Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: pip le 05 Octobre 2016 à 11:15:37
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Les lumières de la ville brillent d’un éclat toxique
On n’entend plus la mélodie de l’oiseau bleu
Dans l’égout pourrissent nos rêveries mystiques
Echangées pour trois sous contre un monde merveilleux.
Merveilleux roi et reines sur leurs trônes de fumées !
Merveilleuses égéries électriques, dans la
stratosphère, des éclairs de génie sont lancés
sur les clones-rhapsodes. Allez, alléluia !
Prions les Dieux thermoplastes, ils sont inodores
Incolores, indolores. Implorons ces égéries
De nous donner de l’or, encore, de l’or ! De l’or
artificiel. Pour recréer les fééries.
Dans notre conte, rien que Rosebud nous ait offert
Rien d’inédit sous les étoiles, tout a disparu
déjà. Charmes évanouis dans les airs, poussière
d’une ère dont l’aède sait bien qu’elle est révolue.
Mais faisons comme si voulez-vous, comme si les muses
avaient inspiré au poète un chant nouveau,
en si mineur, si puisque nous avons l’excuse
assurément, de n’être pas arrivés tôt.
Ainsi Zassa, maîtresse-lanterne, âme-héroïne
Tranchante et telle une guillotine vermeille
dont le fil promène la liberté et la ruine,
Zassa ressuscitera d’un rire, le soleil.
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Il y a du style, du pur et dur !
Il y a de l'engagement aussi !
"Merveilleuses égéries électriques, dans la
stratosphère, des éclairs de génie sont lancés"
Bien qu'à mon avis, la coupe soit volontaire, je trouve qu'elle n'apporte pas forcément quelque chose au texte. Ou bien je suis passé au travers.
En tout cas, merci pour le partage.
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Merci pour ton mot, il me fait plaisir!
Tu parles des virgules ou du retour à la ligne? Le retour à la ligne est nécessaire pour garder les alexandrins et les rimes.
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Je parle bien du retour à la ligne.
Je comprends le désir de respecter à la fois l'alexandrin et la rime, mais pour le coup, je trouve la coupure un peu trop brutale.
Voilà tout :-)
Et de rien pour le commentaire :-)
Au plaisir !
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Salut :)
Sympa ton poème :)
apparemment tu cherches à faire des alexandrins. auquel cas je pense que tu gagnerais à raccourcir le premier. je sais bien qu'on ne parle plus comme à l'époque de baudelaire, mais quand même le premier pour le faire tenir en douze syllabes c'est pas évident je trouve.
merci beaucoup en tout cas pour ce poème :)
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Un peu de nostalgie pour les lumières de la ville si jolies en noir et blanc. On ne ventait pas le factice.
Je ne connais pas Zassa, qui est-ce ?
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@Meilhac: Merci pour ton mot, et oui tu as raison ce premier vers est un peu acrobatique! Je vais essayer de trouver une alternative.
@Fried: Merci également pour ton mot. Zassa est un personnages que j'ai créé pour une pièce de théâtre qui parle de la mort du soleil, et dans laquelle ce poème apparaît. Son nom vient de "ça, ça", c'est un peu freudien ;)
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Idem pour le quatrième, etc. Une diction orale, pourquoi pas ?
Mais des scories quand même: d’une ère dont l’aède sait bien qu’elle est révolue. Par exemple.
Sinon, je rejoins les autres, des promesses (en dépit de quelques scories).