Mélanie,
J’ose espérer que mon existence ne t’es pas encore inconnue. Cette lettre n’a pas été écrite sans raisons. Il est temps que tu saches.
Il est temps que tu saches que l’amour que je te porte reste inébranlable. As tu enfin entendu mon coeur tout te dire ? Te dire à quel point la vie semble merveilleuse depuis tu y es entrée. Tu as réchauffée mon coeur givré par l’absence de sentiments. Tu as pris cette main que je te tendais, en te promettant monts et merveilles. Tu m’as dis que tu m’aimais, tard cette nuit là. A cet instant, ma force a disparu, l’amour est apparu. C’était le début, nous le sentions. Il est temps que tu saches.
Il est temps que tu saches à quel point le ciel semble s’obscurcir depuis ton départ. La pénombre me guette. La douleur que tu m’infliges devient insupportable. Et pourtant je l’accepte. Elle est devenu la seule chose que je pouvais recevoir de toi. A défauts de ne pas avoir tes étreintes, tes baisers, tes mots doux, la douleur est la seule chose portant ta marque. Vois tu cette marque ? La vois tu s’inscrire à jamais sur mon coeur ? L’entend tu me dire de tout te donner ? Mais pourtant, il me semble que tu m’as déjà tout prit. Tout ce qui était bon en moi. Tout ce qui m’était destiné. Tout ce que je suis est devenu tout ce que j’étais. Tout ce que j’avais est devenu tout ce que j’ai perdu. Rien n’est neutre. Tout est toi. Il est temps que tu saches.
Il est temps que tu saches que je pars. Loin de tout. Je pars loin de ce malheur qui m’entoure, de ce changement qui m’est tombé dessus, loin de toi. Je ne peux plus accepter tout cela. Je ne peux plus m’accepter tel que je suis. L’atmosphère ici est pesante, ton rejet l’est tout autant. Je pars vers une vie meilleure. Je mène ma quête du bonheur et de la réussite. Souviens toi, nous le souhaitions. Souviens toi, nous nous aimions. Souviens toi, je t’aime. C’était la fin, nous le savions.