Bonjour bonjour ! Encore un rêve issue de mon histoire personnelle qui me hante et que j'ai décidé de passer dans un de mes textes. Dites-moi ce que vous en pensez avec honnêteté ( bien, nulle, archi-nulle ou à refaire)... J'ai réellement essayé de faire de mon mieux pour les fautes d'orthographes mais je suis sûre que vous en trouverez encore plein...
La première fois était un jour de pluie. Un jour froid. Un jour gris. Mes cheveux sont emplis de boue. Mes vêtements sales collent ma peau. Le bruit de mes pleurs est couvert par les gémissements du vent. La couverture rouge étalée sur moi ne peut empêcher le froid et l’eau de s’infiltrer. Mon ventre se tord de douleur. Même la faim n’arrive pas à me sortir de ma résolution. Je ferme les yeux. Je n’ai plus la force de bouger. Bientôt je n’aurais plus la force de respirer. Quelqu’un s’empare de mes mains. Une voix rude assaille mes oreilles.
- Eh ! Tu m’entends ?
Je ne veux pas ouvrir les yeux. Je ne veux pas t’écouter. Des bras me secouent, puis me soulèvent. On me déplace pendant plusieurs dizaines de minutes surement. Mais je refuse de me réveiller. Et bientôt la nuit envahi mon esprit.
Lorsque je me réveille je suis allongée dans un lit. D’abord je sens l’odeur de la cigarette et de l’essence. Puis un parfum d’homme s’insinue dans mes narines et me force à ouvrir les yeux. Il est penché au-dessus de moi. Le visage fermé. Les traits tirés. Les yeux noirs. Une cicatrice barre son cou. Il me fait peur.
- Tu es réveillée ?
Cette voix est celle de celui qui m’a transporté. Rude. Grave. Je jette un coup d’œil autour de moi. Les murs sont en ciment gris. Le toit est si haut qu’une échelle de plusieurs mètres ne suffirait pas à en atteindre le sommet. Autour de moi plusieurs canapés et une table. Une dizaines d’hommes sont assis. Ils m’observent à la dérobé.
- Comment tu t’appelles ?
C’est toujours le même homme. Toujours lui qui parle. Je ferme les yeux très forts. Mais quand je les ouvre à nouveau, ils sont encore là. Je me tourne vers le mur. Mes mains se crispent sur le drap. Mes yeux recommencent à pleurer. Je les entends bouger. Mais aucun d’entre eux ne vient me voir. Ils partent tous un par un. J’attends plusieurs minutes avant de me lever. Mes vêtements ont été changés. Mon corps et mes cheveux séchés. J’observe les éléments qui m’entourent. Une grande porte grise de garage. Un ordinateur et une télé. Et une autre porte, entrouverte. Des rires s’en échappent. Je me dirige vers la porte du garage. Je l’ouvre. Mais ce n’est pas une sortie. Je m’avance lentement entre les box. Plusieurs voitures apparaissent. Belles. Fines. Fortes. Je n’ai aucune idée de ce qu’elles sont. Mais je ne peux m’empêcher de m’extasier devant ce tas d’acier brillant. Devant leurs couleurs douces. L’odeur de l’essence me parait attrayante. J’ouvre une des portières, au hasard. Je caresse le cuir blanc du siège. Je respire son parfum si particulier.
- Elle te plait ?
Je sursaute et m’engouffre dans la voiture pour m’aplatir sur le siège avant. C’est cet homme, encore. Il s’engouffre à la place du passager. Je détourne les yeux mais il me tend une assiette rempli de pates.
- Tu devrais manger.
Je m’efforce de me concentrer sur autre chose.
- Regardes-moi.
Sa voix m’hypnotise. Je tourne mes yeux vers lui. J’observe à nouveau ses yeux noirs. Un tatouage pointe le bout de son nez sous la manche qui recouvre son bras.
- Je t’ai apporté à manger. Nous sommes dans la pièce d’à côté. Tu n’es pas obligé de rester ici si tu ne veux pas. Mais on peut t’aider. Alors penses-y.
Et il s’en va, me laissant l’assiette chaude sur mes genoux. J’ai soudainement très faim. Réellement faim. J’engloutis rapidement l’assiette. Puis je sors de la voiture. J’ai froid. Je vois un sweat sur le bord d’un capot. Je l’enfile. Je vais ramener cette assiette et partir. C’est ce que je dois faire. Je retourne vers la porte. Vers les rires. Je l’ouvre doucement. Les hommes sont rassemblés autour d’une grande table. Ils ont tous le même tatouage. Tous cet air féroce.
- C’est mon sweat. Dit-l’un d’entre eux.
- J’avais froid.
Les mots sont sortis de ma bouche dans que je puisse les retenir. Je baisse tout de suite les yeux. Je vois une cuisinière dans le coin de la pièce. Je m’empresse de poser l’assiette sale dans le lavabo.
- Tu as encore faim ?
Je fais signe que non de la tête, mais mon ventre émet un grondement douteux à l’évocation d’une assiette pleine, ce qui déclenche l’hilarité générale. Deux mains m’empoignent les épaules et me forcent à m’assoir sur un banc. Une assiette de pates apparait devant mes yeux. Alors que je mange, l’homme aux yeux noirs s’adresse à moi.
- Tu es la fille du notaire ?
Il allume la télévision et met les informations. Le visage de mon père apparait. Mes mains se crispent sur mes couverts. J’entends sa voix suave qui m’appelle. Qui me supplie de revenir. Disant que je lui manque. Disant qu’il est un bon père.
- Tu n’as pas l’air de l’apprécier.
- C’est un monstre.
Je revois les images dans ma tête. Je ressens les coups. J’entends les cris. Je me relève. Mes pieds courent abriter mon corps sous les draps du lit. Exténuée, mon esprit s’évanoui. A mon réveille je me rends compte qu’il fait jour. Je suis seule dans la pièce mais des bruits me parviennent du garage. Je me lève sur la pointe des pieds et passe la tête dans l’encadrement de la porte. Deux hommes sont en train de bricoler au-dessus d’une des voitures. Je m’approche lentement. Ils m’ont vu, mais ne disent rien. Ils me laissent observer en silence. Après quelques instants je me retourne vers la voiture du fonds. Elle est bleue-nuit. Elle est longue. Une lionne est peinte sur la porte latérale.
- Tu veux conduire ?
Il est à nouveau derrière moi.
- Je n’ai pas le permis.
- Tu n’en a pas besoin.
- Je vais…
- Rentrer chez toi ? Apparemment tu n’as nulle part où aller.
Il pousse un soupir. Je ne sais pas si c’est de l’agacement, ou de la frustration. Je ne sais pas ce qu’il pense de moi. Mais j’aime être ici. Je recule et retourne vers la cuisine. Je décide de m’occuper du ménage et de la vaisselle, ainsi que du repas. Une fois mes taches finies, je cherche la sortie. Je pousse une porte sombre et me retrouve à l’air libre. Sur une terrasse. Plusieurs des garçons sont assis sur des chaises en train de boire un verre. Des bruits sourds et des crissements martèlent mes oreilles. Je m’avance vers la balustrade. Devant moi s’étends un immense circuit. Quelques voitures s’acharnent afin de garder la première place. On dirait un combat de fauve. Ils ont l’air heureux. Tous les hommes. Ils ne me font pas peur. Il réapparait derrière moi et se penche sur la balustrade à mes côtés.
- Il ne tient qu’à toi d’apprendre à vivre.
- Je voulais mourir.
- Je sais.
- Vous êtes un gang ?
- C’est exact.
- Vous n’allez pas me violer ?
J’ai dit ça sans réfléchir. Sans peur.
- Nous ne sommes pas ce genre de gang. Nous sommes une famille. Nous pouvons être ta famille.
Etrangement, je le crois. Peut-être parce que je vois dans son regard ce qui l’intéresse réellement. Il m’entraine par la main jusqu’au garage et me fait monter dans la voiture-nuit. Il démarre le moteur et je suis surprise par son bruit doux et suave. Il roule jusqu’au circuit. Ouvre les fenêtres. Je ferme les yeux. Il démarre. Roule vite. Toujours plus vite. Et je respire. Il s’arrête et se gare sur le côté.
- Tu vas apprendre.
Il recule le siège au maximum et me fait monter sur ses genoux. Il me montre les commandes de bases. Je démarre le moteur. Enclenche l’accélérateur. Et je sais que c’est ce que je veux faire. Je sais que c’est comme ça que je veux vivre.
Bonsoir, Amymaria.
Je rejoins Scapula. Trop de phrases courtes à la chaîne, à un moment, fatigue la lecture. N'aie pas peur de temps à autre de partir dans de longues avenues pour perdre le lecteur dans le bon sens du terme. Sinon, ton récit se tient. Il est bien mené. Faudrait juste revoir, en dehors des autres points soulevés par les camarades, ce souci rythmique dû à un emploi excessif de "notes brèves" comme l'on dirait en musique. Alterne avec des rondes, des blanches pointées, des points d'orgue., des pauses, des soupirs...
Amicalement