Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Pierrot Larchet le 20 Mai 2009 à 22:54:29
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Mon dernier texte avant de rentrer sur le site.
J'ai dit que je proposerais un texte marrant. C'est pas pour aujourd'hui.
Je suis allé sur les fiches de lecture. Je fais partie du fan-club de Lautréamont.
Sonnet écrit à partir de 14 mots et expressions de la strophe 1 du chant 1. Le premier paragraphe est présenté par Loredan.
Sans prétention, que pour moi. Mais je veux bien partager.
J'écoute le concerto pour violon de Sibélius. Ça va très bien ensemble.
J'ai l'impression que les alexandrins vont bien. Qu'en dites-vous?
Quant au sens, il y avait une intention quand j'ai écrit. Maintenant, le sens appartient aux lecteurs. :'(
Chansons des marécages
Chansons des marécages où est passé le mot
Sentinelle d’ici impasse de sa voix
Le scorpion avance parade ses émaux
Queue géométrique triangle aux abois
L’orage parfume tourbillonne le soir
Ses vers triste poison attaquent l’animal
Il croyait être seul à embaumer le noir
Il a trouvé plus fort pour psalmodier le mal
Si philosophique ce chemin tourmenté
Sortira de l’ombre pour enrager l’espoir
Imperceptible chant féroce et fermenté
Tonnerre fulmine chantre respiratoire
Cueille ton fruit amer ardeurs inexplorées
Expérience d’écrit ses ailes irritées
D’après : Les chants de Maldoror, chant premier, strophe 1
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J'aime moins ce sonnet que le précédent.
Et dans le détail : Vers 4 compte 11 pieds.
C'est tout! Le reste est tout bien mesuré! T'es un architecte dans l'âme!
Donc, pour moi, la technique est meilleure, mais le fond ne m'atteint pas ( ou je n'atteins pas le fond? :P ).
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OK. Modifications vers 2 (sonne différent et changement de sens), 4 (12 syllabes) et 7 (qui ne me plaisait pas). Pour rappel, c'est un exercice de style.
Chants de Maldoror
Chansons des marécages où est passé le mot
Sentinelle d’ici impasse de la voix
Le scorpion avance parade ses émaux
Queue géométrique triangle qui flamboie
L’orage parfume tourbillonne le soir
Ses vers triste poison attaquent l’animal
Il croyait être seul à embaumer l’espoir
Il a trouvé plus fort pour psalmodier le mal
Si philosophique ce chemin tourmenté
Sortira de l’ombre pour enrager l’espoir
Imperceptible chant féroce et fermenté
Tonnerre fulmine chantre respiratoire
Cueille ton fruit amer ardeurs inexplorées
Expérience d’écrit ses ailes irritées
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Chan/sons/ des/ ma/ré/ca/ge/s où/ est/ pa/ssé/ le/ mot = 13
Problèmes avec la césure : vers 1, 3, 4, 5, 9, 10, et 12
Concernant le poème en lui même je dois dire que je n'ai pas du tout accroché. Ceci peut-être à cause de l'absence de ponctuation et d'articles comme "le", "la", "les", etc... ou alors de mots comme "et"...
Prenons par exemple :
Ses vers triste poison attaquent l’animal
On comprend très bien mais quand moi je lis ça pour moi c'est plus une analyse qu'une lecture.
Tonnerre fulmine chantre respiratoire
Là encore et je vais peut-être exagéré mais c'est comme si je lisais une liste de course. Je ne dis pas qu'en poésie c'est interdit, non, mais si on utilise ce genre de procédé il faut tout simplement l'utiliser correctement.
Bonne continuation !
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Bien vu pour le 13 pieds! Il m'avait échappé!
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OK, J'apprends, j'apprends... Vers 1 changé, bien sûr ça change le sens, mais je répète, pour moi, c'est un exercice de style. Cela dit c'est aussi ma manière de m'exprimer.
Il y a quelque chose d'extraordinaire dans l'écriture de Lautréamont que j'essaye de m'approprier, un côté dérangeant, déstabilisant.
Si je comprends bien la critique (toujours constructive), les problèmes à la césure sont que ça accroche, c'est pas joli. Or il y a cette recherche ici d'une écriture cassante, quelque part rebutante. C'était ça, ce jour là, quand j'ai écrit.
Quant à la liste de courses, c'est un peu ça. Il y a quelque chose de très excitant dans l'énumération. J'aime aussi beaucoup Prévert. C'est peut être pas assez intellecto pour le site; mais c'est le poète le plus publié je crois.
Merci à tous de vous intéresser à mes balbutiements.
Chanson du marécage
Chanson du marécage où est passé le mot
Sentinelle d’ici impasse de la voix
Le scorpion avance parade ses émaux
Queue géométrique triangle qui flamboie
L’orage parfume tourbillonne le soir
Ses vers triste poison attaquent l’animal
Il croyait être seul à embaumer l’espoir
Il a trouvé plus fort pour psalmodier le mal
Si philosophique ce chemin tourmenté
Sortira de l’ombre pour enrager l’espoir
Imperceptible chant féroce et fermenté
Tonnerre fulmine chantre respiratoire
Cueille ton fruit amer ardeurs inexplorées
Expérience d’écrit ses ailes irritées
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c'est un exercice de style
Pas de soucis.
Il y a quelque chose d'extraordinaire dans l'écriture de Lautréamont que j'essaye de m'approprier, un côté dérangeant, déstabilisant.
Que veux tu dire par "s'approprier" ? avoir un texte qui ressemble au style de Lautréamont ? il serait préférable que tu es ton propre style, ça coulera beaucoup mieux et sera plus naturel.
"S'approprier" le style de quelqu'un est difficile et selon moi à éviter. L'écriture d'un écrivain n'appartient qu'à une plume... ça viendra doucement en continuant d'écrire.
les problèmes à la césure sont que ça accroche, c'est pas joli.
Disons que lorsqu'on utilise des alexandrins, la césure doit tout simplement être respectée. (avec les hémistiches 6/6)
J'ai eu ce problème au départ (car je ne partageais et ne montrais avant jamais mes textes) et maintenant grâce à ce site j'essaye de m'appliquer correctement dessus. C'est l'une des règles fondamentales en poésie. Et c'est très joli ! ::)
J'aime aussi beaucoup Prévert. C'est peut être pas assez intellecto pour le site; mais c'est le poète le plus publié je crois.
Prévert, si, si et bien d'autres sont puliés. ^^
Bon que j'examine à nouveau ton texte : (pareil)
Problème avec la césure toujours au niveau des vers : 3,4,5,9,10 et 12
Par exemple pour le vers 3 tu peux commener ainsi "avance le scorpion" mais bon le problème c'est surtout l'abscence de "le", "la", etc... dans tout le poème.
Bonne continuation !
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OK et merci. J'arrête pour l'instant de corriger celui-la et j'en écris un autre. Toujours sans prétention.