Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Istaria le 19 Février 2007 à 20:18:20
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voilà, je ne sais pas si vous avez regardé les infos nationales avant hier soir mais on a parlé de ma région (et pas à cause des terroristes pour une fois) parce qu'une petite fille a été happée par une vague énorme surgie de nulle part (enfin si, d'une tempête), ca s'est passé à Anglet, tout à côté de Biarritz. Je ne sais pas pourquoi, ça m'a vraiment bouleversée, et j'ai écrit un poème là-dessus...
Jalouse cruauté de ces eaux enragées
Avares d’innocence, aux enfants dérobée,
Tumulte désireux qui s’abat sur sa proie
Sans pitié, mais grondant et bavant de l’écume.
Océan, de colère on croirait que tu fumes !
Océan embrasé, tu imposes ta loi
Aux enfants de la Terre, submergés par tes flots,
Et aux génies de l’Air qui sculptent tes rouleaux.
Minos, Dieu cruel, fit s’abattre le sort
Sur les plus purs enfants nés du plus noble sang ;
Comme tu lui ressembles, Océanos ! La mort
Est dans le Labyrinthe, comme dans tes rangs.
Pourquoi sur cette enfant jeter ton dévolu ?
Etait-ce le hasard ou était-ce voulu ?
Etait-elle si belle que tu en fus jaloux ?
Etait-elle si frêle que le moindre remous
L’a renversée ? Pauvre âme, à jamais disparue,
Plongée dans les mystères du royaume secret
Des douces néréides et de leur grâce innée.
Enfant dans les palais de cristal, éperdue.
En écoutant le chant des vagues, au crépuscule,
On perçoit une plainte, et quelquefois des pleurs
Déchirent l’océan de leur fragile émule :
C’est l’enfant de la Terre, à qui les eaux font peur.
En s’approchant du lieu du drame, au crépuscule,
On perçoit une plainte, et quelquefois des pleurs
Déchirent le Ciel noir et les rochers qu’ils brûlent :
C’est la mère de l’enfant, voilée, qui se meurt.
Tout au bout de la digue, debout, cheveux défaits,
Un moment elle prie, un moment elle crie.
Le silence l’a fait sombrer dans la folie,
La solitude a eu raison de l’endeuillée.
Vers l’avide océan un jour elle marchera,
Lui offrira sa vie, rejoindra son enfant ;
Océanos, alors enfin t’appartiendra
La belle qui garde ton coeur depuis longtemps.
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J'aime
vraiment !
Pas la peine de situer, de donner le contexte : laisse
au lecteur le priviliège de l'imaginer :)
Et aux
génies de l’Air qui sculptent tes rouleaux. : :) :) :)
/>Bravo en tout cas !
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merci
loredan c'est vraiment très gentil ! ;D
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Je ne suis pas
là pour être gentil, mais pour critiquer tes textes le plus froidement
possible ! >:(
Quand tu écriras une loque, je te promets
d'être caustique >:(
Ah, et c'est cool aussi
pour les fautes d'orthographe, y en a pas... Normalement, y en a
toujours ici et là, mais pas dans ton poème, donc valà...
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J'aime beaucoup aussi, l'émotion m'a habité. :)
/>
Je laisserais le soin à d'autres d'émettre une vraie
critique, étant une vraie bille en poésie. ;D
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Quand tu écriras
une loque, je te promets d'être caustique >:(
/>
Loredan aurait-il contracté mon virus ? ::)
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Hihi, une idée de plus pour le dictionnaire ;)
Et toi,
Wind, que penses-tu d'ce poème ?
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c'est bien écrit, mais le sujet ne me touche pas trop car je
pense qu'il faut accepter sa condition d'humain faible dans
la nature.
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oh
bien sûr qu'il n'y ait pas de malentendu je mets l'homme
bien en-dessous de la nature, en fait c'est vrai qu'avec le
recul, ça ne me ressemble pas trop d'écrire quelquechose de ce
genre, je l'ai fait sous le choc, et je ne pense aucunement que
l'homme a quelque droit sur la nature, ou droit de se sentir
supérieur à elle...bien au contraire.
en tout cas merci pour vos
réactions ! ;D
loredan : lol je fais beaucoup de fautes
d'orthographe d'habitude ? :o
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Non, et tu es une des seules ;)
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"Changer ses désirs plutôt que
l'ordre du monde" ou encore "Se vaincre soi-même plutôt
que vouloir vaincre la fortune" disait Descartes, fortement
influencé par les stoïciens ;D
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Et un déterrage de plus, un !
Juste pour dire que je trouve ce poème sympa ^^ Ca m'embête de remonter un sujet pour poster un commentaire aussi peu construit, mais j'ai du mal à faire mieux sur les poèmes ... Voila ;)
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Je plussoie! On ressent bien l'émotion, et pis c'est bien écrit, y'a un tyhme très palpable et des jolies images, des bonnes sonorités...
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C'est dommage que la mise en page du forum fasse n'importe quoi (à moins que ce soit fait exprès ? Mais ça n'en a pas l'air).
J'ai beaucoup aimé ! Un peu trop de noms mythologiques à un endroit (j'ai trouvé que ça faisait un peu trop inutilement érudit), mais à part ça, entraînant, fort, bien écrit, bref, j'ai trouvé très chouette !
(Istaria ne passe plus guère parmi nous, malheureusement, si ?)
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J'avais oublié, c'est vraiment un très beau poème ! Puissant et touchant.
c'est dommage que tu ne passes plus, Istaria :(
l'Océan est peut-être là un peu stéréotypé, mais étant données les circonstances... ><
c'est juste que je relis Lautréamont en ce moment, et que la tirade du "Je te salue, vieil océan"... :coeur:
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Hop, déterrage !
C'est dommage que tu ne passes plus trop, Istaria, tu ne pourras pas lire ce commentaire... :(
J'ai vraiment beaucoup aimé ! :) C'est très mélodieux, très poétique, en fait. Les noms mythologiques sont très bien choisis, ils possèdent une belle puissance évocatoire. Et la fin me rappelle la chanson Aquarius de Within Temptation XD .
Voilà, désolée de déterrer pour faire un comm' aussi minable, mais bon, je suis en salle informatique et comme je viens de bosser un peu l'épreuve sur dossier, j'ai l'impression que mon cerveau s'est changé en gelée, lol.
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je vais moi aussi me joindre aux fossoyeurs ...
j'aime beaucoup le ton épique du début (même si je trouve qu'il y a un peu trop de virgules) et la manière dont le thème se déploie mais la fin elle me laisse un peu ... sur ma faim. Je trouve que les deux derniers vers décrochent du reste du poème.
"Océanos, alors enfin t’appartiendra
La belle qui garde ton coeur depuis longtemps"
--> j'ai l'impression de passer de la déploration à une sorte d'amour courtois...