Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Ambrena le 12 Juin 2009 à 21:27:25

Titre: La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Ambrena le 12 Juin 2009 à 21:27:25
Voici ma réponse à l'AT de juin : écrire un texte à partir de l'un de vos rêves.

A vrai dire, j’ai déjà fait de nombreuses fois cet exercice : l’une de mes participations aux Nuits du MdE contenait l’un de mes pires cauchemars, et Le Dieu A La Peau d’Or reprenait nombre d’éléments de l’un de mes rêves sur Tezcatlipoca.
Je tiens à préciser que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris des nouvelles règles, donc pardonnez-moi s’il y a des impairs. Quoi qu’il en soit, voici un cauchemar –lovecraftien, certains noms sont copyrightés mais les rêves ne choisissent pas- du 5 mai 2009. Il est presque entier car j’en avais noté à peu près toutes les étapes dans mon carnet de rêves. Je me suis juste permise d'améliorer la chute, quoique l'ensemble soit authentique.^^

*

La Villa du Bord de Mer

Une maison blanche se dressait sur le front de mer, juchée au-dessus de toutes les autres. Belle et solitaire, elle possédait un curieux lien avec l’océan, de sorte que les embruns en léchaient régulièrement la véranda, en dépit des hauteurs. De même, d’étranges ornements marins décoraient l’architecture de l’ensemble, du frontispice frappé d’une figure de Neptune aux colonnes jalonnées d’ondins ou de sirènes monstrueux. Les lits à baldaquins eux-mêmes, bleus et blancs, possédaient ces  motifs à la fois sublimes et inquiétants.

En tout cas, ils effrayaient  au moins une personne : une jeune femme, nouvelle arrivante au sein de la demeure isolée, qui venait d’y emménager avec son époux. Toute de noir voilée, elle possédait pourtant elle aussi son aura de secrets, mais ne pouvait rivaliser avec l’inquiétante villa. Dans son propre cas, le mystère détenait une source claire, bien que néfaste. L’homme était en effet craint et respecté dans le village en contrebas grâce à son appartenance à la mafia.

A son arrivée, elle erra sans but au cœur des allées austères mais sinistres, en attendant le retour de ce redoutable mari au visage buriné. La nuit tombait peu à peu, le soleil s’abîmait à l’horizon et la plage s’assombrissait. Toutefois, l’habitation ne s’obscurcissait pas,  mais s’éclairait au contraire d’une lueur bleuâtre, diffusée dans chacune des pièces par un moyen inconnu. Cela empreignit la femme toute de noir vêtue d’un sentiment d’insécurité, mêlé à l’idée d’une voie cachée qu’elle pourrait désormais découvrir.

Au fil de son vagabondage, son regard s’arrêta sur l’une des chambres, inoccupée depuis bien des années. La vue de cette dernière donnait directement sur les flots, grâce à d’élégantes arcades gravées de signes anciens. L’épouse y lut plusieurs idéogrammes tortueux: deux poissons, trois coquillages ainsi qu’une immense méduse –ou quelque être plus effrayant encore, bien qu’elle n’osât se l’avouer. Cependant, ce qui la fit réellement sursauter, ce fut la pensée paradoxale qu’elle comprenait ce qui était écrit là. Deux poissons pour son couple, trois coquillages pour les jours, une méduse pour la peur –ou le festin.

Et en effet, au retour de l’homme, ils firent bombance. A mots couverts, l’être de tous les trafics lui expliqua qu’il leur avait ramené de la chair humaine, mets rare et prohibé. Après un bref enchantement opéré sur cette noble viande, ils l’avalèrent goulûment, sans s’interroger sur la cruauté de leur situation. Quel festin ! Ils dévorèrent avec délectation ce repas bleu et sanguinolent, répandu sur une table, puis en emportèrent les meilleurs morceaux dans leur nouvelle chambre afin de les consommer dès le lever.

Le lendemain, le déjeuner malsain continua, cette fois sur le lit conjugal, mais ils ignoraient que c’était le dernier plat qu’ils prendraient ensemble. De fait, le mari mourut dans la journée, en s’écroulant dans l’un des sentiers bordés de colonnes de la villa.

Son cadavre intact, bien que déjà roidissant, fut délicatement emporté par son épouse dévouée. Le désir de revivre la scène de la soirée précédente la rongeait. En mémoire de lui, elle prit alors sa chair et son sang, puis les absorba –d’abord religieusement, puis voracement. Les nuits passèrent. La femme aux voiles sombres finit par dévorer de la chair humaine putride, dont le goût n’était plus du tout le même et lui répugnait désormais.

Hideusement, elle chercha de nouveau  à se procurer des humains vifs et savoureux, telle une bête rampante. Depuis son emménagement, c’était la première fois  qu’elle s’aventurait hors de la demeure de la falaise.

Quand la police l’arrêta, folle furieuse mordant et griffant, la malheureuse créature hurla qu’elle voulait seulement honorer Dagon. Elle semblait frappée de folie. « J’ai échoué ! », s’époumonait-elle en déchirant ses robes noires et en se frappant la poitrine.

« J’ai échoué, Dagon ! Pardonne-moi, ô dieu, car j’ai échoué !». Tel fut son ultime cri.    
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Plume d'argent le 12 Juin 2009 à 22:40:29
Citer
avec l’inquiétante villa

Citer
allées austères mais inquiétantes

Répétition

Citer
Ils effrayaient du moins au moins une personne
Idem

Citer
L’épouse y lut deux poissons, trois coquillages ainsi qu’une immense méduse

Ce sont des dessins, non ? Je trouve déplacé le fait de "lire des dessins", plutôt déchiffrer ou quelque chose comme ça ?

Citer
viande rare
Citer
mets rare

Répétition encore.

Citer
En mémoire de lui

En sa mémoire, non ?

Citer
elle chercha à de nouveau se procurer

Cette phrase me semble incorrect. "Elle chercha de nouveau à se procurer..." ?

Citer
C’était la première fois depuis son emménagement qu’elle s’aventurait hors de la demeure de la falaise.

Perso, j'aurai mis depuis son emménagement entre virgules.

Ben heureusement que j'ai fait une recherche sur Dagon, sinon je n'aurai pas compris, inculte que je suis.

Globalement, il me semble que ce texte n'a pas été fait comme il aurait dû. Je trouve que tu as un bon style mais ce texte ne le reflète pas vraiment. Il est vrai qu'il n'est pas aisé d'écrire depuis un rêve. Mais je trouve que tu aurais pu l'écrire d'une meilleure façon  :-[




Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Ambrena le 12 Juin 2009 à 22:47:20
Merci de ton commentaire, Plume!  ^^

Oui, comme je le disais à Mil', je me suis pas foulée pour le style XD Il faut dire que j'ai eu du mal à me remettre dans l'esprit du rêve, et du coup, c'est un peu écrit comme sur mon carnet (c'est-à-dire mal XD ). mais merci d'avoir eu la patience de corriger toutes ces répétitions! J'ai honte d'en avoir fait autant.

Je vais corriger ça de ce pas, et puis sans doute revoir les tournures générales car de fait, ce n'est pas terrible.

[edit] Voilà, les éléments les plus grossiers on été corrigés. Par contre, je tenais à ce que la femme "lise" les dessins donc j'ai modifié la phrase, est-ce que ça passe mieux? De même, l'expression "en mémoire de lui" est calquée sur la formule chrétienne "vous ferez cela en mémoire de moi" et est employée pour y faire allusion. Je crois l'avoir entrevue chez Lautréamont, d'ailleurs, mais bon, j'en suis fort loin...

Mais je crois que d'autres éléments ne vont pas. Quand j'aurai fini mon autre texte en cours, je reviendrai peut-être à celui-là car son style -il n'en a d'ailleurs pas- ne me revient pas.
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Leia Tortoise le 13 Juin 2009 à 10:00:49
C'est sûrement parce que tu as fait les premières corrections, mais moi je n'ai pas été arrêtée par quoi que ce soit dans le style, c'est même plutôt fluide et prenant.

Côté intrigue, on se demande un peu que vient faire Dagon là-dedans, ou plutôt pourquoi elle est effrayée par le caractère très "créatures des profondeurs" de la maison, enfin je sais pas, c'est un peu obscur. Normal, pour un rêve.

Mais rien que pour l'ambiance et les détails scabreux qui en font presque un conte, c'est vraiment un texte sympa à lire!  :)
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Ambrena le 13 Juin 2009 à 22:18:13
Ah, tant mieux, alors, Leia, tu me rassures beaucoup :-[

Pour le lien entre Dagon et la terreur liée à la mer, ça me semblait évident car je suis une fan de Lovecraft, mais pour les non-initiés, j'étoffe un peu. Chez cet auteur - et dans mon rêve - l'océan est toujours liée à une obscure crainte, justifiée par l'idée que les Profonds, des dieux extraterrestres abîmés dans les flots, sont toujours à la lisière de notre monde, bien installés à certains endroits, et toujours prêts à attaquer des hommes - en prenant possession d'eux, par exemple.

Dagon est à l'origine un dieu mésopotamien, certes, mais pour Lovecraft, il s'agit d'une divinité sous-marine malveillante, originaire des tréfonds du Pacifique, et souvent liée à des exactions telles que des sacrifices humains. Je vous conseille de lire Dagon et surtout le Cauchemar d'Innsmouth, l'une de mes nouvelles préférées de cet écrivain.

Je vais donc peut-être ajouter des indices de cette aura malsaine liée aux eaux: quoique dans mon songe initial, c'était très marqué, c'est difficile à transmettre...

Merci!
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: lord-asriel le 15 Juin 2009 à 18:10:34
J'aime beaucoup l'histoire, j'adore les rêves en général de toute façon. D'ailleurs dans un des rêves que j'ai fait qui m'a le plus marqué il était aussi question de cannibalisme...

Je suis beaucoup plus pris par l'histoire à partir de l'arrivée de l'homme, à partir de ce moment j'ai beaucoup plus ressentit l'ambiance que l'on peut ressentir dans un rêve. C'est vrai que traduire l'ambiance d'un rêve est toujours extrêmement difficile... Je ne l'ait pas trop ressentit au début, je pense que ça aurait pu être mieux transmis, mais, et je me répette, à partir de l'arrivée de l'homme ça passe beaucoup mieux (pour moi en tout cas).
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Ambrena le 15 Juin 2009 à 19:25:46
Je te remercie pour ton avis.  :)

Je crois qu'il va d'ailleurs un peu dans le sens de ce que disait Leia, à propos de la difficulté de transmettre la peur onirique. Tout cela m'amène à l'idée d'un remaniement futur -si j'en ai le courage, bien évidemment.

En tout cas, je suis contente que l'histoire te plaise, même si c'est mon inconscient qui l'a écrite, et que tu aies été "pris" dans le récit à un moment. Comme c'est un peu tard, je vais sûrement revoir. Quoi qu'il en soit, c'est rassurant de voir que les avis convergent un brin^^
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Leia Tortoise le 15 Juin 2009 à 20:13:10
Vouivoui, je connais mon Lovecraft moi aussi, lol! Mais j'avais oublié que la peur en faisait partie, je croyais me souvenir plutôt d'une attirance, une fascination. Ce qui reste vrai, d'ailleurs, c'est juste que je ne me souvenais plus que la peur y restait mêlée... C'est que j'avais lu Lovecraft pour savoir, mais ej n'en suis pas particulièrement fan, et ça fait trrèèèès longtemps que je l'ai lu  ::)
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Kei le 17 Juin 2009 à 23:58:48
Le moins que l'on puisse dire, c'est que cela fait froid dans le dos...

Tout comme Leïa, je ne peux pas dire que des éléments m'aient choqué, et j'ai trouvé l'ambiance oppressante à souhaite. Maintenant, je rejoins Plume sur le fait que tu as fait bien mieux. C'est peut-être une question de liens logiques dans le rêve ("En tout cas", "Et en effet") mais qui ne donne pas cette impression dans un récit.
Mais bon, c'est une difficulté de l'exercice et cela diminue aucunement le sentiment d'angoisse et de... dérangement, à défaut de meilleur mot que l'on ressent à la lecture de ton texte!  ;)
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Gros Lo le 11 Septembre 2009 à 17:45:14
Citer
possédaient ces  motifs à la fois sublimes et inquiétants.
j'trouve pas "motifs" très beau/précis. et il y a 2 espaces au lieu d'1, juste avant, mdr


Citer
En tout cas, ils effrayaient  au moins une personne
"en tout cas" un peu laid ? haha et 2 espaces au lieu d'1 après effrayaient xD (genre de commentaire inutile mais quand on cite ça se remarque lol)


Citer
Cependant, ce qui la fit réellement sursauter, ce fut la pensée paradoxale qu’elle comprenait ce qui était écrit là.
assez lourd, surtout de "cependant" à "sursauter"


J'ai bien aimé, surtout le format du texte et l'atmosphère qui s'en dégage. C'est court et pesant comme il faut.

(Mais comme rêve, c'est pas forcément cool...)






Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: ernya le 11 Septembre 2009 à 18:00:48

je vais mettre en gras tout ce qui me paraît inutile ou lourd ou maladroit  :mrgreen:

Une maison blanche se dressait sur le front de mer, juchée au-dessus de toutes les autres. Belle et solitaire, elle possédait un curieux lien avec l’océan, de sorte que les embruns en léchaient régulièrement la véranda, en dépit des hauteurs. De même, d’étranges ornements marins décoraient l’architecture de l’ensemble, du frontispice frappé d’une figure de Neptune aux colonnes jalonnées d’ondins ou de sirènes monstrueux. Les lits à baldaquins eux-mêmes, bleus et blancs, possédaient ces  motifs à la fois sublimes et inquiétants.

En tout cas, ils effrayaient  au moins une personne : une jeune femme, nouvelle arrivante au sein de la demeure isolée, qui venait d’y emménager avec son époux. Toute de noir voilée, elle possédait pourtant elle aussi son aura de secrets, mais ne pouvait rivaliser avec l’inquiétante villa. Dans son propre cas, le mystère détenait une source claire, bien que néfaste. L’homme était en effet craint et respecté dans le village en contrebas grâce à son appartenance à la mafia.

A son arrivée, elle erra sans but au cœur des allées austères mais sinistres, en attendant le retour de ce redoutable mari au visage buriné. La nuit tombait peu à peu, le soleil s’abîmait à l’horizon et la plage s’assombrissait. Toutefois, l’habitation ne s’obscurcissait pas,  mais s’éclairait au contraire d’une lueur bleuâtre, diffusée dans chacune des pièces par un moyen inconnu. Cela empreignit la femme toute de noir vêtue d’un sentiment d’insécurité, mêlé à l’idée d’une voie cachée qu’elle pourrait désormais découvrir.

Au fil de son vagabondage, son regard s’arrêta sur l’une des chambres, inoccupée depuis bien des années. La vue de cette dernière donnait directement sur les flots, grâce à d’élégantes arcades gravées de signes anciens. L’épouse y lut plusieurs idéogrammes tortueux: deux poissons, trois coquillages ainsi qu’une immense méduse –ou quelque être plus effrayant encore, bien qu’elle n’osât se l’avouer. Cependant, ce qui la fit réellement sursauter, ce fut la pensée paradoxale qu’elle comprenait ce qui était écrit là. Deux poissons pour son couple, trois coquillages pour les jours, une méduse pour la peur –ou le festin.

Et en effet, au retour de l’homme, ils firent bombance. A mots couverts, l’être de tous les trafics lui expliqua qu’il leur avait ramené de la chair humaine, mets rare et prohibé. Après un bref enchantement opéré sur cette noble viande, ils l’avalèrent goulûment, sans s’interroger sur la cruauté de leur situation. Quel festin ! Ils dévorèrent avec délectation ce repas bleu et sanguinolent, répandu sur une table, puis en emportèrent les meilleurs morceaux dans leur nouvelle chambre afin de les consommer dès le lever.

Le lendemain, le déjeuner malsain continua, cette fois sur le lit conjugal, mais ils ignoraient que c’était le dernier plat qu’ils prendraient ensemble. De fait, le mari mourut dans la journée, en s’écroulant dans l’un des sentiers bordés de colonnes de la villa.

Son cadavre intact, bien que déjà roidissant, fut délicatement emporté par son épouse dévouée. Le désir de revivre la scène de la soirée précédente la rongeait. En mémoire de lui, elle prit alors sa chair et son sang, puis les absorba –d’abord religieusement, puis voracement. Les nuits passèrent. La femme aux voiles sombres finit par dévorer de la chair humaine putride, dont le goût n’était plus du tout le même et lui répugnait désormais.

Hideusement, elle chercha de nouveau  à se procurer des humains vifs et savoureux, telle une bête rampante. Depuis son emménagement, c’était la première fois  qu’elle s’aventurait hors de la demeure de la falaise.

Quand la police l’arrêta, folle furieuse mordant et griffant, la malheureuse créature hurla qu’elle voulait seulement honorer Dagon. Elle semblait frappée de folie. « J’ai échoué ! », s’époumonait-elle en déchirant ses robes noires et en se frappant la poitrine.

« J’ai échoué, Dagon ! Pardonne-moi, ô dieu, car j’ai échoué !». Tel fut son ultime cri.    


c'est pas mal, j'aime bien l'ambiance maritime et puis ça fait Sweeny Todd à la mer, XD
par contre, je trouve que ton texte est bizzarement lourd :-[
tous les trucs que j'ai mis en gras, ça fait trop explication, du coup on rentre moins bien dans le récit, tu vois ?
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Verasoie le 11 Septembre 2009 à 18:30:17
Hihi j'ai bien aimé, ça sent bien le rêve (le personnage qui comprend très bien ce qu'il lit, avec une impression bizarre parce qu'il devrait pas, et le lecteur... qui cale pas trop, lol). Sinon je trouve pas le style lourd ou quoi, c'est assez fluide selon moi. Enfin c'est court donc c'est difficile de juger =)
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Kei le 11 Septembre 2009 à 22:36:28
Citer
L’homme était en effet craint et respecté dans le village en contrebas grâce à son appartenance à la mafia.
Grâce => du fait de (‘fin bon, c’est pas terrible terrible comme réputation XD)

Citer
et la plage s’assombrissait. Toutefois, l’habitation ne s’obscurcissait pas
la répétition pourrait peut-être être évitée ?

Citer
c’était le dernier plat qu’ils prendraient ensemble
j’avoue que je trouve l’expression « dernier plat » assez bizarre… « dernier repas » serait mieux passé, malgré son utilisation plus haut.

Voili, voilou, c'était rondement mené, on sentait bien l'atmosphère de folie et de malaise qui règne dans le domaine... Ca a dû être assez horrible à rêver, dis donc...
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Milora le 12 Septembre 2009 à 12:46:02
Citer
Une maison blanche se dressait sur le front de mer
Aaaaaargh ! Désolée, ça n'a rien avoir avec ton texte, mais cette expression m'a subitement ramenée en plein cours de carto... *frisson horrifié*

Ah, mais c'est horrible cette histoire ! Je savais que j'aurais pas dû la lire, mais cet Ambrena qui traînait par là me faisait de l'oeil depuis un moment. Bon, je suis sûre que je vais faire des cauchemars, du coup. Rappelez-moi de ne jamais lire Lovecraft - j'au dû faire une recherche pour Dagon, mais ça gène pas, au sens où même sans connaître, le cri de la femme se suffit à lui même dans le genre horrible et mystérieux.

N'empêche, j'aimerais pas faire tes cauchemars xD

Moi j'ai bien aimé le style, la façon dont c'est mené, et tout. Bref, j'ai détesté parce que je déteste les trucs de ce genre, lol, mais pour me faire arriver à ce sentiment, c'est justement que dans son genre, ce texte est vachament réussi !

*s'en va relire un texte drôle pour se remettre*
Titre: Re : La Villa du Bord de Mer [AT de juin]
Posté par: Krapoutchniek le 12 Septembre 2009 à 13:01:59
Le début de ton texte m'a directement fait penser à Souviens-toi, c'est frappant  :o

Pas la suite par contre. Je n'ai encore rien lu de Lovercraft mais je me demande aussi ce que Dagon et le cannibalisme viennent faire là-dedans. Sinon, point de vue ambiance oppressante, c'est très réussi.