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Bon, alors voilà, tout est dans la question : peut-on rire de tout ?
Où commence quoi !?
D'abord, je tiens à dire que ce fil de débat ne doit en aucun cas déborder sur des attaques personnelles entre les membres ; donc on évite les "toi t'as dit ça et moi j'ai dit ça !" et on cherche plutôt à s'entendre sur une ligne qui puisse satisfaire tout le monde.
Alors, voici mon avis à moi :
On peut rire de tout, mais on est responsable de ses blagues. Rire, c'est essentiel, mais si ça provoque des réactions négatives, on se doit d'assumer ce qu'on a provoqué avec responsabilité. Si on décide de faire une blague sur les gauchos, on assume que la blague n'ira pas leur causer un sérieux tort, que l'on n'en vient pas à les humilier, et que ça ne déclenchera pas un scandale sur le fil des blagues.
Autrement dit : une blague qu'on sort, on en assume les conséquences. C'est sa liberté de rire qui a besoin de mesure et d'ouverture.
Voilà, c'est ce que je pense ; je pense que si une blague provoque des disputes, on doit en assumer les conséquences ; sinon c'est comme si on jetait un pavé dans la mare et qu'on s'en allait en courant ensuite, non ?
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Je suis une partisante de Dieudonné ; oui, on peut rire de tout. Des drogués, des violeurs, des assassins, des handicapés, des Blancs, des Noirs.
Mais il faut faire la frontière entre l'humour et le sérieux. Les gens doivent ressentir et comprendre que l'on rit et, à partir de là, tous les sujets peuvent être traités.
Si des gens se sentent frustrés ou scandalisés, ils peuvent partir et laisser le reste des personnes s'amuser. Personne ne les retient.
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Je mes deux vidéo de Kriss (minutes papillons) qui dit pas mal de choses sur l'humour :
- vidéo 1 (https://www.youtube.com/watch?v=tqpXx2uxMmY)
- vidéo 2 (https://www.youtube.com/watch?v=lnrqbEywbag)
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Comme le dit Kriss (je connaissais déjà ses deux vidéos), si rien que rire des blondes (ou globalement des femmes), c'est être mysogine, alors arrêtons de rire. Je pense que ce débat n'a pas lieu d'être mais est présent parce qu'un modérateur a décidé qu'un propos a été choquant et c'est toute la communauté qui doit assumer le fait que le modérateur X a été choqué. C'est totalement inutile, ça plombe l'ambiance et on en arrive à des débats pour savoir si on a le droit de se moquer des homosexuelles ou des minorités ethniques.
Il faut sérieusement arrêter de mettre des barrières à l'humour, Desproges et Coluche étaient déjà dans l'humour noir et ça ne choquait personne.
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Oui, mais pas avec n'importe qui.
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Quels rabats-oij' ces modos quand même, alors qu'on fait que déconner t'sais.
Sur le sujet (particulièrement sur Dieudonnée, justement), y avait cet article de Claude Guillon (https://lignesdeforce.wordpress.com/2014/11/18/celine-dieudonne-faurisson-toujours-les-maux-pour-rire-2009/) que j'avais bien aimé. Personnellement, je trouve que raconter n'importe quoi sous couvert de "préserver la bonne ambiance et la liberté d'expression" tout en précisant que "yakapalire si t'es pas content" relève d'une connerie sans non (mais j'ai pas d'humour, ça doit jouer).
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Ben tu vois, anlor, je suis plutôt d'accord avec toi.
Je pense que si ça déborde, quelle qu'en soit la raison, celui qui tient certains propos doit assumer sa responsabilité, et : soit expliquer pourquoi il n'est pas d'accord, soit faire un geste d'ouverture.
Autrement dit : tout le monde voit, on ne peut pas faire comme si personne ne voyait.
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Je dois pas avoir d'humour non plus.
Du coup je suis soulagée d'appartenir aux clans des frustrés qu'on ne retient pas, ça m'aurait franchement ennuyée de devoir rire à des blagues dégradantes.
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On doit grave s'amuser avec vous dans un bistrot.
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Je pense que ce débat n'a pas lieu d'être mais est présent parce qu'un modérateur a décidé qu'un propos a été choquant et c'est toute la communauté qui doit assumer le fait que le modérateur X a été choqué. C'est totalement inutile, ça plombe l'ambiance et on en arrive à des débats pour savoir si on a le droit de se moquer des homosexuelles ou des minorités ethniques.
Rien a voir avec la modération Aïsha ^^ c'est pas comme ça qu'elle fonctionne ici : ce n'est pas UN modérateur qui a été choqué et ce n'est pas UN modérateur qui a décidé de fermer le fil. Il y a eu des réactions sur le fil qui était plus vive que ce qu'elles auraient dut être dans une atmosphère de bonne entende et l'équipe de modération a dut concidérer que laisser le fil ouvert ne pouvait qu'envenimer la situation et qu'ils ont eut raison de le fermer.
Je pense qu'on est tous capable de faire la différence entre l'humour et la moquerie et je pense que personne n'a été choqué par ces blagues (ce n'est pas mon cas quoi qu'il en soit). Cependant je suis choquer de voir ce que permet l'humour : la vrai question pour moi c'est "est-ce que j'ai le droit de te later la gueule si pendant que le fait je raconte une histoire de Toto ?"
Ensuite il ne faut pas oublier qu'on n'est pas entre copain et que les intentions véhiculées par certaines blagues ne peuvent nécessairement pas être claire pour tout le monde. Pour moi chaque conversation du forum est un apperçut de l'esprit qui nous anime, et de ce point de vue j'ai honte du fil des blagues.
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Sauf qu'on était sur un topic BLAGUES. Donc on fait des... blagues. C'est obligatoirement de l'humour, pas de la moquerie (que je condamne). On rit avec les gens, pas d'une personne.
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On doit grave s'amuser avec vous dans un bistrot.
On peut s'amuser autrement qu'en se moquant des handicapés/noirs/juifs/homos/ [insère ici la minorité de ton choix]. Je t'assure. Tu devrais essayer à l'occasion.
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Je reviens donc à ma question : "est-ce que j'ai le droit de te later la gueule si pendant que le fait je raconte une histoire de Toto ?"
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On doit grave s'amuser avec vous dans un bistrot.
Ça, il vaut mieux éviter, parce que c'est trop agressif.
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On doit grave s'amuser avec vous dans un bistrot.
Ça, il vaut mieux éviter, parce que c'est trop agressif.
On sait pas, c'était peut-être une blague :-\
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Oui, comme le montre anlor, ici, ce n'est plus le fil des blagues. Il vaut mieux éviter les attaques personnelles pour que ça ne tourne pas à l'attaque méga nucléaire (=merde, c'est une blague, ça... ::) )
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Je propose de renommer le sujet en : « Peut-on parler de tout ? »
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En ce qui concerne ta liberté d'expression, elle engage ta responsabilité.
Ce que tu dis des uns ou des autres vient de toi.
Si dans un sujet sur "peut-on rire de tout," tu accuses des membres de n'avoir aucun humour, et que c'est même un bon argument pour rire de tout, tu dois alors en assumer la responsabilité, voire te faire engueuler...
Je parle, j'assume.
C'est la loi de la parole, on parle, on assume.
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J'ai parlé, j'ai assumé.
La modération a parlé, elle assume.
Conclusion : non, on ne peut pas rire de tout.
Fin du débat, et on réouvre le topic dans la bonne humeur.
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Y avait un débat ? J'ai juste cru qu'on essayait de savoir si certains Mdéiens étaient de bonne compagnie en soirée :-\
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pour ma part j'aime bcp l'humour noir, le cynisme, mais ça correspond à du grinçant qui critique, qui pointe des absurdités ou des horreurs, avec humour oui.
C'est très et trop souvent que j'entends des blagues ignobles (qui me font pas rire du tout du tout), que ce soit sexistes, racistes, homophobes, etc., et qu'on me dit "mais c'est de l'humour noiiiiir, du second degrééééé". Sauf qu'à mon sens ça n'a rien à voir avec de l'humour noir, c'est se cacher derrière ça pour légitimer de l'intolérance et de la haine ou d'avilissement :( Je pense aussi qu'on n'en a pas forcément conscience parce qu'on baigne dedans au quotidien (je trouve qu'on grandi ds une culture vraiment intolérante, super effrayée par la différence, avec des inégalités de ouf, bref :'( ). en gros, on a entendu nos parents rire à ça, nos collègues ou quoi, et on s'est jamais demandé si c'était drôle ou pas. Bref je trouve que cet amalgame humour noir/blagues intolérantes et vomitives est vachement légitimé dans la société. Et pourtant la différence ma paraît flagrante.
Du coup c'est pas tant "est-ce qu'on peut rire de tout", c'est plutôt une question de ce qui est drôle. Alors bien sûr ça se lie à nos propres visions du monde et idées, c'est pour ça que certains trouvent ça drôle je pense de cracher et dégrader :-\. Mais le coup de "c'est de l'humour, pas ma pensée" euuuuuh ? Comment ça peut être drôle si c'est pas quelque chose qui fait sens (l'humour absurde oui c'est excellent et ça existe mais pareil, faute de définition c'est pas ça du tout)
voilà pour ma contribution inutile. :)
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Je la trouve pas du tout inutile ta contribution milla ;) bien au contraire
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J'y mets de mon petit commentaire en me contentant de répondre à la question de base et d'en rajouter une ou deux sous-jacente :
- Peut-on rire de tout ?
Non : chaque personne est différente et n'a pas le même rapport aux autres, à l'humour ou a bien d'autres choses. La question globale serait : peut-on tout aimer ? : non, car derrière chaque écran d'ordinateur (vu que nous sommes sur un forum), il y a quelqu'un d'unique, sensible à certaines choses et pas à d'autres, éduqué de telle ou telle façon, etc... et cela s'expérimente par exemple à travers les commentaires de textes (j'aime parce que... ; je n'aime pas parce que... ; j'aime ça, mais moins ça parce que...)
Autre exemple, en rapport avec l'humour : personnellement, je n'ai pas de problème avec les blagues misogynes. Depuis toute petite, j'ai entendu mon père et mon beau-frère sortir des blagues sur les femmes pendant les fêtes de famille, juste pour entendre ma mère râler et revendiquer la supériorité féminine. Et ça me faisait tellement rire que maintenant j'aime toujours (sûrement parce que j'imagine la tête de ma mère). Mais je peux comprendre que quelqu'un n'ait pas les mêmes références que moi et donc n'apprécie pas (c'est le cas d'une de mes amies).
Finalement, ce dont on va rire ou non fait partie de ce qui nous définit en tant que personne et comme chacun est différent, le rapport à l'humour est différent lui aussi. - A ces questions, j'ajouterai celle-ci : sommes-nous obligés de réagir ?
Et là, je réponds oui et non. L'humour, quoi qu'il arrive, se base sur une sorte de mise à mal (pas forcément visible, pas forcément nocive, mais pour moi malgré tout présente). Exemple concret (je reprends une blague de Milena qui avait bien marché -et que j'ai trouvé très drôle-) :
C'est l'histoire d'une plante qui cours, qui cours, qui cours, ... et qui se plante.
C'est simple et la chute donne à rire, mais l'idée reste qu'à la fin, elle se plante, donc mise à mal.
Bien sûr, ce n'est pas une vérité vraie dans tous les cas, mais si on reprend une majorité de blagues actuelles (sur le forum ou non), c'est présent.
Donc, au final, si on ne trouve pas la blague drôle, c'est un peu comme si on ne trouvait pas un texte intéressant : personnellement, je passe mon chemin et j'en attends de mieux.
Par contre, à côté de ça, il faut savoir reconnaître (autant en tant que posteur que lecteur) certaines limites de décence du fait d'être sur un lieu publique et fréquenté par des gens que nous connaissons mal. Je ne vais pas raconter de blagues bien crades à moins d'être complètement sûre qu'elles seront acceptées par mon public. Et il y a une différence entre la raconter à mon meilleur ami que je connais depuis quinze ans et que je vois tous les jours ou la raconter sur un forum où j'apprends encore à connaître les différents membres.
Et la liberté d'expression est à mon sens différente aussi si elle se situe sur un sujet commun comme les blagues ou un sujet personnel comme un texte court écrit.
Voilà pour mon avis (et je me rends compte que deux posts ont été édités entre-temps).
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L'humour est une chose trop sérieuse... (http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/lhumour-est-une-chose-trop-serieuse.html)
Pour être laissée à des rigolos (http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/pour-etre-laissee-des-rigolos.html).
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Je pense que ce débat n'a pas lieu d'être mais est présent parce qu'un modérateur a décidé qu'un propos a été choquant et c'est toute la communauté qui doit assumer le fait que le modérateur X a été choqué.
Les modérateurs ne décident rien tous seuls, ça veut probablement dire que des personnes ont signalé aux modérateurs.
Sauf qu'on était sur un topic BLAGUES. Donc on fait des... blagues. C'est obligatoirement de l'humour, pas de la moquerie
Quelle logique à couper le souffle.
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Les caricaturistes ont du souci à se faire pour leur avenir. :(
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L'humour est une chose trop sérieuse... (http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/lhumour-est-une-chose-trop-serieuse.html)
Pour être laissée à des rigolos (http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/pour-etre-laissee-des-rigolos.html).
Super article Loïc :)
Merci beaucoup ^^
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Les caricaturistes ont du souci à se faire pour leur avenir. :(
Les caricaturistes façon Charlie moi je m'en passe très bien...
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Mes zamis, je pense que vous êtes au courant qu'on va tous crever à la fin du film ? Si toutefois cela avait échappé à certains, je leur rappelle : toi, oui toi là-bas dans le coin avec ton air renfrogné, toi aussi tu vas y passer ! Eh oui, comme tous ici, tu es programmé pour crever. C'est ainsi, copain, pour l'instant la science ne peut rien y changer. Partant, mes zamis, rions, rions de tout et d'un rien, avant que l'absurdité de la mort nous dévore.
D'aucuns trouveront ce raisonnement par trop simpliste. Il est, oui. Mais seulement en apparence.
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Je sais pas toi Pim mais j'ai pas envi de vivre dans un monde où on peut me poutrer la gueule tout les jours sous prétexte que c'est une blague et que j'ai pas d'humour. Je trouve ton argument irrecevable : sous prétexte que je vais creuvé j'ai pas le droit de choisir le monde dans lequel je veux vivre ? j'ai pas le droit de pas être satisfaite du manque d'humour ici bas ?
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Creuvé ?
Je ne vois pas de quoi tu parles.
Je ne connais pas ce terme.
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Alors on peut rire de tout sauf quand on sait pas écrire ?
Tiens c'est bizarre on m'avait jamais fais la remarque sur mon orthographe :-\
Fallait me le dire les gens qu'on me comprenait pas ><
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Voilà !
L'auto-dérision est la meilleure preuve d'intelligence chez l'être humain.
Je suis rassuré.
Si tu sais rire de toi, tout n'est pas perdu.
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Sauf que c'est pas à toi de décider comme elle doit rire d'elle-même.
Je suis le premier à rire de moi, quand ce sont des inconnus qui le font, j'ai un peu plus de mal.
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Je ne décide rien.
Je riais au dernier message de Milena qui faisait montre d'auto-dérision.
Je ne peux donc pas rire de Milena quand elle se moque d'elle-même.
Bien compris.
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Les caricaturistes façon Charlie moi je m'en passe très bien...
Moi pas.
Grossir les traits a toujours été un moyen très efficace de dénoncer quelque chose, c'est grâce à ça que l'an passé on a eu le premier mouvement de salariés dans notre entreprise (il n'y en avait pas eu depuis 2008). Caricatures, parodies, moi j'espère qu'au contraire on pourra continuer ce genre de pratique. C'est un très bon moyen de briser la glace et de réduire l'appréhension qu'ont les gens de symboles ou de pratiques qui peuvent être dénoncées.
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Creuvé ?
Je ne vois pas de quoi tu parles.
Je ne connais pas ce terme.
Ca j'appelle pas spécialement ça de l'auto-dérision j'appel ça de l'exclusion : je sais pas écrir donc ce que je dis n'a aucune valeur !
Merci Pim pour cette belle morale que je mange dans les dents depuis que je tiens un stylo ! Entre ça et les prof qui me disent que c'est un scandal qu'on m'ait donné ma licence quand on voit comment j'écris, je gerbe cette morale qui fait de la langue un outil d'exclusion social et de discrimination.
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Les caricaturistes façon Charlie moi je m'en passe très bien...
Moi pas.
Grossir les traits a toujours été un moyen très efficace de dénoncer quelque chose, c'est grâce à ça que l'an passé on a eu le premier mouvement de salariés dans notre entreprise (il n'y en avait pas eu depuis 2008). Caricatures, parodies, moi j'espère qu'au contraire on pourra continuer ce genre de pratique. C'est un très bon moyen de briser la glace et de réduire l'appréhension qu'ont les gens de symboles ou de pratiques qui peuvent être dénoncées.
Tu m'expliqueras en quoi ça (http://negronews.fr/wp-content/uploads/2014/10/CHARLIE-HEBDO.jpg) c'est un moyen de dénoncer quelque chose.
Charlie Hebdo, c'est les bas-fonds de la caricature excluante qui défend les dominants et enfonce les dominés.
(TW : racisme)
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AHA.
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(pardon Loïc et EloiR de vous passer dessus, je réponds à Milena)
Tu oscilles, là, Milena. Un coup tu montres que tu sais te moquer de toi-même et vraiment, je le dis sans prétendre avoir un empire sur qui que ce soit, sans parler avec un ton de décideur ou de décisionnaire, c'est la plus belle preuve d'humour chez l'Homme. Je me suis demandé, après mon intervention sur ton creuver : comment va-t-elle le prendre ? Avec humour ? Ou d'un amour-propre froissé ? Et bam : tu fais suivre avec l'auto-dérision. Alors j'ai apprécié. Car c'était répondre avec un humour plus noble que mon intervention, qui se voulait, elle aussi, humoristique, mais d'une qualité plus bas de gamme, je te l'accorde.
Et là ? Tu reviens sur de l'amour-propre froissé. Du coup, mon creuver en ressort anobli. Et je t'en remercie. Tu as redoré mon petit trait d'humour insignifiant.
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Tu m'expliqueras en quoi ça (http://negronews.fr/wp-content/uploads/2014/10/CHARLIE-HEBDO.jpg) c'est un moyen de dénoncer quelque chose.
Charlie Hebdo, c'est les bas-fonds de la caricature excluante qui défend les dominants et enfonce les dominés. (TW : racisme)
Ce que ça dénonce ce sont les enlèvements au Nigéria "pour lutter contre l'éducation occidentale des femmes", et ce qui y est parodié c'est le mécanisme d'état providence dans notre société. Mais l'image est une accroche qui invite à lire l'article derrière. Ce n'est pas mieux ou pas pire que la blague de l'ingénieur perdu sur une île déserte et qui cherche d'abord à rétablir sa connexion internet plutôt que trouver à manger.
Charlie s'est attaqué et s'attaque encore à toutes les catégories pour tous les excès pratiqués. Tu as d'autres exemples (https://actualitechretienne.files.wordpress.com/2011/12/couv-charliehebdo-7dec2011.jpg) ... et depuis sa création, ça n'a jamais été dans le rapport de force que tu dénonces. C'est justement un journal très impopulaire parce qu'ils ne font pas de distinction dominant/dominé dans les sujets traités.
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Charlie s'est attaqué et s'attaque encore à toutes les catégories pour tous les excès pratiqués. Tu as d'autres exemples ... et depuis sa création, ça n'a jamais été dans le rapport de force que tu dénonces. C'est justement un journal très impopulaire parce qu'ils ne font pas de distinction dominant/dominé dans les sujets traités.
En fait c'est exactement ça le problème.
bisous bisous.
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En fait c'est exactement ça le problème.
bisous bisous.
Sauf que tu dis le contraire juste avant, tu dis que que Charlie défend les dominants et enfonce les dominés ... ce qui n'est pas vrai à mon sens. Et ne pas faire deux poids deux mesures, c'est justement gommer et passer outre le rapport dominant/dominé. Du coup ce n'est pas du tout un problème c'est même le contraire.
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En quoi ce n'est pas raciste, donc
Ou alors c'est que le racisme n'est pas un problème ?
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Quel intérêt, Loïc, de poser une question inductive si ce n'est qu'aller à l'encontre de la vraie question du sujet ?
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Peut-on rire de tout ? J'ai répondu une dizaine de posts plus haut.
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(pardon Loïc et EloiR de vous passer dessus, je réponds à Milena)
Tu oscilles, là, Milena. Un coup tu montres que tu sais te moquer de toi-même et vraiment, je le dis sans prétendre avoir un empire sur qui que ce soit, sans parler avec un ton de décideur ou de décisionnaire, c'est la plus belle preuve d'humour chez l'Homme. Je me suis demandé, après mon intervention sur ton creuver : comment va-t-elle le prendre ? Avec humour ? Ou d'un amour-propre froissé ? Et bam : tu fais suivre avec l'auto-dérision. Alors j'ai apprécié. Car c'était répondre avec un humour plus noble que mon intervention, qui se voulait, elle aussi, humoristique, mais d'une qualité plus bas de gamme, je te l'accorde.
Et là ? Tu reviens sur de l'amour-propre froissé. Du coup, mon creuver en ressort anobli. Et je t'en remercie. Tu as redoré mon petit trait d'humour insignifiant.
Euh, je crois que tu n'as pas du tout compris la réponse de Milena : tu l'as blessée, excédée, énervée, et elle a répondu avec ce qui pour moi s'apparente à du cynisme, car ta remarque relevait plus de la moquerie que de la plaisanterie, sur un sujet notoirement sensible pour elle.
Reprendre en plaisanterie une faute de frappe ou d'orthographe qui va changer le sens d'un mot et ressembler à un labsus, oui, ça passe, mais là...
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En quoi ce n'est pas raciste, donc
Ou alors c'est que le racisme n'est pas un problème ?
C'est simple en fait : du moment que tu abandonnes cette idée de dominant/dominé que tu n'établis plus de hiérarchie entre les groupes d'individus basé sur leurs origines, tu n'es plus dans la racisme.
Le racisme c'est avant tout placer des individus sur un axe hiérarchique, et éventuellement théoriser et mettre en pratique ces théories. Dénoncer des pratiques esclavagistes par Boko Haram au Nigeria ce n'est pas être raciste puisque l'attaque porte sur des pratiques inhumaines pas sur l'origine ethnique de ceux qui s'y livrent.
On ne peut pas extraire une caricature de son contexte, c'est comme sortir une phrase d'un texte, toute seule, sans ce qui l'a amené et ce qui en découle.
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Je suis une partisante de Dieudonné ;
Ma seule intervention dans ce fil sera celle-là :
oui, on peut rire de tout, vraiment, mais...
ça fait longtemps que Dieudonné n'essaie plus de faire rire, et il n'a rien à faire dans cette conversation.
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C'est un humoriste controversé car il rit justement de tout. Dieudonné est la preuve qu'on ne peut pas rire de tout. Il allait se produire au Canada ; le maire de je ne sais plus quelle ville s'y est totalement opposé. Même chose en Chine. Il a tout à fait sa place sur ce sujet, comme Desproges et Coluche qui pratiquaient l'humour noir. Voilà la démocratie. On interdit les humoristes, mais on autorise la fabrication d'armes à feux. C'est le monde à l'envers. :)
Et je pense que tu n'as pas vu ses derniers spectacles. Normal puisque les gens se ruent pour acheter leur billet. Il remplit toutes les salles.
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On ne va pas débattre sur Dieudonné, sauf que tu te trompes quand tu crois que c'est un humoriste, et si on refuse ses interventions, c'est justement pour ça, il n'en est plus un du tout.
De plus...
ça me plaît pas trop que tu le compares à Coluche et Desproges, qui eux étaient vraiment des humoristes, et dont les partis pris n'ont jamais rien eu de nauséabond.
Je répète qu'il n'a rien à faire là-dedans, et que c'est un tout autre débat qui le concerne.
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Je ne débats pas sur Dieudonné. Je ne m'intéresse pas à ses idéaux politiques ni à sa vie privée. Je parle de son métier. Il a fait une dizaine de one-man-show, sans compter Élie Semoun. Pourquoi remplit-il toutes les salles depuis 1997 (premier one-man-show) s'il ne fait rire personne ? Les gens vont-ils le voir pour s'emmerder ? Non, ils y vont pour rire. Car les gens ont besoin de rire.
Je me répéterai, mais pour revenir à la question principale, on peut rire de tout. Mais pas avec n'importe qui. La sensibilité de chacun varie, surtout sur un forum ; on ne sait pas si nos propos vont choquer quelqu'un car on ne se connait pas. Dans ce cas, si une personne est choquée, elle doit le faire savoir et la personne qui a dite des propos "osés" se doit de s'excuser auprès d'elle. C'est ce que j'ai fait avec la personne qui avait mal prise ma blague (en MP).
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Si des gens se sentent frustrés ou scandalisés, ils peuvent partir et laisser le reste des personnes s'amuser. Personne ne les retient.
Dans ce cas, si une personne est choquée, elle doit le faire savoir et la personne qui a dite des propos "osés" se doit de s'excuser auprès d'elle.
Décide-toi une fois pour toutes hein ; dire une chose chose puis son contraire en fonction des arguments de celui qui te parle, c'est moyen.
Et penser que Dieudonné ne fait ses spectacles que pour faire rire, sans aucune autre intention derrière... Je n'en crois pas mes yeux.
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Le problème, c'est qu'en allant voir un humoriste, on sait à quoi s'attendre, on sait de quoi il va parler. Donc il ne faut pas s'étonner d'être choqué(e) sur le coup.
Sur le forum, j'avais peut-être mal réalisé que ce n'est pas pareil. J'ai moi aussi été choquée par des propos tenus par certaines personnes, mais je me suis retenue parce que je crois en la liberté d'expression. Il semblerait que c'était le fait que je parle de trisomie qui a choqué une personne.
Sachez que j'ai une mère paralysée d'une sclérose en plaques et un père diabétique de type 2, et c'est pas la peine que j'en revienne aux viols que j'ai subis en Somalie. Et pour couronner le tout, je suis atteinte de dépression sévère à cause de tout ça. Vous voyez un peu ma vie merdique ? Hé bien vous pouvez rire de la sclérose en plaques, rire du diabète, rire des viols (avec beaucoup de parcimonie quand même, c'est pas une maladie le viol) ou de la dépression, hé bien j'en rirai.
Je le redis, si une personne est choquée, soit elle quitte le sujet (comme je le fais parfois), soit elle vient s'exprimer sur les propos tenus si vraiment elle ne les accepte pas.
Dans mon cas, riez de ce que vous voulez. Mais comme l'a dit Pim, d'une certaine manière, mieux vaut rire que pleurer.
Si on fait la distinction entre "rire avec" et "rire de", ce sera une grande avancée.
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Plus je lis tes commentaire et plus je trouve qu'on recule au contraire |-|
Donc on peut véhiculer et entretenir tous les clichés raciste, xénophobe, sexiste, homophobe, fascite... qu'on veut à condition qu'on inclut dans notre cercle de rieure la minorité visé ?
Pour ce qui est de s'exprimé devant une blague qui nous choque il me semble que cela a été fait et tes réponses ont été :
On doit grave s'amuser avec vous dans un bistrot.
et
Sauf qu'on était sur un topic BLAGUES. Donc on fait des... blagues. C'est obligatoirement de l'humour, pas de la moquerie (que je condamne). On rit avec les gens, pas d'une personne.
Or je ne trouve pas que ces remarques aillent dans le sens d'une ouverture, ni d'une excuse pour avoir choquer.
On a beau dire ce qu'on veut : rire c'est stigmatiser un comportement, l'exclure des automatismes par le rire. C'est pourquoi je suis contre un humour stigmatisant les minorité, les dominés, les personnes oprimés quelqu'en soit la façon.
L'humour est une arme : il faut savoir en toute conscience contre quoi on l'utilise. Et on aura beau dire ce qu'on veut, une blague sexiste entretient les pensées sexiste dans une comunauté (et idem pour le fascisme etc).
Sur ce je vous laisse a votre débat stérile.
Bonne continuation à vous.
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Bon... vu cette réponse, ça ne mène à rien ce sujet. Le silence est la meilleure des armes.
Bonne soirée.
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Le problème, c'est qu'en allant voir un humoriste, on sait à quoi s'attendre, on sait de quoi il va parler. Donc il ne faut pas s'étonner d'être choqué(e) sur le coup.
Sur le forum, j'avais peut-être mal réalisé que ce n'est pas pareil.
Bien sûr que ce n'est pas pareil, les commentaires sont postés sur un seul fil public consultable par tout le monde et sur lequel toutes les formes "d'humour" se côtoient, on ne choisit pas d'aller voir ou pas, c'est imposé.
J'ai lu ailleurs ton histoire, et j'en suis navré. Je te dis bravo si tu es capable de l'accepter avec humour, et je respecte ton parti pris. Seulement, ta décision n'est pas forcément celle de tout le monde ; moi par exemple, j'ai du mal à accepter de lire des "blagues" basées sur un trait de caractère préjugé et exagéré d'une certaine catégorie de personnes, souvent simples, faciles, plates, sans profondeur, entendues ou lues déjà cent fois, et qui stigmatisent invariablement l'objet de la prétendue vanne. Le fil devient le lieu de la petite blague sexistes du jour. Je ne comprends pas comment tu peux accepter ça, mais si tel est ton cas alors ok, je respecte ce parti pris ; mais ne me demande pas de faire pareil.
Si on fait la distinction entre "rire avec" et "rire de", ce sera une grande avancée.
Je t'assure que nous ne sommes pas suffisamment idiots pour ne pas comprendre la distinction entre ces deux concepts. Personnellement, je me demande surtout si c'est la bonne distinction à faire, savoir si une vanne devient acceptable parce qu'on rit avec l'objet de la blague ; ou si d'autres critères entrent en jeu. Mais ce n'est pas l'objet du débat, c'est juste pour dire que oui, cet argument on le connait tous, mais qu'on peut aussi penser au-delà de cette idée basique.
je crois en la liberté d'expression
Oui mais ça, on en avait déjà parlé en première page je crois : la fameuse liberté d'expression qui devient prétexte à tout et n'importe quoi. Je ne dis pas que c'est ce rapport que tu entretiens avec la LE, seulement que ce n'est pas intelligent (pas de ta part, en règle générale) d'opposer cette liberté de s'exprimer à tous les arguments contre le sujet d'un débat.
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(je réponds en mon nom, pas au nom de la modération)
J'ai pas envie de participer au débat, là, mais pour répondre à certaines remarques qui ont été élevées dans ce topic, et en particulier à Aisha :
- "La modération", c'est pas un modérateur qui prend une décision parce qu'il pense ceci ou cela, c'est collégial. On est 10 dans l'équipe. Et en effet, on prête également attention à l'avis des membres. Et surtout, on essaye d'agir toujours pour penser au confort du plus grand nombre des membres.
- Le fil n'a pas été bloqué pour sanctionner une ou des blagues. L'ambiance était en train de tourner au vinaigre, comme la dernière fois, avec des escarmouches, des débats, des gens mécontents. N'y voyez pas de censure, c'est une façon d'essayer de faire en sorte que le fil ne vire pas au pugilat, ce qui n'est jamais agréable pour personne, ni les participants, ni les lecteurs, et répand de l'animosité dans les autres fils.
;)
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Bah tiens, ça me permet de rebondir sur le message de Milora.
Effectivement, il y a une limite à la liberté d'expression, c'est lorsqu'elle a des conséquences néfastes sur l'ensemble des activités des membres en favorisant le désordre à l'extrême. Donc oui, si un fil devient tellement névralgique que le reste ne peut plus fonctionner correctement, les modérateurs ont raison de réagir consciencieusement.
Il existe un célèbre forum de blagues, Koreus, sur lequel on peut se marrer autant qu'il est permis. Là-bas, l'humour y sera peut-être plus au goût de certains membres ; ce qui compte, c'est que chacun se retrouve dans les lieux dans lesquels il s'amuse, chacun trouve un lieu qu'il aime. Sur le Monde de l'Écriture, on est plutôt dans les petits moments de rigolade, mais c'est l'ambiance de discussion et de réécriture des textes qui est privilégiée, car c'est là l'activité principale du forum.
Il faut beaucoup de concentration pour retravailler un texte, ce n'est pas une activité facile ; d'où le besoin de sérénité.
En ce qui concerne Dieudonné, au contraire de Charlie Hebdo, il n'assume jamais le propos de ses blagues. Là où Charlie Hebdo assume dénoncer le racisme (vous ouvrez le journal, vous voyez qu'ils passent leur temps à condamner le racisme), Dieudonné n'assume absolument pas le fond des propos qu'il tient ; là où l'un est engagé, l'autre se revendique comme étant innocent.
N'y a-t-il aucune différence entre celui qui assume l'entière responsabilité de ses propos, et celui qui fuit ?
Donc il existe une différence entre l'humour assumé, et l'humour traître ; en tout cas c'est mon avis.
Et si je faisais des blagues qui mettent la pagaille partout, et au moment où tout va mal, je me défile ? Et si je revenais sans cesse pour assurer le désordre ? N'aurais-je pas dépassé cette limite à ma liberté d'expression ? Ne serais-je pas responsable des catastrophes provoquées ?
J'adore me marrer, mais il est pour moi essentiel d'entendre ceux qui me disent : "ta blague m'a fait du mal" afin de trouver un équilibre qui me permette de rire sans faire de mal (sauf les djihadistes, eux, on peut leur faire autant de mal qu'on veut !!).
En ce qui concerne la réaction de Pim sur les mots de Milena, faites tous plus attention à ne pas glisser des attaques contre les membres du forum dans vos réactions s'il-vous-plaît ; je souhaite que Milena et les autres puissent encore donner leur avis sur le sujet.
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Si on fait la distinction entre "rire avec" et "rire de", ce sera une grande avancée.
Je t'assure que nous ne sommes pas suffisamment idiots pour ne pas comprendre la distinction entre ces deux concepts. Personnellement, je me demande surtout si c'est la bonne distinction à faire, savoir si une vanne devient acceptable parce qu'on rit avec l'objet de la blague ; ou si d'autres critères entrent en jeu. Mais ce n'est pas l'objet du débat, c'est juste pour dire que oui, cet argument on le connait tous, mais qu'on peut aussi penser au-delà de cette idée basique.
En fait « rire avec » et non « rire de « est bel et bien la bonne distinction à faire. Car cela devient « rire (de bon cœur) avec le quelqu’un que la blague cible ». Cela détend l’atmosphère et permet les interactions. Par contre si le quelqu’un rit jaune ou le prend mal, c’est que la blague est mauvaise (reste à déterminer sa dénomination) …
Ces dernières années, les humoristes je ne les écoute plus. Je dois même m’en farcir un en allant travailler le matin. Car aujourd’hui à l’heure du politiquement correcte (formulation à la Dieudonné), la majorité des humoristes braillent des gros mots. On ne m’ôtera pas l’idée que s’il y a moins de diversités dans les humoristes c’est une suite logique et directe de la répression à l’encontre de Dieudonné.
Je ne vais pas trop m’étendre sur son cas (d’école). Est-il ou non un humoriste, cela n’a aucune importance. Car une personne est poursuivie pour la nature des propos qu’elle a tenu est non pour humour potentiel qu’ils contiennent. L’affaire Dieudonné consiste à la poursuite engagée par un garde des sceaux, en bafouant tous les concepts démocratiques, réalisant sa promo et passé sous silence qu’il avait eu un an pour le faire en les respectant. Le tout à la demande d’un maire qui savait que s’il interdisait le spectacle de Dieudonné. La justice le condamnerait et donc a sommé le gouvernement de prendre ses responsabilités.
Ce qu’il a fait en donnant naissance à la dite affaire. Durant lequel beaucoup de gens se sont posé une question « pourquoi y a-t-il une distinction entre racisme et antisémitisme ». De mon point de vue, l’État a mis lui-même en évidence quelque chose susceptible de créer de l’antisémitisme d’état. Qu’à chaque fois que Dieudonné sera attaqué d’une manière inadéquate (démocratiquement parlant) cette question ressortira, jusqu’au jour où la mayonnaise prendra. Je vais même anticiper. Après ce jour, un autre viendra celui où toute personne qui s’opposera contre lui d’une manière inapproprié, génèrera à son tour de l’antisémitisme.
Je ne vais pas prendre position, sur le bonhomme. Juste vous livrer une interrogation, je trouve étrange qu’un personnage de sa verve et sa carrure recourt systématiquement au refus de sa "liberté d’expression" d’exprimer ses propos, au lieu de les réitérer d’une manière plus virulente pour le prouver.
Ce petit aparté fait, je reviens au débat initial «Peut-on rire de tout ? » C’est évident que oui. Comme je l’ai signalé précédemment, il permet d’aborder des sujets qui fâchent, douloureux. Cela permet de détendre l’atmosphère afin de pouvoir parler du sujet. Bref, l’humour est d’une grande aide pour permettre les interactions sociales.
Maintenant avec le qui, le où et le comment, l’humour doit impérativement s’adapter à son auditoire.
D’un autre côté, la question posée «Peut-on rire de tout ? » l’a été suite à une blague qui pouvait nuire à une minorité.
Dans ce cadre spécifique d’une minorité, il y a deux moyens de stigmatiser une minorité.
La première, tenir des propos stigmatisant contre cette minorité.
La deuxième, c’est de défendre cette minorité de la stigmatisation.
Suivants les cas, les propos tenus et les contextes dans lesquels ils se tiennent, l’une ou l’autre peuvent générer de la stigmatisation.
Toutefois, la deuxième peut être redoutablement efficace pour en créer.
Car en plus de passer le message d’être stigmatisée auprès de cette minorité.
Une justification non prouvé ou justifié, équivaut à une attitude dictatoriale car la personne s’octroie les pouvoirs judiciaire et exécutif.
Mais cela dérape, si la personne avec ses propos cible mal l’oppresseur, soit la personne ou l’entité qui commet l’acte. Car alors, automatiquement la cible de la défense sera la majorité. Qui ne comprendre pas pourquoi, elle est accusée à cause de cette minorité qu’elle accepte et finira par la renier.
Donc non, on ne peut pas rire de tout. Car d’une manière ou d’une autre les gens s’entretueront.
Donc à cette question «Peut-on rire de tout ? » j’y ai répondu par l’affirmative et par la négative.
Donc la bonne réponse à «Peut-on rire de tout ? » c’est de ne pas se poser la question.
Mais la encore ça coince, car «Peut-on rire de tout ? » pour répondre qu’il ne fallait pas se poser, j’ai dû y réfléchir et me poser la question.
Dans de ces cas comme celui, une loi doit être édictée pour régir ce qui peut ou non être fait.
Et enfin, j’ai trouvé la bonne réponse. Il faut arrêter de créer des lois ou des règles pour pallier le fait que des gens ont arrêté de réfléchir. Car c’est justement ce point qui me désole le plus lorsque je lis les journaux que je regarde ce qui se passe autour de moi. Que le monde va mal, j’ignore ou l’on va, mais on y va à pleine vitesse.
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Effectivement, je peux réagir à ton propos, Kanimp, en rappelant que ce n'était pas la question de l'attitude du gouvernement (qui de toute façon changera bien un jour ou l'autre) qui était posée, mais bien celle de l'auteur et de son rôle dans les idées qu'il véhicule. Celui qui parle est responsable de ses propos.
Il véhicule l'idée qu'il est important de rire,
Il véhicule aussi d'autres idées c'est son travail,
Par exemple, ses références constantes à l'État Islamique ont un sens, il joue son rôle autant qu'il le peut.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Donc, ne se posait pas la question d'une autorité qui censure, telle que tu l'as présentée, mais plutôt de notre rôle à chacun lorsque nous proposons un texte ou une blague, et de ce que nous voulons véhiculer. Ce n'est pas parce que nous serions intouchables en tant qu'auteurs, que nous serions véritablement innocents ; ne nous mentons pas !!
Les auteurs de ce forum pourraient décider de tous écrire des textes pour la protection des grenouilles avec la ferme volonté de lui donner un rôle militant, ce n'est pas interdit. On se pose tous la question un jour ou l'autre. Idem, si ce forum était constamment reconnu pour ses positions antisémites avec des auteurs qui passent leur temps à ne parler du "sujet juif" qu'en mal, ça aurait des conséquences sur les nouveaux inscrits qui viennent sur le Monde de l'Écriture.
On accueille bien ceux qui pensent comme nous, c'est la moindre des choses !
C'est donc bien un sujet qui nous concerne directement dans notre parti pris littéraire à chacun, et non sur les bienfaits de l'attitude du gouvernement sur l'humour.
Se pose la question de ceux qui aiment faire des blagues sur le ridicule au féminin, et sur le fait que les femmes du forum s'en sentent trop secouées. La question n'est pas : ont-elles raison de s'y opposer ? mais : pouvons-nous entendre leur détresse ?
Qu'a-t-on voulu véhiculer en lançant ces blagues ? En voyant que ça les faisait réagir, qu'ont visé ceux qui ont continué à en faire ? Au-delà de la blague, pourraient-ils expliquer quelle est leur démarche littéraire ? car ils ont bien eu une démarche s'ils ont voulu persévérer plutôt que s'arrêter.
Ensuite, essayer de comprendre à chaque fois un peu plus quel rôle peut jouer les auteurs des blagues pour redonner vie au fil sans que cela devienne la bagarre. Pourquoi l'humour est-il devenu désapprouvé ? Et si l'intention des auteurs était elle-même de dénoncer les bagarres, ou l'insuffisance de liberté d'expression sur le fil des blagues, qu'ils fassent alors directement des blagues sur la censure, alors !
À quoi bon se moquer des femmes si c'est la censure qu'on vise ? Dire que les femmes censurent parce que ce sont des femmes, c'est insensé ! Autant aller frontalement à l'assaut de ce que l'on veut dénoncer !
Vous n'allez pas me faire taire tout de même ?
C'est un gars, il a voulu parler, mais il valait mieux qu'il parle pas...
C'est un gars,... ah non, désolé, vous préférez pas l'entendre...
C'est... Bon... Je n'ai plus qu'à me taire.
Bon, une dernière intervention pour dire que je vais me taire ; voilà, je vais me taire.
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Kanimp@
Je ne peux pas te laisser dire :
On ne m’ôtera pas l’idée que s’il y a moins de diversités dans les humoristes c’est une suite logique et directe de la répression à l’encontre de Dieudonné.
comme si tu considérais que Dieudonné est un "humoriste" comme les autres, victime innocente de la censure et dont la liberté d'expression est bafouée.
Je le répète, Dieudonné est un homme politique qui sous le couvert de pseudo-spectacles humoristiques, distille un venin immonde.
Je ne comprends pas que tu ne voies pas la différence, comme Aïsha qui le compare à Coluche et Desproges...
"En 2006, il se rend à la fête du FN, où sa rencontre avec Jean-Marie Le Pen est largement médiatisée ; il l’accompagne d’ailleurs au Cameroun l’année suivante".
"en décembre 2008, il invite Robert Faurisson à s’exprimer lors de son spectacle au Zénith, en présence de Jean-Marie Le Pen et de plusieurs dirigeants du FN"
(Robert Faurisson : Ce dernier ne se contente plus de mettre en doute l’existence des chambres à gaz mais les nie purement et simplement : le révisionnisme s’est transformé en négationnisme.)
Il est beau, votre humoriste victime innocente de machinations... pourquoi pas victime d'un complot ourdi par les hautes sphères...
Tu ajoutes : Est-il ou non un humoriste, cela n’a aucune importance.
Bien sûr que si, c'est important, c'est même fondamental, parce que ce n'est pas un humoriste qui est combattu là, mais un polémiste malsain qui prêche devant des nazillons et des nostalgiques de Klaus Barbie, distillant des propos illégaux.
C'est pour ça et uniquement pour ça que ses spectacles sont annulés et qu'il faut que ça continue.
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Tu sais gage, si on peut éventuellement percevoir chez Dieudonné des intentions inavouées qui vont souvent même au-delà d'un simple amour/haine, il est normal que tous les spectateurs ne soient pas en mesure de cerner le double-jeu. Tout n'est pas clair, il faut aussi considérer la liberté d'expression.
Ce qui est essentiel, c'est que ceux qui seraient trompés dans un sens ou dans l'autre ne soient pas condamnés au même titre que l'auteur.
Par exemple, Kanimp reproche au gouvernement d'être intervenu contre le spectacle de Dieudonné là où ça a pu avoir un effet inverse à l'effet recherché ; or il n'imagine pas un seul instant que ce piège aurait été préparé par Dieudonné lui-même.
Et si Dieudonné avait, derrière les apparences, des intention que ni vous ni moi n'avions devinées ?
La vérité, c'est que les auteurs de blagues les plus malhonnêtes sont capables de mettre en place des techniques traîtres même sans en avoir l'air, un auteur n'est donc jamais totalement innocent, c'est ainsi.
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Effectivement, je peux réagir à ton propos, Kanimp, en rappelant que ce n'était pas la question de l'attitude du gouvernement (qui de toute façon changera bien un jour ou l'autre) qui était posée, mais bien celle de l'auteur et de son rôle dans les idées qu'il véhicule. Celui qui parle est responsable de ses propos.
Alan, je peux t’assurer que je répondais dans le cadre de la question posée.
« Peut-on rire de tout ? »
La démocratie répond à cette question par l’affirmative. Nul ne peut être poursuivi à priori. Donc tout le monde doit pouvoir s’exprimer et par conséquent peut dire n’importe quoi.
Dans le même temps nos démocraties interdisent de tenir des propos offensant (au sens large) à l’encontre d’une minorité ethnique, religieuse et d’autres.
Ce qui signifie « Peut-on rire de tout ? » laisse supposer que la première règle ne pourrait pas être respectée à la lettre. Ce qui porterait atteinte aux concepts de la démocratie.
Mais d’un autre côté « Peut-on rire de tout ? » l’énoncé même de la question, porte atteinte aux concepts de la démocratie, car il enfreint la deuxième règle.
Donc la question réelle est « Peut-on rire de tout sans enfreindre les concepts de la démocratie ». La réponse est l’éthique et cela devient une autre question « Quand peut-on rire de quelque chose ».
Car la question initiale « Peut-on rire de tout » est un non-sens démocratique.
Le reste de mon poste, lui explique comment cela dégénèrera si « Peut-on rire de tout » reste une question existentielle. Ce qu’il adviendra si on lui trouve une réponse qui ne respecte pas l’éthique. Particulièrement si l’intervenant est l’état.
Si j’ai répondu de cette manière après que Dieudonné ait été abordé.
Ce qui n’aurait pas dû arriver, le contexte à l’origine de la question est différent.
D’un autre côté, cela ne m’étonne pas, mais me terrifie.
Car lors de l’affaire Dieudonné, j’ai analysé les choses pour les comprendre et en gros cela m’a permis de comprendre les mécanismes de la haine. Un mouvement cyclique entre plusieurs intervenants (Dieudonné et Gouvernement) qui ne peut tendre qu’à une seule chose, les gens s’entretuent au terme des cycles.
Tu ajoutes : Est-il ou non un humoriste, cela n’a aucune importance.
Bien sûr que si, c'est important, c'est même fondamental, parce que ce n'est pas un humoriste qui est combattu là, mais un polémiste malsain qui prêche devant des nazillons et des nostalgiques de Klaus Barbie, distillant des propos illégaux.
C'est pour ça et uniquement pour ça que ses spectacles sont annulés et qu'il faut que ça continue.
Dans ce cas, Est-il ou non polémiste malsain, cela n’a aucune importance.
Puis-je espérer qu’en utilisant ta terminologie, tu comprennes le qualificatif de l’être n’a aucune importance. Les méthodes démocratiques s’appliquent à n’importe quel individu.
Tu me reprends sur cette phrase, «Est-il ou non un humoriste, cela n’a aucune importance. » que j’utilise afin que ceux qui l’écoute ne me prennent pas en grippe, pour pouvoir m’exprimer auprès d’eux.
Juste vous livrer une interrogation, je trouve étrange qu’un personnage de sa verve et sa carrure recourt systématiquement au refus de sa "liberté d’expression" d’exprimer ses propos, au lieu de les réitérer d’une manière plus virulente pour le prouver.
Car c’est à cet endroit la stratégie Dieudonné coince. Mais aussi dans les interviews qu’il donne, où le statu d’humoriste qu’il prend ne le protège plus.
Ce genre de gars ne peut être pris en défaut que de cette manière.
La stratégie qu’il suit est la suivante :
Durant lequel beaucoup de gens se sont posé une question « pourquoi y a-t-il une distinction entre racisme et antisémitisme ». De mon point de vue, l’État a mis lui-même en évidence quelque chose susceptible de créer de l’antisémitisme d’état. Qu’à chaque fois que Dieudonné sera attaqué d’une manière inadéquate (démocratiquement parlant) cette question ressortira, jusqu’au jour où la mayonnaise prendra.
Que l’on soit d’accord ou pas avec ce que j’explique est une chose, me reprendre pour des questions de terminologie en ignorant tout ce que j’ai écrit, en est une autre qui s’appelle le « conditionnement ».
Avec l’extrême droite et particulièrement si elle est nazi, le seul moyen de lutter contre est de lui couper l’herbe sous les pieds. En aucun cas de faire son jeu.
Ce qui signifie pour lutter contre Dieudonné il faut empêcher le peuple d’adhérer à ses propos non pas l’empêcher de l’écouter. Car à interdire le peuple de l’écouter, il finira par acquiescer à ses propos.
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Bon, je viens de lire tout ce qui a été dit ici...
Et comme je fais un peu partie des émetteurs de propos un peu limites, je me doit de réagir ici.
La seule chose que je pense, en ce qui me concerne, c'est d'avoir effectivement raconté mes histoires drôles (ou pas) à un public plus large que je n'ai d'habitude... Et donc fatalement soit avec des gens qui ne me connaissent pas vraiment soit avec des gens qui ne partagent pas cet humour un brin déplacé.
Donc on peut bien rire de tout, mais effectivement pas avec tout le monde et pas n'importe où.
Et je fais une parenthèse sur Dieudonné : honnêtement c'est vraiment le seul "humoriste" qui ne m'a jamais fait rire... Donc finalement je ne ris pas de tout... À moins que ce gus ne soit vraiment pas drôle du tout. Même Pierre Palmade est plus drôle...
Par contre il m'arrive (souvent) de rire quand j'entends certains propos sérieux énoncés par des gens sérieux à partir du moment où l'on pense comme un shadok, on se bidonne de l'énormité de l'absurde qui se cache derrière.
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Pour la fameuse phrase de Déproge "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui" a été mal compris. Pour moi ça ne signifie pas qu'il y a des gens avec lesquels on ne peut pas rire de tout (=des gens qui n'auraient pas d'humour). Mais plutot qui, si le rire c'est stigmatiser par le rire un comportement à proscrire, il faut choisir quels comportement on veut exclure et ce faisant, avec quels personnes on a envi de rire et de quoi on a envi de pouvoir rire.
Je dois avouer que rire d'une blague sur la choa avec un faschiste, ou d'une blague sexiste avec un macho m'enchante très moyennement |-|. Tout comme rire d'une blague pédophile avec un pédophile me semblerait de très, très mauvais goût :relou:
Cela ne signifie pas que je souhaiterais bannir ces blagues où que j'estime qu'elles devraient être censurer.
Mais que, si je dois rire de ces blagues, je veux être sûr de pouvoir en rire pour les bonnes raisons : rire d'une blague sexiste avec un macho c'est caussionner et appuyer sa mentalité (parce que de son point de vue la blague est drôle parce qu'elle est vrai), alors qu'avec des personnes ayant une autre mentalité, la blague peut être drôle parce qu'elle dénonce la mentalité macho (elle deviens drôle parce qu'elle n'est pas vrai et marque une mentalité rétrograde).
Donc voilà : pour moi l'humour est une arme qui doit servir a dénoncé et stigmatiser les comportement qu'on souhaite exclure de notre société. Donc en effet je n'ai pas envi de rire à des blagues racistes, sexiste, islamophobe etc, pas sur un forum aussi large que le MdE où il est par définition impossible de connaitre les intentions du blagueur.
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Effectivement, pour ma part, si je n'ai jamais mal réagi aux blagues de vinz, c'est que je n'ai jamais vu d'intention volontairement dégradante en ressortir ; c'est quelqu'un d'honnête. Ensuite c'est possible que quelqu'un réagisse mal aux mots d'un auteur ou de ses blagues, on est tous concernés ici par ce sujet, mais dans ce cas, il vaut mieux probablement en parler en MP, ou en parler sur le fil une fois, mais pas en continu.
Autrement dit, un jour ou l'autre, il faut trouver un équilibre dans lequel chacun puisse faire ses activités comme il l'entend sans discrimination ni entrave. C'est ça aussi, la liberté d'expression.
Pour en revenir à ce que tu dis, Kanimp, ma réponse serait qu'il existe un lien entre Dieudonné et Charlie Hebdo, c'est que les deux sont détestés. Il faut donc comprendre les deux phénomènes selon la même considération, tout en sachant ensuite distinguer les deux attitudes qui suivent. Ils ne sont pas détestés par tous, mais par une partie des citoyens. C'est dans ces termes-là qu'il est essentiel de se responsabiliser, voire de s'engager, pour, en tant qu'auteur de certains propos, être soi-même celui qui provoque de l'agacement, et soit l'assumer, en disant par exemple : je veux défendre mon humour, voire je veux pouvoir me moquer des juifs, soit arrêter immédiatement.
Sans cette responsabilisation des auteurs, chacun va pouvoir commencer à dire des choses très graves en toute irresponsabilité, et je ne préfère pas imaginer les conséquences désastreuses d'une telle "liberté."
Si l'on part du principe que l'on est innocent alors que l'on est engagé, c'est problématique.
Seulement, il est difficile de condamner quelqu'un d'irresponsable, c'est donc vers une prise de conscience de l'ensemble des citoyens que nous pouvons nous diriger.
La démocratie n'en est pas à sa première contradiction, et dans un tel cas, soit on adapte la Loi, soit on laisse la Justice trancher, c'est ce qui permet un plus juste équilibre. Et enfin, on a toute la liberté de faire changer les mentalités et d'aller vers un peu plus d'implication de la part des citoyens ; chacun doit admettre que sa parole a des conséquences, dans l'intérêt de tous.
Le gouvernement n'étant pas tout puissant, Dieudonné a pu continuer à faire ses spectacles.
Et si Dieudonné exploite un antisémitisme naissant, ce n'est pas en s'attaquant à un seul homme que l'on empêche une oppression, ça n'a aucun sens. L'antisémitisme n'est pas incarné par un seul individu, c'est un phénomène de société. Le gouvernement se trouve probablement en position de faiblesse sur ce sujet, et c'est sûrement ce pourquoi il réagit si mal...
À nous, les auteurs, de reprendre le flambeau en combattant les oppressions quelles qu'elles soient ; souvenez-vous le J'accuse (https://fr.wikipedia.org/wiki/J%27accuse%E2%80%A6!) de Zola !