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Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: ZagZag le 05 Septembre 2016 à 10:38:41

Titre: [AT n°8 | T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 05 Septembre 2016 à 10:38:41
Vue sur le Passager d'En Face


   La tête penchée contre la vitre, Rémi regardait défiler le décor morne et sans intérêt du tunnel de métro. Quelques lumières de signalisation venaient parfois animer les lieux, sans jamais inquiéter l'hégémonie tranquille des ténèbres. Son front commençait à se faire douloureux et le jeune homme se détourna du plexiglas. Devant lui, la tête basse, le dos courbé par le poids de leur journée, les bras laissés à l'abandon pendant à moitié sur leur cuisses, se tenaient les même hommes et les même femmes que la veille, inchangés. À force, il les reconnaissait tous. Chacun restait à peu de choses près prostré à la même place chaque soir, comme faisant attention à ne pas déranger le ballet immuable des rames de métro.
   Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'années qui se trouvait là tous les soirs attendait dans le silence du wagon uniquement perturbé par le roulement continuel du métro. Le jeune homme détourna rapidement les yeux pour les fixer à nouveau dans le vide du tunnel. Quelque chose d'indicible attira pourtant son regard qui retomba  sur le passager.
   En l'observant de plus près, Rémi saisit finalement ce qui l'avait perturbé. Plus il regardait l'homme face à lui, plus celui-ci semblait se dérober à son regard, comme voulant échapper à son examen subit. Disparaître en somme. C'était très léger, presque imperceptible. La banquette occupée par le voyageur se profilait à demi derrière lui, se dévoilant, dans un sursaut d'impudeur, aux yeux de Rémi.
Le jeune homme se frotta instinctivement les yeux, mais rien n'y fit, l'homme restait translucide dans la pénombre de la rame, défiant avec insolence la réalité.
   Rémi regarda autour de lui, mais personne ne semblait avoir rien remarqué, chacun continuant silencieusement son voyage solitaire. L'homme lui-même ne semblait guère se soucier que l'on puisse observer la vitre du métro à travers sa tête et, respectueux des habitudes, descendit à la station suivante. Il s'agissait également de la destination de Rémi, qui se hâta de le suivre.
   Cependant, le jour déclinait déjà et au moment où sa route et celle de sa cible divergèrent, le jeune homme dut se résoudre à abandonner la poursuite. Pendant sa brève filature, il avait tout de même pu observer que comme dans le métro, personne ne semblait remarquer que l'homme n'était pas tout à fait opaque.


***


   Une semaine avait passé et rien n'avait changé dans la ronde quotidienne des rames de métro. Chaque soir, Rémi s'asseyait à la même place, face au même voyageur, révélant le même siège derrière lui.
   Le jeune homme s'apprêtait à l'observer discrètement comme il en avait pris l'habitude. Il s'assit à sa place et attendit. À la station suivante, celui qu'il avait finit par appeler pour lui-même le « spectre » devrait lui aussi prendre part au spectacle journalier.
   Le métro s'arrêta dans un crissement de pneus et les portes s'ouvrirent. Le flot des passagers s'engouffra dans la rame, avant de se tarir précipitamment pour laisser repartir le véhicule. Rémi remarqua, surpris, que la place devant lui était restée vide. L'homme avait sûrement dû rater son métro ou entrer dans un autre wagon. Cependant, personne, parmi les passagers restés debout, ballotés par les mouvements du train, ou parmi ceux agglutinés les uns contre les autres sur les sièges, ne semblait vouloir prendre la place laissée inoccupée. Personne ne prêtait attention à cette place vide, comme si, justement, elle ne l'était pas.
   Rémi ne pouvait que se débattre intérieurement pour rejeter la première explication qui s'imposait à lui. Et pourtant, les faits étaient là. L'homme était devenu tout à fait transparent à ses yeux. Mais malgré cette anomalie dans le trajet quotidien du jeune homme, chacun restait paisiblement éteint, éreinté par sa longue journée. Le jeune homme prit une grande inspiration et regarda de nouveau autour de lui. Il vit avec horreur que d'autres passagers étaient devenus translucides. Certains avaient peut-être même également disparu, sans que Rémi puisse en être tout à fait sûr.
   Dans le wagon bondé, le phénomène ne concernait que quelques uns, mais à l'échelle du  métro entier, des dizaines de passagers pouvaient être touchés. Rémi se sentit assailli par une profonde détresse. Les lumières de la rame tournoyèrent un instant autour de lui. À l'heure actuelle, la ville toute entière pouvait être atteinte. Le pire se trouvait peut-être dans l'apparente cécité de tous les autres passagers quant à ces lentes disparitions. À mesure que se présentaient à ses yeux de nouvelles banquettes à moitié vides ou d'autres places délaissées, la solitude et l'impuissance envahissaient un peu plus le jeune homme.   
   Des gouttes de sueur perlaient le long de ses tempes tandis que le métro hoquetait vers sa destination. Tous ces gens entourant le jeune homme et qui laissaient progressivement la lumière les traverser, bientôt réduits à l'état de simples silhouettes et voués à disparaître entièrement, semblaient propager leur étrange anormalité autour d'eux. Embrassant la rame du regard, il craignait de trouver derrière chaque homme ou femme encore opaques un nouveau spectre, qui viendrait s'ajouter à la liste déjà longue qu'il tenait inconsciemment dans son esprit. Il n'osait plus utiliser les accoudoirs de son siège, redoutant de frôler une main ou un bras translucide. Après de longues minutes, même regarder autour de lui le pétrifiait. La peur l'avait entièrement gagné.


   Le métro arriva enfin à la station du jeune homme. Il voulut sortir, mais se cogna à quelque chose d'invisible qui lui barrait la route. Ses joues virèrent au rouge vif lorsqu'il se résigna à s'excuser auprès du vide. Il essaya à nouveau de passer et réussit à s'extirper de la rame comme d'un cauchemar, au moment où le signal sonore du départ résonnait. Rémi tenta tant bien que mal de se calmer et de marcher tranquillement jusqu'à la sortie et, déjà, les battements de son cœur commençaient à réfréner leur rythme endiablé. Son regard vagabondait sur le quai lorsqu'il tomba brutalement sur la scène qui s'offrait à lui. Un homme, encore dans son bleu de travail, disparaissait sous ses yeux. De ses extrémités déjà évaporées s'étendait un mal invisible, rongeant ses jambes et ses bras, grimpant le long de son torse, avant de consumer sa tête.
   Rémi resta un instant prostré, ses jambes refusant de répondre à son envie soudaine de sortir le plus vite possible du lieu souterrain. Les yeux écarquillés, une voix le sortit de sa torpeur :
   – Eh bah quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
   Le jeune homme tourna la tête, mais personne ne semblait avoir parlé.
   – Alors ? demanda la voix, qui paraissait s'impatienter.
   Il ne voyait plus qu'une explication. C'était celui qui venait de disparaître qui lui adressait la parole. N'y tenant plus, Rémi se mit à courir vers la sortie, bousculant l'homme invisible. Les portes automatiques passées, il se dépêcha de rentrer chez lui.


***


   Le lendemain matin, Rémi se résigna à prendre le métro, n'osant confier ses peurs à quiconque. Pas même à sa mère, qui lui accorda un léger sourire en le voyant partir. Sans emploi depuis maintenant six mois, elle ne sortait plus, accablée par les tâches domestiques que le père de Rémi, presque toujours absent, lui laissait sur les bras.
   Elle au moins n'avait pas disparu, pensa Rémi. Se retournant avant de passer la porte, il vit cependant les rides qui, chaque jour, creusaient un peu plus son front empli de soucis ainsi que les longs cernes qui s'agrippaient à ses yeux chargés de fatigue, se demandant un instant si cela n'était pas comparable au phénomène qui semblait atteindre tous ceux qui l'entouraient.


   Le jeune homme entra dans le wagon avec un hoquet de surprise. Celui-ci était vide, à l'exception de quelques passagers, une vieille dame, probablement à la retraite et deux étudiants, l'un somnolant sur son siège et l'autre tournant sans cesse la tête autour de lui. En s'asseyant, il sentit avec effroi le souffle chaud de ses deux voisins habituels contre son visage. Rémi leva à nouveau les yeux vers l'étudiant au comportement étrange, et croisa son regard. Il reconnut le même effroi pétrifié que dans le sien. La pire de toutes les théories qui l'avaient assailli pendant son sommeil semblait se réaliser. Les gens autour de lui disparaissaient, ne laissant derrière eux qu'un corps transparent comme du verre, perdant leur apparence même, et avec, tout ce qui les fixait dans le monde de Rémi, sans qu'il en comprenne la raison.


   Une sonnerie retentit soudainement dans la rame silencieuse. L'étudiant qui dormait jusqu'alors se réveilla et sortit précipitamment un téléphone de sa poche. L'approchant avidement de son oreille, il hocha la tête avec un sourire en écoutant son interlocuteur. Le grésillement de la voix semblant s'être arrêté, Rémi put clairement entendre l'homme lui répondre :
   « J'accepte avec joie, M. Bertier ! Je suis très heureux d'enfin rentrer dans votre entreprise ! »
La voix gazouilla encore quelques temps, avant que le futur employé ne conclue d'un ton enjoué :
   « Très bien ! À lundi ! »
Rangeant son portable, il regarda autour de lui et ferma tranquillement les yeux, sa respiration régulière rejoignant bientôt le roulis du métro.

   Rémi l'observa un instant, incrédule, avant de se détourner. Dans la faible lueur du wagon, quelque chose attira pourtant son regard. Sur la main du jeune employé, à l'endroit où il tenait plus tôt le téléphone, venait d'apparaître comme un coin de banquette.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Chouc le 05 Septembre 2016 à 19:23:39
Salut Mout !

J'ai beaucoup aimé ton texte. J'adhère totalement à ton style qui est fluide et naturel. La fin, sans me surprendre, m'a prise au dépourvu et ça ne m'arrive pas souvent, alors merci ! C'est une métaphore très habile, réussie et terrifiante, bravo.

Pour le bémol :
Citer
les longues cernes
Cerne est masculin, il me semble  ;)

Merci pour cette lecture, au plaisir !
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 05 Septembre 2016 à 21:06:54
Bonsoir, ChoucrouteEstivale.

Le but du texte n'était en effet pas de surprendre, mais plutôt de questionner, avec cette métaphore un assez simple. Tu le vois ravi.e que la sauce ai prise et que la métaphore soit compréhensible (c'était ma grande crainte pour sur ce texte).
Merci d'avoir signalé cette petite faute, j'étais pourtant persuadé.e que cerne était féminin.

Merci de ton passage et de ton commentaire.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Nocte le 06 Septembre 2016 à 23:59:37
C'est indéniablement maîtrisé, j'ai trouvé le style un brin froid et détaché parfois, mais ça va, rien de bien grave. J'aime aussi bien l'idée et ce qui est suggéré avec, plaisante lecture  ;)
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Kerena le 07 Septembre 2016 à 10:42:17
Bonjour Mout !

Citer
  Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'année dont Rémi ignorait le nom, mais qui se trouvait là chaque soir

je pense que cette précision est inutile. A partir du moment où on parle d''un passager du métro", implicitement on comprend bien que c'est un inconnu du narrateur.

Eh bien ! Sinon, j'ai bien aimé ce texte. Néanmoins, il y a quelques petites choses qui me chiffonnent :
- j'attendais vraiment une chute. Pas de chute ? Ou alors je ne l'ai pas comprise ? C'est dommage.
- pourquoi le narrateur n'est-il pas touché par le phénomène ? Il va travailler comme tout le monde, mais pourtant il semble rester "entier".

Bref, j'ai bien aimé l'histoire et l'idée, mais j'aurais vraiment aimé un petit plus : une chute, une raison, ou quelque chose qui arrive au narrateur à la fin.

Merci néanmoins pour ce texte ! Y'a du bon =)

Autre chose : je trouve que ton texte mérite un meilleur titre :huhu:
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Kanimp le 07 Septembre 2016 à 11:19:51
Bonjour Mout,

Citer
Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'année dont Rémi ignorait le nom, mais qui se trouvait là chaque soir, attendait dans le silence du wagon uniquement perturbé par le roulement continuel du métro.
Typiquement, c’est le genre de phrase qui me perturbe.
Le lieu est un wagon de métro en marche et doit être bruyant.
Mais le personnage attend dans le silence du wagon.

Une formalisation « l’homme attendait sans dire un mot » me semble plus appropriée.

Citer
En l'observant de plus près, Rémi saisit finalement ce qui l'avait fait perturbé. Plus il regardait l'homme face à lui, plus celui-ci semblait se dérober à son regard, comme voulant échapper à son examen subit. Disparaître en somme. C'était très léger, presque imperceptible. La banquette occupée par le voyageur se profilait à demi derrière lui, se dévoilant, dans un sursaut d'impudeur, aux yeux de Rémi.
Je ne comprends pas.
L’homme se trouve en face de Remi.
Mais la banquette ou l’homme (à cause de l’impudeur) à la première lecture se trouvait derrière Remi.
À la réflexion et relecture, l’homme est assis sur une banquette qui se trouve derrière l’homme, puisqu’il est assis dessus.
Géographiquement cela tient la route, mais je ne comprends pas l’effet recherché.


Citer
   Cependant, le jour déclinait déjà et au moment où sa route et celle de sa cible divergèrent, le jeune homme dû se résoudre à abandonner. Pendant sa brève filature, il avait tout de même put observer que comme dans le métro, personne ne semblait remarquer que l'homme n'était pas tout à fait opaque
Où les chemins des protagonistes se séparaient, divergèrent me parait inapproprié.
Je ne suis pas fan du « pas tout à fait opaque ». L’homme étant transparent ou translucide.



Citer
Le jeune homme entra dans le wagon avec un hoquet de surprise. Celui-ci était entièrement vide, à l'exception de quelques passagers, une vieille dame, probablement à la retraite et deux étudiants, l'un somnolant sur son siège et l'autre regardant autour de lui, tout aussi apeuré que Rémi.
Tiens un comme Rémi, me dis-je en lisant « tout aussi apeuré que Rémi. » et en début de paragraphe, cela casse le déroulement de l’histoire. Car je sais que Rémi n’est pas le seul à ne pas voir les gens autour de lui. Donc la ligne narrative suivie jusqu’à présent qui pose la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel » est brisée.
Donc pour moi, Rémi voit effectivement un étudiant apeuré. Mais c’est lorsqu’il s’assoit que Rémi se pose la question « est-il dans mon cas ? ».  Et pour laisser planer le mystère, n’ose pas parler à cet étudiant.

Au début, du texte j’ai été dérangé par certaines tournures de phrases comme « Quelques lumières de signalisation venaient parfois animer les lieux sombres, sans jamais inquiéter l'hégémonie tranquille des ténèbres. » ou l’on peut remplacer « venaient parfois animer » par « animaient parfois ».
Mais très rapidement, je me suis rendu compte que l’effet de lenteur était recherché pour ce texte et cela ne m’a plus dérangé par la suite.

J’ai apprécié le texte, mais malheureusement la chute qui se voulait ouverte et réflective a été fermée  préalablement. Il m’a fallu relire la fin pour trouver que tous travaillent dans cette société et non celle établi précédemment « Les gens disparaissent, mais pourquoi ? ».

Merci pour ce texte.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: extasy le 07 Septembre 2016 à 13:25:05
Salut mout,

Il est très chouette ton texte ^^
Je n'ai pas grand chose de constructif à dire, c'est un peu tranquillou au niveau du style et de la progression, mais comme dit weg je n'y trouve rien de grave ; ça fait son travail de manière efficace, et je trouve le thème joliment exploité.

Merci pour la lecture :)
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 07 Septembre 2016 à 14:26:29
Bonjour à tous et merci de votre passage.

WEG, je n'ai pas grand chose à ajouter à ton commentaire, simplement merci d'avoir lu ce texte et de l'avoir compris.



Citer
je pense que cette précision est inutile. A partir du moment où on parle d''un passager du métro", implicitement on comprend bien que c'est un inconnu du narrateur.
Effectivement, ça me semble judicieux.

Citer
- j'attendais vraiment une chute. Pas de chute ? Ou alors je ne l'ai pas comprise ? C'est dommage.
Il me semble pourtant qu'il y en a une, ou du moins une explication : la raison des disparitions des personnages.

Citer
- pourquoi le narrateur n'est-il pas touché par le phénomène ? Il va travailler comme tout le monde, mais pourtant il semble rester "entier".
Il ne me semble jamais signifié que le narrateur travaille, bien au contraire. Il vit chez ses parents, et il est souvent qualifié de "jeune homme". Ce n'est peut-être pas assez clair.

Citer
Autre chose : je trouve que ton texte mérite un meilleur titre :huhu:
Oui, je suis tout à fait d'accord, mais je n'ai su trouver mieux et les anciens titres étaient pire. (le premier étant "Des Fantômes dans le Métro" ...)



Citer
Typiquement, c’est le genre de phrase qui me perturbe.
Le lieu est un wagon de métro en marche et doit être bruyant.
Mais le personnage attend dans le silence du wagon.
Il est pourtant dit que le silence du wagon (silence des gens, ambiant) est perturbé par le "roulement du métro", le côté bruyant auquel tu fais donc référence, Kanimp.

Citer
Mais la banquette ou l’homme (à cause de l’impudeur) à la première lecture se trouvait derrière Remi.
Je ne vois pas vraiment où cela est dit. Je fais simplement signifier que la banquette (qui est donc derrière l'homme) se dévoile, puisque ce qui la cachait disparait.

Citer
Où les chemins des protagonistes se séparaient, divergèrent me parait inapproprié.
Je ne suis pas fan du « pas tout à fait opaque ». L’homme étant transparent ou translucide.
Les aléas de la fuite des répétitions...

Citer
Tiens un comme Rémi, me dis-je en lisant « tout aussi apeuré que Rémi. » et en début de paragraphe, cela casse le déroulement de l’histoire. Car je sais que Rémi n’est pas le seul à ne pas voir les gens autour de lui. Donc la ligne narrative suivie jusqu’à présent qui pose la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel » est brisée.
C'est principalement parce que je n'ai jamais signifié que cette question devait se poser (enfin en y réfléchissant, peut-être un peu), ou en tout cas qu'elle devait être centrale. La grande interrogation étant "Pourquoi les gens disparaissent-ils ?". Si la question avait été de la réalité ou non de ce phénomène, j'aurais induit plus d'élément faisant pencher le doute d'un côté, ou de l'autre.
Ce passage est également vers la fin du texte et il me parait normal, à un moment, de répondre à ces questions, où au moins d'en donner les clés de leur réponse.

Citer
Donc pour moi, Rémi voit effectivement un étudiant apeuré. Mais c’est lorsqu’il s’assoit que Rémi se pose la question « est-il dans mon cas ? ».  Et pour laisser planer le mystère, n’ose pas parler à cet étudiant.
Mais peut-être est-ce la bonne solution pour dissiper ce doute, en effet.

Citer
J’ai apprécié le texte, mais malheureusement la chute qui se voulait ouverte et réflective a été fermée  préalablement. Il m’a fallu relire la fin pour trouver que tous travaillent dans cette société et non celle établi précédemment « Les gens disparaissent, mais pourquoi ? »
Je dois bien avouer ne pas avoir compris ta dernière phrase.


Merci pour la lecture :)
Merci à toi, extasy pour ton commentaire  très encourageant !


Je vais donc veiller à effectuer toutes ces petites modifications dans l'après-midi, encore merci à vous pour vos lectures pertinentes.
Titre: Re : Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Kanimp le 07 Septembre 2016 à 15:37:46
Citer
Mais la banquette ou l’homme (à cause de l’impudeur) à la première lecture se trouvait derrière Remi.
Je ne vois pas vraiment où cela est dit. Je fais simplement signifier que la banquette (qui est donc derrière l'homme) se dévoile, puisque ce qui la cachait disparait.
Je commente au fur et à mesure que je lis le texte. Je n’ai absolument pas compris à ce moment-là que la banquette devenait visible à travers l’homme.
Le mot pudique permet de le suggérer, mais lors de la lecture cela ne m’a pas effleuré l’esprit.
Bref, ne comprenant pas pourquoi voir une banquette est pudique ou non.
J’ai cherché à positionné la banquette par rapport à Rémi en fonction des indications données.
En résumé, j’ai pas trop compris ce passage.

Citer
Tiens un comme Rémi, me dis-je en lisant « tout aussi apeuré que Rémi. » et en début de paragraphe, cela casse le déroulement de l’histoire. Car je sais que Rémi n’est pas le seul à ne pas voir les gens autour de lui. Donc la ligne narrative suivie jusqu’à présent qui pose la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel » est brisée.
C'est principalement parce que je n'ai jamais signifié que cette question devait se poser (enfin en y réfléchissant, peut-être un peu), ou en tout cas qu'elle devait être centrale. La grande interrogation étant "Pourquoi les gens disparaissent-ils ?". Si la question avait été de la réalité ou non de ce phénomène, j'aurais induit plus d'élément faisant pencher le doute d'un côté, ou de l'autre.
Ce passage est également vers la fin du texte et il me parait normal, à un moment, de répondre à ces questions, où au moins d'en donner les clés de leur réponse.

Citer
Donc pour moi, Rémi voit effectivement un étudiant apeuré. Mais c’est lorsqu’il s’assoit que Rémi se pose la question « est-il dans mon cas ? ».  Et pour laisser planer le mystère, n’ose pas parler à cet étudiant.
Mais peut-être est-ce la bonne solution pour dissiper ce doute, en effet.

Citer
J’ai apprécié le texte, mais malheureusement la chute qui se voulait ouverte et réflective a été fermée  préalablement. Il m’a fallu relire la fin pour trouver que tous travaillent dans cette société et non celle établi précédemment « Les gens disparaissent, mais pourquoi ? »
Je dois bien avouer ne pas avoir compris ta dernière phrase.
Tu as écris ton texte avec cette question comme ligne directrice «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Comme lecteur j’ai suivi l’histoire sur base de la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? ».
Donc avant la chute je lis  « tout aussi apeuré que Rémi. ». Ce qui répond par l’affirmative à ma question de lecteur et de fait.
La chute qui reposait sur la question «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? » ne fonctionne plus, car elle confirme la réponse donnée à ma question de lecteur.

Ce n’est qu’après quelques minutes en voulant faire un commentaire général que j’ai relu la chute faute de me la rappeler. (même si je l'ai lu, je l'ai complètement zappée.)
Ce n’est qu’à ce moment-là, que j’ai pu corriger mon interprétation de « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? » en «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Et par la même occasion d’y répondre.

Le dérapage que j’ai eu comme lecteur repose uniquement sur  « tout aussi apeuré que Rémi. »

Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 07 Septembre 2016 à 16:11:10
Citer
Je commente au fur et à mesure que je lis le texte. Je n’ai absolument pas compris à ce moment-là que la banquette devenait visible à travers l’homme.
Le mot pudique permet de le suggérer, mais lors de la lecture cela ne m’a pas effleuré l’esprit.
Bref, ne comprenant pas pourquoi voir une banquette est pudique ou non.
J’ai cherché à positionné la banquette par rapport à Rémi en fonction des indications données.
En résumé, j’ai pas trop compris ce passage.
L'utilisation du mot pudique n'était pas forcément à prendre littéralement. Il est dit dans le texte que c'est la banquette qui se dévoile dans un sursaut d'impudeur. D'impudeur avec le réel, s'entend. Parce que voir la banquette alors qu'il y a quelqu'un devant, ça choque un peu, comme de l'impudeur.


Citer
Tu as écris ton texte avec cette question comme ligne directrice «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Comme lecteur j’ai suivi l’histoire sur base de la question « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? ».
Donc avant la chute je lis  « tout aussi apeuré que Rémi. ». Ce qui répond par l’affirmative à ma question de lecteur et de fait.
La chute qui reposait sur la question «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? » ne fonctionne plus, car elle confirme la réponse donnée à ma question de lecteur.

Ce n’est qu’après quelques minutes en voulant faire un commentaire général que j’ai relu la chute faute de me la rappeler. (même si je l'ai lu, je l'ai complètement zappée.)
Ce n’est qu’à ce moment-là, que j’ai pu corriger mon interprétation de « Est-ce que cela se passe dans l’imaginaire de Rémi ou dans le monde réel ? » en «Pourquoi les gens disparaissent-ils ? ».
Et par la même occasion d’y répondre.

Le dérapage que j’ai eu comme lecteur repose uniquement sur  « tout aussi apeuré que Rémi. »
Je me retrouve du coup un peu le cul entre deux chaises, il y a d'une part des lecteurs qui ont compris la question comme je voulais qu'elles soit posée, et toi qui ne l'a pas vue en lisant le texte. Après je ne sais pas si cela vient d'un manque de clarté de mon texte, ou de ta vision en tant que lecteur (dans le doute, penchons pour la première option).
Je vais donc veiller à changer cette petite formulation qui a abouti à tout cela. Et après tout, si tu n'a pas eu la même compréhension du texte que celle que je voulais, ce n'est pas grave, une fois partagé, le texte n'appartient plus à l'auteur.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Manu le 08 Septembre 2016 à 20:39:26
.

Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 09 Septembre 2016 à 21:27:01
Bonsoir, Manu.

Je suis heureux que tu ai apprécié ce simple texte et touché par la comparaison !

Merci à toi.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: gage le 12 Septembre 2016 à 13:57:05
Salut petit Mout !

c'est parti !

Citer
ce qui l'avait fait perturbé
il doit y avoir un mot en trop...
Citer
personne ne semblait avoir remarqué
avoir rien remarqué serait plus correct
Citer
Personne ne prêtai attention
prêtait
Citer
Rémi ne pouvait que se débattre intérieurement
vu le contexte, je me demande si tu ne veux pas dire "débattre" plutôt que "se débattre"
Citer
cette anomalie dans le trajet quotidien du jeune homme
pour le coup "anomalie" semble un peu léger pour qualifier le phénomène.
Citer
sans qu'il n'en comprenne la raison.
qu'il en comprenne

Voilà pour les broutilles.

Pour le reste pas grand chose à dire, le texte est maîtrisé, la langue fluide, la progression bien amenée.
Pour ma part je trouve ta chute révélatrice un peu trop artificielle... Je me demande, puisque tu évoques la mère de Rémi qui est au chômage, si ce n'est pas par là que j'aurais glissé cette histoire d'embauche suivie immédiatement d'un premier léger symptôme.
Ce serait encore plus dramatique de l'intégrer à l'intimité du jeune homme.

Voilà pour moi, bonne chance petit Mout !
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 12 Septembre 2016 à 21:34:03
Bonsoir, gage et merci à toi d'être passé par là.

Citer
Citer
ce qui l'avait fait perturbé

il doit y avoir un mot en trop...
Effectivement...

Citer
Citer
Rémi ne pouvait que se débattre intérieurement

vu le contexte, je me demande si tu ne veux pas dire "débattre" plutôt que "se débattre"
J'avoue que j'hésite. C'est vrai que dans le contexte ça collerait peut-être mieux. Mais en même temps, après le flot de passagers, il semble normal que le narrateur se débatte, non ? J'avoue que je ne sais pas :\? Pour l'instant, je garde tel quel.

Citer
Citer
cette anomalie dans le trajet quotidien du jeune homme
pour le coup "anomalie" semble un peu léger pour qualifier le phénomène.
Oui, effectivement, il a peut-être un problème d'intensité. Cela dit, je crois que mon idée était de coller ici avec le caractère habituel et répétitif des trajets sous-terrains des personnages. Là, encore, tu me vois confus...

Citer
Pour ma part je trouve ta chute révélatrice un peu trop artificielle... Je me demande, puisque tu évoques la mère de Rémi qui est au chômage, si ce n'est pas par là que j'aurais glissé cette histoire d'embauche suivie immédiatement d'un premier léger symptôme.
Il me fallait un évènement assez clair pour que le lecteur comprenne et qui soit dans le déroulement logique du texte (apparition du phénomène, intensification, acmé, et enfin, vision du "mode opératoire"). D'où le côté en effet, un peu artificiel.
J'ai pensé à voir le phénomène atteindre la mère et peut-être finir par là. Mais d'une part, je me voyais mal en si peu de mot, et sans entrer dans un champ trop large et rébarbatif, ajouter un peu plus d'épaisseur à la relation entre Rémi et sa mère. Les objectifs de ce passage étaient aussi d'entrer un peu plus dans l'intimité de Rémi, et surtout de parler un peu des autres formes de souffrance due à une entité supérieure (hiérarchiquement ou socialement – dans le sens ou comment cette supériorité est entendue par la société), dans des formes de travail différentes de celles qu'on entend d'un point de vue financier.

Merci pour cet avis éclairé, gage, en tout cas.

(PS : j'en profite pour dire que toutes les corrections sont effectuées)
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Rémi le 12 Septembre 2016 à 23:15:00
Salut Mout !
( :o un Rémi dans ton texte !)

Citer
un homme d'une cinquantaine d'année
années

Citer
mais personne semblait avoir rien remarqué,
manque pas un "ne" ? (j'ai un doute)

Citer
Il se trouvait qu'il s'agissait également la destination
il s'agissait de

Citer
le jeune homme dû se résoudre à abandonner.
manque pas un complément ? (l'abandonner ? abandonner sa poursuite ? sa quête... ?)

Citer
il avait tout de même put
pu

Citer
Cependant, personne, parmi les passagers restés debout, ballotés par les mouvements du train, ou parmi ceux agglutinés les uns contre les autres sur les sièges, ne semblait vouloir prendre la place laissée inoccupée.
tu dis avant que tous les soirs les gens prennent la même place, et là, c'est blindé de monde... pas logique

Citer
Rémi se sentit assaillit
assailli

Citer
Il n'osait plus utiliser les accoudoirs de son siège,
des accoudoirs dans le métro ?

Citer
et réussit s'extirper de la rame
réussit à

Citer
les battements de son cœur commençaient à soulager leur rythme endiablé.
pas fan de "soulager"

Citer
Son regard vagabondait sur le quai lorsqu'ils tombèrent brutalement sur la scène qui s'offrait à lui.
son regard est singulier, le "ils tombèrent" ne cadre pas

Citer
Celui-ci était entièrement vide, à l'exception de quelques passagers, une vieille dame, probablement à la retraite et deux étudiants,
pourquoi dire "entièrement vide" ?

Citer
l'autre regardant tournant sans cesse la tête autour de lui.
"regardant" est en trop, non ?

Citer
Rémi regarda à nouveau vers l'étudiant au comportement étrange, et croisa son regard.
répétition pas top

Citer
Une sonnerie de téléphone retentit soudainement dans la rame silencieuse. L'étudiant qui dormait jusqu'alors se réveilla et sortit précipitamment le téléphone en question de sa poche.
je supprimerais "de téléphone"

Citer
Rémi l'observa un instant, incrédule, avant de se détourner. Dans la faible lueur du wagon, quelque chose attira pourtant son regard. Sur le bras du jeune employé, venait d'apparaître comme un reflet.
je comprends la chute mais le mot "reflet" ne me semble pas le plus judicieux.

Bon, la métaphore est intéressante, l'histoire aussi, mais sur la forme je ne suis pas conquis. Je ne sais pas pourquoi, je trouve que ça manque d'impact. Peut-être les coquilles qui ont freiné ma lecture et les petites incohérences, la quasi absence de dialogue, l'apparition très très rapide du contexte familial en plein milieu du texte et la chute que j'ai "comprise" ou "devinée" plus qu'elle m'est tombée dessus (je pense qu'il faudrait plus clairement faire comprendre que l'étudiant commence à disparaître au coup de fil. Et pourquoi y a-t-il deux étudiants ? ça apporte quoi le deuxième ?).

Je relirai après modifications, bonne continuation,
Rémi
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 13 Septembre 2016 à 19:01:01
Bonsoir, Rémi.

Citer
Citer
Cependant, personne, parmi les passagers restés debout, ballotés par les mouvements du train, ou parmi ceux agglutinés les uns contre les autres sur les sièges, ne semblait vouloir prendre la place laissée inoccupée.

tu dis avant que tous les soirs les gens prennent la même place, et là, c'est blindé de monde... pas logique
Je ne vois pas en quoi ces deux faits sont contradictoires, personnellement.

Citer
Citer
Il n'osait plus utiliser les accoudoirs de son siège,

des accoudoirs dans le métro ?
Oui, cela existe (et de toute façon c'est mon métro, j'en fait ce que je veux).

Citer
Citer
les battements de son cœur commençaient à soulager leur rythme endiablé.

pas fan de "soulager"
Effectivement, moi non plus.

Citer
je comprends la chute mais le mot "reflet" ne me semble pas le plus judicieux.
Oui, j'ai du mal avec ce mot également, mais je n'ai pas vraiment trouvé mieux...

Citer
Peut-être les coquilles qui ont freiné ma lecture et les petites incohérences, la quasi absence de dialogue, l'apparition très très rapide du contexte familial en plein milieu du texte et la chute que j'ai "comprise" ou "devinée" plus qu'elle m'est tombée dessus (je pense qu'il faudrait plus clairement faire comprendre que l'étudiant commence à disparaître au coup de fil.
Le coquilles viennent principalement de ma dernière relecture, malheureusement, on remplace un mot par un autre, et on ne pense pas au reste de la proposition... Pour les incohérences, je crois y avoir répondu (à moins que tu en ais vu d'autre).
Pour les dialogues, je n'en voyais pas vraiment l'intérêt, la plupart des passages du textes ayant lieu dans le silence de la rame de métro...
Le contexte familiale est peut-être un peu balancé comme ça sans réelle introduction, il faudra peut-être que j'y songe, en effet.
Enfin, je ne voulais pas (et ne voyais pas comment) avoir une chute qui dise clairement "les gens disparaissent parce qu'ils travaillent". Je préfère guider le moins possible le lecteur par la main, quitte à laisser beaucoup d'indices un peu gros tout au long du texte. Plus que l'explication même du phénomène, je voulais aussi un effet de "fatalité", d'emprisonnement du narrateur par le mal et donc, que, les dernières personnes qui ne sont pas touchées le deviennent, fatalement. L'impression du manque de clarté vient peut-être aussi du mot "reflet", je tâcherai d'en trouver un meilleur.

Citer
Et pourquoi y a-t-il deux étudiants ? ça apporte quoi le deuxième ?).
Bonne question, en effet. Je crois que je voulais qu'il y donc deux personnes dans la même situation que Rémi (en plus de la retraité qui permet de clarifier encore un peu plus la chute), dont un qui soit touché par ce mal, pour montrer que finalement, Rémi est condamné à soit finir seul, soit à disparaître, lui aussi.  Le deuxième sert d'épaule à laquelle on pourrait penser se raccrocher, mais qui un jour ou l'autre se dérobera (je ne sais pas si je suis clair).
Et puis, seulement deux jeunes qui ne sont pas encore salariés pas dans un wagon de métro entier, ça ne fait pas vraiment beaucoup, non ?


Merci pour ton passage et ton relevé précis, Rémi qui n'est pas le même que dans mon texte.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Rémi le 13 Septembre 2016 à 19:59:32
Salut Mout'
Citer
L'impression du manque de clarté vient peut-être aussi du mot "reflet", je tâcherai d'en trouver un meilleur.
Pour moi, elle vient surtout, voire uniquement de ce mot. Sinon, on capte bien à la fin le rapport disparition/travail, pas de pb.

Citer
Plus que l'explication même du phénomène, je voulais aussi un effet de "fatalité", d'emprisonnement du narrateur par le mal et donc, que, les dernières personnes qui ne sont pas touchées le deviennent, fatalement.
ça marche, pas de pb

Pour le reste, tu as bien raison, ton métro est comme tu le sens !

Je viens de lire ta nouvelle fin, cela me plait beaucoup plus ! :)

Au plaisir,
Rémi
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: icampagne le 13 Septembre 2016 à 22:48:51
C'est intéressant, il y a une ambiance.

Le passé simple du début - regarda - m'a gêné, sans doute parce que l'instant est assez long pour que le front devienne douloureux. Et puis je préfère le peps du présent.

Je ne suis pas fan de la chute mais c'est très personnel...
J'aime assez le style, notamment l'hégémonie des ténèbres.

Beaucoup de choses ont été dites par les précédents. Je n'en rajoute pas. Bon courage pour la suite.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Loïc le 24 Septembre 2016 à 18:50:29
Salut salut !

Citer
Quelques lumières de signalisation venaient parfois animer les lieux sombres

Pas sûr que sombre soit nécessaire, surtout que tu parles des ténèbres après.

Citer
Devant lui, la tête basse, le dos courbé par le poids de leur journée et les bras laissés à l'abandon, pendant à moitié sur leur cuisses

Le placement des virgules donne un sens bizarre à la phrase, pour moi il en fait une à journée plutôt qu'à abandon.

Citer
veille, inchangés. À force, il les reconnaissait tous. Chacun se tenait à peu de choses près à la même place chaque soir,

comme veillant, c'est pas très heureux.

Citer
qui se trouvait là chaque soir,

Tu as déjà chaque soir deux lignes plus haut.

Citer
Plus il regardait l'homme

Quatre fois homme en cinq lignes, c'est un peu trop.

Citer
Il s'agissait également la destination de Rémi

manque un de

Citer
le jeune homme dû se résoudre

dut

J'ai bien aimé le dernier paragraphe, qui coule un peu mieux que le reste. Dans l'ensemble, j'ai sinon plutôt été pas mal refroidi par les nombreuses lourdeurs et répétitions qui émaillent le texte. Quelques soucis de virgules mal placées aussi à mon avis.

A+ !
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Miromensil le 25 Septembre 2016 à 15:57:07
Bonjour Mout !
   
Citer
Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'années, qui se trouvait là chaque soir, attendait dans le silence du wagon uniquement perturbé par le roulement continuel du métro. Le jeune homme détourna rapidement les yeux, pour les fixer à nouveau dans le vide du tunnel. Quelque chose d'indicible attira pourtant son regard, qui retomba  sur l'homme.
On enseigne classiquement que dans ces cas-là il ne faut pas mettre de virgule, je crois. Ca enlève le côté coulant des phrases et hache le rythme, si tu vois ce que je veux dire. Tu peux le faire quand même, mais c'est plutôt un tic d'écriture parce que cette forme revient souvent dans ton texte  ^^

Citer
L'homme lui-même ne semblait guère se soucier que l'on puisse observer la vitre du métro à travers sa tête
Petit souci de visualisation : tu dis que l’homme de 50 ans est assis en face de lui. Du coup j’imagine que les 2 bonhommes sont assis à une place à 4 tel qu’on en voit dans les métros. mais du coup, les vitres sont à gauche ou à droite d’eux, donc il faut tourner la tête pour les regarder, la tête du bonhomme de 50 ans n’y changeant rien…

Citer
Il s'agissait également la destination de Rémi, qui se hâta de le suivre
Je ne sais pas trop quoi penser de la virgule (après réflexion), mais manque un "de" devant "la destination" ?

Citer
Certains avaient peut-être même également disparu
disparus

Citer
   Des gouttes de sueur perlaient le long de ses tempes tandis que le métro hoquetait vers sa destination. Tous ces gens entourant le jeune homme et qui laissaient progressivement la lumière les traverser, bientôt réduits à l'état de simples silhouettes et voués à disparaître entièrement, semblaient propager leur étrange anomalie autour d'eux. Embrassant la rame du regard, il craignait de trouver derrière chaque homme ou femme encore opaques un nouveau spectre, qui viendrait s'ajouter à la liste déjà longue qu'il tenait inconsciemment dans son esprit. Il n'osait plus utiliser les accoudoirs de son siège, redoutant de frôler une main ou un bras translucide. Après de longues minutes, même regarder autour de lui le pétrifiait. La peur l'avait entièrement gagné.
J’adore ce paragraphe, la dernière phrase fait son petit effet c’est ouf  :coeur:

J'aime beaucoup beaucoup le titre, l'ambiance et le fond de l'histoire. J'ai trouvé l'atmosphère pesante et prenante, le temps semblait s'écouler lentement. Tu n'as pas cherché à poétiser un métro, ça avait l'air vrai et je pouvais entendre le métro rouler sans que tu ne décrives le bruit. Chaque mot m'a happé et je ne pouvais pas du tout deviner où tu voulais en venir. J'aime vraiment la fin, et si je comprends bien c'est la réalité qui les fait disparaitre ? du style avoir reçu une bonne nouvelle, être embauché,.. et ce serait la monotonie du quotidien qui les rend opaques ?
Bref merci beaucoup pour la lecture, je ne me suis pas ennuyée une seconde :)
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 25 Septembre 2016 à 16:20:17
Bonjour à tous.

Citer
Le passé simple du début - regarda - m'a gêné, sans doute parce que l'instant est assez long pour que le front devienne douloureux. Et puis je préfère le peps du présent.
icampagne, je préfère toujours le passé au présent personnellement, mais peut-être que de l'imparfait correspond mieux au passage que tu souligne je vais y réfléchir.

Citer
Je ne suis pas fan de la chute mais c'est très personnel...
Je conçois que ce soit difficile d'apprécier le texte, celui-ci reposant entièrement sur le phénomène expliqué par la chute. Si tu veux tu peux m'expliquer pourquoi tu n'aimes pas cette chute, un texte avec ce genre de fond a aussi un peu pour but d'aboutir à une discussion...



Citer
J'ai bien aimé le dernier paragraphe, qui coule un peu mieux que le reste. Dans l'ensemble, j'ai sinon plutôt été pas mal refroidi par les nombreuses lourdeurs et répétitions qui émaillent le texte. Quelques soucis de virgules mal placées aussi à mon avis.
Je vais donc veiller à changer toutes ces petites maladresses qui ont l'air de t'avoir pas mal gêné dans ta lecture, Loïc. Mais tu me vois ravi que le dernier paragraphe marche bien, après tout c'est celui qui révèle la chute.



Citer
Petit souci de visualisation : tu dis que l’homme de 50 ans est assis en face de lui. Du coup j’imagine que les 2 bonhommes sont assis à une place à 4 tel qu’on en voit dans les métros. mais du coup, les vitres sont à gauche ou à droite d’eux, donc il faut tourner la tête pour les regarder, la tête du bonhomme de 50 ans n’y changeant rien…
Tu es la deuxième à avoir été déroutée par la géographie du métro, Miromensil, je vais peut-être réfléchir à le décrire un peu plus. Je le voyais un peu plus comme sont les tramway parisiens de nos jours, trois sièges de part et d'autre du wagon, avec, du coup, les vitres derrières.

Citer
J’adore ce paragraphe, la dernière phrase fait son petit effet c’est ouf  :coeur:
Me voilà rassuré, l'expression des émotions des personnages étant quelque chose avec laquelle j'ai du mal en général. J'avais peur que ça face un peu trop cliché.

Citer
J'aime beaucoup beaucoup le titre, l'ambiance et le fond de l'histoire. J'ai trouvé l'atmosphère pesante et prenante, le temps semblait s'écouler lentement. Tu n'as pas cherché à poétiser un métro, ça avait l'air vrai et je pouvais entendre le métro rouler sans que tu ne décrives le bruit. Chaque mot m'a happé et je ne pouvais pas du tout deviner où tu voulais en venir. J'aime vraiment la fin, et si je comprends bien c'est la réalité qui les fait disparaitre ? du style avoir reçu une bonne nouvelle, être embauché,.. et ce serait la monotonie du quotidien qui les rend opaques ?
Merci beaucoup d'avoir autant apprécié le texte ! Ce que j'ai essayé de mettre en place a l'air d'avoir marché sur toi, c'est chouette.
Ton explication n'est pas exactement celle que j'avais en tête, mais elle marche tout de même bien. Dans mon esprit, la cause des disparitions serait plutôt le salariat, ajouté à cette monotonie. Au final le message est donc un peu différent, mais le lecteur peut après tout voir ce qu'il veut dans le texte.


Merci encore à vous d'être passés lire ces lignes.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Baptiste le 25 Septembre 2016 à 16:50:00
Salut Mout'

Comme mes prédécesseurs, je trouve le style du texte, fluide dynamique, intéressant. J'aime bien cette montée d'angoisse, l'image de ses gens qui disparaissent petit a petit me plait beaucoup (ça me rappelle quelque chose, un film je crois bien mais je sais plus quoi.)
Quand à la thématique abordé, j'ai la dessus rien à redire. bien entendu on est plus dans la fable ou la satire sur une idée pareil, mais l'aspect fantastique marche vraiment bien.

Bref, pour moi c'est une réussite.

Merci pour ce texte
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: MillaNox le 29 Septembre 2016 à 18:38:39
Salut Mout :)

au fil de la lecture...
Citer
se tenaient les même hommes et les même femmes que la veille, inchangés. À force, il les reconnaissait tous. Chacun se tenait à peu de choses près à la même place chaque soir,
répétition pas jouli

Citer
Assis exactement en face de lui, un homme d'une cinquantaine d'années qui se trouvait là tous les soirs
tu viens d'insister sur cette idée du coup la redondance est lourde

Citer
Tous ces gens entourant le jeune homme et qui laissaient progressivement la lumière les traverser, bientôt réduits à l'état de simples silhouettes et voués à disparaître entièrement, semblaient propager leur étrange anomalie autour d'eux.
hmmm j'ai l'impression qu'anomalie ne peut pas être employée ici, que tu parles de leur anormalité, mais qu'on ne peut pas parler de l'anomalie de quelqu'un mais dire qu'il y a une anomalie par contre.

Citer
Le métro arrivait enfin à la station du jeune homme. Il voulu sortir, mais se cogna à quelque chose d'invisible qui lui barrait la route.
passé simple ?  / voulut

Citer
Ses joues virèrent au rouge vif lorsqu'il se résigna à s'excuser au vide
auprès du ?

Citer
Les portes automatiques passées, il se dépêcha de renter chez lui.
rentrer

Citer
   Une sonnerie retentit soudainement dans la rame silencieuse. L'étudiant qui dormait jusqu'alors se réveilla et sortit précipitamment un téléphone de sa poche.
hmmmm je sais que parfois oui mais quand même en général ça passe pas trop le réseau des téléphone dans le métro ...

hop tout lu !
aaaah mais aaaah ! ça n'arrête pas dans ce mout les fins frustrantes  :'(
alors... déjà c'est très agréable à lire, bien écrit, immersif, j'y étais et ça m'a vraiment plu :) Mais pourquoi cette fin ???  :'( tu pose un mystère, une intrigue, un fait étrange, et tu nous laisse en plan. Il me manque du lien, du sens, de l'explicatif qui fasse "whaa whou oh !"
En l'état, je lis une super mise en situation, mais qui n'a pas de conclusion  :( Et ça m'embête beaucoup  :( :(

EDIT :  |-| |-| |-| bon, je suis en mode demi cerveau et celle-qui-remplace-mon-autre moitié-de-cerveau-parti-en-vacances vient de m'expliquer la fin :facepalm: Donc ok, il y a bien une chute, une explication, tout ce qu'il faut, et me voilà grandement consolée, et même que la métaphore est plutôt chouette  ^^ Peut-être que je regrette que tu ne la développes pas davantage auparavant, qui tu en distilles pas de ce fond un peu tout du long, que la thématique du travail n'arrive pas uniquement dans la chute ? mais en même temps, j'ai peut-être simplement lu trop vite et c'est peut-être présent  >< donc pardoooon et merci pour ce texte !

au plaisir

Milla

Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 30 Septembre 2016 à 21:08:23
Bonsoir à vous deux.

C'est bien possible que cela te rappelle un film Baptiste, ce n'est après tout pas une idée des plus originale à la base. L'idée m'est d'ailleurs venue d'une scène du Voyage de Chihiro , dans le train peuplé de passagers qui ne sont plus que des ombres.
Merci pour ton passage.



Merci pour toutes ces petites fautes et maladresses que tu as relevé MillaNox, je vais tâcher de les corriger avant le 2.

Citer
EDIT :  |-| |-| |-| bon, je suis en mode demi cerveau et celle-qui-remplace-mon-autre moitié-de-cerveau-parti-en-vacances vient de m'expliquer la fin :facepalm: Donc ok, il y a bien une chute, une explication, tout ce qu'il faut, et me voilà grandement consolée, et même que la métaphore est plutôt chouette  ^^ Peut-être que je regrette que tu ne la développes pas davantage auparavant, qui tu en distilles pas de ce fond un peu tout du long, que la thématique du travail n'arrive pas uniquement dans la chute ? mais en même temps, j'ai peut-être simplement lu trop vite et c'est peut-être présent  >< donc pardoooon et merci pour ce texte !
Si tu es consolée, tout va bien alors, que mon texte t'ai laissée sur le carreau m'aurait fait beaucoup de peine ^^
La thématique du travail est je crois un peu abordée avant la chute. il est vrai que ce n'est peut-être pas fait directement et assez clairement, mais les passagers rentrent du travail, sont accablés par leur journée et par cette routine imposée par leur boulot, la mère, si elle ne travaille pas vraiment au sens contrat+salaire, porte tout de même les stigmates d'un dur labeur, le père est absent à cause du travail, et un gros indice est laissé en la personne en bleu de travail qui disparait sous les yeux de Rémi. E je crois qu'il y aurait forcément pas mal d'aspect à développer plus (comme l'intimité de Rémi qui est balancée un peu comme un cheveux sur la soupe, ce que certains m'ont fait remarquer), mais la limite des 3000 mots est toujours là et j'ai donc préféré faire dans le plus implicite et, du coup, le moins développé peut-être.

Merci pour ta lecture, bonne soirée.
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Kailiana le 08 Octobre 2016 à 15:00:03
Citer
les bras laissés à l'abandon pendant à moitié sur leur cuisses
j'ai d'abord lu pendant=durant, du coup j'aime pas trop la formulation
Citer
se tenaient les même hommes et les même femmes que la veille, inchangés. À force, il les reconnaissait tous.
du coup c'est pas la réalité parisienne ou dans une grosse ville, parce que quand y'a un métro toutes les 3/5 min, c'est impossible d'avoir toujours les mêmes personnes dans un même train. Pour les bus qui passent toutes les 10 ou + minutes, ok (mais c'est pas un trajet très fréquenté, ou pas en heure de pointe, alors)
Citer
se tenaient les même hommes et les même femmes que la veille, inchangés. À force, il les reconnaissait tous.
une virgule ?
Citer
Mais malgré cette anomalie dans le trajet quotidien du jeune homme, chacun restait paisiblement éteint, éreinté par sa longue journée.
le lien logique avec ce qui précède me parait faible
Citer
À l'heure actuelle, la ville toute entière pouvait être atteinte.
ben est-ce qu'il l'a observé ailleurs ?
Citer
Pas même à sa mère,
il faut donner une indication sur son age plus tot, car perso je l'imaginais plutôt comme ayant ~30 à 40 ans, jeune travailleur.



Ca se lit bien, j'étais intriguée du début à la fin par cette histoire de disparition, mais il y a quelques formulations que je trouve bizarre, ou parfois des enchainements que je ne trouve pas trop naturels, même si ça passe.
Par contre, je suis désolée, mais je n'aime pas du tout du tout la fin. J'en comprends que c'est quand ils ont un emploi que les gens disparaissent... mais alors pourquoi ça a démarré brusquement, pour tout le monde ? Et pourquoi c'est le fait d'être embaucher qui provoque la disparition ?
Si tu cherches à expliquer de manère logique le phénomène, il faut vraiment bien y penser, et là je trouve que c'est très bancale et le texte en sort beaucoup moins fort  :-[

Un truc qui m'aurait plu davantage, ce serait que les gens disparaissent quand ils perdent "l'envie de vivre", quand ils s'adaptent au moule de la société, quand ils n'ont plus de réelle volonté/d'envie/qu'ils ne suivent plus leurs rêves, un truc du genre. Cca aurait pu être ça dans ton texte (et encore, il y a le problème de pourquoi ça débute brutalement, mais si c'est pas expliqué c'est pas trop grave) mais ensuite, avec cette fin, ça m'a vraiment donné l'impression que tu disais "quand on est engagé, qu'on est payé pour un travail, alors on oublie qui on est vraiment" (ou un truc du genre). Sauf que selon moi, non. C'est plus compliqué. Genre on peut avoir un boulot payé pour pouvoir manger, et à côté vivre ses passions. Ou on peut être heureux juste avec sa vie de famille. Ou alors on peut être heureux en vivant de manière très précaire. Mais bref du coup je suis complètement contre ce que je comprends de la conclusion de ton texte alors que j'ai l'impression que c'était pas très loin d'un propos intelligent (parce que oui effectivement, quand on se laisse aller au train train quotidien on peut perdre ce qui nous "rend vivant")

Bref du coup j'aime bien l'idée (sans la chute), j'aime bien l'ambiance que tu poses, mais en l'état je trouve le texte imparfait
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: Marygold le 15 Octobre 2016 à 14:10:55
Salut Mout !
Chouette texte avec une ambiance bien pesante mais bien graduelle. C'est rigolo parce que pour le Défi Bradbury de l'an passé, j'avais imaginé un texte dont le début était similaire au tien, mais dans un train ^^
Un petit bémol pour le passage avec la mère à la fin qui me paraît soit expédié soit inutile. Et les répliques de l'étudiant sont un peu maladroites à mon sens (ça aurait mérité un peu plus de naturel)

Mais sinon, tout roule, c'est suffisamment subtil pour le plaire :)

Merci pour ce texte !
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ZagZag le 15 Octobre 2016 à 21:41:18
Salut Kailiana.
Je comprends tout à fait tes réserves. C'est vrai que le propos de mon texte est un peu simpliste, et plus que l'accès au travail, c'est peut-être plus la soumission à une hiérarchie pesante que je voulais pointer. Ton idée est cependant mieux, je trouve et plus impactante, et j'aurais bien aimé avoir vu les choses sous cet angle. Après c'est peut-être un peu plus compliqué à faire comprendre dans la chute, mais ça doit se faire. J'y réfléchirai si je retravaille ce texte à fond, merci pour ton point de vue.

Salut Marygold !
Le passage de la mère est en effet peut-être un peu rapide, mais ne tenait pas non plus à trop développer toutes les pistes du texte, même si j'avais de la marge, je voulais rester sur quelque chose de relativement court pour ce Mout'. Cette impression que ça arrive comme un cheveu sur la soupe a d'ailleurs déjà été relevé, mais je ne voyais pas trop comment bien l'introduire.
Pour les répliques de l'étudiant, tu parles de celui de la fin ? Il ne parle pourtant pas tellement, et ce qu'il dit me parait assez classique dans ce cadre... à voir
Merci pour ton commentaire en tout cas !
Titre: Re : [T05] Vue sur le Passager d'En Face
Posté par: ernya le 16 Octobre 2016 à 17:41:10
Salut !

Je rejoins ceux qui t'ont fait le reproche de la rapidité de la scène avec la mère.
Perso, je trouve que la montée de l'angoisse pourrait être plus travaillée (à sa place, je serai sortie du métro vite fait et je n'y serai probablement pas retournée le lendemain). Bref, si tu veux travailler l'angoisse, je pense qu'il faudrait en rajouter un peu.

Sinon, un peu comme Kail, je ne comprends pas bien pourquoi ça touche tout le monde tout d'un coup alors que la plupart des usagers du métro ont sûrement un boulot depuis un petit moment.

J'aurais aussi bien aimé que le texte aille davantage dans la défense ou la dénonciation (et c'est vraiment rare que je fasse ce reproche à quelqu'un !). Parce que là, je ne comprends pas bien le choix du travail (les autres t'ont proposé d'autres pistes pour travailler cette idée d'effacement progressif), pas développé, je trouve ça assez gratuit et décevant en fait.  :-[