Bonsoir. J'ai ce soir là, essayé une bonne fois pour toute, de non pas écrire avec mon coeur mais avec ma tête. Je compte sur vos avis pour davantage améliorer mes écris prochains. Le novice est de retour avec du fictif.
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Elle ? C'est Marie. Marie, je l'ai vue pour la première fois à l'école. C'était le jour de la rentrée des classes et nous nous faisions accompagner par nos parents. Des mamans pour la plupart, qui nous voyaient petit à petit, disparaître dans le fin fond des couloirs de la primaire. Maman était blonde aux yeux bleus, le sourire jusqu'aux oreilles ce jour-là. Elle était tellement jolie dans sa robe d'un vert smaragdin qui lui moulait le corps, ainsi que ses escarpins qui la grandissait, que les autres géniteurs portaient leur regard dessus... Papa disait toujours qu'elle aurait du être élue Marianne de France. C'est vrai, elle était tellement jolie maman.... Mais bref, retournons en à nos moutons. La rentrée des classes et Marie.
Marie, elle, avait deux points communs avec maman. Le premier et le moins important, c'est qu'elles étaient toutes les deux blondes. Le second et le plus flagrant, considérable, c'est qu'elles étaient toutes les deux magnifiques. Quand je regardais Marie, je ne pouvais m'empêcher de sourire. Il suffisait de l'apercevoir pour que ma journée soit délicieuse.
Je me souviens, j'attendais chaque recréation avec impatience pour la chercher et la suivre du regard.
Les copains me taquinaient toujours avec cette fabuleuse fille dont je devenais amoureux, mais avec qui je n'avais encore jamais eu l'occasion d'épiloguer, de discutailler.
Un jour, Jimmy est allé la voir. C'est Grégory qui me l'a dit. Ces deux la, c'était mes copains en plus de Marc et Stéphane avec qui je restait tout le temps. Mais Bref. D'après Gregory, Jimmy aurait dit à Marie que j'avais jamais embrassé une fille et que j'aurais aimé qu'elle soit la première. Après tout, c'était pas faux. Mais Marie, elle, elle préférait les bad boys, les mauvais garçons quoi. C'est clair que j'étais l'opposé. Squelettique et mâchoire serrée.
Finalement je me suis quand même approché de Marie. C'était le 21 Janvier 1991, il faisait beau, les oiseaux chantonnaient pendant que Marie faisait de la corde à sauter. Elle s'était arrêtée pour se retourner vers moi quand Josephine et Mireille se sont mises à me regarder. Ses copines. De vraies gamines, garces et pouffiasses.
J'ai eu peur et ma première riposte avait été de coller mon poing sur le visage d'ange de Marie... Je m'en voulais tellement. J'avais réussi à toucher Marie, mais ni de la bonne manière, ni au bon endroit. C'est son cœur que j'aurais voulu atteindre.
Elle était tellement belle Marie... Ça n'a pourtant pas toujours été le cas. Pas ce jour-là du moins.
J'étais retourné accoster Marie, quelques temps plus tard. C'est pas faute d'avoir essayé, elle m'avait jeté comme un moins que rien. Comme une merde, clairement. Grégory et Stéphane se sont encore payés ma tête ce jour-là. Ce n'était pas grave. C'est en tout cas ce que je m'étais dis.
Quand je retournais à l'école, les jours suivants, Marie et ses copines me pointaient du doigt en rigolant. J'étais devenu pour Stéphane, Grégory, Marc et Jimmy, qu'une simple victime, qu'un souffre-douleur. Ils se fichaient de moi à longueur de temps. J'étais passé de copain à connard en l'espace de quelques semaines. La solitude m'avait envahie, je passais le plus clair de mon temps seul, assis sur un banc de la cour de récréation et spectateur de ce qu'il se passait autour de moi. Ma solitude était une prison dans laquelle j'essayais de m'évader.
Un soir, je suis rentré chez moi. Papa et maman étaient en train de préparer le dîner. J'en avais profité pour aller faire mes devoirs du lendemain. Il s'agissait d'un exercice de mathématiques. Maman disait toujours que la logique est l'hygiène des mathématiques. Elle n'avait pas tort.
Ma logique, était de faire ce qu'il fallait faire. Je me suis ce soir-là, souvenu que papa cachait un Smith & Wesson .357 Magnum sous le matelas de la chambre de Mathias. Quelle idée de cacher son arme sous le paillasse de son Bienveillant. Mathias n'en savait rien, à ce moment là il n'avait que 6 ans, et c'était maman qui s'occupait de changer les draps et tout le tralala...
J'étais retourné à l'école, le jour suivant cette soirée. Ma soirée. Mon jour. Et comme d'habitude, les copains rigolaient. De moi. Encore et toujours. Bon sang, c'était arrivé. J'avais sorti l'arme de papa, de mon sac. Elle était chargée.
J'ai visé Jimmy, en premier. J'ai appuyé sur la gâchette et la balle était arrivée en face du percuteur juste avant d'être percutée. La balle a traversé tout le cylindre de l'arme, avant de quitter le canon pour arriver dans la trogne de Jimmy. À ce moment précis, tout était devenu plus silencieux qu'une tombe. Le seul bruit s'étant fait entendre, était la douille rebondir sur le macadam, mon cœur s'emballer et le cri des autres benêts.
Derrière ce même silence incroyable, Stephane, Marc, Gregory, Marie, Mireille et Joséphine y étaient passés avant moi. J'étais le dernier.