Coucou. Dès mon retour du lycée, j'ai bondi sur l'ordi pour lire vos coms. Je ne sais pas si je pourrais répondre à tout ce que vous avez dit maintenant,
il me manque du temps, sinon, je reviendrai éditer dans la soirée.
Winelan : Je vais éplucher ton commentaire détaillé ce soir.
"J'ai lu ton texte/témoignage. Sans parler du fond, j'ai trouvé la forme très très maladroite.
Il y a beaucoup de passages où tu sembles mélanger les mots, il y a des formulations douteuses, il y a des hésitations, ce n'est pas très fluide.
Peut être que le fait que ce soit difficile à raconter rend la rédaction ingrate et donc faite rapidement, peut être aussi que t'as pas eu la force de de te relire assez de fois, peut être que tu n'as pas réussi à modifier par ce que tu voulais rendre ça faux et trop romancé... Malgré tout je crois que ce serait intéressant pour ton texte que tu le relises et que tu le modifie. Essaie de te détacher de l'événement, du fond, essaie de t'arrêter à la forme. (du moins pour une première relecture)."
Oui, et je ne le nie pas, j'ai été trop pressé d'écrire ce pavé, et une fois que je l'ai fini, je n'ai pas eu le courage de le relire. Pas qu'il soit trop gros, non, mais j'avais besoin d'un petit peu de repos. Je suis quand même repassé en survolant pour les fautes, parce que quand même. Je vais essayer de changer quelques trucs par-ci par-là, à l'aide de tes remarques. Mais la chose qui va m'embêter, c'est que je ne sais pas si je vais pouvoir changer la formulation de mes réactions ... Parce qu'un personnage, tu as mille manières de lui faire vivre un truc, mais toi, ça t'est arrivé une fois et la façon dont tu l'as vécu, ça s'est très bien imposé dans ta mémoire.
"Si tu en as l'envie, la force, le courage, relis-toi une deuxième fois et essaie de te préoccuper du fond. Je crois qu'il faudrait que tu te focalises plus sur l'événement en lui-même et ce que tu en penses maintenant que sur des réflexions telles que celles sur les monstres où l'exil sur Mars... Je me rappelle d'une vieille nouvelle que j'avais écrite et où je parlait de l'ennui, la dépression et où j'avais voulu délivrer un message en arrière-pensée de mon récit, ça rend très mal quand les personnages sont au service des idées, l'inverse fonctionne en revanche très bien. D'autant que tu témoignes, donc tu as déjà la possibilité en tant que narrateur et personnage de faire des réflexions qui sont les tiennes, mais sache juste trouver les réflexions à propos. Souvent ce ne sont pas les explications ni les discours qui transmettent, mais les ressentis et les situations que l'on voit. Tu vois ? "
Oui, je vois. Pour les réflexions, je trouvais pas ça déplacé mais ça doit parce que je suis un peu bête, simplet ou unilatéral, mais moi quand on me dit couloir flippant, je me mets à penser à des trucs comme Pluton ou les vieux bunkers. Cependant, j'admets que ça puisse sembler placé là par hasard, genre l'histoire du Green Man, pop, ça m'est venu à l'esprit quand j'écrivais ce passage et je me suis dit que c'était un bon parallèle, j'aurais dû y réfléchir à deux fois. Je euh ... je vais voir si je peux faire quelque chose pour ça. Genre raccourcir mes pensées, ou même en éliminer certaines, tant pis si ça limite ce que je pense ...
"Comme ça on a l'impression que je déteste ton texte, mais c'est pas vrai ! Il y a de très bons passages aussi, même si cela diffère de ce que tu écris d'habitude (du style). Et je trouve intéressant les témoignages écrits, je trouve ça fort. J'arrive pas du tout à en faire des potables. Je trouve ça aussi impressionnant de réussir à les partager. Mais bref, c'est rapport à moi. "
Merci ^-^ Oui, c'est quand même différent. En plus, pour ceux qui me connaissent, j'écrivais des Creepypastas nulles vers 2014 et puis je me suis dit fuck it, alors j'ai écrit des trucs comiques, des gags, des sketchs, ça m'aérait un peu la tête. Je penserais pas que je devrais revenir sur tout ça, surtout pour un truc perso. Merci beaucoup pour ton com et tes remarques sur la forme, ça me fait zizir !
Pan (touffe) : "Un Saul, ici ? Est-ce que tu ne ferais pas partie également d'EN, un autre forum d'écriture ? Simple curiosité ( mal placée peut-être ) "
Pas du tout. AHDE
"C'EST ICI QU'ON DEVIENT SÉRIEUX. Alors donc. Bien que ce soit visiblement un témoignage réel, j'ai évidemment pensé à une creepypasta en lisant ce texte, car tu t'adresses au lecteur, tu fais des remarques sur une chose ou l'autre comme si tu écrivais un blog, c'est d'un style assez orale, et enfin, en dernier lieu, car ton histoire est séparée en trois parties. Et ce "bonne nuit" crée quelque chose d'intime. Donc cet aspect "creepypasta" est vraiment présent, et je n'ai pas pu m'empêcher d'oublier la véracité de ce qui était raconté, tant j'avais l'impression d'en lire une. Ce n'est pas gênant, je voulais juste en faire la remarque"
Les Creepypastas actuelles se basent plus sur des expériences personnelles que sur de vraies légendes urbaines, j'ai l'impression. Enfin, c'est mon ressenti. Alors c'est sans doute normal que ça te paraisse bizarre ou quoi. Les trois parties c'est parce que j'ai vraiment pas le courage de tout écrire d'une traite, déjà que le style est ouille alors si j'enchaîne ... et en plus ça me pétrifie aussi un peu. Le bonne nuit il est placé là comme ça, je dis souvent bonne nuit, faut rien y voir de spécial. T'inquiètes pour la véracité. J'ai une dizaine de photos avec moi et deux vidéos, je vais sans doute les mettre en troisième partie. Je spoil un peu mais osef parce que c'est pas un roman, mais on est allé dans un ancien atelier de tonnelier au lieu de l'usine et même si j'ai pas vu des diablotins danser la macarena devant moi, y a quand même des trucs qui m'ont vraiment troublé. Après, je dis qu'il faut rester sceptique mais pour moi c'est un poil dur, avant tout ça j'avais déjà été déçu par l'affaire GussDX qui me faisait presque croire au paranormal puis mes grandes espérances ont été abattues en plein vol. Bref, gare au gorille.
"Au sujet de la forme, je la trouve globalement bonne. C'est fluide, agréable, ça se laisse lire sans être époustouflant de style, et à vrai dire, je trouve même que c'est plutôt bien écris pour quelque chose qui te touche d'aussi prêt, pour un récit aussi directe d’événements vécus, enfin, pour ce genre de texte tout simplement. Moi, je ne sais pas écrire sur des choses que j'ai vécu ; il me faut toujours mettre une distance, déformer les faits à travers une fiction, pour au final, n'en garder que ce que j'ai ressentis. Une vérité cristallisée au milieu d'un écrin de fabulations en fait. Alors je respecte les gens qui réussissent à écrie aussi directement sur eux même, sur des choses qu'ils ont faîte et vécues. Je trouve ça impressionnant, c'est un exercice dont je suis incapable.
DU COUP. Peut-être que ça m'incite à être plus indulgent, ou peut-être pas. Le fait est que j'ai apprécié ton texte, que je l'ai trouvé fluide, et que ton style est loin d'être médiocre. Tu m'as embarqué facilement dans ta prose, sans m'égarer dans son cours."
Merci, c'est sympa ! Je pense quand même que je vais le revoir, mais je suis content s'il ne t'a pas rebuté, même si je sais pertinemment que je t'ai habitué à un chouïa mieux. Je sais pas vraiment écrire sur moi-même, même si les persos dans mes textes sont dépressifs ou quoi, ça me représente jamais en aucun aspect, et j'ai jamais tenu de journal intime ou même écrit une seule ligne qui me visait particulièrement, d'ailleurs ça se ressent sans doute dans ce témoignage, c'est la première fois que j'emploie du vécu et c'est maladroit, donc je m'en excuse.
"La seule chose qui me gêne avec ce texte en somme, c'est que tu ne t'attardes pas assez sur ce qu'il se passe dans la maison. Du coup, j'ai eu l'impression de lire un de ces textes décevants où en fait des tonnes pour nous prévenir qu'il va se passer quelque chose d'étrange et d'effrayant, alors qu'on final, une fois que cet événement arrive, il manque cruellement d'intensité et de substance. Pour autant, je n'ai pas ressentis l'agacement ou la gêne qui en résultent habituellement, juste une légère frustration. Je ne sais pas trop comment tu as accomplis ce tour de force, mais du coup, ça ne m'a pas fait grincer des dents, et j'ai pu apprécier ton texte malgré tout. Peut-être parce-que j'ai l'espoir que tu y reviennes dans une des deux parties qui suivent ?"
Ah mais en fait la maison c'était qu'une expérience avant ce qui m'est vraiment arrivé ! Je ne me suis pas attardé dessus parce qu'il ne s'y est rien passé d'autre, j'ai déguerpi sans demander mon reste, aucun monstre m'a chopé ou quoi et même s'il n'y avait probablement que deux vieux qui ronflaient là en haut, j'ai quand même ressenti une putain d'angoisse comme ça m'était jamais arrivé. Bon, ça tenait peut-être aussi du fait que j'entrais chez quelqu'un sans vraiment qu'il m'ait donné la permission. Mais je crois surtout que j'étais pas à ma place. J'étais en décalage. La soirée devait se dérouler d'une manière A et moi je prenais la manière B, et j'aimais pas du tout la façon dont les choses évoluaient. Bref.
""Notre Terre le jour sera une autre planète la nuit. J'enviais tous ces globe-trotters qui dorment à la belle étoile et font de la nuit leur second royaume. Maintenant, je ne passe pas un seul jour dans l'obscurité, et vous allez savoir pourquoi." > Plusieurs choses : le terme de "planète" casse un peu la poésie/le mysticisme du moment, je ne sais pas trop pourquoi, ce n'est pas un mot particulièrement scientifique. Renonce peut-être à cet effet de répétition pour nuancer cette dernière avec une autre formulation proche, mais subtilement altérée ; on garde l'impression de répétition comme ça, mais ça t'offre plus de libertés pour rendre l'image plus lyrique/marquante/trouver une alternative à ce "planète" qui fait tâche à mes yeux."
Ouep, je vais voir presto pour ça.
"La dernière phrase est un peu trop racoleuse. Ou bien elle me donne l'impression de sortir d'une de ces vieilles nouvelles qui posent longuement une situation pour n'aboutir au final à presque rien du tout x). Bref, je la trouve de trop. Peut-être que sans le "maintenant", je n'aurais pas eu cette impression, ou alors le "vous allez savoir pourquoi". Ça me semble beaucoup trop solennel en fait. "Maintenant, je ne passe pas un seul jour dans l'obscurité", ça passe déjà beaucoup mieux je trouve. /O/"
Ahah, mais c'est vrai en plus, les semaines qui ont suivi j'étais comme un gosse, à vouloir dormir la lumière dans le couloir, avec la veilleuse et tout.
""Lui étant assez robuste de constitution, je n'ai pas biologiquement trouvé à redire et j'ai fait ce que j'avais prévu : suivre la ligne et toquer à la porte." > Hiiiin, "biologiquement trouvé à redire", l'idée passe certes, mais je ne sis pas sûr que ce soit juste pour autant, de la manière dont s'est dit."
Ahah, ça c'était une pointe de cynisme glissée au hasard.
""Mais non, rien, sa bouche demeurait close, ses yeux grands ouverts fixés sur moi, c'en était de même pour les quatre autres, ils suivaient, impassibles, ma progression silencieuse dans les entrailles de la maison." > Comme il n'est que sur le pas de la porte, le mot "entrailles" ne me semble pas pertinent."
T'as raison.
""Maintenant que j'y pense, cette rambarde, ben je la touchais." > Je ne comprends pas l'intérêt de cette remarque x)."
Encore une réflexion qui m'est venue sur le moment '-' ça m'a fait bizarre de penser qu'à l'autre bout de cette rambarde tordue il y avait peut-être un truc flippant.
"ET VOILA. Si tu postes la suite de ce témoignage, je le lirais. C'est courageux d'écrire sur soi aussi directement ; et encore plus sur une peur intense. C'est tellement difficile de saisir les choses qui sont les plus proches de nous, de les exprimer, de les raconter. Je trouve que tu t'en sors plutôt bien pour le coup."
Merci aussi pour ta lecture, je sais pas quand je vais écrire la suite mais ça me fera souffler un peu, je vais juste un peu décrire ce qui s'est passé après, rien de méchant. Pour la troisième partie, je pense que je me consacrerai un Week-end et que j'organiserai ce que j'ai pris avec mon portable, d'ailleurs j'ai toujours pas transféré sur PC, ce serait pas con de le faire, vu que la touche POWER s'est pétée la semaine dernière, je devrais pas attendre ... Merci beaucoup beaucoup !