À grands coups de reconfigurations physiques pilotées par des réseaux obsolètes, mes câblages ne prennent de sens que lorsqu’ils sont parcourus.
Et si mes connexions neuronales laissent des traces après que l’énergie les a traversées
je serais remis
enregistré lorsqu’ils m’ont recruté.
Saviez-vous que l’essence de mon être se déploie en trois dimensions au sein de circonvolutions complexes en délices marbrés ?Je trouve le dernier "en" bizarre... j'y aurais mis un "de" :\?
Combien de reboots ai-je réclamés pour redevenir le moi qu’ils voulaient voir vivre ?-> réclamé ?
Électrons probabilisés, les mots d’entrechoquent au gré de leurs voyages inutiles dans ma tête.-> s'entrechoquent ?
Charriés jusque au plus profond de mon cerveau, les nano-outils sauront me sculpter.-> jusqu'au ?
Enserré dans mon moi je n’habite plus que les oripeaux de ma conscience.virgule après "moi"
Comme à chaque fois, je serais remis à neuf et mes synapses réorganisées pour tenter de revenir à mon état initial,serai / seront réorganisées
Électrons probabilisés, les mots d’entrechoquent au gré de leurs voyages inutiles dans ma têtes'
J'ai l'impression d'assister à un miracle qui serait: le moment ou un ordinateur accèderait à la conscience.Tout à fait ! J'ai eu ce même ressenti, mais je suis allée trop vite dans mon commentaire et je ne l'ai pas signalé :D
le drame c'est qu'il va être rebouté, la fin du compte à rebours approche.
Là, les câblages parcourus, on comprend que ce sont les connexions neuronales avec le "et" justement... et donc parcourus par des influx (l'énergie citée après), oui c'est tordu :mrgreen:CiterÀ grands coups de reconfigurations physiques pilotées par des réseaux obsolètes, mes câblages ne prennent de sens que lorsqu’ils sont parcourus.l'absence de complément à parcourus me rend la phrase très grandiloquente et jargonesque pour pas grand chose.CiterEt si mes connexions neuronales laissent des traces après que l’énergie les a traversées
j'pense que tu peux éviter le et en début de phrase
Y a déjà le souci de l'adresse au lecteur que je trouve pas forcément pertinente ici. Le manque d'histoire aussi.bon l'histoire se cache un peu, c'est vrai, mais elle est là (basique certes). Après, oui l'adresse au lecteur c'est assez bateau, cela dit, vu que je cause d'identité et de quelqu'un qui va être réinitialisé, je me suis dit qu'un fonctionnement en miroir serait sympa.
Le "en" m'embêtait aussi, ton "de" me plait bien, je change.CiterSaviez-vous que l’essence de mon être se déploie en trois dimensions au sein de circonvolutions complexes en délices marbrés ?Je trouve le dernier "en" bizarre... j'y aurais mis un "de"
"reboots" est COD non ?CiterCombien de reboots ai-je réclamés pour redevenir le moi qu’ils voulaient voir vivre ?-> réclamé ?
J'ai été un peu déçue de voir que la fin était celle qui se profilait depuis le début, je m'attendais à une grande explosion ou une grande catastrophe après toutes ces belles envoléesoui, ce serait judicieux, mais vu que j'ai d'autres persos identifiés, c'est un peu chaud pour la grande explosion. Pis je voulais pas le suicide... mais il reste la piste de la prise d'indépendance, de la révolte, j'y réfléchis :)
J'aime bien, il faut chercher dans tous les coins pour comprendre :Poui, faut aimer chercher :D
La réticulation serai un processus irréversible... alors à rebours ça commence bien.
Chico au secours :D
la machine va péter un plomb.
J'ai l'impression d'assister à un miracle qui serait: le moment ou un ordinateur accèderait à la conscience.
le drame c'est qu'il va être rebouté, la fin du compte à rebours approche.
On garde une fluidité mais je crois que tu abuses des phrases structurées en deux propositions (avec des sujets différents) qui sont reliées par un "et" (genre "le vent souffle et je pars en balade"). tu as cette structure à intervalle très régulier et tous ces "et" saccadent un peu ton texte je trouve.je vais vérifier ça, j'ai voulu faire dense, complexe et fluide en même temps, c'est pas simple du coup. Merci pour le conseil, je vais voir pour polir l'affaire demain.
mode mystique d'une mort avec résurrection et tout ce qui se passerait s'effacerait avant de naître à zéro.sympa cette troisième interprétation, ça me plait bien :)
on palpe moins le perso en lui-même que ce qui lui arrive... mais c'est court et pour garder l'intensité ce serait pas simple de rentrer bcp plus dans les détails du perso.ouaip, le perso se palpe lui-même :mrgreen:, en nous prenant à partie
ce serait quoi le sujet de l'AT ?L'AT (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,246.msg343271.html#msg343271), c'est l'identité, pour la revue "les yeux brouillés", j'ai acheté le n°1, c'est super (mélange philo / neuroscience / art graphique et nouvelles).
Sans noyau massique pour fixer des orbites stablesJe pinaille juste en disant que perso je ne qualifierai pas vraiment l'orbite des électrons autour d'un noyau de "stable" :huhu:
Enserré dans mon moi je n’habite plus que les oripeaux de ma conscience.J’ai toujours eu du mal à comprendre des expressions comme « Enserré dans mon moi », avec d’un côté le moi et de l’autre ce qui est dans le moi, comme si je disais exta est à l’intérieur d’exta. Mais c’est personnel, c’est le genre de trucs sur lesquels je me mets à phaser. Par contre j’aime bien « je n’habite plus que les oripeaux de ma conscience ». On ne comprend pas tout de suite mais après avoir lu la suite ça fait sens.
À grands coups de reconfigurations physiques pilotées par des réseaux obsolètes, mes câblages ne prennent de sens que lorsqu’ils sont parcourus.Gros Edit : j'ai lu ton commentaire et en fait j'avais dit une grosse connerie :D
Regardez les arabesques florales qui se dessinent sur les surfaces de mon cerveau et cherchez-y mon amertume, mes remords et mes envies. Saviez-vous que l’essence de mon être se déploie en trois dimensions au sein de circonvolutions complexes en délices marbrés ?Pourquoi précisément là tu t'adresses au lecteur ?
Comme à chaque fois, je serais remis à neufserai
Comme à chaque fois, je serais remis à neuf et mes synapses réorganisées pour tenter de revenir à mon état initial, enregistré lorsqu’ils m’ont recruté.J’ai buggué un instant avant de comprendre « je serai remis à neuf et mes synapses seront réorganisées ».
Les échanges transforment ce que vous croyez que je suis.Ça aussi pour moi c’est casse-tête, ils ne transforment pas ce que je suis, mais ce qu’ils croient que je suis. Si je fais le lien avec le début je crois comprendre que ça transforme les oripeaux de la conscience = ce qu’ils croient qu’il est. En gros que le problème fondamental dans ces connexions de pensées c’est qu’il n’est vu qu’à travers cette couche superficielle sans qu’on s’intéresse à son essence plus profonde.
Trop d’humains m’ont consulté, répertorié et enregistré ami. Trop de robots ont visité mon profil, pénétré les racines de mon historique et par là-même travesti mon identifiant. Encore et encore les échanges en face à face désinhibent mes perceptions et la vérité se fait rare dans le miroir de mon quotidien.Tu veux dire que sa conscience est altérée d’un côté par son identifiant/profil qui est modifié par des interactions informatiques et d’un autre côté par les interactions réelles qui le recombinent également ? Que c’est cette désinhibition, ce trop plein d’information, le problème central ? Ouip, j’ai l’impression en lisant la suite que c’est bien ça.
Aucune référence n’étant stable, la réflexion est insensée, floutée par les mouvements de vos idées et par les échanges verbaux.Yep, je crois de plus en plus que c’est ça. L’accès à toutes les informations existantes, y compris celles pensées.
Les combinaisons binaires se mélangent au gré des aberrations générées aléatoirement par des défaillances élémentaires infimes.Là si j'ai bien compris il y a un nouveau concept qui émerge et que tu n'as pas encore abordé plus haut. C'est ça :
Tout déphasage de connexion me rend étranger à moi-même et mon esprit fractal prend d’autres formes magiques à la moindre des perturbations.Donc en fait les défaillances ce sont les déphasages ? Du coup s’il y a interruption genre panne, même de quelques fractions de secondes, ça fait plein de nouvelles infos donc de nouvelles modifications mais pour lesquelles il n’est pas mis à jour du coup quand il se reconnecte il a l’impression d’être étranger à lui-même ?
Électrons probabilisés, les mots d’entrechoquents’entrechoquent ?
J’appartiens au cercle des représentations que je crée et qui me correspondent.Qu’il crée ça je comprends, mais qui lui correspondent j’ai un peu plus de mal à capter. Il peut y avoir des représentations qu’il crée et qui ne lui correspondent pas ?
Interactions rebondissantes, les partages se travestissent en sensations diffuses.Tu as déjà utilisé le verbe travestir plus haut. Bon ça me gêne pas mais il parait qu’il faut chasser les répétitions donc voilà :mrgreen:
Douleurs et délices parcourent mon système nerveux comme je touche du doigt vos paroles sur le papier. Votre haleine en mon oreille pétille, vous pénétrez mon cortex et la jouissance explose en couleur. Nouvelles reconfigurations vitales, je ne saurais m’en priver et pourtant l’heure approche de la remise à zéro de mes compteurs. Entre mes tempes cognent des orgasmes ; leurs symphonies profondes finissent de me définir et je ne peux l’accepter.J’adore ce paragraphe, avec poésie et synesthésie. Mention spéciale pour « votre haleine en mon oreille pétille » et « entre mes tempes cognent des orgasmes ».
Tu as très certainement raison, j'ai toujours autant de mal avec cette règle... >< Ça me semblait louche, donc j'ai signalé, mais c'est vrai qu'il faut pas forcément me faire confiance là-dessus :DCiter"reboots" est COD non ?CiterCombien de reboots ai-je réclamés pour redevenir le moi qu’ils voulaient voir vivre ?-> réclamé ?
très juste, ça collait pas, j'ai remplacé "stables" par "cohérents"CiterSans noyau massique pour fixer des orbites stablesJe pinaille juste en disant que perso je ne qualifierai pas vraiment l'orbite des électrons autour d'un noyau de "stable" :huhu:
Hop, lu ! Bon, je dois avouer que c'est assez difficile à lire et pas très "prenant", mais c'est pas le but, j'imagineje sais pas :/ ; effectivement, le but n'est pas qu'il y ait de l'action, mais c'est censé "prendre la tête" (ça a bien marché avec exta :))
j'ai l'impression qu'on oscille constamment entre un choix particulier mais très étudié des mots et un sketch des Inconnus,la difficulté c'est de ne pas faire "gag" (parce que pompeux, grandiloquent comme soulignait Loïc), c'est très chaud à gérer... intégrer une approche poétique + SF + vaguement philo, c'est l'idée et donc oui ça peut déraper :/
toute une esthétique à ton texte, mais parfois on est juste tenté d'avoir l'impression d'être face à une somme de mots assez jolis et peu usuels, au détriment du sens.voilà, ça navigue, et le sens se cache ; comme je disais en postant, faut un effort de lecture.
Enfin je saurais pas trop dire si j'ai bien aimé ou pas quoi. Mais c'est sans doute un peu ce qui fait la force du texte.:D si ça donne envie de le parcourir à nouveau ou si on a quelques images/sens qui reviennent je serais super content (oui c'est ambitieux >< ), si on reste juste en WTF j'ai raté mon truc .
Hop hop, désolé du retard, c'est juste que je t'ai lu 2 fois tout en prenant des notesdit le mec qui a passé deux heures sur mon texte et a laissé un commentaire de ouf !
Mais c’est personnel, c’est le genre de trucs sur lesquels je me mets à phaser.c'est pas personnel ! et phaser sur ce truc c'est l'essence du texte (tu l'as vu après)
Ça aussi pour moi c’est casse-tête, ils ne transforment pas ce que je suis, mais ce qu’ils croient que je suis.les deux en fait, mais qui sait quoi ?
Là si j'ai bien compris il y a un nouveau concept qui émerge et que tu n'as pas encore abordé plus haut. C'est ça :exactement :) ; sauf qu'il n'y a pas de connexion/déconnexion (ou alors une fraction de seconde)CiterCiterDonc en fait les défaillances ce sont les déphasages ? Du coup s’il y a interruption genre panne, même de quelques fractions de secondes, ça fait plein de nouvelles infos donc de nouvelles modifications mais pour lesquelles il n’est pas mis à jour du coup quand il se reconnecte il a l’impression d’être étranger à lui-même ?
Tout déphasage de connexion me rend étranger à moi-même et mon esprit fractal prend d’autres formes magiques à la moindre des perturbations.
En fait, le "qui me correspondent" signifie qu'il ne peut créer que les représentations venant de sa propre configuration (son essence, son moi...). Faudrait reformuler l'affaire mais sans être trop direct.CiterJ’appartiens au cercle des représentations que je crée et qui me correspondent.Qu’il crée ça je comprends, mais qui lui correspondent j’ai un peu plus de mal à capter. Il peut y avoir des représentations qu’il crée et qui ne lui correspondent pas ?
Edit après relecture : j’ai toujours un peu de mal avec « qui me correspondent ».
Tu as déjà utilisé le verbe travestir plus haut. Bon ça me gêne pas mais il parait qu’il faut chasser les répétitions donc voilàoui la répétition était embêtante, j'ai simplement remplacé par "déguisent"
Bon n’accorde pas trop d’importance à tout ce charabia que je t’ai laissétu plaisantes !
En gros je ne sais pas si toi tu penses à ça, mais moi je vois, et d'une façon très nette, l'idée d'interconnexion exploré dans ton texte du mout.oui, je suis toujours bêtement existentialiste :(
j’ai du mal à croire que d’autres personnes puissent subir tout ça sans en souffrir.la condition humaine...
Tu dois poster plus souvent Rémiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!!:calin:
Et si mes connexions neuronales laissent des traces après que l’énergie les a traversées, seuls les scanners cérébraux savent y reconnaître ma personnalité.Addition (et), condition (si), succession (après que), sélection (seuls les), location-retour (y).
Seuls les scanners cérébraux savent reconnaître ma personnalité dans les traces laissées par l'énergie traversant mes connexions neuronales.C'est une simplification extrême de la configuration de la phrase, mais en même temps tu as après ça des phrases qui savent être abstraites et toucher au complexe sans avoir des configuration sur-sous-imbriquées (je vais faire mon exta et m'excuser parce que j'utilise les termes qui me viennent de façon peut-être un peu confuse).
Addition (et), condition (si), succession (après que), sélection (seuls les), location-retour (y).très bien vu
Je suis partagé parce que le parcours de la phrase crée une adéquation style/sujet, mais je peux pas m'empêcher de me dire qu'il y a une façon plus simple d'aborder l'abstrait ou l'abstraction.
je vais faire mon exta et m'excuser parce que j'utilise les termes qui me viennent de façon peut-être un peu confusenon, tu as raison et c'est super clair !
un amas condensé de degrés ou de connexions.énorme cette synthèse ! Tu es vraiment trop fort...
Encore et encore les échanges en face à face désinhibent mes perceptions et la vérité se fait rare dans le miroir de mon quotidien.J'aime bien :coeur:
Mon capharnaüm devient brownien, je ne suis presque plus représentable.Mmmmh mais s'il s'agit de réticulations, moi je me le représentais comme les nervures d'une feuille, sinon il était représenté comment ?
Reconstruction à l’identique de celui qu’ils voulaient, réticulation à rebours.Cette chute..
justement, les connexions deviennent bordéliques et changeantes, s'éloignent du reset initial ; d'où la "réticulation à rebours" à la fin.CiterMon capharnaüm devient brownien, je ne suis presque plus représentable.Mmmmh mais s'il s'agit de réticulations, moi je me le représentais comme les nervures d'une feuille, sinon il était représenté comment ?
Donc si je comprends bien... l'être humain est tellement interconnecté qu'il se rétracte dans ses oripeaux, il n'est que pure conscience ?c'est une question posée par le texte ;)
Il est devenu robot ? Et au lieu d'être aussi vaste qu'un réseau il se résume à un presque rien parce qu'il est façonné ?selon moi, oui on est façonné par les échanges avec les autres, sans langage pas de conscience (d'où le passage sur les mots)
A quelques heures de minuit je n'aurai rien de bien constructif à te dire, mais je passe pour dire que ton texte soulève en moi des interrogations intéressantes.j'en suis ravi :)
J'ai adoré le rythme des phrases créé par les sonorités des mots - fallait aller les chercher, certes. Après, l'agencement desdites phrases me semble un peu alambiqué, j'ai l'impression qu'en moins de phrases on aurait pu avoir le même effet.c'est vrai, j'ai volontairement brouillé le message avec de la complexité et un peu de poésie ; comme déjà dit avec Milla, barnacle, exta et les autres sûrement, c'est chaud les marrons de ne pas tomber dans le piège du pompeux/imbitable/masturbatoire (comme mes com explicatifs :/).
J'ai pas tout compris mais c'est peut-être que c'est parce que je n'ai pas l'esprit scientifique ?y a effectivement quelques notions scientifiques (brownien par exemple que j'ai expliqué à ma merveille pas plus tard qu'il y a une heure).
Et je suis définitivement persuadée de n'avoir aucune chance,Pareil :D !