-
Un fil où déposer des choses légères ou inachevées, des vers dépareillés...
-
On en fait quoi après ? :-\
On peut les reprendre dans des poèmes ou c'est juste une décharge ? :\?
-
C'est libre. On dépose des trucs géniaux très courts, des trufferies vite bâclées, bref ce qu'on ne peut mettre (pour l'heure) ailleurs.
Bises
-
Je vais. J’ai dit là tout mon dire.
Je le dis même avec distance : il va.
Il va sans dire, naturellement.
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
>:(
Monde obscur !
À mort !! Le sang coule dans mes veines,
Je sens, pliés sous mes doigts,
Tout d'un coup en mille morceaux.
>:(
-
A la manière d'un titi d'Paris
Comme la fumée, le tabac grimpe
Répandant un parfum d'oseille,
Vraiment faut croire que tout c'qui suinte
Fait un tabac dans vos corbeilles.
On s'met à sec pour quelques sèches
Alors faut pas v'nir nous conter
Des discours préventifs funestes
P'tête qu'on s'tue mais vous nous ruinez.
-
Brume aux yeux de glace,
Ataraxie enivrante !!
Ô ton haleine à faire perdre
Un poète.
-
et si c'était hier que tout s'était joué
-
Tu les voudrais épais, non percussifs – une céramique concassée tombe de ta bouche.
Tu les voudrais dépourvus de sens et d’harmonie.
Sur la page : planche.
Planche comme les échoués.
Pose horizontale où tu évalues ceux susceptibles de faire l’affaire, en tournant autour du seul, circonstanciel, dont le sens te demeure étranger.
-
Restera la forêt
Restera les pins
Et sous la ramure
Des arbres souverain
A nouveau montera
Le chant leger et espiègle
Des oiseaux vainqueur du gêle
-
Restera la forêt
Restera les pins
Et sous la ramure
Des arbres souverain
A nouveau montera
Le chant leger et espiègle
Des oiseaux vainqueur du gêle
Je t'adore Milena !! :D
tu arrives à hisser ton orthographe à un niveau artistique et aléatoire tel, que je te reconnais à chaque fois sans avoir besoin de regarder qui a posté.
Ton orthographe fait partie de ton langage, et ne vois donc aucune méchanceté dans ce que je dis... :)
Plutôt de la bienveillance... ;)
Bisous !!!
-
tu arrives à hisser ton orthographe à un niveau artistique et aléatoire tel, que je te reconnais à chaque fois sans avoir besoin de regarder qui a posté.
Ton orthographe fait partie de ton langage, et ne vois donc aucune méchanceté dans ce que je dis... :)
Bin j'ai honte un peu quand même ><
Le pire c'est que quand on me dit "y'a des fautes" je relis et j'en trouve, mais sinon je les aurais jamais vue :/
M'enfin c'est pour les bossu ici, ou bien ?
-
M'enfin c'est pour les bossu ici, ou bien ?
C'est pour ça que je ne t'ai pas corrigée.... :)
-
Bin le fil est dédié aux truc pas fini, pas bien fait, donc, heu voilà
Bref ><
Merci quand même gage ;)
-
yep, Gage, mais tu participes du même sens artistique par ta ponctuation, non ?
(Pas forcément aux choses pas finies, aussi aux perles brèves, aux éclats, etc.)
-
Je t'adore Milena !! :D
tu arrives à hisser ton orthographe à un niveau artistique et aléatoire tel, que je te reconnais à chaque fois sans avoir besoin de regarder qui a posté.
Ton orthographe fait partie de ton langage, et ne vois donc aucune méchanceté dans ce que je dis... :)
Plutôt de la bienveillance... ;)
Bisous !!!
:\? oh ! je sens comme une forme de jalousie quelque part...
Les mendiants terrassant les pauvres,
Réunissant l'affront de demain.
Et l'espoir dans tout ça ?
Comme un désir d'autre chose.
-
J'ai modifié mon commentaire, Milena !
Qu'est-ce qu'elle a, ma ponctuation ?
Rien d'artistique dans mes productions, de toute manière... :-\
D'où ma jalousie, cher Alan !
-
@gage, :-*
-
Sonnets de circonstance
Si vous saviez combien je vomis vos « mesures »
Vos haines à demi, vos obligeants silences
La belle hypocrisie des melliflues sentences
Dont vos lèvres pincées nous offrent la morsure.
Si vous saviez combien m’indignent les blessures
Que vos mots sous couvert d’une bourgeoise aisance
Infligent à ceux qui n’ont pas vos complaisances.
Je vous hais castrateurs seigneurs de la censure.
Que mon indignation me lave des souillures
Et que la perfidie, soumise à la césure,
De vos secrets mépris, de vos jalousies rances,
Me récurant- à l’os !- m’épargne la tonsure
Que vous me promettez de vos yeux de lémure.
Jamais ne renierai l’amour ni l’insolence.
Oh ! votre politesse a l’exquise saveur
Des meurtres en famille et des chapes de plomb.
Ne rien dire. Ou de loin. Ou en groupe. Ou quand l’*on*
Permet de camoufler le je sous la rumeur.
Je la retrouve encore respirant dans vos vers.
Gommer l’aspérité, le vers faux qui dit vrai,
L’image ahurissante et l’azur qui effraie,
Goûter le ronronnant impeccable et sévère.
Ce poli-là écrase, ébarbe ou émascule.
Enveloppé, au chaud ! en un triste linceul,
L’esprit n’est plus que forme évidée, ridicule.
Ce poli aiguisé rejette dans l’insane
Ce qu’il ne comprend pas. Que mon rire d’iguane
Résonne et déraisonne ! Et tant pis s’il est seul.
Jamais pris en défaut, étant sans qualités.
La bouche en cul de poule et les lèvres pincées
Ayant pour les quelconques un bon mot bien gluant,
D’un pas de sénateur, il avance, prudent,
La panse vers l’avant et les mains bien rincées.
Ce Raminagrobis gavé de patenôtres
Ronronne élégamment comme un matou castré.
Ne brille rien en lui, hormis son poil lustré ;
Paterne, cauteleux, comme il sait louer l’apôtre !
La griffe est là, patiente, à l’abri des regards,
Quand d’une voix mielleuse il enfile les truismes
Soucieux d’affirmer les *vraies* règles de l’art.
Ô Tartuffe Honoré ; Ô Bégearss moderne
Toute ta perfidie s’érige en priapisme
Quand dévoile le vent : ta vessie, ta lanterne !
-
Piou piou
Cui cui
Scrogneugneu
-
amen
amène
ah, mes noeuds
-
les cons en escadrille se rêvent en faucons
-
Pouah, joli :D
-
Piou piou
Cui cui
Scrogneugneu
En grande forme ! J'en suis estomaqué.
-
amen
amène
ah, mes noeuds
Bravo ! Vous vous êtes surpassé.
Vos plus jolis vers à n'en pas douter.
-
Bravo ! Vous vous êtes surpassé
merci
mes amitiés à l'auteur ;)
-
Il n'y a pas de quoi, c'est toujours un plaisir (hilarant) de lire vous prouesses. Et la forme brève vous réussit vraiment; même sans signature, je vous aurais reconnu.
-
Il n'y a pas de quoi, c'est toujours un plaisir (hilarant) de lire vous prouesses. Et la forme brève vous réussit vraiment; même sans signature, je vous aurais reconnu.
clair, et celle-là, tu m'aurais reconnue :D
Je vais te prendre a texte
Avec une fable
Pour bien râper les mots
:mrgreen:
-
Je propose cela ici.
Pourquoi l'avoir écrit : pour calmer le cœur et l'âme de mon imaginaire.
Pourquoi le poster : sûrement pour partager et tenter de rendre par des conseils cela plus explicite. Je ne sais pas...
Une étoile s’éteint, l’oiseau de feu s’endort.
Une lame en son corps, tout de rouge la teint,
Mais plus rien ne l’atteint, ni le froid, ni la mort.
Et l'homme qu’elle abhorre, repart dans le lointain
Au palais de satin, loin d’elle et de ses sorts.
-
Superbe, Luna !
Juste une syllabe de trop au v.4, mais ça vaut le coup d'y revenir
-
miaou '-'
-
p'têtre rien ?
(j'dis ça, j'dis rien...)
-
En jouant sur plusieurs images lier à l'eau ou la goute ? La comme sa je pense au bruit insupportable de la goute d'eau qui tombe sans fin du robinet. Ya aussi le supplice de la goute qui est pas cool.
-
mew '-'
-
Superbe, Luna !
Juste une syllabe de trop au v.4, mais ça vaut le coup d'y revenir
Merci :-[
Je sentais que j'en avais mis une en trop quelque part... inconsciemment, je voulais dire "repart au lointain", ça veut bien dire ce que ça veut dire...
Bon bah, j'ai plus qu'à travailler ça ^^
exta' si j'ai des idées, je t'envoie :) ça peut te débloquer (moi aussi, ça me démange d'écrire sur l'eau en ce moment)
-
et pourquoi pas ouvrir un fil collectif "sur l'eau" où les gens de bonne volonté (cad ni les trolls ni les donneurs de leçons ni les "suffisants") essayeraient, ensemble, de pondre un ou plusieurs petits œufs liquides ? (Si on veut bien de moi, je suis partant.)
-
Le texte en question. (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,20401.msg333173.html#msg333173)
Au final, j'ai juste retiré le "Et", mais je trouve cela moins pertinent. Je reviendrai !
et pourquoi pas ouvrir un fil collectif "sur l'eau" où les gens de bonne volonté (cad ni les trolls ni les donneurs de leçons ni les "suffisants") essayeraient, ensemble, de pondre un ou plusieurs petits œufs liquides ? (Si on veut bien de moi, je suis partant.)
Je ne sais pas. Dans ce cas, autant poster ici :) que ce soit sur l'eau ou autre chose, ces petits bouts d'entité y seraient les bienvenus.
-
à part qu'ici, c'est plutôt un lieu où déposer "son" travail.
-
à part qu'ici, c'est plutôt un lieu où déposer "son" travail.
Pas faux ^^.
J'avais d'ailleurs deux phrases "bateau" comme point de départ pour exta' :D
-
Gribouille et bafouille,
Petit écrivain.
Bidouille et bredouille,
Petit musicien.
-
et pourquoi pas ouvrir un fil collectif "sur l'eau" où les gens de bonne volonté (cad ni les trolls ni les donneurs de leçons ni les "suffisants") essayeraient, ensemble, de pondre un ou plusieurs petits œufs liquides ? (Si on veut bien de moi, je suis partant.)
hum
ce qui sous-entend un fil autorisé à certains membres mais interdit à d'autres...
ça rappelle quelque chose
je trouve que cette proposition a des relents particulièrement nauséabonds
-
:-[ :-[ :-[
Cette hache levée
Je l’aimerai enterrée.
Que l’eau, dans sa douceur,
Coule sur nos malheurs,
Et apaise nos cœurs
De leurs vieilles rancœurs.
:oxo:
ce qui sous-entend un fil autorisé à certains membres mais interdit à d'autres...
Moi, je veux, si ce fil s'ouvre, qu'il n'y ait que de la joie et de la bonne humeur pour parler de l'eau en vers ou en prose. Et tous ceux qui souhaitent y venir sont les bienvenus :) (oui, je suis très bisounours parfois (https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Fmedia.tumblr.com%2F2467581271d2e6bf789365f50a6772a6%2Ftumblr_inline_n27y0bdlkI1qid2nw.gif&hash=be6457420a48d24e339c230548ef432e22614de6))
-
Tu as raison Luna. Mais quand on l'esprit nauséabond, on projette sur le monde sa propre malfaisance.
Il est évident que tous ceux qui ont envie de produire quelque chose ensemble seraient les bienvenus. Cracher dans la soupe n'est jamais malin.
-
et pourquoi pas ouvrir un fil collectif "sur l'eau" où les gens de bonne volonté (cad ni les trolls ni les donneurs de leçons ni les "suffisants") essayeraient, ensemble, de pondre un ou plusieurs petits œufs liquides ? (Si on veut bien de moi, je suis partant.)
hum
ce qui sous-entend un fil autorisé à certains membres mais interdit à d'autres...
ça rappelle quelque chose
je trouve que cette proposition a des relents particulièrement nauséabonds
Je pense que pehache sous-entend simplement que ce serait un fil de bonne entente sans prise de tête, pas qu'il faudrait en interdire l'accès à des membres en particulier. Ta mauvaise foi est un peu fatigante, à la longue :(
-
.
-
T'as tout pigé, Ahora.
-
et pourquoi pas ouvrir un fil collectif "sur l'eau" où les gens de bonne volonté (cad ni les trolls ni les donneurs de leçons ni les "suffisants") essayeraient, ensemble, de pondre un ou plusieurs petits œufs liquides ? (Si on veut bien de moi, je suis partant.)
hum
ce qui sous-entend un fil autorisé à certains membres mais interdit à d'autres...
ça rappelle quelque chose
je trouve que cette proposition a des relents particulièrement nauséabonds
Je pense que pehache sous-entend simplement que ce serait un fil de bonne entente sans prise de tête, pas qu'il faudrait en interdire l'accès à des membres en particulier. Ta mauvaise foi est un peu fatigante, à la longue :(
c'est un peu péremptoire, non ? :\?
qui te dit que je n'étais pas d'humeur badine ? :P
(j'aurais peut-être dû mettre des smileys) :viviane: :viviane: :viviane:
-
loin des sentiers battus par mille fuseki
Noir tisse sa toile enracinée nord-est
s'en suivent quelques coups en tous points joseki
claqués sur le giban par des mains aux doigts lestes
Une pause il inspire observe le plateau
son plan semble marcher il est toujours sente
son dessin s'articule autour de points vitaux
de leurres et d'aji dont il goûte l'attrait
La partie se prolonge et Noir partout l'enserre
ses espoirs peu à peu sont réduits en ficelles
ses doigts lui semblent gourds pesantes sont les pierres
la défaite distille âcrement tout son fiel
Il pense au Honinbo au vieux Kawabata
il pense à ce qui fut et que l'homme a perdu
- non pas de seppuku non pas de katana-
alors par déférence il se lève et salue
-
avortons je naquis
aussitôt né aussitôt orphelin
j'eus le tort d'être bossu
ma vie ne fut que bribes et brimborions
emmaillotés de lambeaux dérisoires
sans éclat
sssssssss
et me fut refusé l'azur
et vivre ne fut que bleus
-
.
-
gris-gris
amulettes de bois aux formes s’effaçant
gris-gris d’ambre ou d’onyx d’os ou d’ivoire
tachés de larmes de sperme de sang
fétiches endormis sous des draps dans l’armoire
Pauvres choses flétries désormais sans pouvoir
sur l’amour ni la chasse ni la pluie
vous attendez patientes dans le noir
insensibles à la peur à l’oubli à l’ennui
-
Je vois pas où poster "ça", alors...
Mon monstre
Rongé jusqu'à l'os
Bouffé jusqu'à la moelle
Terni, albinos
Noir de suie et noir de ciel
Caché au fond de sa caverne
Il me fait peur, ce monstre énorme
C'est en tyran qu'il me gouverne
...c'est moi qui l'ai rendu difforme...
Laissé pour compte
Délaissé et assoiffé
Caché par honte
Enfermé, puis oublié...
C'était ma voie et ma décision
Mais parfois, j'aimerai le laisser
parler, hurler, geindre, à foison
Le laisser sortir de sa prison
Ce monstre laid et adoré
C'est mon cœur, que j'ai abandonné
-
Il pleut, mon amour, il pleut !
Par milliers, elles s’écrasent
Elles font un bruit de Dieu
Je m’arrête, en extase
Puissent-elles tout le jour
Crever et noyer
Bétailles et bergers
Pour mon plus grand bonheur,
Elles font jaser les vieux
Et puis branler les cieux
Oui, puissent-elles ne jamais
S’arrêter.
-
Ceci n'est pas une poésie.
(ni une pipe).
J'ai essayé parfois de te prêter une oreille
qu'en as-tu fait ?
De ton côté, tu ne m'as pas rendu la pareille.
Depuis, je ne dors que sur l'une.
Et l'autre,
l'autre, celle, autre, que tu m'as rendue
négligemment
ne l'entend pas de cette oreille.
*
Résumons-nous
Économisons-nous.
Où en étions-nous ?
Où en étais-tu ? Car si j'ai bonne mémoire
tu soliloquais
à tout va.
*
Tes discours
Ni plus ni moins
mais pas pour autant pareils...
C'est dans le ton qu'il faut chercher la différence
Ni plus quoi ? Ni moins toi ?
*
Souviens-toi.
Rappelle-moi.
Ni aujourd'hui ni demain.
Le fil est coupé
La ligne est en dérangement.
-
je remonte (non, non, ce n'est pas un poème de ***, c'est juste une remontée).
-
Ce n'est pas un poème à proprement parlé, mais un message envoyé à un destinataire précis ;)
un message a été déposé
un poème printanier
une réponse est souhaitée
cher destinataire, quelle est votre pensée ?
-
Tristesse des départs quand lisse et blanc le chœur
ne largue nulle amarre. Mer d'huile, mer étale
où ne palpite nul bouquet, nul pétale
Est-ce moi qui m'en vais-les autres qui demeurent?
-
Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais envie de l'écrire :)
C'est une quasi-constante que je remarque sur mes livres ^^
Livre corné,
Livre trimballé,
Livre aimé.
-
hop !
-
Qui va là ?
Un bateau ivre
Son filet échalas
Qui va là ?
Un poète oublié
Le mot qui s'en va
Qui va là ?
La phrase fracassée
Son idée restera
Qui va là ?
Un pion, une hache oubliée
La fée du logie et luna ahora
Kerena Vir extasy
Ou Milena train(ne)
Alan gage weg pim pam poum
Sous la baguette à Viviane.
:-¬?
-
Je chérissais l’aurore aux doigts de racoleuse
Qui vous offre ses fleurs sans tenir ses promesses
-
le poème est une flèche
qui vise l'inaccessible
que le lecteur soit de mèche
ou non - il n'est pas la cible
-
Sympa ce quatrain :D
Il faudrait l'entouré d'une suite ça serait chouette ^^
-
le poème est un vieil oiseau (pour enfants)
D’abord ce sont des mots qui filent
comme comètes entre les doigts
comme le sable ou bien la joie
des fils de soi qui s’entortillent
mais déjà le poète expire
l’Inspiration- une étincelle !-
se sauve fuit se fait la belle
le poète doute il soupire
alors il contemple la chose
peut-être une île un archipel
des palmiers l’océan du sel
et puis attend que ça repose
les lendemain surlendemain
il reviendra souvent patient
la scie la lime entre les dents
créer des portes et des liens
il lui faudra plusieurs pinceaux
pour que les sons entre eux s’assemblent
avec le sens aussi ensemble
et pour le rythme le tempo
éliminer les adjectifs
lisser encor l’aspect sonore
poncer polir les métaphores
parfois creuser jusqu’au plus vif
alors un jour il est possible
que le poème soit fini
qu’il s’envole loin de son nid
s’il a trouvé enfin sa cible
-
Hop, je le remonte, histoire de rappeler que tout le monde peut déposer ici ses invendables, ses inclassables, ses petites formes...
(28° cet a-midi, qui dit mieux ?)
-
Et donc, un claudiquant de l'an de grâce 2012
dont j'ai trop honte que pour oser le poster normalement :huhu:
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
La cour
Tache de souvenir. Mon petit cloître. Un battement de joie fait ricocher le temps.
Paroles de fenêtre à fenêtre. Désirs furtivement en place. On est samedi, j'ai revêtu ma robe lyrique.
Ton visage glisse dans le soleil comme un feuillage.
-
(Joli, ça Tigrani.)
Héraclite et Pythagore
tout est nombre ô Pythagore
de la corde de mon luth
à la clef du nombre d’or
tout est harmonie ou lutte
tout est rythme tout est flux
je me méfie des images
enjôleuses filles nues
qui nous gardent en otage
comme une photo figée
la poésie sans musique
l’oiseau a une aile brisée
... l’envol est problématique
(Où pourquoi je casse les pieds dans cette section sur le rythme)
-
Après un contrôle de maths raté...
Croire en le doute,
C'est l'admettre tout à fait,
Son existence lui retirer:
A jamais le congédier.
-
Non, je ne ferai pas cet idiot pari de Blaise
Ensevelir mes jours sous le poids sourd, gourd des glaises
Et j’aimerais que couve, Phénix sous la braise
Ce vent qui sans soupirs ni ne meurt ni ne s’apaise
Que la rime des heures nous soit bonne ou mauvaise
Que nous soyons de tels clans, baisions dans ce diocèse
Que nous sachions ou non le temps d’une parenthèse
Nous allons où va tout ce qui va, même punaises
J’aimerais chanter les bras en croix sur la falaise
Une complainte moitié savante et moitié niaise
Et de là-haut- un funambule sur son trapèze ! –
Je dédierais à ceux qu’ont le cul entre deux chaises
Ma mélodie amère, le chant du cygne treize.
-
Paix
Plonge loin tes racines, vieux cep
Au-delà de l’amer, au-delà,
Invente ici l’insecte béni
Xylophage du bois de la croix
-
Paradoxal
Nietzsche l’a dit le « je » n’est rien
que du mythe un assemblage
ce trait on le fait sien
facilement tant il est sage
-
:mafio:
-
je voudrais m'icariser dit la taupe à son geôlier
-
ta cuisse longiligne est un rêve d'oiseau
-
Ils sont beaux les vivants,
Leurs visages papiers froissés
Maquillés de poussière
Que des pieds traînant balayent aux caniveaux.
La nuit tombale hôte sa stèle,
Des matelas cimetières on se relève
Et l'on y marche à ciel ouvert ;
Ils sont beaux, les vivants.
-
je n'ai pas envie de rire
entre lepen et macron
je ne sais qui est le pire
libéralisme et pognon
contre fascisme à la con
tous les deux sont mortifères
de mon pays j'suis pas fier
-
il est temps de partir sur la pointe des pieds
-
Oui '-'
-
Je trouve que le dernier vers fait un peu tâche avec l'ensemble, j'aurais apprécié une pointe plus travaillée
Mais sinon c'est chouette ^^ et oui je suis assez d'accord
-
Le jus de betterave.
C'est pourrave.
Ouais.
-
Pièces communes
Sans rancune ?
-
Pièces communes
En libre échange
-
des cérébraux abysses
des bulles de mémoire
remontent se gonflant
-
Pehache, c'est un fil collectif. Si t'aime pas ce que je fais, passe ton chemin. Ah et juger des gens comme ça, c'est pas super sympa.
-
Il faut de tout pour faire monde
Peace les amis ^^
Et moi j'ai bien aimé nos échange
En poème alterné
-
des cérébraux abysses
des bulles de mémoire
remontent se gonflant
-
.
-
Quand le loup vit, bleue, la rivière,
il revit les yeux de l’enfant
perdu tout seul dans ses prières,
un cou fragile, un coup de dents…
et cette soif depuis hier.
merci ratureuse, écrit ce soir grâce à toi
-
.
-
chat gris chagrin chat noir
chat charmant nonchaloir
chat chaton félidé
greffier chat - c'est l'idée
-
"Un jour je m'en irai me noyer, en Afrique" B.D.
-
(si tu parles de ratureuse c'est elle-même qui a tout supprimé avant de demander la suppression de son compte.. Sinon je vois pas de quoi tu parles..)
-
Onze heures
Autour du lustre éclairé tourne une mouche,
Dans un sens, puis dans l'autre sans s'arrêter.
Pour changer, pas un mot ne sort de ta bouche,
Quant à moi je n'essaie plus de discuter.
À quoi riment ces soirées ? Tu lis sans lire,
Je me consacre aux factures en souffrance.
En souffrance... un mot à triste résonance...
Désormais, nous n'avons plus rien à nous dire.
-
Touchant ce poème, Gage.
-
Je te remercie Zèle Divin,
c'était une petite expérience de vers à onze syllabes. Je suis content que cela t'aie touché.
Merci encore.
-
Des petits bouts dont je ne sais pas bien quoi faire.
C'est au matin l'éveil blanc,
Où le corps se rassemble,
Tel un doux monument
Qui s'entête et qui tremble.
Ma déception flotte,
Comme un poisson dans l'air.
Je me noie, je vivotte,
Je ne sais plus quoi faire.
-
arrive alors le jour où l'on n'a rien à dire
-
Peut-être, écrire est aussi bête, que de vouloir attraper un filet d'eau, avec une épuisette.
Peut-être, @Pehache.
-
quand on comprend un jour que nos mots n’intéressent
personne ou par hasard et souvent par erreur
lors on écrit pour soi comme on cueille une fleur
puis une autre et une autre et dont on fait des tresses
des colliers de tiaré qui sèchent sur la feuille
ou dans l’ordinateur
faute d’oreille on meurt
et nos mots avec nous nos espoirs et nos deuils
notre meilleure part nos battements de cœur
et qu’importe après tout le chagrin pèse lourd
et mon âme en déborde imbibée comme éponge
bègues balbutiements ou tâtonnements gourds
ma vie n’aura été qu’un vain et triste songe
-
Miroir, mon beau miroir,
Si fragile et limpide,
Un souffle sur ta mare,
Et le ciel se ride.
-
L'eau ruisselle entre tes jeunes racines,
Abreuve ces bras clairs et les anime.
J'ignore ce qu'il te faut, dans ta vie close,
On pourrait croire bien à mal, peu de chose.
-
mon âme a débordé le miroir du matin
-
Au bord du vide
Poussez moi donc,
Que je tombe un peu,
Dans ce trou sans fond,
Où tombent vos yeux.
-
il était une nuit dans les ourlets du jour
-
Miroir, miroir serein
Tissu fébrile (d'un rien)
Que boit si bien ma peau,
Pourquoi suis-je si bien
Au bord de ton eau?
-
L'appétit dévorant,
Qui voudrait se résoudre,
Bat mon coeur intimement,
Sans vouloir en découdre.
:D
-
Le bonheur ? Un mot que l’on caresse,
que l’on croit entrevoir, au miroir
déformant du souvenir. Déesse
plus que dieu, béate en son boudoir.
Le bonheur, c’est un mot que l’on suce,
Un sucre dont on se dit hanté.
Brille l’œil, on frôle l’infarctus !
Bonheur es-tu bon pour la santé ?
Le bonheur ? On donnerait son âme,
Si on en avait une, à donner,
On brûlerait sa vie, pour la flamme
Chétive d’un feu de cheminée !
-
il était une nuit dans les ourlets du jour
Beau rideau.
-
Mathias est mort, il avait onze ans
aujourd'hui, j'ai moi aussi onze ans.
-
...
-
Perché,
sur les épaules d'un géant.
Un machiniste,
baisse le rideau.
-
Ils diront que la nuit est l’écluse des rêves
que je me suis sauvé par la voie des poissons
pour m’en aller rejoindre apaisé l’horizon
où je pensais trouver le nectar et la sève
marcher sur cette ligne irradiant les possibles
et les multipliant Ils diront qu’une nuit
vint le pêcheur d’étoile et qu’il me prit pour cible
m’emmena par la main tendrement jusqu’au puits
y jeter quelque pierre une obole un adieu
ils diront la légende ils diront ce qu’ils croient
ils en diront si peu- du temps telle est la loi-
la lune elle s’en fout moi je voulais du bleu
(9:05:2017)
-
nos ancêtres chasseurs célébraient par des rites,
des danses et des chants, le bref compagnonnage
du prédateur et de sa proie. Mais c’était l’âge
sombre, dit-on. Qui vit un abattoir hésite.
Nulle « sensiblerie », des sentiments m’habitent,
moi, le mangeur de viande amateur de chair rouge,
face aux bêtes pendues, « endormies », mais qui bougent
encore, agonisant, péniblement s’agitent..
Un pareil égoïsme, le même aveuglement
préside à tous nos choix. On exploite, on aliène,
on soudoie, prostitue, plie sous le poids des chaînes,
on bombarde, l’on vend à tous nos armements.
Mais surtout on se tait, on berce nos misères,
on achète un diesel, on vote pour des pitres,
on se ment, on adhère, on parie nucléaire,
on reste nez collé à l’écran, à la vitre.
On parle comme il faut, on ne s’excuse pas,
On respecte la norme et fleurit la novlangue,
On ne réfléchit plus, les médias nous haranguent,
Et la publicité nous vante ses appâts.
On mendie dans nos rues, on expulse, on bavure,
tout va très bien, madame la marquise exulte,
on nous nie, nous ignore, on nous mange en friture,
le champagne est exquis, le dividende éructe.
Veaux enconnés de propagandes imbéciles,
allant vers l’abattoir inconscients et grégaires,
les cerveaux évidés, gorgés de miel et bile,
voici notre miroir, on l’appelait la Terre.
-
Et sous les nuances bleutées d'une forêt en cristal,
des papillons phosphorescents fôlatrent,
pour butiner de la rosée d'amethyste.
-
Solidarité
solitaire ou solidaire
chacun fait son choix
l’un des deux est salutaire
l’autre non je crois
où sont les frères humains
que chantait Villon
où l’esprit de rébellion
j’ai perdu ta main
je croyais que sur la Terre
n’était qu’une race
qu’avant de finir poussière
on s’aime on s’embrasse
je me suis trompé sans doute
chacun son chemin
oui mais j’ai perdu en route
c’est triste ta main
-
Solidarité
solitaire ou solidaire
chacun fait son choix
l’un des deux est salutaire
l’autre non je crois
où sont les frères humains
que chantait Villon
où l’esprit de rébellion
j’ai perdu ta main
je croyais que sur la Terre
n’était qu’une race
qu’avant de finir poussière
on s’aime on s’embrasse
je me suis trompé sans doute
chacun son chemin
oui mais j’ai perdu en route
c’est triste ta main
L'autre ne l'est pas.
Que l'on s'aime et l'on s'embrasse
Je suis tombée dans le doute
-
Non ce n'est pas le vent, écoute, tends l'oreille....
-
Je voulais essayé de transformer certains de tes vers. Le dernier vers proposé change le sens, donc à oublier.
De temps en temps,
L'esprit sommeille.
-
Être dans le battement d'une voix,
Dans le pli d'un trait,
Si fragile et sans voix,
Si perdre et si trouver.
-
Fin d'été,
une feuille morte sur le trottoir.
-
Des poissons sortiraient de ta bouche
Des minarets de ton turban,
Mon bon coeur ne prendrait pas la mouche,
Et t'aimerait tout autant.
-
Autant de mots orphelins,
Enfantés pour l'été, sans train.
-
(j'effacerai/ remplacerai par un "pouème", en attendant: )
Des poissons sortiraient de ta bouche
Des minarets de ton turban,
j'aime énormément
et j'aime bien aussi le distique de vertgris.
Ils diront que la nuit est l’écluse des rêves
que je me suis sauvé par la voie des poissons
pour m’en aller rejoindre apaisé l’horizon
où je pensais trouver le nectar et la sève
marcher sur cette ligne irradiant les possibles
et les multipliant Ils diront qu’une nuit
vint le pêcheur d’étoile et qu’il me prit pour cible
m’emmena par la main tendrement jusqu’au puits
y jeter quelque pierre une obole un adieu
ils diront la légende ils diront ce qu’ils croient
ils en diront si peu- du temps telle est la loi-
la lune elle s’en fout moi je voulais du bleu
-
Murmure beau bouleau,
Sur la brise qui prend tes feuilles,
Murmure le dernier fracas
De la mare intime et seule.
-
"Ils diront que la nuit est l’écluse des rêves
que je me suis sauvé par la voie des poissons"
J'aime beaucoup tes vers Pehache.
-
Les gâteaux au chocolat,
ça salit les doigts.
-
J' aime bien ces derniers vers, Pehache. On dirait du Louis Aragon. La chute sur la note de bleu est séduisante.
Mais puits / y : redoublement du i !
-
Les géants évoquent l'oubli
De l'observateur apathique
De l'inégalé,
Et ainsi prennent-ils placent dans le déracinement des forces
De l'angoisse
Et de l'inspiration.
-
À quel titre ?
La société, c'est de la merde :
J'écris pour ta main,
Un quatrain sans titre.
Quelques minutes après...
Ce faux bonheur phare,
Nocturne nuit.
Pourquoi métisse putain ?
Musique à toutes les Annie,
À toutes les Myriam,
Ta nouvelle demeure.
Berserk jazz ?
Gnossienne n°1 d'Erik Satie ?
Mon adhésion à cause de toi,
Des refrains.
Je pense à toi mon enfant,
Seule
Loin de vous.
Confusion à Marie-Christine C.
Poème debout.
[Désolé, c'était trop tentant]
-
Helena, je tue comme il vous nourrie.
L'heure luit sur ta montre, Tonton s'assagit.
-
Amour naissant, amour partant,
Visage dans la nuit, dans le renouveau des jours,
Estompé, disparaissant, dans la ronde des choses.
Aura-t-on perdu quelque chose?
-
Bonjour Pelache .
Je ne sais si j'ai bien lu ton offre
" un fil où déposer des choses légères,ou inachevées, des vers dépareillés"
J'ai donc parcouru et j'arrive sur " Sonnets de circonstances " écrits de ta plume qui me laisse pantoise il m'a fallu l'aide du Larousse et encore pour ne rien laisser passer ... mais j'acquiesce c'est fortissimo mais pas simple comme tu proposes!!!!!!!
Mais je te dis merci car je me suis enrichie en transformant entre autres , grâce à toi
: Sentences mielleuses en "melliflues sentences "
:En découvrant truisme - je ne connaissais que l'altruisme qui n'a rien à voir .
Encore merci et bravo!!! Tu es très lettré.
-
ils diront que la nuit a troqué ses mystères
pour l'amour éphémère et vain d'une luciole
-
Le soleil, amoureux de la lune
Désespère tout le jour,
Mais à la venue de la nuit
Nous vivons dans l'ombre de leur amour
-
Le soleil, amoureux de la lune
Désespère tout le jour,
Mais à la venue de la nuit
Nous vivons dans l'ombre de leur amour
Très élégant ! Tu m'impressionnes, Ben. :huhu:
-
Coupe du nœud pascalien
Quand nous ne saurons plus les chemins de nos pères,
leurs métiers, leurs chansons, la trace de leurs pas,
nous vivrons entassés sous le plafond de verre
sur lequel les nantis exhibent leurs appâts.
Les paillettes des stars, leurs photos en pâture
sur le net, leurs amants, leurs superbes maîtresses.
Imitant leurs excès, pauvres caricatures,
Nous serons chiens de garde, aras de leur détresse.
Quand du passé, en fin, nous ferons table rase,
les liens s’effaceront, l’harmonie de l’échange,
lors, nous végèterons comme bêtes en cage
et n’aurons plus le choix entre la bête et l’ange.
-
Laissez-moi vous conter l'inénarrable histoire
De ce cauchemar vivant rêvant de retrouver
Son doux sommeil d'antan que lui avaient ôté
Sa propre cruauté, sa polluée mémoire.
-
Elle a un quelque chose d'imprévisible
D'insaisissable
Explosive
Écrasante
Au bout de ma pensée
Elle me porte, et m'enlève au loin
Sans limite
Loin des inquiétudes
Sans arrêt
Elle en a décidé, c'est ainsi
Elle écrit avec aisance
J'aime ses intrigues
J'y plonge avec passion
Envoûté comme par quelque sortilège
Elle m'a volé mon âme !
Elle m'attache à son amour !
Je lui ai glissé mes sens
Pris dans la ferveur
-
Et l'on parcourt du doigt
Une étoile puis une autre,
Sans mesurer le poids
De ces brillants apôtres.
*
On a peur de trop toucher
À l'image vague et vaine.
Car ce trop peu de concret
Nous donne bien trop de peine.
-
J'aime le murmure des eaux sur ta peau,
Le pâle écho des peines, au pavillon de tes oreilles,
Ta vue, tes regards en amande brisée,
Ta grande bouche toujours disposée,
L'incertitude qui tourne autour de toi,
Je me demande, va-t-il ou va-t-il pas?
J'aime tes dents si prête à croquer
La vie que j'ai peur de goûter.
-
Ta grande bouche toujours disposée,
Je trouve ce vers un peu en dessous, et ca fait bizarre que le vers sur les dents ne soit pas dans la continuité de l'énumération du corps (j'imagine que tu as hésité)
Mis à part ça, c'est très joli. (les deux premiers vers que j'aime beaucoup)
-
vanitas vanitatum et...
-
Aubes
I
L’aube tentait déjà les prisonniers du gel
Entrouvrant ses bras blancs aux mains de marbre des amants
II
L’aube teintait déjà les persiennes de gris
(l’amour était allé, comme évanoui, avec la nuit)
j’imaginais dehors, en un temps impartial,
le cri de mouette aveugle du pêcheur de crevettes
(Creu…Vett’ fraîche !) dans les rues de la ville, à l’infini, répercuté.
Le sommeil abandonné, comme trahi,
(trop vieille amante délaissée) je songeais à l’aurore
à l’éveil à toujours à jamais. Je songeais à l’être désuni.
Et l’aube recouvrait les persiennes de gris.
III Ihr seht so blass, Vater
Il était une nuit une musique belle
voluptueuse incertaine et inquiète
aux danseuses de jade à l’ébène mêlées
Il était une nuit en ses senteurs parfaite
sorbet de pomme et pâleurs africaines velours
du verbe
parfum de femme terre des herbes
Il était une nuit aux voiles déchirés
une nuit picorée de miracles infimes
rejetant dans l’oubli nos trouvailles bancales
nos larmes trop polies de vieux oiseaux infirmes
il était une nuit comme on parle du jour
une nuit d’où la mort s’éloignait peu à peu
promesses d’avenir étoiles en poussière
il était une nuit comme un conte d’enfants
une nuit d’amour blanc à tes lèvres opales
-
IV
Sur la pointe des pieds, honteuse on le croirait,
elle pointe son nez, le plus souvent tout rose
pâle d’abord et bientôt rougissant, sans cause.
Je me lève, m’habille- elle est déjà barrée !
V
L’aube- à y bien réfléchir on l’avait oubliée-
l’aube se mêle à la fatigue en un regain de sève
déraillent nos pensées par les mots enchaînées
aubépines perçant la soutane du rêve
Aubaine inespérée tu me saisis la main
Et puis nous nous couchons assez tôt le matin
-
immobile
le silence n’est plus que denrée chère et rare
l’espace toujours meublé de bruits divers que j’ai
appris à distinguer localiser trajets
portes toux chasses d’eau j’efface le bizarre
je sais tout je devine le reste immobile
je n’entends pas mieux non je tends de tout mon être
l’oreille et bonheur quand on ouvre une fenêtre
j’écoute les oiseaux leurs chants doux et labiles
on vient me voir aussi et ce n’est pas facile
de sentir sous les mots toujours si bienveillants
poindre la lassitude et le renoncement
alors je bouge un peu papillonne des cils
je ne parle pas je vois à peine j’entends
j’entends battre mon sang quant au tour de moi-même
je l’ai fait quelquefois je suis là nu et blême
attendant impuissant gisant dans des draps blancs
-
la poupée retrouvée dans la vallée des Reines
touche à l’universel comme dès dans le sable
de Gizeh mon amour tout le sang de nos veines
s’est écoulé brûlant dans le temps périssable
-
et le vent dans la vague a des relents charnels
-
(---_---) (---_---) -_- (---_---) (---_---)
(---_---) _-_(---_---)
(---_---) (---_---) -_- (---_---) (---_---)
(---.---) -.- (---.---)
-
oui
-
Purée de neurones
Sur un brouet d’idées nues
Arrosant le zinc
-
Des sans-dents de l'un à ceux qui ne sont rien
de l'autre, on voit assez qui sont nos gouvernants:
des aspirants nantis, hautains et arrogants,
qui nous jettent les os, moisis, de leurs festins.
-
le lagon hésitait entre le bleu le vert
et l’écume frangeait de cils blancs ses paupières
je ramais en cadence et mon va’a filait
pour le temps d’une danse une vague surfée
je croisais des dauphins amusés et prudents
les saluais de la main ils me montraient les dents
poisseux de sueur d’embruns je goûtais au néant
-
Warhol sans Vietnam
Le symbole brule dans les flammes
De sérigraphies
-
Pour Milora (parce qu'écrit à l'instant en 5' -preuve de mes contradictions)
Nous qui croyons à l'art, nous sommes si souvent
pauvres choses blessées, éponges à chagrin,
excessifs et hantés par des désirs, des faims,
qu'on ne sait assouvir. Alors, on jette au vent
nos mots de désespoir, bouteilles à la mer
dont par avance on sait le destin englouti
et que toujours triomphe absurdement l'amer.
-
Jeune poète
Recherche belle égérie
En alexandrins
-
les enfants du mépris ont la langue pendue
le regard abrasif l'esprit veule et tordu
-
Mes plus simples mots
Sont si sots
À la frange du cerveau
Pas même un i
Pas même un o
Ne parle pour moi
Du fin fond de mon émoi.
Ah canailles, fripons,
Ils n'ont pour moi
Pas même une chanson.
-
Au murmure qui prend forme
Dans les eaux de l'automne
Au fervent bouillon
De nos affections
Aux mots précipités
À ceux écorchés
Aux mots de lumière
Courants sous la rivière
Au pli tendre du roseau
Les pieds plantés dans l'eau
Je bois.
-
Je n'ai plus la superbe de mon adolescence,
Lorsque j'étais imberbe et baigné d'insousciance.
Je n'ai plus la vigeur de mes jeunes années,
Le visage rieur, sous mon teint basané.
-
Mes jambes ouvertes :
Son livre sacré
Ses mains, sa langue
Prophètes
-
Chaque jour, la furie prolifère un peu plus
Voici venir les furieux, personne n'y échappe
Dans une tête furieuse, deux visages : les gens normaux ou les étrangers
Si tu n'es pas comme eux, il va y avoir un problème
Une furie menaçante, terrifiante et insensée
Ils te menacent si tu es : « bizarre » ; « étrange » ; « venu d'ailleurs »
Les furieux menacent leur mère, leur sœur
Et menacent leur femme
Ça sent fort, la furie, ça se renifle en long, en large
Les furieux menacent les gosses
Que pourraient-ils bien faire de plus ?
Frapper la jeunesse,
Frapper,
Frapper...
-
Le pendule va, vient, revient
L'incrédule va, vient, retient.
Les aiguilles se rapprochent,
Tels des anguilles ils s'accrochent.
Minuit sonne, les aiguilles se touchent,
Ils frissonnent, crient puis se couchent,
Le pendule continue,
L'incrédule s'arrête
-
Xplicit
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-
L'état d'urgence
n'interdit pas quelques pas de danse
-
La danse
Des bouffées de musique
Dans le corps éperdu
Torsion de sentiments
Le long du dos tordu
Des pas de pieds confus..
-
a l'ombre des
des touffus
rêves foutus
des touffus
plantus des pieds
concombres
qui se croyaient
"poètes"
oh,
"poètes"
la poèsie qu'est-ce ?
sinon l'amour de soi
sinon de sa propre langue
oh quand je parle
je bande
je me dresse
je m'exulte
oh
je jouis
tel un calamar
d'encre
salissant la page
oh
blancheur
lanchuer
de l'âme
sur la page
monexprsion
pure
pure
pure
ôure
pure
ppure
prue
qu'st-sce que la puerte ?
sinon
poure
pure
ure
ure
re
r
e
e
e
e
e
e
ee
e
la poèiee
Une bonne fellation c'est l'art de laisser se dissoudre la conscience de l'autre dans un coup de langue.
barnacle
(Aube in love)
-
Un temps pour tout partager.
C'était un jour c'était une nuit,
une semaine, un mois, le temps éclipsé.
Je redoutais l'année de mon anniversaire qui me ramenait l'hiver comme un plat glacé, alors je l'ai dévoré l'air quaternaire, à cinquante ans passés.
Les jours se défilaient leurs heures creuses crevées toutes mes secondes invitées partaient à la minute prétextant une indigestion de grasse matinée.
Mon heure était venue, elle me prit par la main m'emmena là-haut dans les étoiles.
Notre père cosmique était parti en poussière alors je retrouvais le temps, il vint s'allonger auprès de notre mère et se mit à téter la voie lactée.
-
Des paroles partagées et des secrets protégés
Des joies partagées et des espoirs vivants
Des douleurs partagées et des hantises rythmées
Nous en connaissons tant
Des promesses
Tout un chant d'une grande émotion
-
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Jours sans lui.
Un jour sans toi, puis cinq jours sans toi,
puis tout un mois sans toi. Voilà.
Disparition, dissolution, dissipation,
Oublions donc la passion.
Oublions ton corps, ta main sur moi, ma main à moi sur doux, sur joli, sur fort. Si fort.
Oublions « nous ».
Tout dort, tout gît, sans but ni motivation, sans raison.
Chagrin. Abandon. Privation.
Tu as fui, moi pas.
Mais j'y croyais à tort.
Tout a fondu, tout s'accomplira pour toi ou moi, chacun à part, distants, disjoints, distincts.
Pour l'instant, tout a mauvais goût...
-
Magies saugrenues
Mystiques en tout genre
Un Monde aux miracles atypiques
Balançant de curiosité en curiosité
-
Comme je marchais le soir dans les rues
D'orangeâtre aspect, hasardeuse course
Pour la jouvence, la divine source.
Calcul valide, l'eau claire m'apparut.
-
Perles
Minerais
Adorations
Trésors
Or
Pétrole
Territoire
Luxe
Trophées
Dépendances
Monnaie
Matière grise
Relations
Charbon
Alimentation
Confort
Représentations du monde
-
Trop d'arbres au veinules sombres,
masquent les nuages délavés.
-
Chopin s'élance, Chopin s'envole,
Note scintille, rebondit, la voici qui glisse !
Douce mélodie suave dont le coeur des Hommes rafole,
Par un doux jeudi matin s'éclipse.
-
Les statuts ont perdu patience
A pendre la prose des dieux,
Pour le salut des gens qui passent
A teindre la rose des yeux.
-
Ô ingéniosités, flux, accélérations,
Désirs, acrobaties, priorités, sagesses,
Ô dissections, fureurs, prouesses ou bassesses,
Elles nous auront tant baignés d'inspiration !
-
Condamné à larguer les amours,
je m'attache à narguer les amarres.
-
Ozimu oti irzi
Ati la to li Ro la
Flixtu rormulu
Hulu tahRtoflo
Izi imi, irzi
Rosti.
Notolotimurluk
Sibyllin babille
Labiales, mes larmes
Sur tes lobes s'échouent ;
Ouïe froide
Ces bras se desserreront-ils ?
J'ai toute la peine d'être
Et tout le monde de toi.
-
Les printemps, ils sont rouges
Comme des jours d'abolitions
Quand les peuples échauffés bougent
Chaudron de sang, ébullition !
C'est la levée des courges
Pépins de la révolutions !
-
Un tel égarement produirait la colère
S'il ne restait ici quelques sages prudents.
D'un coup, d'un seul, les mots apparaîtront pédants
À ces yeux que, pourtant, le lyrisme indiffère !
-
L'air et la saison
se posent comme une feuille
Sur l'étrange horizon
Qu'emporte mon œil.
-
Sous la Lune
au coin d'une rue
à grands coups de langue
le chat se lèche le dos
avant de disparaître
— l'ombre furtive du chanceux
dans le bleu d'une nuit.
-
Traînée blanche
Sol noir, un bruit, une nuit.
Violets, il a les cheveux violet clair.
Le temps est faux, l'odeur de fer,
Aigu est le son, la douleur.
-
J'ai longtemps longé des chemins de campagne
ponctués d'arbres
Et longtemps compté sur la chute des feuilles
Pour cacher mes traces
mes passages
J'ai voulu disparaitre
Et
j'ai vu les morts, aux pieds des platanes
Me prier de ne pas les rejoindre.
Fantomatique dans mes bonjours,
Les régions déroulaient leurs kilomètres
à mes jambes.
-
Maboule rêverie
La terre est bonne pâte ; en coulée orangée elle tartine son magma
comme un rêve d'obsidienne et la digestion d'une digréssion scorie.
La terre est bonne pâte ; l'humanité de passage y émaille sa marmaiĺle venue croquer son croissant fertile.
-
Maboule rêverie et tartine de magma, ça claque !!
-
<
-
Au nom des incertitudes
Absences, rigueurs, impatiences
Ascensions, ascensions de drames
Inattentions, défauts d’inattention
Et de longue haleine
Apports et barèmes
Dans lesquels ne se reconnaît plus
Le déroulement des yeux.
-
Mon corps est une larme qui coule lentement sur ta joue.
Ferme les paupières, je resterai.
À cloche pieds,
Mon cœur jonche le sol de ta marelle, où tu as jeté un caillou, consciencieux de me toucher en plein cœur.
-
Je vois dans le viol des oiseaux,
l’aliénation d'Hommes déplumés.
L'humanité pauvre, battant de l'aile
sur le vol du sens, de la vie.
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
J'éduque : j'ai du cœur, j'abducte et j'édulcore.
J'épouse jusqu'aux peurs que transpirent mes pores.
-
Observons : d'un coté l'humeur aussi instable
Qu'irrationnelle, ainsi murant les impudeurs ;
Depuis l'autre côté les chroniques ardeurs
Espérant préserver une image acceptable.
-
Des petits passages pour les gosses noués sur eux mêmes :
Aux tombolas retorses, les histoires singulières
fertilisent et renforcent les cages de nos volières...
Mais la courbe et l'orbite, ne vous y trompez pas :
ont comme un goût bite dans une barbe-à-papa.
Gardez pour vos poumons ces mots bien trop courtois
qu'aux salsas du démon nul n'osa faire patois :
je narre, en "je" bineurs, toutes ces viandes excédées
et ces boyaux mineurs resserrés par l'idée.
L'infortune s'est elle faite, à l'avoir trop cherchée,
quand le sang sur le faîte revisite nos tranchées ?
Je quitte les maladroits, les certains pris de rogne
et ramasse mon bon droit à vos moeurs... non vos cognes.
-
Hello ;)
Je te dis ce que j'aime :
les histoires singulières
fertilisent et renforcent les cages de nos volières
Ça tape juste pour moi.
Mais la courbe et l'orbite, ne vous y trompez pas :
ont comme un goût bite dans une barbe-à-papa.
C'est dur, mais il y a là encore une justesse et c'est bien envoyé ici.
Gardez pour vos poumons ces mots bien trop courtois
qu'aux salsas du démon nul n'osa faire patois :
je narre, en "je" bineurs, toutes ces viandes excédées
et ces boyaux mineurs resserrés par l'idée.
Je trouve cette strophe très bien faite.
quand le sang sur la faîte
"le" faîte" plutôt, non, à moins que ce ne soit assumé ? ;)
Un peu perdue juste ici :"non vos cognes", mais ce n'est que moi ;)
J'aime le ton du poème qui va tout droit, sans faille.
Merci beaucoup pour le partage, Joseph.
-
"le" faîte" plutôt, non, à moins que ce ne soit assumé ? ;)
Non... c'est une erreur de ma part. merci d'ailleurs.
Un peu perdue juste ici :"non vos cognes"
Il s'agit de la police, ici... si c'est ce que tu te demandes.
J'aime le ton du poème qui va tout droit, sans faille.
C'est en fait des extraits de trois textes "différents"... j'ai des obsessions littéraires qui reviennent régulièrement...
Merci beaucoup pour le partage
De rien. Merci pour le commentaire.
-
J'aime beaucoup ce qui transparaît ici de ton style, j'aimerai bien lire davantage de toi dans cette même veine, il y a là, quelque chose qui m'agrippe ;)
EDIT : oui, j'avais compris que c'était la police mais je me suis perdue à "vos" :\? personnellement j'aurai vu "aux cognes", mais en même temps vos cognes, c'est encore plus fort. Oui. Il faut laisser comme tu as mis.
-
J'aime beaucoup ce qui transparaît ici de ton style, j'aimerai bien lire davantage de toi dans cette même veine, il y a là, quelque chose qui m'agrippe ;)
Je t'envoie en mp si tu veux car j'ai déjà posté un poème pour cette semaine. Mais vas au moins falloir attendre que j'ai promené mes chiens ;)
EDIT : oui, j'avais compris que c'était la police mais je me suis perdue à "vos" :\? personnellement j'aurai vu "aux cognes", mais en même temps vos cognes, c'est encore plus fort. Oui. Il faut laisser comme tu as mis.
A la toute origine j'avais mis mes cognes...
Après vos ou aux, ça ne change pas grand chose à mes yeux.
Le mes n'était finalement plus envisageable, car nos rapports en tant qu'enfant avec eux se termine avec l'adolescence.
Je ne veux pas dire par là que j'ai écris ça à l'adolescence, c'était une réflexion faites en y pensant.
-
Je t'envoie en mp si tu veux car j'ai déjà posté un poème pour cette semaine. Mais vas au moins falloir attendre que j'ai promené mes chiens ;)
Ah oui, je veux bien ! :)
Mais ce n'est pas pressé, promène tes chiens tranquillou, j'ai encore un peu de textes à lire encore ;)
-
Je t'envoie ça ashka, mais j'ai menti ça vient de deux textes et non trois... dont un est encore en révision.
Je m'emmêle moi même les pinceaux tant ce genre de sujet sont chez moi un leitmotiv.....
-
ce n'est pas grave, bien reçu, à bientôt ;)
-
Mon corps est une larme qui coule lentement sur ta joue.
Ferme les paupières, je resterai.
Bonne idée cette image à la deuxième ligne.
Je n'ai plus la superbe de mon adolescence,
Lorsque j'étais imberbe et baigné d'insousciance.
Je n'ai plus la vigeur de mes jeunes années,
Le visage rieur, sous mon teint basané.
C'est joli, et puis ça me rappelle un peu un truc que j'avais écrit ado.
-
Les fleurs de sa psyché ont cela d'une ribaude :
ses erreurs sont reniées quand elles sont encore chaudes...
alors quoi, avant lui, n'as tu croisé chemin
des parts d'hypocrisie inhérentes à l'humain ?
-
Ma terreur, mon boulet, querelle des sections,
Ô, n'as-tu pas fait trop de nouvelles victimes ?
Poètes, faites donc des prières intimes
À ce brave dactylographe aux privations.
Ce pauvre miséreux, réfugié dans le coin
Des textes ennuyeux rongés par la poussière,
A des beautés chéries, une âme qui macère !!
J'aime son secret air, ses petits mots coquins.
-
Ma sœur étrange appelée l'Agathe, tu embarqueras seule par hérésie d'amour. Heureuse, ma sœur, à l'énigme tremblante.
Sans même la connaissance des heures du matin, tu sentiras l'île que tu portes, voisine du cœur et du poumon, âme lovée dans le ventre, cette île qui agite les paupières de l'oiseau.
Dans le plus intime d'elle-même, elle trouvera en toi, jubilante, une sorte de nid, mais oui Agathe, hors d'elle-même en elle, hors de toi en toi.
-
C'est beau Tigrani
-
:coeur:
-
Merci les amis. Je n'étais pas trop sûre de moi. ^^
Je l'ai posté dans le fil principal, du coup.
-
Ablation des maxillaires.
Pourquoi a-t-il fallut que je te sois si austère ? Merde, pourquoi… Je te passerais volontiers ces vulgarités à éviter en territoires normalisés, alors je te les passe. En quoi, merde, en quoi il a fallu que j’ai aucune question à te poser ! Je veux dire, je suis confus. Tu es bleue, tu es… merde.
Tu me répondrais que je rêve, et effectivement, j’hallucine. Un délire et tu es absente, mais tellement partout, tellement là où je t’ai laissée, merde. Pourquoi, j’en sais rien, il fallait que je me débattes, que je plaque tout, et tu étais déjà par tout. Partout. Le temps presse, le ciel n’est pas ta couleur, je sais ce dont j’ai peur, on ne sait pas jusqu’où on se leurre, alors quand, quelle heure ?
-
Ablation des maxillaires.
Pourquoi a-t-il fallut que je te sois si austère ? Merde, pourquoi… Je te passerais volontiers ces vulgarités à éviter en territoires normalisés, alors je te les passe. En quoi, merde, en quoi il a fallu que j’ai aucune question à te poser ! Je veux dire, je suis confus. Tu es bleue, tu es… merde.
Tu me répondrais que je rêve, et effectivement, j’hallucine. Un délire et tu es absente, mais tellement partout, tellement là où je t’ai laissée, merde. Pourquoi, j’en sais rien, il fallait que je me débattes, que je plaque tout, et tu étais déjà par tout. Partout. Le temps presse, le ciel n’est pas ta couleur, je sais ce dont j’ai peur, on ne sait pas jusqu’où on se leurre, alors quand, quelle heure ?
Ch'est beau.
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Les hallucinations ne font pas l'armature
D'un récit palpitant et ne font diversion
Que le temps de s'enfuir. Seul un esprit mature
Sait prendre son temps pour rejeter l'aversion.
-
Je sacrifie les personnes que j’aime
Sur l’autel du silence
J’ai pour le vertige des ruines et leur visage laid
Un amour indéfectible
Et je contemple avec bon accueil
La mauvaise augure des paroles en partance
Un spectre me réveille toutes les nuits
Pour me tenir dans les bras d’autrefois
J’anesthésie avec patience
Les couleurs de l’aurore
Tous les matins, un démon blanc
Me promet mille mouvances
– Dans ses mains délicates
Fane une ville miniature
Je sculpte l’eau
Pour qu’elle ressemble au temps
À grandir loin de moi
Depuis que j’ai quinze ans
Je mime la gestuelle d’un paysage
Pour le faire revivre où que j’aille
-
Les deux premières strophes sont vraiment très bonnes avec un côté sombre à la Baudelaire et de belles sonorités internes (allitération en "v" et assonance en "an").
Les deux suivantes pourraient être retravaillées au niveau du registre et des sonorités. De plus, la chute mériterait d'être plus percutante.
-
J'aime beaucoup.
-
Nuit d'automne
On dit que s'allonge
La nuit avec l'automne ;
Mais on n'a rien fait
Qu'échanger des regards
Et c'est déjà l'aurore.
.
-
Mais on n'a rien fait
Qu'échanger des regards
Et c'est déjà l'aurore.
.
:coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:
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Merci Léilwën pour ton retour. :)
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Belle musique, belle respiration dans le sens et le rythme
Mystère, le mot est trop fort, mais il y a de ça dans la liberté d'interprétation offerte par l'image
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Merci Loup ! :)
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Avec plaisir : )
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Les enfants s’accommodent de l'absence de tuteur. Comme toute jeune pousse, rampante, ils se lient, au sein de leur écosystème, aux arbres qui les entourent, qui les protègent et qui les supportent. Chêne, pin, palétuvier baobab ou saule pleureur... C'est le lieu qui fait l'arbre, c'est l'arbre qui fait le lieu, l'ombre et la lumière sur la terre, ses fruits, ses enfants. La présence fait l'essence du bois. Ma mère est un arbre modeste à l'essence infiniment majestueuse. Sa cime épanouie tutoie les contreforts de bonté des monts les plus sages et inaccessibles.
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Des phrases pas finies, des phrases infinies
Elle ne sut se borner, elle ne sut jamais le dire...
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Les enfants s’accommodent de l'absence de tuteur. Comme toute jeune pousse, rampante, ils se lient, au sein de leur écosystème, aux arbres qui les entourent, qui les protègent et qui les supportent. Chêne, pin, palétuvier baobab ou saule pleureur... C'est le lieu qui fait l'arbre, c'est l'arbre qui fait le lieu, l'ombre et la lumière sur la terre, ses fruits, ses enfants. La présence fait l'essence du bois. Ma mère est un arbre modeste à l'essence infiniment majestueuse. Sa cime épanouie tutoie les contreforts de bonté des monts les plus sages et inaccessibles.
Coucou,
J'avais déjà lu cet extrait et puis j'ai oublié de commenter, mais il m'avait bien plu, c'est pourquoi me voici :) .
J'aime beaucoup la métaphore filée des arbres. Je crois que mes phrases préférées sont la deuxième et la troisième. J'ai toutefois dû m'arrêter sur la deuxième, car pour moi un tuteur, pouvait être un arbre, du coup j'avais l'impression que ta deuxième phrase contredisait la première. Mais peut-être que dans la première tu ne ranges que les tuteurs artificiels ? (un bâton ou autre) (de mon point de vue de personne qui n'y connaît rien). Pour rendre les choses encore plus limpides j'aurais mis "l'absence de tuteur officiel". J'aime beaucoup ensuite la liste d'arbres, c'est tout bête mais visuellement ça me plaît, toutes ces formes, et sur le fond, d'imaginer toutes ces personnalités. Ensuite, j'ai un peu de mal avec "qui fait le lieu, l'ombre et la lumière sur la terre, ses fruits, ses enfants" => le champ lexical me rappelle trop la religion (lumière sur terre, fruits, enfants). La fin me plaît, toutefois dans la métaphore, je visualise mal ce qu'est l'essence du bois. J'ai trouvé en tout cas que c'était une très jolie introduction (tout le début) à l'éloge de la mère du narrateur.
-
Ta voix est un bruissement d'oiseau perdu dans une immense volière.
-
Merci Ariane pour ce retour !
Mais peut-être que dans la première tu ne ranges que les tuteurs artificiels ? (un bâton ou autre)
Oui c'est exactement ça, en fait, ici l'idée était d'opposer la notion de tuteur végétal ou légal, à la notion d'arbre/parent. La froideur du mot "tuteur" face à la chaleur de l'arbre parent. Mais je comprends tout à fait ta lecture. Je vais voir.
"qui fait le lieu, l'ombre et la lumière sur la terre, ses fruits, ses enfants" => le champ lexical me rappelle trop la religion (lumière sur terre, fruits, enfants)
c'est vrai mais la religion ne s'inspire-t-elle pas elle-même de l'observation et du champ lexical de la nature ?
ce que je voulais montrer, c'est effectivement que l'arbre filtre la lumière qui parvient à la terre des jeunes pousses, de ses fruits, ses enfants selon la métaphore. Mais je note ton impression.
je visualise mal ce qu'est l'essence du bois..
essence \e.sɑ̃s\ ou \ɛ.sɑ̃s\ féminin
1 Ce qui fait qu’une chose est ce qu’elle est, ce qui constitue la nature d’une chose.
2 (Botanique) Espèce apte à produire du bois
Essence pour jouer sur ces deux sens. Je veux dire que pour un enfant, c'est avant tout la présence (et bien sûr sa qualité), qui fait la valeur de l'essence de l'arbre-parent.
et je modifierai la fin, je pense (je vais peut-être revoir entièrement le paragraphe plus tard pour le peaufiner) :
La présence fait l'essence de l'être. Ma mère est un arbre modeste à l'essence infiniment majestueuse. Sa cime épanouie tutoie les contreforts de bonté des monts aux sagesses les plus inaccessibles.
---------
sinon :
Je veux entendre ton rire scintiller dans ma bouche.
-
Les gentilles colombes de la paix
Voletaient au dessus du nid des cigognes
Et les petits gazouillis des dociles moineaux
Faisaient cui-cui
Piou-piou
Tirlidoudou
Tout le monde s'écoutait
Et dansait la valse musette
Moi, j'étais content
Et je n'avais plus envie de me fâcher pour des broutilles
Clap-clap
Youpi youpi
-
tiens, c'était pas toi qui disait que le vocabulaire infantilisant était à proscrire absolument etc etc ? :huhu:
-
:huhu: C'est désormais officiel : je quitte les trolls, petites fées et dinosaures pour m'attaquer aux pigeons, poulets et volatiles en tout genre...
Je suis honoré que tu partages cet instant mémorable avec moi, vieux singe.
-
sympa de voir que ta façon de te moquer de nous évolue ^^
-
J'espère que tu comprends que de savoir rire de ses propres travers revêt une dimension morale, bienveillante et saine pour les gens d'esprit ; et puis, quoi de plus apaisant que de savoir faire rire ?
-
Mousse vaporeuse
Le soleil luit sur ton horizon crème de vanille.
Ici et là monte ou explose le blanc en neige.
Entre cumulonimbus et stratocumulus
Le fond du plat pays apparaît.
-
Fin, arrogant, plein de douceur et d'élégance, de quoi alimenter enchantements et curiosités.
« Ici et là monte ou explose le blanc en neige. »
Je sens tout de suite une sensualité immortelle qui s'exprime dans ces vers.
-
Hello Allan, je dirais que c'est aussi ma gourmandise qui parle, en fait j'ai fait un voyage en avion récemment et j'ai décris à ma manière ce que je voyais par le hublot.
-
C'est le soir et sous le plafond blanc aux lumières tamisées, mes yeux se tiennent espérant quelques instants à passer.
Je ne vois plus le ciel, la lumière vient à mourrir. Je suis blottie dans l'éternel duvet du souvenir.
-
Cyr,
Il n'y a qu'un seul "r" à "mourir" car on ne meurt qu'une seule fois ;).
Pourquoi lorsque l'on publie un commentaire dans cette partie, il est dit que l'on doit rentrer au plus 80 caractères, sinon on ne peut valider son message?
80 caractères, comment compter?
Par contre, ça fonctionne quand on change le titre du message...
-
Tu as un rire haut de nuée, un rire sans corps qui résonne.
-
Vie lente - de murmures, de poussière
De fruits verts mûrissant au soleil
Nonchalance rêveuse de l'été
Qui apprivoisent mes jours
La jeunesse aigüe de mon sang
-
"Vie lente - de murmures, de poussière
De fruits verts mûrissant au soleil
Nonchalance rêveuse de l'été"
Très beau !
-
Merci toi :coeur:
-
Le nu mental.
Des asparagus sur la plage.
J'ai trouvé le sommier.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
J'ai batti ce sarcophage de couettes
Où j'attends un prophète pour descendre me rejoindre ;
Des doigts somnambules grattent les couloirs
De ce labyrinthe dont nous aurons l'éternité
-
Ooh c'est pas mal...
C'est marrant je pensais à un pharaon hier matin :\?
-
Ce n'est pas évident de résister,
de faire tout comme si …
Ce n'est vraiment pas évident.
Pourquoi résister lorsque deux corps ne demandent qu'à fusionner.
Et si ta froid, sache que mes drap sont chaudes et sauront de réchauffer.
Quand vient le jour, elle revêt son armure.
Ce n'est jamais évident quand il s'agit de sentiments
-
@Versus1
Grâce
Que de fois suis-je venu communier, Grand Tout !
En vain. Car ton ordre sacré n’est rien d’autre
Qu’un vaste champ de forces sans kamis*.
Et pourtant, aux appels incertains des mortels,
Caché, tu dépêches la paix, les riches heures.
*esprits / dieux de la nature japonais
N.B : J'ai posté ce quintil (pièce de cinq vers), dans le fil dédié au partage et à l'inachèvement, car les deux derniers vers ne me satisfont pas – peut-être à tort –, particulièrement leur rythme qui dénote, je trouve, avec les trois premiers.
Bon ! Bon ! bon !
Mon esprit tortueux qui diverge :
Chewbacca est en fait un Kami muni d’un champ de force qui avait été, par le trou noir au centre d’une œuvre de Versus1, propulsé dans Star Wars ???
Ma compréhension de Star Wars est toute chamboulée par cette nouvelle info !!!
Enfin ! Tout ça pour te signaler que ce « champ de force » me semble trop connoter SF et détone dans ton quintil.
Sinon :
«
Q...ui
E...st-ce
Q...ui
E...st
Caché ? »
Une joli transposition des blagues « toc toc qui est là ? » et « allo c’est qui ?» vers une version SMS anonyme… Et rappelant que les kamis sont souvent un peu farceur (voir capricieux).
Fortuit, élaboré en cours de route, ou voulu dès la base de ton quintil ?
Je m’attendais à une réponse de l’autre côté (petite hésitation j'avais pas dit qui ?):
…………………………………………. Tout
………………………………..………… autre
………………………………….………. Kamis
……………………………………………mortels
………………..les riches heures s’éveillent ! (Suggestion dont l’ajout du mot transforme ton déca en alexandrin et ne paraît pas pervertir l’œuvre)
Pour ton autre vers déca, désolé ! Ton trou noir perturbe mon cerveau moteur... Mais je m’inquiète pas, tu vas nous trouver quelque chose d’ensorcelant…
Ah ! Sinon pour le dernier déca, virer le « tu » et le remplacer par le nom d’un Kami en trois syllabes (soit de « la forêt de miyory » y a du choix, soit d’ailleurs).
Après ce n’est pas gagné pour qu’un lecteur comprenne le renvoi à ce film d’animation…
Pourtant le lien me semble presque symbiotique, la narratrice serait l’héroïne, la petite sorcière qui chasse les ravageurs de forêt avec l’aide des gentils kamis.
À se demander si tu n’as pas voulu rendre hommage à ce manga de la trempe de Hayao ?
Mais je dois m’égarer ce thème se retrouve dans d’autre anime voire dans des légendes nippones…
« Grace » le titre de ton poème ne me renvoie pas clairement à ce manga, je ferais bien une association lac de grasse et construction du barrage dans le film, mais là j’ai l’impression que je vais un peu loin…
Allez, dernière intox :
Se pourrait-il que je sois Chewbacca revenu sur terre par le trou noir et dont l’esprit serait perturbé par un champ de force ?
Du coup ! Suis-je un Kami et/ou un étron ?
Et si j’oublie la majuscule dû à sa divinité kami, cette dernière viendra t’elle me faire une farce en retour ???
Dernier roulement de tambour :
Bon ! Bon ! Bon !
The end or near !
C’était silly wars X en avant-première sur le fil du fofol de MdE…
Distribution :
La petite sorcière qui sert les déca et le Kami final…………….Versus1
Chewie et les autres Kamis…………………………………………………Cini
La tortue qui dit verge………………………………………………………..Le rôle est libre qui n’en veut ?
Roulement de tambour orchestré par Chewie et les Kamis.
Equipe de secours et accessoiristes : On attend encore les gars qui devaient amener la camisole…
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-
L'ami de l'amant lassé
Là mit deux lames enlacées,
Prisant lit qui de la femme
Prise en liquide l'affame.
Commentaire explicatif :
Horrible fait divers dans un état perdu du Brésil, relaté dans le numéro des dernière nouvelles de Rio du 23 février 2002 :
Un homme lassé de sa compagne confia à son copain le soin de satisfaire celle-ci. l'ami dévoué prit tant sa mission au sérieux qu'il brisa le sommier qui supportait leurs ébats. De rage et culpabilité,il tua la belle à la machette passa une partie de son corps au mixer et dégusta un litre de son sang avec un reste de ratafia, après quoi il dévalisa le frigo de la maison puis s'écroula ivre mort avant d'être arrêté par la police du lieu.
-
Symbole et liberté en un art accueillant,
Aux idées confinées dans une rage unique,
Ô pieuse jalousie, sacrilège souillant
Le chagrin primitif d'un sentiment inique.
-
J’ai cherché des mots roses,
Qui pansent les blessures,
Mais j’ai fini morose,
Asphyxiée au mercure.
-
Le sol tangue
les murs flanchent
- quand chez toi je m’assagis
Les mains tremblent
la vision se trouble
- que n’ai-je encore mangé ?
C’est un pigeonnier dernier étage
dont les frondaisons battent de l’aile
les poutres
y sont mirages
- qu’est-ce que cette fumée
qui s’échappe des doigts ?
Des vaguelettes
blanches et sauvages
dérangent la surface des murs
un grille-pain
sur une table de nuit
explose à toute heure
- quand par hasard tu as faim
Et cette porte trapézoïdale
aussi penchée que les dos
voutés
elle ouvre sur une pièce
à l’évier peinturluré
- le ciel est partout et nulle part
pour les feux follets enamourés
Cet appartement donne
sur des idées folles
(et me manque)
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
(Intéresse pas)
Elle me répond que ça ne l'intéresse pas.
Moi non plus d'ailleurs, mais quand même.
Je veux dire : je ne l'intéresse pas et au fond c'est normal, alors je vais pas venir créer de l'intérêt là où il devrait y en avoir selon moi. C'est pas une histoire de liberté ou d'amour, même si visiblement je suis libre et friand de déguster ces choses de l'universel. Non, c'est une histoire de fondement de la raison, de direction de l'esprit et du monde des idées. Alors évidemment, quand je lui dis que tout ceci pourrait se tenir comme de la fumée dans un poing, elle me répond que ça l'intéresse pas.
-
En vrai j'ai écrit ça en pensant au passé
Je sais pas comment le vivre au présent
En vrai tu as écrit ça au présent
tu ne sais pas comment le vivre en pensant au passé
pense à écrire ça au passé
sais-tu comment le vivre à présent ?
-
!!
:D
-
Puis - je ?
---
Lointaines, chaudes et ruisselantes
Les dames se noient dans l'oubli
Dans son cœur, la tristesse chante
Aujourd'hui elle a perdu un ami
La contemplation d'un drame
La vision de la vie obscurcie
C'est dans la froideur d'une lame
Qu'elle aussi dit adieu à la vie.
-
abimer en mer avec furie
des désirs d'ailleurs souillés
contre-courir pour le geste
rageur croquant les vagues
avec sourire
-
Mains mises en pot (ou le miroir déformant)
D’une amande, graine de courge et abricot
l’un après l’autre je gobe les fruits vieillis
Pas après pas mes empreintes déconfites
s’égrènent en écho le long d’un escalier
Les marches me grignotent petit à petit
voraces elles me liquéfient plus je monte
Ma langue limace lèche bois et poussières
baveuse des escaliers en colimaçon
Ô ombre qui dérape sur mes pourritures
inonde les sillons creusant mon corps dodu
La mélasse des jours sans goût me turlupine
au point que de moi seul j'attrape le tournis
Je tomberai en flaque au dernier paillasson
sous les auspices périmées d’un potiron
Sous les auspices périmées d’un potiron
je tomberai en flaque au dernier paillasson
Au point que de moi seul j'attrape le tournis
la mélasse des jours sans gout me turlupine
Inonde les sillons creusant mon corps dodu
ô ombre qui dérape sur mes pourritures
Baveuse des escaliers en colimaçon
ma langue limace lèche bois et poussières
Voraces elles me liquéfient plus je monte
les marches me grignotent petit à petit
S’égrènent en écho le long d’un escalier
pas après pas mes empreintes déconfites
L’un après l’autre je gobe les fruits vieillis
d’une amande, graine de courge et abricot
-
Le coeur est rouge
Le ciel est rose
Le MDE, c'est trop bien
(Référence à la scène du poète Norther Winslow dans Big Fish)
-
Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin j'en trépasse...
Pourtant plus d'une fois je sens l'odeur des eaux
Et retourne en tout temps dans les flux de mélasse
Brisés. Je me reflète en ses nombreux morceaux.
-
heyu
mir c'est parce que c'est pas retravaillé que ça figure ici ?
je demande parce que ça a un format plus ou moins abouti...
alan oui, soit il faudrait en refaire quelque chose
soit le poster ici, ce qui donne une touche tout-à-fait
fabuleuse à la dimension expérimentale du travail scriptif
moi heu, bin je venais là avec un truc pas long du tout
qui fut écrit il y a trop longtemps pour être retravaillé
et puis chut alors ça s'appelle Le chamallow immoral tél...
"Un espèce de truc tout mou qui décroche.
- Allô ? Ouais. Nan. A l'évidence vous vous allez tromper de numéro, c'est altriste de votre part, et j'en suis désolé, mais dans ce fut-à-l'heure de l'incertain, à l'inspection méticuleuse de ce qui fut futile et inutilement dénué de toute fonction rationnelle, je... allô ?
Ah oui vous êtes de la publicité ! Oui oui je vois, nan mais parce que en fait vous voyez j'ai un truc sur le feu là je peux me déranger encore un instant, oui.
Et vous..."
oh et puis j'ai un autre truc qui date de pareil, au moins trois jours
encore plus petit et pas fini
serpentin :
"Bande d'annonces...
Vous vous faites des films, en short vous vous pelez les jambes, taillez le tissu de vos défenses."
aluahu
-
en fait c'est le fameux poème miroir je l'avais pas reconnu mir sorry :0
-
oui c'est ça, c'est le poème miroir ^^ mais il me semble toujours condensé et pas très lisible
-
"t'as déjà goûté du café blanc ?
- hein ?
ouais, du café blanc
- du café au lait ?
nanan, du café blanc
- genre comme du poivre blanc mais en café ?
nanan, du pur café blanc
- bin quoi ?"
-
Angoisse littéraire
Bon j'me lance, pourvu que j'me casse pas la gueule. P'tain j'ai l'trac c'est malin, comment que j'vais faire pour écrire un truc intelligent maintenant, merde. Merde,on a le droit d'écrire des gros mots ? et si le règlement du mont deux de l'écriture stipulait " pas de mots grossiers ou radié, bloqué, viré " ? Et si y m'aimaient pas ? et si y trouvaient que j'suis nulle ? ... oh merde... zut... quoi... Putain euh oh ....
moralité : Quand j'ai le trac, j'suis vulgaire et j'abuse des apostrophes.
-
"Sir ôté de son corps, un Louis dort le cou en fraise
Sir eut peu de sucre, sur son dessert de fruits
Sir con se paye la tête d'autrui, sans perdre l'appétit"
-
"Sir ôté de son corps, un Louis dort le cou en fraise
Sir eut peu de sucre, sur son dessert de fruits
Sir con se paye la tête d'autrui, sans perdre l'appétit"
Sympa cet avorton orphelin bossu !
-
merçu cabossu !
-
Des bourdonnements de peine
Entre mes deux oreilles
Inclinent la pensée
Jusqu'à la faire pencher.
-
Chers tous,
Je vous offre un de mes poèmes, je l'abandonne à la toile tout entière en espérant qu'il vibre agréablement par-delà vos écrans.
Remue-ménage (ou la fuite du monde)
Une licorne s’écroule de fatigue
Et bien des années plus tard,
Au même endroit exactement,
On ne s’en souvient plus très bien.
La terre piétinée,
Entre deux brises anachroniques,
Se remue en vain
Pour conserver ces secrets enfouis.
Une taupe en bout de galerie gémit,
Il est quatre heures de l’après-midi,
La nuit lui manque,
Et le soleil s’ennuie.
-
Un poème-miroir (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=20401.msg535382#msg535382) qui revient ici car c'est ici que se matérialise l'inspiration du touti un peu déformé...
Sonnent Horrités
En dépit de dents des députés, des putes de pitié, dites putréfiées, car des partitions au départ, de répartition répudient, la perdition, des types à pitt-bull, des bulles de bits un peu carrés ou ronds, des débiles qui débitent, en début, du déjugé, au déluge, des purgés de la crèche, cruche à porter, par les machoires au front, des dedans d'un dos droit, juste, poursuivant, à jamais, les puants, les pués, les polluants par pollués, les poils huant, par huées, les pales du vent, soulevant, des foules de feulements, de full-tank on fit le tanguy, le roulis d'autant, et des prix, tant, qu'ils en disputèrent au ministère de comment, en faire pour que néant, soit d'atmosphère... Mais quand ? A la fin d'une musique, d'un lexique, il faudrait un écrivain un peu mystique, pas devin mais drastique dans la gestion de son incertain, puisqu'il vit en autistique autarcie de la penseh... Des buttes à grimpeh ! Des cols à frôleh ! Depuis l'atmospherh... A lorsque d'air, ils purent... Et lorsque de res, il pirent... C'est que l'espoir des sabotés aurait doublé l'ablution des bibliations... On !
De nez, au logis, isthme, asthme, de panama, pollué, lu et ainsi canalisé, lisez lorsque d'un sismisme, je retentis ; je. Je trentis, car je vint de neuf. Et j'espère que quelque oeuf, aurait dans mes hommelettes, servi à l'esperluette. Pas railleurs du tout, et vers-le-nez-en distinction des atouts, je stase...
En dedans d'un pis, réputé, des rutes de moitiés, doutes patrifiés, dardent épars, les scriptions d'un retard, réparées d'instants, républiques de tradition, d'éthique de tourne-bulle, des biles que burent des butés un peu cons, des cédilles qui orbitent, de linge des insurgés d'une mèche, mouche des portées, par les passoires du fond, les levant d'un mot croisé justiié, mou mais survicant car paraissant paresseux, poileux de la main, poli tant qu'on fut le temps gai relu d'autant, et d'esprit, tant, qu'ils en disparurent, les sinistres gouvernements, d'enfer jusqu'à céans, loi de la sphère... M'aidant ? D'afins, d'astique, d'astérique, il faudrait un écrit vain un peu lyrique, pas trop sain mais pratique dans l'action de son pronostique, puisqu'il s'écrit avec stylistique stylosteries un peu perduhes ! Alorh ! Depuis les mirwerh... Une onde d'ère, du temps qui coule... Ou !
-
un truc paumé depuis une tentative coupable de fuite du CoCoWriMo
"Même aimé, mais mémé, mai sera dans les orties
Mis mon mou, mais mima, ma momie, une fois sorti
Moi moi moi, mes moments m'ont murmurés une fois partis
Aspectant, rouspétant, sanctifiant les monts marrants
De tout un entendement
Je me fais le garant d'une découverte
Au garage les garées inertes
On est à l'enterrement
Respectant l'instant, sans qu'édifiants les morts m'aient mu !
Alors mince..."
-
eh bien, ça en fait, des trucs que je commence sans finir...
"sonnent les sornettes
les serpents, c'est honnêtes
en servant, d'interprètes
à la langue du vent
ils s'arrêtent, quand ?
quand reprend la chansonette
et que pend la chaussette
devant la cheminée
on l'a acheminée
agenouillée
animée
mimée"
un peu plus tard
"allant contre vent
et marées de lune
j'aurais presque autant
qu'un rien de fortune
à l'hémisphère d'un tout
à l'autre dessus dessous
ce qu'on espère après tout
c'est que l'autre soit dissout
pour une sérieuse quinte de toux
on ne donnerait pas dix sous
pour un tour de manège
l'effort du sacrilège
les doigts collent à l'arpège
on sort sans cortège
et si tant est qu'on abrège
les souffrances de nos neiges
c'est que l'âme ne m'oblige
mais seulement alors l'ai-je ?
"
bien plus tard
(https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/03/img_20200329_1600294579966550040047396.jpg)
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Chers tous,
Je vous offre un de mes poèmes, je l'abandonne à la toile tout entière en espérant qu'il vibre agréablement par-delà vos écrans.
Remue-ménage (ou la fuite du monde)
Une licorne s’écroule de fatigue
Et bien des années plus tard,
Au même endroit exactement,
On ne s’en souvient plus très bien.
La terre piétinée,
Entre deux brises anachroniques,
Se remue en vain
Pour conserver ces secrets enfouis.
Une taupe en bout de galerie gémit,
Il est quatre heures de l’après-midi,
La nuit lui manque,
Et le soleil s’ennuie.
Fleurs de Décembre, reviens ! et présente toi donc ::)
j'ai aimé ce poème
-
et si c'était hier que tout s'était joué
Jolie idée que ce fil, et les quelques vers lus sont tous des petits morceaux de soleil.
Mais celui-ci, celui-ci, le plus court, est selon moi le plus dense. Je ne saurais dire pourquoi, j'ai eu carrément les larmes aux yeux, c'est fou, non ?
Il exprime tant et tant de choses en si peu de mots.
Pour moi, c'est le genre de vers à caser en fin de poème. Le vers final, celui qui claque, qui résonne encore après le point final.
Merci pour ce petit moment d'émotion ! (J'en fais trop ?)
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Dot Quote J'aime bien ton mélange graphisme et poésie.
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eh bien c'est accointant de voir que tu réagis au moment où je pourrais aussi... j'ai un petit avortonsss, un orphelinsss, un bossu, même... des pas très bribes lambeaux d'éclats d'azur et de fil collectif... mais 21kmots, ça va pas le faire, ici... à plus tard, er merci
'⁔'
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(Dot, j'ai pas encore pris le temps de lire tes productions ci dessus, mais pourquoi ne pas les poster dans un sujet digne de ce nom dans la section ? ça mérite de ne pas être noyé dans ce fil qui semble consacré aux petits opni. et qu'on consulte p-e à la va-vite)
-
si, les trucs que je poste ici sont des morceaux insatisfaisants, des idées tronquées ou pas vraiment réalisées, des trucs qui boîtent ou n'on pas de propos, des trucs que je savais pas quoi qu'en faire... et je crois c'est le but de ce fil : la fameuse boîte range-tout avec des bouts à raccommoder, des aiguilles, des ficelles, des dés, des épingles...
:D
(edit : le plus souvent c'est des prods que j'y arrive pas et où j'ai rage-quit x,))
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où j'ai rage-quit
Haha, d'ac Dot, au temps pour moi ^^
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sinon en fait...
j'suis àl avec mes ambitions de textes un peu ambitieux, notamment à cause du CoCo, pis ça flope un peu toujours d'une certaine manière... du coup entre l'envie de créer un topic 'avortons' dans chacune des sections concernables et l'éternelle envie de faire un petit truc de pluss... bin je pense à faire des genre de trucs qu'on n'aimerait pas, il faut se l'avouer, genre : mon petit dernier, Royaume, fait à peine 5k mots... alors qu'il avait prévu de s'étirer au moins en un tome de roman, pis si pourquoi pas pluss, y'avait de l'idée à gratter derrière ! pis j'ai terriblement la flemme de dire que machin va de là à ici en passant par autre part pis sur la route y'a une limace méchante qui veut le manger alors il la bute avec son sac-à-main et il lui vole sa peau pour en faire un tapis de bain gluant !
donc, la poésie possède ses machins trucs qu'on pourrait crafter du truc cool, ne serait-ce qu'en mode vide-grenier, pis ce présent fil sert à ça...
mais, et la modé jugera ou non si je déborde ou pas, mais je tire le fil :
est-ce qu'on créerait pas genre :
- une interaction organisée autour des bribes non pas poétiques... mais narratives ?
en gros, de mon point de vue, c'est :
- j'ai des morceaux j'pas quoi en faire, faudrait pas gaspiller !
du coup si y'en a qui sont en recherche de trucs, sérieux ou pas, pour l'exercice ou la finalité, pour l'idée ou autre, je me demande...
ouais ?
-
Pourquoi tu n'en fais pas des textes courts ? C'est pas parce que à toi ça te semble imparfait, que tu ne peux pas le soumettre si tu veux un avis/échange, non ?
-
comment dire sans passer pour le grogrogros volumineux que je suis '-'
parlefond :
- il est posted et fini, mais juste je suis déçu de pas qu'il dura en lui 50k (il en fait 17 ou un truc du genre)
- il reprend déjà un personnage qui a spread un peu partout, notamment en plusieurs occurrences dans la section textes courts... c'est Fante !
Inula E. :
- il fait 21k donc découper en textes courts, ça va être auch
- il prévoyait lui aussi le minimum du 50k, avec toute une histoire à étaler de la sorte, dans ma tête, ce qui le laisse interminé par forfait...
- lui aussi aborde un habitué des textes courts, textes longs et autres externalités, un autre perso de mon univers : First Comet !
(- accessoirement, j'ai opté pour une mise en page opendoc spécifique à un rendu graphique qui ne peut être rendu sur le meud, et pourtant... il est dans la section CoCo à paraitre encore chapitre par chapitre jusqu'à plus de jours)
Royaume :
- 5k, qui en fait iraient bien dans la section textes mi-longs, mais... bin ouais : c'est un début ouvert pour autre chose que la satisfaction de lecture ou d'échange artistique... j'sais pas si je suis clair
- et heu...
j'suis paumé
mais voilà, et voilà
ouais
c'pas que c'est imparfait ou quoi, disons que j'suis très ponctuel dans mon implication, et je passe vite à autre chose, parce que j'aime pas m'éterniser trop, au risque de pas terminer ce qui m'apparaît assez distinct pour que je me fasse l'idée incarnée de l'idée immatérielle qui m'avait lancé...
pis du coup ouais, j'pense Royaume ira ptetr en textes mi-longs, ou alors je le continuerai un peu, mais je crois c'était une ponctualité d'hier seulement...
du coup l'idée ptetr, je pensais en fait à :
- je sais pas trop comment dire autrement que "incarner les métaphysiques de l'imaginaire", mais je me répète et c'est surement pas plus clair maitnenant
!
-
Le démonu
Je jouis tant de l’ignorance que les pantes se portent
les uns aux autres grâce à leur manque de confiance
je me love dans les absences
laissées béantes par les corps délaissés
et m’endors dans les anfractuosités
qui séparent l’attente de l’étreinte amie.
Joyeux à souhait dans ce méli-mélo de non-dits
je me languis et me nourris d’histoires coincées
dans les gorges et dans les ventres, mal digérées
et maudis toutes les fois qu’il faudra
leur implacable envie d’aimer
au creux de laquelle, en un soupire d’extase
je m’éteins par manque d’espace.
-
quand je pense à la mayonnaise, je deviens gras
Je te nomme reine des sauces
Ô formidable émulsion
Et tu me portes au cosmos
Dès l’instant de l’insertion.
J’en mets partout sur tes salades,
Fraîches et légères dans l’air d’été,
Et si mon thon me semble fade
Une bonne cuiller et c’est réglé.
Je besogne quand je te monte,
En versant huiles et vinaigres,
Avec doigté et aucune honte.
Par gourmandise je lèche la frite
Et je m’étends, comblé enfin
Et j’attends que la faim m’habite
-
(bof)
puisque silence :
Capturé par la faim en début de chronique
J'ai montré blanche main
Ce fut catastrophique
Un totem en destin par abus de pratique
Ligoté au festin
Mon corps hurlait panique
Lorsque passe demain je n'ai plus d'élastique
Et le retour est vain
Plus rien n'est fantastique
edit :
Expl : osions des onions d'osier
Déf : lag ration rationnelle
Adj : eut dent d'un vent
V : pour vendetta
N : un sentiment
-
Avant l’aube et les cygnes
le bras du pêcheur plonge.
Tapis dans les buissons,
des crocs de félins rongent
Braises rouges sur galets
Ciel bleu, air chargé de violet
Le poing qui ressort est vide mais
déterminé à ne plus jouer aux osselets
Le poing est ferme, se lève, cache le soleil
C’est l’heure des cygnes et de la faim
-
En cette fin d'été, la lumière exquise
Égraine un doux parfum en un souffle malin ;
Et tandis qu'une lame ardente encor s'aiguise,
L'euphorie entérine un anxieux destin.
-
Rien ne sert de courir
Il faut mourir à point
-
19 août 2020 - Clochard Social (V1 - inachevée)
La chrie s'élève du bruit et ramène au silence
Ce qui fait entre amis le doux fruit du partage
D'une quête de l'homme en volaille de cage
Elle revêt par ses plumes la parrure du sens
C'est un homme au baton vivant auprès d'une jarre
-
plume
plume
plumes
ENCLUME
ZZZzzz ZZZzzz ZZZzzz ZZZzzz ZZZzzz ZZZzzz ZZZzzz
-
ahlala, si l'auto-hypnose par lecture était aussi efficace à l'exécution que le système d'Adam Susan, eh bien subsisterait tout de même un inspecteur Finch et un illustre masqué... mais là non, j'ai beau ne pas compter les moutons, je ne suis pas sûr que tout ceci me motive à dormir, moi aussi... au moins c'est de l'expression, à défaut d'une prescription qui siérait ! mais mais mais... bin heu du coup ça sent un peu l'authentique et grinçante insomnie, du coup l'art devient témoignage, et acquiert ce qui n'est plus littéraire tout-à-fait, quoique littéralisé malgré tout par lexicalisation simple, efficace, drôle, spontanément construite par un petit train à somnoler, des rêves lourds dont tu as l'air de rêver, pis bin oui, un oreiller, qui assomme...
un truc du genre ?
-
Modération :
Ton poème a été fusionné dans ce fil, True duc.
-
Faites charger les tapins : ça vaut cent fois payday.
Tirez comme des lapins : y aura pas de mayday.
Percez tous les pessaires : sitôt dit, sitôt fait.
Tous marqués du même fer : le sida, c’est surfait.
... Pardon.......
-
Bonsoir - Des avortons, j'en ai plusieurs et souvent des bribes de trucs qui glissent comme ça, presqu'en écriture automatique. En espérant qu'ils vous plaisent quand même ;) ! En voici un :
Frissonnons sur les angles
Du carré étourdi
Qu'encerclent tes yeux
D'amandes poivrées.
-
heu bon voilà je m'étais dit que je me lancerais bien dans des projets où je reviendrais pour retravailler, comme on me le conseille souvent et bien que ce soit difficile d'y concilier à mon "art total", mon "art spontanément effectué sans brouillon ni essai", mon "art délirolucide" étout... pis là dans la semaine j'ai réussi à laisser un truc non-publié, juste pour le continuer un peu... mais c'est extrêmement électrisant pour moi de vivre ces trucs, alors là je craque ; en vrai j'suis à moitié convaincu par les conseils, puisque là, visiblement, le résultat n'est pas très efficace j'ai l'impression ; c'est bel et bien dépareillé, des chutes inutilisables, des morceaux sans queue ni tête... et pourtant j'y voyais quelque chose lorsque j'y écrivais en me disant, "t'façon on verra"... bréf, dans ce cimetière quelques cadavres
(https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/top-hr.png)
orphelins de la semaine
#totalement #non-editable #dépareillée #poésie
(https://remyrevel.files.wordpress.com/2020/09/one-hr.png)
| au km au km
AVEUGLE A LA FAIBLESSE .1 ça résonne dans une cave je questionne rien ne pave le sol j'ai mal .2 canal auditif bémol inactif .3 j'ai tiré le rideau, lové mon dos les genoux autour du cou, les bras en goupilles la tête perdue on ne sait où, je renverse des quilles boule de zéro, pas d'escadrille je sirote, seul, ma bouteille j'ai fermé les yeux, clos les paupières stase, veille .4 tout en réfère à la fourmilière
APRES L'AME SOURDE .5 je ne sais ce qui précède je ne veut qu'une intermède c'est tout ce qui m'aide .6 une ténébra dans mes bras un cobra au bout .7 parce que je vaux rien ni mon cul ni ma chemise sous le chapeau boue mon boitier cranien .8 tout est parti remise comme le jonc d'un bambou il n'y a plus qu'un embarras à ce qui fait mon rien .9 bon et puis alors j'aimerais quelque part sortir de ces cadres et rentrer par d'autres il n'y a dans les foudres des mes vautres ce qui vibre et varie sans cesse sans vie car je ne cesse le flot de mots qui sévit lorsque rien ne vaut et que tout propos se veut sans avis sans aveu avec qui avec eux pour une queue de pie en noeud de vie pour mieux ou pis .10 alors pourquoi pourquoi la mort du droit s'éclabousse sans que ne mousse l'étroit démordu qui un jour moudra assez de grain cru pour que la farine soit mais qu'est-ce que je raconte comme rime débile ? .11 faut m'arrêter, monsieur l'agent, j'ai parfaitement déliré, c'est autrement dangereux qu'illégal, je ne peux, hélas, revendiquer de raison à ceci, mais ce si vaut une hypothèse que je ne puis vraiment rendre d'une synthèse déliropathe également, puisque tout l'est évidemment... .12 je ne sais pas ce qui précède, mais j'intercède je délire sec, ça m'aide à ne pas me noyer dans les larmes de mes noix yeah .13 et les chances de tourner les frances de fourner le pain d'ami le copain qui copie ce coquin d'épi de blé établi à l'épée contre les impies les imperméables les dépéris les détestables mouais... .14 et puis donc une verte souris qui ne peut conjuger le verbe qui ne la suit que pour la croquer un chat cherché chez cher terrain offre en chute une belle de reins mais tout ceci ne veut rien dire, j'en suis certain c'est pour ça que je dois l'écrire, maudit écrivain qui ne sait ce qui se passe dans sa tête ne t'en va pas trop faire la défaite .15 des rimes de prime abord en abîme abominables dépravation des questions d'habitude rament les runes aborrhées mais si... non plus rien, d'obédience je me sens concerné et les hebdos marants non pas de persuasion autre que la culpabilité des abonnés alors je languis j'obéis à l'abeille de midi qui sommeille en hiver comme quand il n'est que dit cet hiver maudit de soleil sur glace le cristal se casse une eau pure refroidit j'en ai cure que jusqu'au paradis terrasses trépassent les écrits vainqueurs, sans rancoeur ont quelque tour de passe passe à retourner à l'envoyeur des mots pour des auteurs des moeurs pour des autos mathématiques sont les morts à l'heure des moralisateurs métaphysiques qu'on ausculta sans pudeur au prix du fantastique éclat de frayeur jamais vraiment meilleur que mystique ou pilleur de piques pesteur de pastèque posteur de pistaches imposteur du pastiche patachon tout-à-fait folichon qui tache un peu les torchons oui, bon... .16 et de délire au km .17 par ce que je vaut rien et que rien n'est mieux que tout ou rien que je ne suis pas que je quoi quoi moi ?
SAMEDI SOIR .18 un de plus, un de moins ce qui fut, ne revient et je pue, c'est certain tant que dure, le refrain - c'est dur, de dire ce pur, qu'écrire mesure, sourire gelure, en mire - un propos qui s'efface comme l'orée d'une trace que j'estime à l'heure sale comme une valeur bestiale bredouille à la ramasse je fouille mes poches vides il n'y a que fond de cale et teint un peu livide et en cette impasse je me sens normal tout est limpide tout est face à ce morbide et animal cauchemar - je suis en retard, un de plus ou un de moins j'essuie l'orage, cumulus par-dessus mes mains .19 | déliropatics deliropatics
.1
ARTENSION comme si j'avais besoin de chauffer plus les doigts qu'autre chose, mais que ceux-ci pédalant sur le vélo dans ma tête, faisait depuis la chaîne avancer celui-ci, dans sa cage toute ronde, et le vélo oui, de se morfondre en action frénétique, alors que mes doigts pianotent...
FORMAS un peu des croquettes, ce serait le principe ; j'ai une idée, je la note, et puis le temps de la noter, ça fait un format spécifique d'idée ; je calcule un peu, cet échauffement de pianotages, c'est étrange comme ça va pas durer, parce que tout change tout le temps tout tout...
JUSQUEPUISEMENT à propos d'attention, ce n'est qu'une parenthèse de parenthèses, des trucs dans des trucs, ces boîtes ouvertes qui se déversent les unes dans les autres qu'est-ce que j'écris, c'est ainsi, spontanément, un délirium, tremens...
.2
L'AVALEUR DU PRIX d'un terrible désaccointement que je ne sais même pas commment, quelque chose qui pourrait faire valoir, que nan, jamais, vraiment, il n'y a autre chose que la juridiction morale qui nous tient en laisse, et que ceci s'incarne toujours depuis autrui qu'on considère...
.3
DE LEUR REGARD SANS MOTS ils n'ont qu'un oeil, et c'est le mien ; absent du miroir, il n'est que stupéfaction, et s'outre, se choque, à lui-même dès qu'il se croise ; autrui est ce renvoi, ce calque sur l'émoi que je suscite ; il est catastrophique...
MOURIR PAR DIT je n'ai qu'un souhait et lorsque je le confronte à la réalisation il s'évapore ; je le poursuis tant qu'il me fuit, mais dès qu'il est là, ce paradis, je m'effraie, je me maudis, sans frais je me retourne alors, et il est à nouveau là, plus que jamais...
LORSQUE L'ALLUMETTE S'ABAT la chute tonitruante d'un bâton enflammé, il y a une métaphore de la taille, une dimension des millimétrés, les schtroumfs l'auraient entendu ainsi, portant à bout de bras cette torche dérobée dans un logis ; armés de tout ceci, c'est à une fourmi que revient l'onde de choc...
LANIMAL il n'a rien expliqué le muet, et pourtant il a compris ; maintenant il doit s'exprimer, et c'est plus dur que prédit ; rien, rien d'autre qu'un irrationnel miracle, celui de voir bouillir des pâtes, à la sauce inconditionnel, à la sauce poésie...
PROBLEMES D'EMBLEMES une face d'identité, qui renvoie la lumière, et d'un rayon un peu carré, se diffracte selon l'angulaire régularité de sa surface lisse, celle qu'on a laqué sur un calice, morcellé de mozaïque, le graal de tout-un-chacun, ce sang de vie que l'eau hydrate en nos anatomies... qui suis-je ?
DANS LE MILLE UNE POINTE de cible je me passe, pour fomenter l'impasse, de mes irrascibles réactions, le tracas de ma raison, trop violent pour être supporté, je me le prend de plein fouet, et il me terrasse, me défait, m'emporte au delà des faits qu'on aurait tôt fait d'interpréter...
LES JOURNAUX NE MENTENT QU'AUX MENTEURS car entre eux ils sont biens, à entretenir le bien commun, celui que l'on cache et dissimule, celui qui tache la simulation des minuscules libérations à ce droit de se cacher et se dissimuler, derrière ce qui fait les murs d'une société, psychiquement avancée, soit-disant... vraiment ?
POUR L'AMULETTE DE SOUFFRE SUR BOIS pour un objet que ferait-on ? il appartient à moi d'en faire une loi, une réflexion, inscrite dans mes parois, dans ma maison, celle de ce fichier texte, qui ne se veut pas prescription, ni autre irraison d'autre que la passation de ma temporalité ; celle-ce se compte à ce que j'ai fait !
DRAMIER AU CARRE il construisit sa mélancolie, le diffracté de l'identité, une case lui manquait, pour faire un carré, alors il l'a ajoutée, et elle s'est cassée, en mille morceaux de damier, tous carrés mais pas alternés, pas contrastés, par différenciés, ils étaient là et ce n'était alors qu'une simple grille...
SOURIRE EN CALME DU MATIN un segment de ce qui fait le présent, un crochet en chaque coin des lèvres, qui tirent depuis les oreilles, et aspirent la joie dans ce qu'elle peut se fluidifier, et couler, comme des larmes ou des éclats, scintillant tous deux, comme le fait le présent auprès de ma conscience, c'est ainsi...
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-
Rien ne sert de courir
Il faut mourir à point
;D
Dans le même style de détournement rigolo :
"Que la lumière fut, et la lumière soit."
Autre chose :
"- On est artiste !
-Pourquoi ?
-Parce qu'on a une grande sensibilité.
-Cela fait de toi rien.
-Et que cette sensibilité on l'agence."
Encore :
"Avec son parfum, elle a embaumé toute la rue."
"Vous me tutoyez alors je ne vais pas te vouvoyer."
"Jean François, avec qui on dit bonjour cinq fois dans la journée, tout le temps comme si on ne s'était jamais vu."
"Elle trimballait en voiture sa patate molle de mère."
"C'est comme si j'avais dû, avant d'entrevoir une liaison avec un homme, montrer que je pouvais satisfaire une dame."
"Du haut de ma vie sans évènements, au moins je témoigne de ce que je peux."
"Courir est comme embarquer dans un véhicule fatiguant et douloureux"
"Une faux posée contre un arbre comme si elle n'était pas menaçante."
"Comment donner des émotions avec cette langue froide, ces moyens trop précis ?"
"Beethoven : comment a-il réussi a m'extirper encore quelques larmes alors que j'étais vidé, comme après un orgasme ?"
Et pleins d'autres encore... Des milliers plus que des centaines !
-
J'écris vainement que de la m'rde depuis hier je tenebre...
Le summum du 'pas fini' en matière de sonnet :
CE QUE JE N'AI PAS ENVIE D'ECRIRE
par toutes ces petites, oui ces petites voix
chatouillant la limite, de mon incertitude
j'ai pris la grosse tête, et d'une plénitude
me tranche à taire la fête, à saborder ma foi
elles sont très incisives, et violemment m'avouent
ces voix trop intrusives, au chant un peu malade
que derrière ce rêve, à l'air de promenade
je suis souffrant je crève, je suis devenu fou
par temps particulier, je suis resté trop prude
et comme un écolier, n'ai pas franchi le stade
pendu à ce collier, appelé servitude
j'ai sombré d'un sommeil, éternel et tabou
la mort de mon soleil, il était une fois
n'était en simple éveil, qu'un
-
Ce soir j'ai vu le soleil se coucher et elle était magnifique cette grosse boule orange très basse sur l'horizon elle prenait la couleur magnifique de l'espoir.
Je me suis dit que la lumière allait enfin s'étendre loin dans l'ouest et elle serait bien utile pour faire partir l'horrible tâche sombre qui était ancrée la bas depuis quelques années.
-
"Arrivé 25 ans, on gagne une clairvoyance morne pour le reste de notre vie, c'est-à-dire les trois quart, fruit d'une gestation confuse depuis la naissance"
"La femme qui se délecte de me voir jouer des boules, à la pétanque, ne sait pas que lorsque je me fige, et qu'elle me trouve charmant dans la réflexion, en vérité je pète, et j'apprécie l'odeur."
Heureusement qu'on se connait pas, quand même...
-
Un seul être vous manque
Et tout en est peuplé
Ses yeux dans les autres regards
Son sourire sur tous les quais de gare
Je me retourne sur des silhouettes
Le cœur en reggaeton
Pour voir s'éloigner des inconnus
Qui ne sont jamais
Toi
-
Puisqu'il faudra bien aiguisé la plume
Pour un sourire tendu
Au creux de nos dunes
l'art au cœur fendu
Au destin déraisonné
Aux pensées entremêlées
Ah ! Si je m'essaie que me vienne l'inspiration
Pour que de l'esprit je ne sois le pion
Sans jamais céder à ton abandon
Pour que nous surprenne l'espoir à l'horizon
-
Au cœur des langueurs violettes des faubourgs
Se glissent les liqueurs désolées de l'amour.
Et soudain dans un coin de rue isolé
Où vacillent, palissante, la lumière des étoiles,
Se découpe sur des lèvres un baisers volé.
La nuit sombre retire des jeunes amants le voile.
-
Au cœur des langueurs
violettes des faubourgs
Se glissent les liqueurs
désolées de l'amour.
Et soudain dans un coin
de rue isolé
Où vacillent, palissante,
Des lumières dorées
Se découvre des passantes
Aux tendres baisers.
-
Dans mes nuits sans sommeil
Je connais ton visage
Et sa lumière pareille
À d'éclairants nuages.
-
♪ pomme d'heure ascète et gueule d'happy
-
un petit orphelin un peu lassé de ma propre gerbativité lexicale :
"lèpre au fait tu m'as dit, d'être au fait des maux dits, mais dis donc des dix comptes, les ci-doigts n'ont pas conté ce qui se doit, alors pour qu'on puisse s'en lasser, des lacets, à suicidé, à solidifier, des prostatistiques aux pronostiquetaques, on en vient à prendre du vlour pour véhicule à poudrer, de la couture dans les joints, la rivière de ta mère, a des attaques de plomberie, il faut fuire ce qui fomente, et familièrement s'en défendre, puisque de fonderie on arpente, l'âge non des l'y-rentent, à balistique optimale, un pourfendeur d'opale, un peu "
-
Si les jujubes joueurs ont l'œil tubereux
que dire de leurs brinborions aux yeux humides et naseaux glaireux, ils filent une coniflure infernale qui s'étend dans l'immensité galactique au delà de la 6ème lune.
Tout spliques étaient les Borogoves
Mais plus encore méfiez vous des clacpoils et travertoises.
Elles suivent indolentes les borobores cornus.
On les entends beugner longuement lors des libelunes au large d'Aldebaran.
Si on les laissait faire elles iraient deci-delà bringbalant à clic et à clac comme de vieilles mécaniques engrainées.
-
Que sont ces miroirs
Hors de nos maisons ;
Tant d'autres regards
Sur nos pâles raisons.
-
| | un ptit truc de j'savais pas quoi en faire y'a une ou deux semaines pis là j'avais un code à retest donc voilà bleurg | |
| " | orphelin
onslov | ...
|
| c'est à la milli il cligne des yeux on change un titre notre sauce il clôt un chapitre on devient dieux il lui faut du peace il est ôdieux si on lui vole ses litres de mots d'impasse qu'il révèle sous élytre avant un adieu alors qu'il se hisse vers le mieux qu'un mal-être auraît au bout de laisse donné de quoi paitre autour d'une traitrise de la paresse qu'en guise de messe o | |
...
| orphelin
onslov | " |
-
Tel un guide pour mon œil,
La flamme éclaire le vent
Qui me souffle sur les doigts
Et quand elle s'éteint je m'endeuille
Ça ne dure pas longtemps
Je m’endors et je pense à toi
Le vers 1 rime avec le vers 4, le vers 2 rime avec le vers 5, et le vers 3 rime avec le vers 6. |-| :/
-
rComprendre, ressentir
Découvrir, aider
C'est comme ça que j'aimes me sentir
C'est une chose que toujours j'aimerais
Alors pourquoi, se cacher ?
Pourquoi avoir peur des regards ?
Lorsque l'on sait qu'ils nous trouverons
Toujours bizarre !
Alors je vis comme je veux
J'aime ce que j'aime
Je me fiche d'eux
Alors adieu, peine !
-
La haine de l’autre, c’est avant tout la haine de soi même
La haine de soi, c’est l’incompréhension de soi-même
L’incompréhension engendre la haine
L’incompréhension peut tuer
Tuer, c’est se tuer
Mort libératrice?
Ignorance!
Michèle 2006
-
tous ces gens bien heureux
ont une vie à problèmes
ils glissent des je t'aime
sans penser aux envieux
-
Pastiche gentiment moqueur, mais vraiment pas méchant.
Capricorne lubrifiant les éponyme luxures,
En effluves bigarrés perdus aux orgues futiles.
Et si l'esperluette disséquée en chevelure,
Surprend la main enfantée des gnomes non érectiles.
-
yoyo j'ai un problème avec les quotas vous avez sûrement remarqué '_'
faudrait soit proposer un nouveau fil qui fasse un peu 'vanne d'évacuation', t'sais genre 'vide-trop-plein', un truc que quand t'es pas sûr que ça déborde pas tant la pression est là, pis que...
ouais ok, j'ai juste envie et besoin de me délester d'une poésie et j'ai quota, donc... j'ai cherché en quoi ce pouvait être un avorton, un peuu, un orphelin, pas mal trop du pas tout, bribe, clairement non mais oui, lambeau à la ilmite, éclat d'azur... éclat d'azur ?
bref, une idée qmm notamment par ce fil en général : donner, recycler, trier étout... un dèl sérieux :
Service pour écureuil
#ornythologie délire #bebelgem #close-call #phobos
mince huhu
bwè il est là
le zcureuil, tout écouvillon de froustuldilub
il aurait aimé ramoner du cheuveu, effeminé né fillet, fille en et...
et d'un coup de pouce, un coude passe, dans les dans les coupes, cure : dent un, cent, ou dix, incidents de par cour, il lui se l'est fait le fillet, et le zcureuil de grimpeh, alors qu'une cerise, au bout d'un sourire, grince des dents oui, ou les fait, rongeur se permet, se dans sa paire de main, prend entre des soigneuses griffes de plume d'entonnoir : il fallait que le zcureuil se trompe d'oeil... c'est l'autre, l'indispensable vie du dualisation de la queue et du corps, c'est le dèl du zcureuil, et là quoi ?
j'arrive dans le parc, et t'as les merles qui sonnent l'alarme, piaillent comme si un pleur de toute larme ; il s'égorgent, s'égosillent ? pardon non il se tranchent les vocales, les corps de l'âme, les cadres à car, des bus, des taxis et donc, le tout au parking, le roi du trois-tridents, tisse-ions, tend-ignition, initialement démentiel je moi non, le zoisal ferme la gueule, ta bec, c'est toute la langue des fourmis que j'inocule moi en passant, à ces serpents de nourriture, ces ordures à nourrisson, nous, de ces balbutiements à la nature, de raison, par passion, sans s'en porter trop délirant, empôté suis-je de belle fleur, un fillet qui n'aurait pas que trop peur, mais trop aussi énèrv, étristorien, philosorien, je moi ? le je passe et les merles gueulent, alors bin ouais au sol mineur bécarre du demi-ton interrible, ça sonne presque le là, et lui il est parterre à chercher sa cerise, mais c'est bon, il l'a, donc il regrimpe, depuis l'herbe, sur le tronc sombre, ligné à l'horizontale, entre métalloïde charbonnifère et nacre de jachère, un cerisier donc, ça s'escaladons, par le zcureuil alarmed, médicament la cerise, je passe, et il s'esclaffe en haut de son arbre ? non, la hache il sait qu'elle le délogera, et ensuite ce sera comme si les merles pouvaient plus se poser sur rien quand ils avaient bobo au bout des ailes, fatigueh, les pauvres se croisent une araignée, un ou deux gendarmes rouge et noir, collés à l'opposée, comme toujours, ces inséparables, insécables, atomiques ? point d'interrogation car il n'en fallait, je zcureuil un truc d'appareil à zoom, mais... l'occuleur se la coule douce, heureuse, est telle la mousse à raser mes brins d'herbe, du parc, du ztonntonn, par deux, sut que le bord serait coupant d'une cerise, et donc ? service d'écureuil
spécial surveillance
un oeil dans le lorgnant, intrigue du métapsytrauma, tout paumé que je suis, où que je sois, c'est dire si je vois, ce qui ne suit, autre, que ce chemin de pensée à la seconde où les mots vont trop vite, trop bons, vos tripes se trompent, lorsque correspondent les languettes, lorsque guêtent les sanglots, longs, des violents, allons, jusqu'à épuisement, sans lasser, passer l'ennui, c'est tout ce qui suit, je ne sus pour y fier, ce portail fort, ce tort qualifié d'écraseur, de noix... un zcureuil ! je fronde la frétille
m'a dit le docteur que j'étais zunpeufou, c'est une maladie au début je croyais, pis en fait non, pis en fait si, mais c'est surtout un espèce d'animal qui lit des oubliages dans les bagages ; le zcureuil a son service d'ascenseur, d'ailleurs, pourquoi ? comment ? tout seul sait-il se démerdouille, pour s'aider lui à grimper, il grimpe, et ne demande pas à ce qu'on le téléporte de fenêtre, jusqu'à ce que se rise son partisan artisan, pas, partant, pour continuer trois plombes de course, alors quoi ? y'avait tant pluss que ça, il est parano le zcureuil, il est là tout tremblant en réalité, sa cerise il la consomme en église, pain d'une somme à la bête de bêtise, et moi en tant que dégomme l'écouvillon, je l'entends en débit délire...
-
Une boîte de raviolis en conserve, et de la haine dans un petit bocal – à consommer pour plus tard.
Une mâsure abandonnée par les vents, après que ces derniers l'aient dépouillée de son toit. On raconte que nul ne vit à la cave.
Par-delà les montagnes, gronde un océan.
La petite main d'un enfant tire la jupe de sa mère au milieu de la place. Blême.
Un soleil de plomb rase les hauts murs de l'administration. Dans le ciel bleu.
Des calculs écrits à la craie sur un tableau gris. Et quelqu'un qui les écoute.
-
La romance est arôme rance... parfois
-
amen
amène
ah, mes noeuds
:P
m'étreignent
j'en saigne
j'enseigne
-
Soleil pâtissier
sur l'océan roux des feuilles
caramélisées.
(retrouvé au fond d'un tiroir ; il m'a fait sourire :) ).
-
oh oui il est rigolo !
-
Vide qui remplit
Deux existences se cognent
Intangible feu
-
Tu l'as cherché le chant du grillon ?
"La chauve-souris sous lampadaire ?
Un cerisier à pois rouges sur fond vert, c'est une belle tapisserie n'est-il, ou alors pervenche pour taie d'oreiller, je sais pas moi, tisane de pot-de-chambre et autres porcelaines en béton ; j'comprends pas comment on peut etre chaucvin et préférer se renseigner pour un programme estival qui sent l'hors-frontière... Un iguane ou un crotale pas dans un zoo, mais qu'en sait-on du gastéropode de Bourgogne ? De la sardine en milieu océanique territorial ? Ptetr un goût de tartiflette avec du faux reblochon exporté de l'intérieur mais alors ?"
...
- samedi 14 mai
-
Article douze- Verset 13_Alinéa à "Nation naissante durant une croissance de nuisance anéantissant dans un silence de Nuit"
Article du Code Pénal destiné a traiter les crimes uniquement nocturne. Édition de 1999
-
Soleil pâtissier
sur l'océan roux des feuilles
caramélisées.
Ça, j'aime bien. Il n'y a pas une section "haïku", au fait, ici ? (il y a des sites spécialisés, je sais).
En guise de réponse :
Rayons bas d'octobre —
des feuilles désorientées
ont perdu leurs arbres
(mais je crains que le tien ne soit meilleur :/)
-
Vogue petit bateau vers de lointains rivages.
Cela fait trop longtemps que tu nous as hantés.
Adieu, maintenant, vas ! Tes désirs de ravages
Finiront par s'éteindre. Adieu les vanités.
-
"intense, vint la
saint-valentin"
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Si il savait
Si il savait combien je l'aimais
Combien de fois il hantait mes rêves
Si il savait que son regard me ranimait
Si il savait combien je pouvais être jalouse
Je t'aime tellement fort
Que les dire ne peuvent l'exprimer
-
contre atrophie de flemme quotidienne, je me suis forcé, il faudrait que je reprenne un rythme disciplinaire efficace, là je me sens tout crasseux, ça veut rien dire, c'est bancal et boiteux, je flippe un peu à me dire que j'suis en train de mourir même littérairement, y'a plus tant de passion, moins d'inspiration, bref je suis en friche... jachère utile ou réelle déperdition ? quelques pioupioux qui gazouillent sans tenue
:'(
perdu - 01
la mort des mots contre le mou de l'amour
la lumière l'a lue cette mienne lueur
dont l'âme erre entre des détours
d'une amère fluidité toute en sueur
l'effort du faire en dangereux parcours
perdu - 02
liste élastique
castes des plastiques
astres mystiques et tracts drastiques
secs sont les sections
des questions hystériques
sans sanction c'est caustique
de cautionner les moustiques
mystérieux cieux sans yeux
les étoiles
perdu - 03
croustillant du moelleux
houspillant les heureux
d'un crasseux crocodile
sur mon île
je me sens malheureux
sans croquer à la vie
qui m'a tenu dans le creux
d'un carcan épineux
perdu - 04
sans payer attention
la note sale mon ambition
et rayer l'effusion
c'est noyer mes pulsions
dans un foyer sans combustion
le plaidoyer de mes raisons
sait fourvoyer d'illusion
ce qu'oyez en pavillon
des oreilles que générations
frayent par passion
perdu - 05
des gammes mégalomanes
dégomment les légumes
du game
le muguet de mai
l'ému gai maudissant
l'amie gutturale a gagné
la guirlande de mots dansant
la grimace au gué de ce courant
d'eau glacée de rivière
toute gelée en hiver
givre délivre le jet
délire ainsi j'ai
perdu - 06
échauffer les fauchés
chez faux fait chaud
faut chercher l'échafaud
sur lequel seront affichés
les chiffes et les fautifs
les fictifs olfactifs
nez qui n'osent
s'y ficher
fantastiques
perdu - 07
mare en champ près de laquelle en marchant
j'ai marchandé un chant marché pour mes jambes
un air de son fredonné
frais dans le front
l'effort à m'extraire
du marché des affaires
m'en a arraché une paire
qui jamais ne sera raccrochée
perdu - 08
à prix de voix
à proie de vie
avis d'effroi
à froid tout pris
j'ai un rhume de croix
ma foi s'effrite
ma frite se voit
toute crue comme ma crédulité
avalée en soin de foie
graissée sans que ne croisse
la crasse acidulée
de ma craie à effacer
j'y crois à moitié
perdu - 09
je bave ma rage
comme un prisonnier sans cage
le cortège de mes colères
en bulles de molaires
valant si peu de couleurs
dont les sages meurent
à forcer contre courant
ils nagent ils le savent
que la colle leur arrache
des dents trop pointues
brulant de lave sans flamme
s'enflemment les sièges
cannes happées pour l'image
terribles dilemmes
...
-
Deux êtres virent pour la première fois l'océan. L'un l'observe à marée montante, l'autre descendante.
Le premier pensa alors la mer l'attaquant ; l'autre s'imagina glorieux que de faire fuir autant d'eau.
-
Deux êtres virent pour la première fois l'océan. L'un l'observe à marée montante, l'autre descendante.
Le premier pensa alors la mer l'attaquant ; l'autre s'imagina glorieux que de faire fuir autant d'eau.
moi qui m'intéresse bcp à l'idée psychanalytique de 'projection', lire ces mots m'a fait sourire tant j'y retrouvai le principe, ici profondément ancré dans une image qui peut parler à tout le monde...
-
Deux êtres virent pour la première fois l'océan. L'un l'observe à marée montante, l'autre descendante.
Le premier pensa alors la mer l'attaquant ; l'autre s'imagina glorieux que de faire fuir autant d'eau.
moi qui m'intéresse bcp à l'idée psychanalytique de 'projection', lire ces mots m'a fait sourire tant j'y retrouvai le principe, ici profondément ancré dans une image qui peut parler à tout le monde...
C'était justement cet objectif :) j'aime bien ce genre de courte fable. Merci de votre retour
-
ahah comment ai-je pu m'étonner que quelqu'un ait déjà soulevé cette évidence qu'on retrouve chez les gosses sous cette forme, chez les adultes sous d'autres plus subtiles...
"Dans la vie quotidienne, l'exemple le plus simple de la projection est le toi aussi. Si quelqu'un nous attribue une chose déplaisante, nous supposons souvent instantanément qu'en fait cette chose est en lui."
Mélanie Klein
on a du mal à voir quand c'est l'inverse, en revanche...
tout ça parce que m'est parvenue aux oreilles une belle phrase qui pourtant pourrait agréablement disparaitre si le déni social était moins ferme : "commence par balayer devant ta propre porte avant de dire du mal d'autrui"...
je cherchais une autre citation psychanalytique pour ce concept éternellement répété par ceux qui ont accepté le truc, comme quoi grosso modo souvent ce qu'on voit chez autrui n'est qu'une forme de notre identité à laquelle nous ne sommes pas forcément en accord de conscience...
j'y aurais bien posé dans un sujet moins flood, mais puisque c'est d'ici que me revient ce sujet réccurrent, allons, t'façons puisque tout est vain...
bye Alessio, ton passage résonne encore un peu
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p'tit prout parti d'une idée de contrepèterie qui n'est pas allée jusqu'à un bout vraiment satisfaisant...
"terres, ce sont des bois, des villes
taire, ce son des voix débiles"
(et autres éther, été, saison, devil, d'émoi, d...)
et puis une autre incomplètement imparfaite aussi, que j'ai trouvée sur le chemin de construction de la première :
"j'arpente,
là où les
gens partent"
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perdu - 05
des gammes mégalomanes
dégomment les légumes
du game
le muguet de mai
l'ému gai maudissant
l'amie gutturale a gagné
la guirlande de mots dansant
la grimace au gué de ce courant
d'eau glacée de rivière
toute gelée en hiver
givre délivre le jet
délire ainsi j'ai
perdu - 06
échauffer les fauchés
chez faux fait chaud
faut chercher l'échafaud
sur lequel seront affichés
les chiffes et les fautifs
les fictifs olfactifs
nez qui n'osent
s'y ficher
fantastiques
J'aime surtout le potentiel de ces deux-là...
Pour le 5, y'a aussi "des gars mélomanes", "des gamelles omanes" :D
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Epitaphe en distique à Marcel D.
Il préférait les films de Laure Sinclair
aux émissions de Laure Adler.
.
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.
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Que sont devenus les textes postés ces jours-ci ?
-
Petits mots griffonnés
Sur le coin d'un cahier
A jamais gisent ici
Pour tromper mon ennui
Oui, nous sommes sur un forum, je ne possède donc techniquement pas de cahier mais les cours de maths étant ce qu'ils sont on passe le temps comme on peut.
-
Les jours rampent
sous l'émerveillement
du divin écureuil volant
les femmes pleurent
les hommes ont peur
sous les bombardement du poilu cerf-volant
Géant inondant
D'un terrible jet de glands
heurtant
mais réunissant
d'un cordon ombilical
tout être vivant
Hurlant
Gland dans le Gland
Chacun,
jaune
noir
blanc
se tire l'intestin
riant
Si dégôutant
mais si excitant...
-
:-¬?
" Trufferie " Occitanienne !
C'est l'histoire d'un Félibre
qui pour s'exprimer dans sa langue
s'inspira de faits libres.
Certes il ne veux l’harangue
de ses neveux d’Oïl qu'il sait géniaux.
Sinon que sous couvert de vers courts,
en citant l'énigme du bitoniau
il enclencha tout ce qui s'encourt !
-
(C'est marrant, au début, on ne commentait pas sur ce fil, ce qui, je crois, ajoutait un peu de gratuité.)
baguenaudant à la nuitée
j’ai écrasé un escargot
je ne pouvais que l’achever
et je l’ai fait mais le cœur gros
-
Les chants des anoures
me cassent les pieds
c’est d’un chiant l’amour
sans la variété
Les yeux fixés sur l’opercule
d’un burgo
comme aspiré par sa spirale
sont mes mots
qui vifs éclatent dans la bulle
de mon cerveau
-
À commettre un tel texte
je confie ma pensée
Mes idées sont connexes
et mes actes avérés
-
Au bout de tout couloir je bute sur la porte
nous allons dans le noir les portes sont des murs
annihilant chemin où tout destin avorte
où nos âmes d'oignon bégayent leurs pelures
-
Et pleure mon regard lorsque bute ma plume,
sur des vélins hagards trouvés dans un hangar
au fond d'un vieux tiroir qu'un sentiment subsume
comme on suspend le soir l'oraison d'un espoir.
-
kakemphaton
La mie, l’ami, lamies ! De ceux qu’on aime nous
mourons. Le lien tissé nous étrangle et nous noue.
Mouron je suis, pour ces oiseaux qui me picorent
Me dévorent, me réifiant en statue d’or.
-
Malgré l'oiseau mort, cloué sur sa porte
L'impur fit fi du message en présage
Qu'importe menace ! Si-fait qu'en sorte
Il en eût rit en voyant ce corps sage
-
Histoire d’amour n’a pas de fin
Demeure en nous, doux, leur parfum
-
Quand l'amour se donne
au vent d'automne arnaqueur
la feuille en rougit
-
Joli !
"Histoire d’amour n’a pas de fin
Demeure en nous, doux, leur parfum"
-
Tu m'es tombé dans les bras,
Je me suis cassée la figure
décidément, tu es trop lourd.
-
Il faisait beau
L'île, des îlots, une plage
Un café sans sucre
-
:D~
Au fond d'une onde claire
passait et repassait
une banalité que tout promeneur croit profonde :
cliché touristique !
qui se prend pour une révélation !
Héroïsme microscopique !
de qui confond fadeur et ascèse.
-
Euh... Je ne suis pas habitué ici. Tu réponds à mon texte ? C'est une critique ? Je prends tout ce qui vient. Je cherche juste à progresser avec des critiques constructives et bienveillantes.
-
J'ai composé sur un instant
Un petit moment vécu, là où je vis
Je n'ai pas pris le temps
De penser au discrédit
J'ai simplement ressenti
Et je t'offre ce moment
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Quand l'essence se dérobe en ses propres volutes :
Au fond d’une onde trop limpide pour être sincère
glissait, en spirale, une insignifiante essence déguisée,
dont chaque accent, pris d’oracle subit, feignait l’abîme :
Mais : Ô mirage, combien fantôme à tics,
Tu mimes la fulgurance sans jamais la toucher !
minuscule panache héroïque
est-tu senescence de l'esprit ?
ou bien confonds tu la pâleur avec l’ascèse ?
-
Pauvre poète
Entends tu ton écho
Rebondir sur les têtes
Que se paye ton ego
Vais je retrouver ici
Polissée par l'ennui
La violence savante
De celui qui dit qu'il sait
Et prétend l'imposer
Aux poètes naissants
Ceci dis je retourne à mon île, les îlots, ma plage
-
Un très court instant
J'ai cru être moi
Je me suis vite sauvé
-
Pâtissier artificier
qui crême-brûle nos forêts
feuilles caramélisées.
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Noir, brillant, fin, silencieux, il glisse sur l'eau comme sous le vent.
Peut-t'on mourir pour un bateau ?
-
#:s
Tourments dans les erres
contrefeux et retardants
Nature en déroute
-
Bravo Robert-Henri D pour cet haïku de circonstance !
Charabia
Dans le Moindre se cache le Grand
Où chaque être témoigne de sa réalité,
Et le Rien qui accueille le Tout
N’est rien d’autre que La Demeure.
Hélas, le long de cette aventure,
Il y a quelque chose qui résiste
– Le reflet équivoque du miroir –
-
:ninja:
Ça s' pass' aux Antilles, dans la Rue Des Broutilles :
le walkman en cavale, gueulant dans ses écoutilles,
d'un air hagard, un type en slip ninja, prés d'un hangar
reluque la gonzesse qui braque un vendeur de pétards.
-
Demain autre jour
Là, la nuit tendre m'embrasse
Lumière étiolée
Bonne nuit
-
Mauvaise nuit
Un cylindre de verre coiffé d'un chapeau,
L'odeur d'agrume, du café, réveils du matin ;
La radio diffuse ses nouvelles
Déjà antiennes ;
Débuts du jour, rébus indéchiffrable, Follain infuse.
Encore
un jour.
-
Au fil d’une onde qui feignait la clarté,
passait, ou prétendait passer tous sens éberlués
les bribes d'une réminiscence déguisée en oracle :
fusse par mirage ! ou via l'envers d'une carte postale ?
Or...
Lorsque s’autoproclame l'épiphanie,
est-ce par bravoure infinitésimale que,
l'esprit confond l’insipide avec l’ascèse ?
-
Réponse aux flamboyants
Je rêvais sur mon banc
Que le vent m’apporta
Une douce pensée,
Une émotion sincère
Pour en faire un poème
Dont je puisse faire l’offrande
Arrivé à ma porte
Je pensais à mon banc
Et posant mon manteau
Je devins artisan
Je sculptais quelques phrases
De ce peu de mots
Que le vent déposa
Sur ma nuque
Avec une douceur d’étoile.
-
Sur ce banc je te bise
avant que ton cœur ne se brise,
Or le vent l’a glissé
en secret, sourire plissé
assez petit pour tenir dans ma paume,
afin que jamais ne le paume.
-
Le temps a écrit
et jusqu’à la nuit rayé,
un lieu après l’autre –
-
Carême
Poète vient à mon secours ;
Que tes rimes m'emportent,
Que tes vers sans détour
M'inspirent et puis me portent
Vers cet océan soyeux,
Ce monde si joyeux,
Où dominent la bonté,
La simplicité,
La sincérité,
La justesse.
-
Il s'oppose aux vaccins
Mais tout les matins
Il prend un remède
Contre l'intelligence
-
Il s'oppose aux vaccins
Mais tout les matins
Il prend un remède
Contre l'intelligence
Ah ben voilà un bel exemple d'avorton : car s'il est court sur pattes, en revanche il en dit long sur certains comportements ! >:D
-
Ellipse
Des rochers sur le sable
Recouverts de lunettes de papier
A l'ouest palissant
Le soleil et la lune s'enlacent
Sommes nous des rejetons
De ces amours sauvages
Qui font tomber la nuit
Dans le fatras du jour
Et renaître le jour
Que chassera la nuitDésolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
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Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
il est trop long ?
-
Pour la France la victoire
La victoire en Marchand
Mais qui est-il vraiment ?
Celui qui marche
Vraiment
Léon
-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
il est trop long ?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
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-
Avorton est -il de bon ton ?
Je n'en crois rien
Le populaire n'est pas moderne
Il n' est que populaire
Et parfois vulgaire
-
Assis sur ce mur de pierres sèches
Je pense à vous
Dans l'ombre enfin fraîche
Je me lie à vous
Vous qui me lirez
Prenez simplement le temps
Où que vous soyez
De prendre ce temps
Qui file
comme ce chemin
-
J'aime la nature
Parcourue de veines bleues
Tombe la nuit
-
:facepalm:
Le zeste brusque
lèvre pincée...
Voici le portrait craché
de Zizi-la-Denrée.
(Mais ça c'était avant qu'elle se prenne un pain dans l'citron !)
-
Rodrigue as tu du style ?
Non j'ai du coeur
Veux tu te faire du blé ?
Non je coupe à trèfle
Et Chimène qu'en pense-t'elle ?
Elle se tient à carreau
Coiffée comme l'as de pique
Rebat les cartes veux tu ?
-
:lecon: voilà ce qui s'appelle avoir du jeu !
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Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Donner à ressentir
Donner à penser
Donner à rire
Donner
Ecrire
-
Cette nuit la douleur me tiendra compagnie
Elle pourrait être une ennemie
Je l'accepte comme une amie
Elle me fait exister elle me fait souffrir
-
Le ciel est un manteau
noir mité de trous
par lesquels s’échappe
une lumière
-
Né dans un coin de page,
un mot bancal trébuche.
Il cherche une blague Belge où s’accrocher,
mais la phrase s’effrite,
et le souffle lui manque.
-
Ce soir comme un matin
Je m'apprête
Non pour sortir
Mais pour entrer
Dans la nuit
-
Tout était dit :
Au premier vent clair,
il avait juré de reprendre la mer.
Alors, avec une odeur de fer rouillé,
au petit matin, La-Pluie à mouillé…
-
Comment ne pas rester simple
Quand tout a été dit
Écrit vécu pensé tenté
Pourtant écrire et dire
Et l'écrire et le dire
En y pensant en vie
Tenter
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
En digne chevalier de La Table Ovoïde
Il entra dans la forêt d'un pas vide,
de sens... Le type se nommait Ovide,
Le geste fier et le regard impavide…