Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: oeildenuit le 07 Mai 2009 à 19:19:10
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Le premier poème que je poste ici.
Paroles d’un cul-bénit à sa première.
L’aurore transpirait à travers la moiteur,
Et tout juste enlisé dans l’acte sexuel,
J’imaginais déjà le lendemain cruel,
Où tu me quitteras et ma vaine candeur,
Apercevait déjà les fracas de l’amour,
Même si pour ma part, c’était le premier jour.
Mais je ne savais pas qu’il fallait profiter,
De ce moment de joie, si gentiment offert,
Au lieu de dessiner dans ma tête des vers,
Sur l’amour, qu’au final, tu ne me sauras gré.
J’aurais dû exploiter ce doux moment béni,
Et puis te susurrer, doucement, comme un roi
« Ma mie ton joli corps me fait muer d’émoi »
Mais je t’ai caressée, timide et cul-bénit :
Pendant que je pensais : amour, lenteur, été,
Toi, tu t’imaginais : fessées, billevesées.
Nuit en marche forcée, le matin est venu.
Drôle était le tableau, pourtant je n’ai pas ri :
La beauté aguicheuse et l’amoureux transi,
Moi qui ne fermais l’œil et toi qui ronflais nue.
Tu étais ma première, et lorsque tu partis,
Je me mis à pleurer, dans mes bras, comme un con,
En récitant tout seul, des mots d’amour bidons :
Je t’aimais tellement que le ciel a rougi.
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Un adepte de la métrique à ce que je vois, non ? bravo pour les alexandrins.
Pour le poème :
Où tu me quitteras et ma vaine candeur,
Le rythme ici pour moi ne convient pas, c'est surtout à partir de "et ma vaine candeur". De plus je trouve étrange la formulation de la phrase.
Mais je ne savais pas qu’il fallait profiter,
De ce moment de joie, si gentiment offert,
Les deux premières virgules sont inutiles. (selon moi pour le rythme)
Au lieu de dessiner dans ma tête des vers,
Sur l’amour, qu’au final, tu ne me sauras gré.
Idem pour la première virgule. Ensuite j'aime pas trop "sur l'amour, qu'au final" (remarque sur l'ensemble du poème : pour les virgules je trouve en faite qu'il y en a de trop, et elles sont souvent inutiles, oui je sais je l'ai déjà dit...)
Toi, tu t’imaginais : fessées, billevesées.
Un espace en trop avant les ":"
Moi qui ne fermais l’œil et toi qui ronflais nu
J'aime pas trop l'emploi de la négation ici. Je pense même que c'est incorrect mais je peux me tromper.
En ce qui concerne le poème je dois dire que j'ai bien ri par moment
exemple :
Pendant que je pensais : amour, lenteur, été,
Toi, tu t’imaginais : fessées, billevesées.
mais c'est tout, il ne m'a pas trop envoûté.
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Merci à toi.
Et en effet j'attache au style, au rythme et à la forme une importance primordiale.
Citation
Au lieu de dessiner dans ma tête des vers,
Sur l’amour, qu’au final, tu ne me sauras gré.
Idem pour la première virgule. Ensuite j'aime pas trop "sur l'amour, qu'au final" (remarque sur l'ensemble du poème : pour les virgules je trouve en faite qu'il y en a de trop, et elles sont souvent inutiles, oui je sais je l'ai déjà dit...)
Oui... d'accord pour les virgules. La plupart sont inutiles. Et d'accord aussi sur le " qu'au final "... dont au final aurait été préférable... mais ça fausserait le rythme.
Il faut dire que j'utilise il est vrai certains subterfuges pour que mes vers fassent bien 12 syllabes..^^