Vous lisant (et frissonnant d'allégresse à cette lecture de la manifestation de votre intérêt pour la mienne comme chaque fois...) l'idée m'a traversé de vous répondre bien crûement. J'ai apprécié l'idée ; vous apprécierez cependant probablement que je m'explicite ensuite... Eh bien allons-y donc.
Ce texte, ce sont trois phrases.
"Je suis engourdi, [...] engourdi de paroles."
"Des sonorités qui n'ont plus que leur sens..."
"Discordance."
.
Voilà dit, voici explicité.
Ce texte, c'est ma discordance. Ce texte est discordant, oui, parce que je suis très attaché à l'idée du crucial du rôle du "signifiant dans le signifié", comme le subodorre avec justesse Aubenoire.
>PaulCahin : Aubenoire m'a spolié d'une partie de ce que je t'aurais chaleureusement indiqué, je souligne donc sa justesse !
Par rapport au liquide pore, j'ai moi-même oublié sa signification (liquide sirupeux il me semble... ou bien je confonds) : il est ici uniquement pour la destabilisation du lyrisme littéraire au profit du rythme (j'y reviens ensuite)...
Huhu, effectivement j'aime m'enliser dans la mixture capiteuse des épithètes... voilà qu'il m'a déjà cerné ! Mais cette fois je ne pense pas avoir été maladroit (cf. Champs brûlant) dans leur usage... Je n'ai pas conçu ce texte percutant.
Je pense que cette fois effectivement tu as été moins sensible... à vrai dire cela ne m'étonne pas : j'ai volontairement cassé quelques lyrismes (comme ce " 'Virevoltent.' ", que je trouve affreux), pour retranscrire au plus profond la lassitude stylistique, qui me tourmentais alors... J'estime avoir réussi mon coup.
>Aubenoire : Mais... ceci est précisément ma poésie, chère ! J'éprouve quelques difficultés en réalité à manier le vers, je me complais donc dans l'usage de rimes orphelines prosées.
Je suis heureux : tu as saisi avec beaucoup de justesse l'essence de ce texte...ce texte qui, lui, était pour moi ; et pour toi aussi, visiblement...
Oui, j'aime aussi énormément les points de suspension.
Au plaisir de vous recroiser, vous, lecteurs, commentateurs, sur d'autres lignes.
Ah, et, une dernière chose : ce texte est extrait du chapitre troisième de mon livre en devenir, publié, pour l'instant dans l'essence de ses deux premiers chapitres seulement (qui nécessiteraient un plaisant remaniage, d'ailleurs...) à l'adresse rennomée en "Nacas' Den", sous mon profil.
V'la la lourdeur de la phrase publicitaire tiens !
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Nacas.