Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: pehache le 04 Avril 2016 à 20:38:45
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petit homme, trop petit
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Salut pehache
C'est marrant y'a quelques années, j'avais écrit un texte qui balancait une rengaine de 'j'les aime pas', tu m'avais dis
Mon "interprétation", ma lecture, me met sur la piste d'un mépris de l'humain que je n'aime pas.
J'espère que quelques singes, mêmes pas vieux, sans grimaces, n'auront pas érodé peu à peu ton humanisme...
Ataviquement vieux, pitres désabusés, bouffons désenchantés, demains d’Hiroshima. Humanité déchue ou refus de l’histoire ?, sagesse de l’instinct, pressentiment bouddhiste, bêtise de la bête ?
Excellent..
J'ai apprécié ton texte fort et sa mélancolie irritée
Au plaisir de te lire
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ils ont, on s’imagine, cachés dessous leurs airs de vieux sages blasés d’insondables chagrins.
Petites fautes.
Désolé de m'être emporté, tout à l'heure, j'ai conscience qu'on n'a pas tous la même sensibilité sur ce forum. Ce poème-là est tellement similaire au mien, que j'aurais bien du mal à nier ta capacité à en comprendre les ficelles.
C'est aussi un effort non-méprisable, peu de gens auraient cette capacité à exprimer leur point de vue aussi précisément.
Ils ont des rêves de hamac. Ils ont bien trop de mains.
Sans être communistes, ils ont les mots d’Harpo.
Trop de mains ? Des communistes avec trop de mains comme en dictature ? Du genre des amis haut placés ?
Est-ce que tu penses qu'il y a une sorte de machine monstrueuse qui noue la fatalité ?
À mes yeux, les codes de la poésie y sont, et la cohérence se tient bien.
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Ben.G.
J'espère bien que tu n'as pas pensé que je n'aimais pas les singes !
Ce n'est pas Cioran qui disait que tout homme qui n'est pas misanthrope à 401 ans n'a js aimé les hommes ? Dans la vie, je suis assez largement engagé pour "les" hommes. L'Homme, lui, plus ça va, moins ça va...
Alan
"Désolé de m'être emporté, tout à l'heure, " C'est peu de le dire... J'imagine que cela vaut pour des excuses.
" Ce poème-là est tellement similaire au mien, que j'aurais bien du mal à nier ta capacité à en comprendre les ficelles."
Non (hexamètres et alexandrins, pour le rythme...).
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Je sais pas commenter la poésie, mais je faisais défiler la page et les premières lignes m'ont accrochée, du coup j'ai lu le texte, mais ce commentaire ne sera pas du tout constructif, désolée par avance !
J'ai trouvé ton texte très prenant, il a un rythme à lui, une musique particulière, qui attrape le lecteur et le dépose à la fin. Je saurais pas analyser les jeux de sonorité et tout ça, mais je l'ai trouvé vraiment bien ficelé. Comme son rythme change, on ne s'ennuie pas, on est entraîné, intrigué, et on en ressort avec l'envie de le relire pour comprendre les choses qui nous ont échappé à la première lecture, je trouve.
J'ai juste regretté deux redites d'idées : le "ils s'accouplent" puis "copulent à tout heure", ça fait un peu deux fois la même idée, à deux endroits différents du texte, ce qui, à la lecture, m'a donné l'impression que l'auteur se répétait un peu. La deuxième répétition d'idée c'est sur le verbe gratter, qui revient plusieurs fois et, pareil, j'ai trouvé que ça alourdissait parce que ça avait déjà été dit.
Sinon pour le reste, rien à redire sur la forme !
Sur le fond, j'ai trouvé le texte intrigant. J'ai pas su départager si c'était comme une critique de certains traits de caractère (le singe comme "vieux sage" méprisé parce qu'il ne s'embarrasse pas du jugement des autres) ou plutôt une réflexion sur l'humanité en général (l'humanité qui n'aime pas les singes parce qu'ils montrent son insignifiance), sans doute parce que j'ai lu un peu vite. Mais je l'ai trouvé bien fichu et je pense que je reviendrai le relire avec plus de temps.
Re-désolée pour le commentaire pas du tout constructif, et merci pour ce texte, pehache ^^
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Merci à toi.
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Moi je t'aime bien
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Tant pis pour toi.
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Un texte intéressant, très riche et bien écrit.
Une belle satire en creux de l'humanité.
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Merci.
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J'aime beaucoup les singes au contraire, bien parce qu'ils sont une "caricature" de l'homme. Quand on les "regarde", enfin on se libère de beaucoup de prétentions parce qu'on se gratte l'un comme l'autre si bien les fesses.
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Ton "au contraire" m'inquiète quant à la compréhension du texte.
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Je n'ai sûrement pas / plus les compétences qu'il faut pour commenter de façon "technique" la poésie, mais d'un oeil presque novice, j'ai beaucoup aimé ce texte. C'est extrêmement bien écrit, les changements de rythme donnent une dynamique réussie. Le fond m'a beaucoup plu aussi, ce que j'en perçois pour ma part, ce serait plutôt comme l'a dit Milora, le fait que les singes illustrent l'insignifiance de l'humanité ; mais avec une part d'insouciance insolente en +. La répétition du "je n'aime pas les singes" au fur et à mesure que le narrateur déroule l'étendue de sa fascination pour eux est très efficace.
Ce que j'ai moins aimé : "On voit bien qu’ils s’emmerdent" : le mot "s'emmerder" m'a dérangée, alors qu'à d'autres endroits, "on voit bien qu'il s'en fout", "ils se foutent d'eux-même", "il se gratte les couilles", tout cela ne m'a pas gênée. Peut-être parce que s'emmerder est encore un peu plus vulgaire... Ou peut-être parce que c'était au milieu d'une phrase (si ça avait été à la fin, je l'aurais perçu comme une accentuation, comme un point).
Ce que j'ai aimé le + : "des yeux chassieux embués de trop profonds secrets" ; et puis la dernière phrase bien sûr, avec le découpage dont elle fait l'objet, et plus encore les derniers mots.
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Merci de ta lecture empathique.
Pour "s'emmerder", s'ennuyer eut été trop léger, et je cherchais, pour l'ensemble (et tu l'as remarqué) un ton parfois proche de la vulgarité.
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Mince, mon message a disparu. je n'ai pas dû le valider.
Je disais donc que ces singes étaient pour nous un implacable miroir, mine (simiesque) de rien.
Très beau texte.
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Mais c'est extra ! Ne change rien.
Cette phrase en particulier est très percutnte, je trouve :
Mimant l’humanité, trop proches, trop lointains, ils sèment le malaise, ébrèchent notre image et tout en se grattant, en se cherchant des poux, ils se foutent d’eux-mêmes, d’eux-mêmes et de nous.