Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Vivi le 02 avril 2016 à 16:53:58
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Prose Élitisme
Entre deux communions,
L'ecclésiastique engeance
Crucifie notre enfance
Avec son goupillon.
Son amour du prochain
Pendant l'Eucharistie,
C'est le plaisir divin
De fourrer son ostie.
Vomir dans ses sermons,
Les travers de ses ouailles,
Puis quêter le pognon,
Qui paie ses victuailles.
Le petit chérubin
Au pied du baptistère,
Sera l'odieux témoin
Des péchés du vicaire.
Tous ces enfants de chœur
Qui servent le seigneur,
Paieront leur innocence
Sur les bancs du silence.
Ces immondes outrages
Qu'ils n'osent confesser,
Font bien plus de carnages
Qu'une simple fessée.
À ces cur'tons en robe,
Leur bible bien épaisse ;
Avant qu'ils se dérobent,
L'enfourner dans leurs fesses.
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EDIT 1 : Fautes et légers désagréments indiqués par Mister Pim & RdL.
EDIT 2 : "Est l'odieux témoin" -> "Sera l'odieux témoin" (métrique foireuse ><)
EDIT 3 : Enfournée -> L'enfourner (c'est plusse mieux ^^)
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Wow c'est malheureusement d'actualité, et super bien pensé/écrit ! J'aime bien cette façon de voir la métrique avec beaucoup d' "oralité", ça se lit d'autant mieux :)
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Bien qu'au XXIème siècle, en France, le discours "bouffeur de curé" soit périmé au regard de l'état où se trouve la foi catholique, on comprend, comme le sous-entend Thauma (Saint?) avant moi, de quel retentissement tes rimes se font l'écho. Prononcer ce texte sur le parvis de l'église Saint-Nizier, à Lyon, je suis sûr toucherait beaucoup les fidèles et gens de passage. Bien entendu, avec la mise en lumière de ces pratiques autant amorales que scandaleuses, il faut avoir la foi du charbonnier pour croire, comme le soutient l'Eglise depuis des lustres, que Dieu a créé l'homme (avec très petit h) à son image.
Sur la forme du poème, l'unique assonance en -é montre une vraie recherche dans le choix des rimes. Je passe les petites erreurs orthographiques (on s'en fout), enfants de c(h)oeur et enfournée dans leur(s) fesses. Le mot salauds gêne. Non parce que c'est un vilain mot. Après tout ce que tu leur mets dans la figure : fourrer son ostie, vomir dans ses sermonts, quêter leur pognon, immondes outrages, tout ça pour aboutir droit dans leurs fesses, l'utilisation de salauds fait too much, trop fort. Cela décrédibilise le propos. On a presque envie de se mettre du côté des curés pour les défendre, tu vois, tellement tu te déchaînes. Tu crées l'effet inverse de celui, j'imagine, escompté. Une colère sourde, plus domptée, serait d'autant plus forte, il me semble.
Je finis sur une belle note. Entre deux communions / l'ecclésiastique engeance/crucifie notre enfance /avec son goupillon, c'est vraiment très joli.
Amicalement
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Salut Vivi,
J'aime bien, c'est frais et plein de tendresse, on sent que tu as une bonne âme. :mrgreen:
Celui-là casse le rythme :
Une bible bien épaisse.
(et pourquoi un point ?)
La strophe trois sans verbe conjugué n'est pas ma préférée.
Bref, j'ai bien aimé, c'est mélodique, engagé et trash, du pur Vivi.
Merci pour la lecture.
Rémi
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J'adore. Pas grand chose à dire de plus. Le titre est génial.
Merci beaucoup pour la lecture :calin:
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@Thauma : merci pour ta lecture :)
@Mister Pim : moui, je vois ce que tu veux dire, je vais essayer de trouver un autre mot pour ces pleutres :mrgreen: (je corrige aussi les fôtes que tu m'as indiquée). Merci pour commentaires :)
@RdL : Tiens, un revenant (tu devais commenter mon poème-défi d'Alan, j'attends avec impatience ^^). Oui, je me suis fourvoyer avec cette bible, je vais truander tout ça en changeant l'article (vu que missel est masculin, ça flingue la rime :ronchon: ). Pour la strophe nominale, c'pas grave, tu t'en remettras ;). A la revoyure :mafio:
@Exta : t'es extra ! :calin:
EDIT : corrigé. (@Mister Pim : j'ai tenté un petit <<cur'ton>> pour adoucir le propos, mais avec une licence poétique qui durci le ton, pask'ils sont quand même très très méchants >:D :P)
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Magnifique poème, j'adore le style.
Une petite idée me vient malgré tout: Pour remplacer cur'ton et accentuer le contraste entre l'enfant et le curé, tu pourrais utiliser leur appellation courante soit "père".
Merveilleux texte, encore une fois, qui m'a comblé tant par le point de vue sur le sujet que par la forme.
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Meric pour ta lecture :)
Une petite idée me vient malgré tout: Pour remplacer cur'ton et accentuer le contraste entre l'enfant et le curé, tu pourrais utiliser leur appellation courante soit "père".
Le problème de "père" est qu'il va générer une faiblesse dans le rythme (et le "e" muet pas super).
De plus, je souhaite vraiment garder un minimum d'irrespect dans l'ultime exutoire ;)
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dans l'ultime exutoire
?
Exutoire ?
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Voui :huhu:
C.− Au fig. Activité qui sert à détourner un excès d'une énergie, d'un tempérament, d'un sentiment. Trouver son exutoire dans qqc.
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J'avais pas pensé au E muet et à la liaison presque obligatoire si l'ont veut conserver la rythmique...
Donc du coup, rien à redire, texte parfait ;D Encore bravo !!!
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Je ne suis pas en désaccord, mais peu importe. Je suis très fatigué de ces fonds scolaires où l'on répète à l'envie des procès schématisés. Je parle sans doute froidement mais j'y vois une cause de mes migraines quotidiennes. Il s'agit d'arrêter de se croire avocat universel dès lors que l'on tient une opinion. La poésie, même intellectuellement engagée, sentimentalise des sujets qui méritent de ne pas l'être, et n'a pas la distance qu'il faut pour s'étaler sur les choses complexes du monde. Le chant ne convient jamais bien à la narration. Mince, il y a des milliers de choses à dire sur ce sujet et le voilà réduit à quelques vers par-ailleurs très agréables et bien écrits. Mais l'omniprésence des opinions cause davantage de tort que l'on ne veut bien le croire aujourd'hui, et je m'en serais voulu de ne pas le signaler, voilà. Pourtant c'est joli, et drôle. Hein.