Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: PaulCahin le 16 Septembre 2016 à 12:35:26
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Tu enseignes, tu apprends,
comment tuer untel,
comment occire chacun.
Tu nous montres, comment
jouer du coutel,
parer des deux mains.
Mais dis moi, que sais-tu,
des souffrances endurées ?
Mais dis-moi que fais-tu
des morts et des blessés?
Le trépas n'est point mon salut.
De la vie je veux préserver,
la folie des vaincus,
la hargne des révoltés.
Jamais je ne serais plus,
Élevé de ton métier.
C'est mon ultime refus
d'apprendre à tuer.
Prends ça, prends ça, prends ça.
Maudit sois-tu,
Maitre de la mort.
Dis-moi, dis-moi, dis-moi
si ça t'a plu
et te plairait encore.
Mais dis-moi, où vas-tu
ainsi meurtri au corps ?
Mais dis-moi, que sais-tu
Que je ne sache encore ?
Je ne sais ce qui m'a poussé,
ni pourquoi t'ai frappé ainsi,
comme ensorcelé,
Pris d'une folle envie,
Comme tu m'as enseigné,
de t'ôter la vie.
Mais tu "en saignes", alors
dis-nous, mon bon Seigneur,
que sais-tu encore
des affres de la mort ?
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La dernière strophe m'a plu, en tout cas, c'est celle que je préfère - "en saignes", c'est bien trouvé, très à propos. J'aime la réflexion soulevée, et la manière sobre de l'amener. Malgré tout c'est très retenu comme texte - ton parti pris, je le sais, mais j'ai besoin de plus pour vivre la poésie.
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Eveil (bodhisthava) a fait le boulot.
J'ajouterais:
Tu enseignes, tu apprends, 7
comment tuer untel, 6
comment occire chacun. 7 (mais occireU chacun, bof)
Tu nous montres, comment 6
jouer du coutel, 4 ou 5
parer des deux mains. 5
Alors, mon oreille me dit: ça chiotte.
Tes vers ne sont pas forcés d'être tous identiques, non, non, non, mais il faut trouver- puisque BRAVO tu aimes l'aspect musical!- une structure, des longueurs compatibles.
Bosse, écrire permet de supporter la vie.
PS coutel me semble inutilement précieux.