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Ce sonnet pour Fanny, comme un cri de silence,
comme grogne la nuit le pauvre cœur blessé,
le soleil assombri, par l'amour délaissé,
est un hymne à la joie, une larme, une lance.
Ce texte versifié, maladroit, que je lance,
vous semblera peut-être incongru, déplacé,
de piètre qualité, ténébreux, dépassé,
mais ce petit sonnet fait taire le silence.
Ces vers pour vous, Fanny, résultent de ce fait :
vous m'abreuvâtes tant de paroles non dites
que toujours je ressens l'effet que vous me fîtes.
Un jour, appelez-moi, s'il vous en prend l'envie,
ceci me comblerait : par le chant de la vie,
l'océan de votre âme est d'un calme parfait.