Que dire de ces lignes aléatoires ordonnées comme le recouvrement des flocons par milliers, mais qui ont déjà fondues lorsque tu franchis la porte de chez toi pour aller les cueillir ?Je pense que c'est ma phrase préférée, celle qui me parle bien, que je trouve la plus poétique dans l'ensemble. ("fondu" je crois ?)
Un truc qui se détériore intelligemment au fur et à mesure du temps, en tenant malgré tout jusqu’à atteindre l’objectif, c’est plutôt con en fait, non ?Là, vu ce que tu as écrit juste avant, j'ai naturellement l'impression que tu parles de ce que tu penses de la structure de ce texte. Bon, si j'ai pas déjà tout faux, le problème c'est que tu as donné ce texte comme exemple ("comme la structure de ce texte, qui s'effiloche comme un pull pas très bien tricoté") pour illustrer un autre propos, et je ne vois pas du tout quel peut-il être :(
Lorsque, d’un prémisse attendrissant, la force relative ne raconte rien de palpable, que peut-on conclure en raison d’une voix par personne par sujet, à propos des statistiques intrinsèques au déroulement de la ponctualité invisible, cette loi que je ne vois nulle part ?Alors là, vraiment, c'est le néant total pour moi, je n'y comprends rien, contrairement à certaines fois où je crois pressentir quelque chose. De quelle prémisse tu parles, pourquoi serait-elle attendrissante ? Je suis sûr que c'est très clair pour toi, mais en tant que lecteur je n'y arrive juste pas. Encore une fois, si tu me donnais quelque chose au départ, je pense que ça passerait bien mieux.
Quoi merde ?Avec ces passages et les fois où tu utilises des mots comme "trucs", c'est ce qui m'a fait penser que c'était une écriture automatique, très personnelle, comme si tu te parlais à toi-même et pas du tout à l'autre.
C’est quoi la question ?
Je peux dormir ?
Après, je pourrais essayer de pousser la lecture plus loin, décortiquer, analyser, essayer de repérer et classer les idées, thèmes et sous-thèmes, qui semblent se profiler derrière les mots pour finir par comprendre le texte ; mais ça me demanderait beaucoup d'efforts, et ça ferait ptet même un peu analyse psychologique, tentative de voir comment pense quelqu'un, ce qui l'a poussé à choisir cet ordre de mots, etc. , et je sais pas si je devrais le faire ou pas.Tu ne violerais absolument pas mon intimité si tu te lançais dans une analyse psychologique, au contraire. Ceci dit je conçois que cela se révèle être un exercice qui demande de l'effort quel que soit le sujet d'étude, et je ne souhaite à personne d'être forcé à faire ce travail.
Je n'ai pas la clé pour surmonter cet hermétisme que je ressens à la lecture.Tu as des clés, laisse moi te le prouver rien que par ce terme que tu as choisi et qui résume parfaitement la situation : cet hermétisme dont tu parles, ce brouillard qui recouvre mon encéphale, est tout ce qu'il y a de plus naturel chez moi... or je tente par tous les moyens de le dissiper, et c'est ce en quoi ton commentaire m'est précieux.
Ou alors je ne fais pas assez d'efforts dans la lecture, et que si je relisais plusieurs fois en me concentrant, j'y arriverais.Tu soulèves là un mien paradoxe plutôt important entre mes ambitions et ma réalité : j'ai à coeur de chercher les mots pour qu'ils pénètrent dès la première lecture. Si ce n'est pas le cas, c'est que j'ai encore du travail ; néanmoins j'ai également à coeur ce principe selon lequel une relecture apporte souvent un angle différent, un fond changé, un paysage différent.
Alors, pour t'éclairer, ces petites écritures effectivement automatiques ont généralement pour optique, autour de l'exercice de forme, d'aborder deux principales thématiques : le rapport du texte à lui-même, qui se décrit en miroir, et le rapport à ma psyché. Si l'un se remarque effectivement rapidement, le second est plus qu'évanescent, notamment car je contourne ma pudeur en phrases alambiquées et imagées.Citation de: Dot QuoteUn truc qui se détériore intelligemment au fur et à mesure du temps, en tenant malgré tout jusqu’à atteindre l’objectif, c’est plutôt con en fait, non ?Là, vu ce que tu as écrit juste avant, j'ai naturellement l'impression que tu parles de ce que tu penses de la structure de ce texte. Bon, si j'ai pas déjà tout faux, le problème c'est que tu as donné ce texte comme exemple ("comme la structure de ce texte, qui s'effiloche comme un pull pas très bien tricoté") pour illustrer un autre propos, et je ne vois pas du tout quel peut-il être
Pour cet extrait, je spécule sur mes intentions ponctuelles et immédiatement rangées dans les replis de ma non-mémoire : le prémisse est surement ce texte, début de projet scriptif qui s'est écrit en une heure à peine, comme on va frapper un sac pour se défouler autant que s'entretenir ; la force relative est une dépersonnification de la combinaison de moi et de mon texte, par décorporation (je ne m'appartiens pas, je ne suis qu'un instrument, une manifestation) ; je ne suis plus sur de voir ce que je voulais dire par 'une voix par personne par sujet', mais je crois que c'est à mettre en corrélation avec une certaine pluralité de l'esprit (est-on seul dans sa tête... ou alors, est-ce toujours notre voix à nous que nous y entendons ?) et/ou au contraire l'unicité de l'individu ; 'statistiques intrinsèques au déroulement de la ponctualité' est un lien sur ma conception causale du monde, avec un petit jeu de mot, la ponctualité reflétant le caractère ponctuel de la temporalité du texte, que j'associe dans ma tête par racine étymologique avec le mot 'ponctuation' ; 'cette loi que je ne vois nulle part' fait surement référence à une idée que j'avais en tête au moment d'écrire, née de l'écriture, mais impossible à retranscrire en mot sur l'instant.Citation de: Dot QuoteLorsque, d’un prémisse attendrissant, la force relative ne raconte rien de palpable, que peut-on conclure en raison d’une voix par personne par sujet, à propos des statistiques intrinsèques au déroulement de la ponctualité invisible, cette loi que je ne vois nulle part ?Alors là, vraiment, c'est le néant total pour moi, je n'y comprends rien, contrairement à certaines fois où je crois pressentir quelque chose. De quelle prémisse tu parles, pourquoi serait-elle attendrissante ? Je suis sûr que c'est très clair pour toi, mais en tant que lecteur je n'y arrive juste pas. Encore une fois, si tu me donnais quelque chose au départ, je pense que ça passerait bien mieux.
que cette envie est attendrissante parce qu'impuissante, et que du coup la pulsion littéraire engendrée n'est pas suffisante pour produire quelque chose de palpable, de concret, de bon quoiTu vas me faire pleurer, mais c'est ça ;)
Il y a aussi ces passages moins soignés, le langage parlé qui s'intercale dans le reste du discours :C'est là toute mon intention dans beaucoup de mes textes : amener une ambivalence peut-être encore trop maladroite actuellement, qui servirait à un capital de reconnaissance.Citation de: Dot QuoteQuoi merde ?Avec ces passages et les fois où tu utilises des mots comme "trucs", c'est ce qui m'a fait penser que c'était une écriture automatique, très personnelle, comme si tu te parlais à toi-même et pas du tout à l'autre
C’est quoi la question ?
Je peux dormir ?
juste que je n'arrive pas à en parler (et que ptet je raconte n'importe quoi).Sacré exta ! ;) Tu te dévalorises bien trop et tu es souvent très pertinent je trouve.
L’embêtant dans ce théâtre, c’est l’allergie, n’est-ce pas ? Un truc qui se détériore intelligemment au fur et à mesure du temps, en tenant malgré tout jusqu’à atteindre l’objectif, c’est plutôt con en fait, non ? Et bien je me porte garant de ce domaine, si je m’en réfère à… vous êtes toujours là ?ouaip, toujours là !
Outrageante vision de choses saurait-elle se montrer moins floue ?pourquoi pas d'article à "outrageante" ?
Ca me soulerait peut-être un peu cette histoire, certes ?je trouve que le "certes" est moche et casse le côté interrogatif
dans quel contexte ce geste aura eut un certain impacteu
Bon, il a disparu, et je suis un horrible tyran depuis que prescriptions et effets, sommes-nous d’accord ?j'aime bien chercher le sens des mots, et le texte est très riche là-dessus, mais là, je cherche le sens de la syntaxe :/
mais qui ont déjà fonduesfondu
Se demandera-t-on un jour qu’à cette seconde, quelqu’un s’interrogeait sur son existence ?je réponds oui !
Exploser, c’est peut-être ça ?là encore tu reboucles avec le début
De prendre d’un côté la racine profonde et d’une empoignade longitudinale un tronc rugueux se poursuivant en méandres d’un ramage qu’il faudrait préserver ?bon, derrière la métaphore végétale on peut voir pas mal de trucs (genre cheminement de pensée depuis la racine du questionnement jusqu'aux développements possibles) ; par contre le "d'un côté" qui n'est pas suivi d'un "autre côté", je trouve que ça embrouille pour rien.
A une question près, que vaudrait le résultat d’un retour en arrière ?d'autres chemins possibles, sans aucun doute
Mais rien, ni nul, n’égala-t-il pas l’apitoyable liberté imbuvable ?le "ni nul" est grammaticalement bizarre, je trouve (et pas forcément utile)
que peut-on conclure en raison d’une voix par personne par sujet,"à raison d'une voix par" ?
L’embêtant dans ce théâtre, c’est l’allergie, n’est-ce pas ? Un truc qui se détériore intelligemment au fur et à mesure du temps, en tenant malgré tout jusqu’à atteindre l’objectif, c’est plutôt con en fait, non ? Et bien je me porte garant de ce domaine, si je m’en réfère à… vous êtes toujours là ?décidément j'aime beaucoup ce passage
Sans ce concept courbé à l’extrême, je suis endoctriné par la voie maudite, et je dois la stopper ?j'aurais mis "devrais"
Bien, mais qui s’apercevra que, qui, quand, comment, et dans quel contexte ce geste aura eut un certain impact ?j'aime bien l'idée mais je trouve la formulation lourde
Que dire de ces lignes aléatoires ordonnées comme le recouvrement des flocons par milliers, mais qui ont déjà fondues lorsque tu franchis la porte de chez toi pour aller les cueillir ?on retrouve le côté "fractales" du début.
'statistiques intrinsèques au déroulement de la ponctualité' est un lien sur ma conception causale du monde, avec un petit jeu de mot, la ponctualité reflétant le caractère ponctuel de la temporalité du texte, que j'associe dans ma tête par racine étymologique avec le mot 'ponctuation' ; 'cette loi que je ne vois nulle part' fait surement référence à une idée que j'avais en tête au moment d'écrire, née de l'écriture, mais impossible à retranscrire en mot sur l'instant.c'est pas la loi de finir les phrases par des points d'interrogation ? c'est ce que j'avais capté
je contourne ma pudeur en phrases alambiquées et imagées.
si je n'ai pas posté ce texte en dehors d'une période creuse, c'est peut-être effectivement, qu'il n'est pas abouti.Ce qui pourrait être plus abouti, c'est pas le côté alambiqué et imagé, ça c'est chouette ; par contre la complexité du fond et des mots est parfois "perturbée" par une complexité grammaticale qui elle est parfois dommage.
quand tu dis que tu déformes tes ressentis par pudeur derrière des phrases alambiquées, est-ce que cet acte, à ton avis, a une portée artistique, ou est-ce plutôt un processus intellectuel visant à trouver le mot scientifiquement juste ? Y a-t-il pour toi une quête d'un genre d'hermétisme esthétique ?1 :
Alors, l'origine de cette mienne manie est la langue anglaise qui en de certaines occasions, se passe d'articles d'une manière qui sied parfaitement au discours.Citation de: Dot QuoteOutrageante vision de choses saurait-elle se montrer moins floue ?pourquoi pas d'article à "outrageante" ?
Encore une déviation tirée de déviation de méthodes anglophones...Citation de: Dot QuoteBon, il a disparu, et je suis un horrible tyran depuis que prescriptions et effets, sommes-nous d’accord ?j'aime bien chercher le sens des mots, et le texte est très riche là-dessus, mais là, je cherche le sens de la syntaxe
Aïe, effectivement l'ambiguité est peut être trop appuyée, mais c'était un choix. Le 'd'un côté' faisait référence non pas à la séparation de la portion de texte, mais à celle de l'image utilisée : prendre la racine d'un côté, dans le sens, d'une extrémité (de l'arbre).Citation de: Dot QuoteDe prendre d’un côté la racine profonde et d’une empoignade longitudinale un tronc rugueux se poursuivant en méandres d’un ramage qu’il faudrait préserver ?bon, derrière la métaphore végétale on peut voir pas mal de trucs (genre cheminement de pensée depuis la racine du questionnement jusqu'aux développements possibles) ; par contre le "d'un côté" qui n'est pas suivi d'un "autre côté", je trouve que ça embrouille pour rien.
c'est pas la loi de finir les phrases par des points d'interrogation ? c'est ce que j'avais captéOh, oui, dans un premier sens, certes. Mais si j'ai noté l'expression, c'est que j'avais autre chose en tête que je savais que j'oublierais, et qui serait donc invisible :)