Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Luciole87 le 08 avril 2016 à 16:01:34

Titre: Forêt
Posté par: Luciole87 le 08 avril 2016 à 16:01:34
G
Titre: Re : Forêt
Posté par: pehache le 08 avril 2016 à 18:46:16
Pas tout saisi.
Une métaphore sexuelle ? (Si c'est du mystique, ça m'échappe, je serais plutôt mi- stick mi- pétard...)
Titre: Re : Forêt
Posté par: Luciole87 le 08 avril 2016 à 18:51:46
Non, pas du tout sexuel à la base !

Oui, c'est plutôt miss tique.
Titre: Re : Forêt
Posté par: pehache le 08 avril 2016 à 19:20:05
(C'est pour rire, je le précise...)








Un cri a traversé l'image de ma nuit. M'a parcourue comme la pluie. Le corps entier l'écoute.


Le cri ( de qui ? de quelle nature ?) Il parcourt la narratrice qui fait appel à une comparaison qui renvoie à l'élément liquide et à une corporalité à l'écoute.


*

C'est une forêt. Tout y ressemble à mes racines entremêlées. Des bestioles viennent s'y cacher. Certaines trouvent refuge dans les labyrinthes ; d'autres par ennui embarquent dans les vaisseaux pour revenir à bout de course au même point.

La forêt, image classique et ténébreuse qui n'est pas sans lien avec le sexe (petit chaperon rouge en tête) et la féminité. (Les bestioles... euh ? morpions ou spermatos ? Vue la suite, les vaisseaux et le bout de course, j'opte pour les spermatos, version Ricet Barrier.)


*

Il arrive parfois qu'un homme parsème sans y penser une herbe de désir. C'est un guérisseur. Il sait l'art de ce qui croît et meurt. Un coin de ciel s'ouvre et laisse couler le remède goutte à goutte.

Il est là, l'homme, le mâle et que fait-il ? il éjacule sur l'herbe (forestière?). Ouippe, parfois, ça guérit, ça comble. Le "remède" coule goutte à goutte... Pas explosif, mais bon...


*

Je t'ai aperçu, les mains pleines, traçant ta route. J'ai entendu ton cri.
Mais pleines de quoi ? Et le cri, renouvelé (partagé?) en apothéose.
Titre: Re : Forêt
Posté par: Luciole87 le 08 avril 2016 à 19:26:24
Je comprends que tu y voies des métaphores sexuelles. Ce n'était pas mon intention, mais ça fait sens après tout. :) J'avoue que c'est assez amusant, ça arrive souvent.

Peut-être, en inversant les genres ... Et en faisant disparaître les bestioles. Puisqu'au fond, les enfants, ça convient mieux.
Titre: Re : Forêt
Posté par: Café le 11 avril 2016 à 11:57:23
J'ai apprécié la simplicité apparente de ce texte.


C'est une forêt. Tout y ressemble à mes racines entremêlées. Des enfants viennent s'y cacher. Certains trouvent refuge dans les labyrinthes ; d'autres par ennui embarquent dans les vaisseaux pour revenir à bout de course au même point.

"mes racines..." peut être interprété de plusieurs façons. Origines ? Moments marquants de l'existence ? Labyrinthe de tes pensées et de ton esprit? Le doute persiste et... heureusement, peut-être...


Il arrive parfois qu'une femme parsème sans y penser une herbe de désir. C'est une guérisseuse. Elle sait l'art de ce qui croît et meurt. Un coin de ciel s'ouvre et laisse s'égrener le butin de sa patience.
Le mot "parsème" me dérange, parce qu'il introduit, pour moi, une notion de quantité... Et là, on a une seule herbe de désir.
L'art de ce qui croît et de ce qui mort, cela me touche particulièrement.

Je t'ai aperçue, les mains pleines, traçant ta route. J'ai entendu ton cri.
Et ça, ça me rappelle La Nuit des Temps de Barjavel.
Titre: Re : Forêt
Posté par: Luciole87 le 14 avril 2016 à 12:56:43
Merci Café :) Contente que le texte n'ait plu.