir si ce que l'on disait dans les barres enténébrés était vrai.
c’est quoi des barres dans ce contexte ? des bars plutôt ?

Citer
Il voulait aller chercher les soleil tombé trois cent ans plus tôt, le véritable
le

Citer
Il voulait aller chercher le soleil tombé trois cent ans plus tôt, le véritable, pas ces débris ridicules dont la race humaine ne pouvait plus se contenter. Il voulait trouver le soleil et l'accrocher au ciel, à nouveau.
Il voulait être l'allumeur de réverbères de la Terre.
Noxa partit ainsi, il ne savait trop où, vers l'est, là où le soleil ne se levait plus depuis bien longtemps.
J’imagine que c’est difficilement évitable mais ça fait beaucoup de soleil :p

Citer
les gardes à moitié endormi
endormis ? suis pas sure

Citer
— Je veut mourir, dit-il simplement.
Sur ces mots, il leva la main gauche, assez lentement pour que Noxa voie qu'elle tenait un revolver.
je veux
l’épouvantail ; il ou elle ?

Citer
(…)  Je veux allumer le ciel.
Une lueur sembla s'allumer dans les yeux de l'épouvantail.
Allumer le ciel, vous dites ? Et faire revenir les champs ?
allumer x3

Citer
des hommes eux-même
mêmes

Citer
C'est en conversant comme cela que les deux vagabonds arrivèrent devant ce que l'épouvantail indiquait comme le lieu où il était le plus probable qu'ils trouvent ce qu'ils cherchaient. Devant eux se trouvait une grotte creusée dans le sol
trouve x2


Citer
Les ténèbres qui rôdaient en son sein semblaient plus profonds
profondes

Citer
Noxa sentit en son fort intérieur
for

Citer
Il leur sembla même que les ténèbres au loin se faisaient moins profonds
profondes :p j’ai vérifié, ténèbres c’est subst. fém. plur.

Citer
leur pierres de jour devant eux
leurs

Citer
au fond, une forme immense et lumineuse se soulevait régulièrement, comme respirant.
Au fond,

Citer
À ces mots, la créature se leva, visiblement encore engourdie par le silence profond qu'elle avait entrepris.
"entreprendre un silence" ? il n’y a pas un verbe plus précis pour que la phrase soit plus, heu… intense ?

Citer
mille vers luisant
arf, le pluriel de ça… j’en sais trop rien, peut-être vers luisants ?

Citer
Le seul problème était de savoir comment la créature allait réagir, et comment ils allaient la convaincre de rendre ce qu'elle avait engloutit.
englouti

Citer
Courant de toutes leur forces, il sortirent enfin du tunnel,
leurs (je crois)
ils sortirent

Citer
Même s'ils avaient réussi à fuir, il leur restait à trouver comment arriver à bout de cette créature aux traits félins et récupérer le soleil qui se trouvait dans son estomac, au chaud depuis probablement trois cent ans.
Je trouve perso qu’il y a trop d’idées dans la même phrase, je la diviserais en plusieurs, ou alors rajouterais des virgules…

Citer
Mais, plus étonnant encore, ce qui ressemblait à un prisme se trouvait désormais au centre l'alcôve, devant le satellite de pierre.
manque un « de » devant l’alcôve ? si oui je comprends mieux la phrase, si non j’ai du mal à visualiser.

Citer
sans que Noxa n'ai pu faire le moindre mouvement
ait

Citer
La bête s'arrêta le aussi de bouger, et présenta son ventre.
bug dans la première partie de la phrase ?

Citer
Le matou difforme commença soudainement à se recroqueviller sur lui même,
lui-même

Pour la forme, je n'ai pas fait le relevé à chaque fois mais j'ai trouvé qu'il y avait beaucouuuup de participes présents, et souvent dans le même type de structure. Des exemples :

Citer
Les clients se faisaient de plus en plus rare, et seules quelques familles encore riches rendaient visite à la petite boutique de Noxa, ne fissurant qu'à peine son ennui désormais constant
Citer
le jeune homme passait ses journées entre somnolence et désespoir, luttant pour ne pas envoyer (...)
Citer
Alors à la fin de chaque mois, voyant tous ces invendus

Il y a ce genre de phrases pendant tout le récit. Il y a aussi quelques "pourtant" etc, ce qui a pour effet d'appesantir pas mal la lecture (en tout cas pour moi). Pour le fond j'ai trouvé l'idée très sympa ! Je me suis juste demandée pourquoi l'idée d'allumer le réverbère de la terre n'était pas reprise sur la fin. Je veux dire, comme c'est un conte, les images sont importantes et moi j'étais partie en tête qu'il allait allumer quelque chose, la lune dans un lampadaire ou quoi, et à la fin il y a un gros chat aux yeux fous qui.. s'envole comme un ballon de baudruche en rapetissant lumineusement ? Je sais pas si tu vois ce que je veux dire. Comme mes prédécesseurs, j'ai trouvé que la fin allait trop vite et elle m'a laissée une étrange sensation. Tu prends le temps de planter le décor au début, avec les descriptions des hères etc, et je n'ai pas retrouvé cet aspect-là sur la fin. Pour tout te dire, elle m'a fait penser à la scène dans HP 1 ou 2 avec la belle-mère qui s'envole vers le ciel gonflée comme un ballon  :mrgreen: Du coup, pour moi, ça a un peu cassé tout le côté poétique que tu avais si bien installé dès le début.

J'ai pointé ce qui m'a chiffoné mais globalement j'ai bien aimé, plein de chouettes idées et l'ambiance de conte est bien rendue. Merci pour la lecture !

Titre: Re : Les Nuits Éternelles
Posté par: ZagZag le 19 Octobre 2016 à 14:50:15
Hey Miro !

Citer
Citer
La tête enfouie dans ses bras et dans sa morosité constante
(cette figure de style s’appelle comment déjà ?)
Une zeugma ! Figure de style bien bien chouette d'ailleurs ^^

Citer
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voir si ce que l'on disait dans les barres enténébrés était vrai.

c’est quoi des barres dans ce contexte ? des bars plutôt ?
Oui, des bars :facepalm:

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— Je veut mourir, dit-il simplement.
    Sur ces mots, il leva la main gauche, assez lentement pour que Noxa voie qu'elle tenait un revolver.

je veux
l’épouvantail ; il ou elle ?
Le elle se réfère à la main de la première proposition.

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À ces mots, la créature se leva, visiblement encore engourdie par le silence profond qu'elle avait entrepris.

"entreprendre un silence" ? il n’y a pas un verbe plus précis pour que la phrase soit plus, heu… intense ?
Je crois que je voulais dire sommeil :mrgreen:


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Pour la forme, je n'ai pas fait le relevé à chaque fois mais j'ai trouvé qu'il y avait beaucouuuup de participes présents, et souvent dans le même type de structure.
Oui, je crois que j'ai pas mal de tics d'écriture :huhu: Faut que je corrige ça un jour...

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Je me suis juste demandée pourquoi l'idée d'allumer le réverbère de la terre n'était pas reprise sur la fin. Je veux dire, comme c'est un conte, les images sont importantes et moi j'étais partie en tête qu'il allait allumer quelque chose, la lune dans un lampadaire ou quoi, et à la fin il y a un gros chat aux yeux fous qui.. s'envole comme un ballon de baudruche en rapetissant lumineusement ?
J'ai hésité à réutiliser au moins la phrase, mais je me suis dis que non. Par contre oui, vu les commentaires, il faut que je bosse la fin :mrgreen:

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Pour tout te dire, elle m'a fait penser à la scène dans HP 1 ou 2 avec la belle-mère qui s'envole vers le ciel gonflée comme un ballon  :mrgreen:
Dans le trois très exactement :ninja:

Je vais donc réfléchir à cette fin et à ce côté poétique, parce que c'est vrai que ça vaut le coup de s'y pencher...

Merci de ton commentaire :)
Tcho !