Pour les 10 ans du forum, même Dark vador danse de joie :huhu:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Ceci n'a rien à voir, oubliez mes bêtises ! ^^
On sait bien peu de choses sur les origines cosmiques du Monde de l'écriture... À vous d'imaginer ses mythes et légendes, tout cela a-t-il commencé avec un troll échappé des geôles de l’Atlantide ou lors d'un tsunami d'encre ?
En gros, amusons-nous à écrire des cosmologies du Monde de l'écriture, et à les poster ici !
Bonne écriture ^^
La grande migration
Le Monde était encore jeune mais, il était déjà trop petit.
L’Univers n’attendait que lui, aussi, rapidement, le Monde fut submergé et on s’y dit : il faut partir, trouver un autre lieu pour que notre petite communauté puisse continuer de croître et de s’aimer.
Et aussi : nous voulons bâtir un autre Monde, à notre façon.
Il fallut un peu de temps avant de trouver l’endroit qui conviendrait, ce bout d’Univers qui leur permettrait de s’installer, de créer leur nouveau Monde. Finalement, la terre promise leur apparut et le grand déménagement commença.
Plus qu’un déménagement, c’est d’une migration qu’il faut parler. Un jour de janvier, elle fut terminée. Tout était en place, comme dans l’Ancien Monde. Ou presque. Certaines choses furent perdues, d’autres retrouvées des années plus tard ; il y en a qui ne furent plus jamais comme avant. Mais à présent, ils avaient de la place. La place pour accueillir tout l’Univers qui venait se déverser là, chercher un refuge. Parfois pour un temps, parfois pour toujours.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Chuchotis
Un grain de poussière roulait sur la pente du temps. Les cahots étaient nombreux et les crevasses multiples ; mais toujours il retombait sur la même pente, tête en haut, tête en bas, tête en haut...
« Wouiih ! faisait-il.
– ... », lui fut-il répondu. Un soupir silencieux glissait à ses côtés.
« Wouiih ! Yaha ! » criait toujours le grain de poussière, et le soupir vint tourner autour de lui, tête en haut, tête en bas. Dans les cris du grain, il semblait prendre parole, chuchoter. Entre les voyelles, il se découvrait des racines ; entre les racines, l'ébauche d'une source. Des lucioles y naquirent, partirent tournoyer entre les troncs, les cabanes, dans les aubaines de champs infinis : blés durs, lavandes enivrantes, tulipes souples et belles et ne disant rien, mais montrant tout dans l’entrelacs de leurs pétales.
Les hommes vinrent cueillir, arracher, guerroyer, construire. Ils contemplaient le ciel qu'ils avaient peint, ruminaient la routine où ils trébuchaient parfois – s'émerveillaient, quand elles jaillissaient encore, des lucioles. Ils leur offraient un petit bol d'eau sucrée pour apaiser leur soif et bénir leurs nuits. Leur lueur racontait cette source lointaine, les premières racines, le petit soupir.
Un grain de poussière roulait sur la piste du temps, et autour de lui gravitait un monde.