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Sous le bonnet de monsieur Germain
Monsieur Germain portait son bonnet vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Personne ne l’avait jamais vu le retirer, même pour un entretien avec le directeur, ou quand il avait un rendez-vous galant avec mademoiselle Clarisse, l’infirmière. Pourtant, il était moche, ce bonnet : tout gris, tout vieux et tout raplapla, avec un pompon triste et délavé qui pendouillait à son sommet. Une horreur.
Alors évidemment, pour Neil, neuf ans, parvenir à voler le bonnet de monsieur Germain, c’était une question d’honneur. Et peut-être aussi de curiosité. Il s’attela à la tâche dès le début de l’année scolaire sous le regard amusé de ses camarades : tentatives de chapardage pendant qu’il avait le dos tourné, farces à répétition (impliquant le plus souvent un seau d’eau, un escabeau et une porte entrouverte), espionnage à travers le trou de la serrure de la salle des profs... Mais rien n’y fit. Monsieur Germain était grand, costaud et habitué à ce genre de facéties. Il n’était pas rare de le voir soulever Neil par le col au beau milieu d’un couloir pour le reposer un peu plus loin. C’était devenu une sorte de jeu et tout le monde en rigolait bien, y compris les deux intéressés.
Neil avait presque abandonné l’idée de voir un jour sous le bonnet du professeur lorsqu’il tomba, un peu par hasard, sur un objet étrange. Il avait dû glisser de la sacoche de monsieur Germain à la fin de la classe, quand celui-ci s’était précipité vers la sortie au pas de course – sans doute pour rejoindre mademoiselle Clarisse, il n’aimait pas trop la faire attendre. C’était un bout de bois tout plat, tout long et tout droit, un peu comme une petite règle, sauf qu’il y avait tout un côté constitué de pics. Neil le fourra dans sa poche, bien résolu à comprendre pourquoi monsieur Germain transportait un tel instrument de torture avec lui. Peut-être qu’en dehors de l’école, il était en fait un bras droit de la mafia, engagé pour recruter de nouveaux membres chez les enfants ? En tout cas, il avait la carrure qui correspondait.
En rentrant chez lui, Neil montra le petit objet à ses parents. Leur réaction confirma ses soupçons : ils s’empressèrent de le lui confisquer avant de l’assommer de questions. Où est-ce qu’il avait trouvé cette horreur ? Pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas jetée ? Qui la lui avait donnée ? Le garçon avait l’impression de passer un de ces interrogatoires dans les séries policières, avec le bon flic et le mauvais flic, et c’était un peu agaçant d’être pris pour le coupable. Il comprenait mieux ce que ressentaient les détectives privés quand les inspecteurs de police leur tombaient dessus pour leur piquer leur enquête – et leurs indices.
La nuit venue, Neil dut faire preuve de toute son habileté pour parvenir à la boîte des objets confisqués sans réveiller ses parents. En général, ce n'était pas trop dur, parce que Maman ronflait fort et Papa n'entendait rien ; mais cette fois-ci, ils avaient posé des pièges. D'abord, la boîte ne se trouvait pas sur la commode en face du lit comme d'habitude mais sur la table de nuit de Papa, entre réveil tic-tac qui faisait un boucan du diable dès qu'on l'effleurait et la pile de livre instable qui risquait à tout moment de basculer sur le lit. Il lui fallut s'y reprendre à trois fois pour parvenir à l'attraper sans risquer de bousculer tout le reste.
Ensuite, bien sûr, la boîte était fermée à double tours. Neil connaissait très bien les cachettes de ses parents – elles ne changeaient presque pas d'un Noël à l'autre – mais ne trouva la clef nulle part. Il allait renoncer lorsqu'il aperçut l'écrin à bijoux de Maman sur l'étagère près de la table de nuit. Curieux, d'habitude il était plutôt rangé dans le tiroir du bureau. Le garçon l'ouvrit avec précaution, tria les perles et les boucles d'oreille et finit par trouver la petite clef cachée en dessous. Il la prit, reposa soigneusement l'écrin, ouvrit la boîte à objets confisqués – avec un clac sonore qui lui donna des sueurs froides – et récupéra son indice d'un geste triomphant – mais sans un bruit. Finalement, le plus long et le plus dur fut de tout remettre en place de sorte que ses parents ne se rendent compte de rien lorsqu'ils se lèveraient. La nuit était déjà bien avancée quand Neil retrouva son lit.
Le lendemain, il enquêta à l’école auprès de ses amis, des autres classes et même de mademoiselle Clarisse. À aucun moment il ne précisa où il avait trouvé sa prise – il ne voulait pas avoir la mafia sur le dos tant qu’il n’avait pas de preuve. Mais même en prenant toutes les précautions du monde, personne ne voulut lui répondre. Soit ils ne savaient pas, soit ils ouvraient de grands yeux horrifiés et refusaient de parler. Mademoiselle Clarisse alla jusqu’à le menacer de l’emmener voir le directeur s’il ne se débarrassait pas de cette chose. Il décida donc de ne plus jamais le montrer à un adulte.
Ce jour-là, monsieur Germain sembla plus nerveux que d’habitude. Il gesticulait, il bafouillait et il regardait régulièrement dans sa sacoche quand il pensait que les élèves avaient le dos tourné. Mais bien sûr, Neil voyait tout. Il sentait que son grand moment approchait. Quand midi sonna, il n’alla pas immédiatement vers la cantine. À la place, il fit semblant de ranger son pupitre, et lorsqu’il fut seul dans la salle de classe, il se précipita dans l’armoire au coin de la pièce pour se cacher. Puis il attendit.
Au bout de cinq minutes à peine, monsieur Germain réapparut et ferma bien soigneusement la porte derrière lui. Puis il se mit à fouiller toute la pièce en grommelant.
« Où est-ce qu’il est tombé, bon sang ? Il doit bien traîner quelque part par là… »
Saisissant son courage à deux mains, Neil choisit cet instant pour se révéler.
« Aha ! cria-t-il en brandissant l’objet. C’est ça que vous cherchez, m’sieur Germain ? Combien vous paye la mafia pour… »
Il avait eu l’intention de marchander. Faire du chantage, peut-être, comme un vrai détective. Il n’en eut jamais besoin. Monsieur Germain, surpris par cette apparition soudaine, était tombé à la renverse. Son vieux bonnet miteux gisait à côté de lui. Mais ce n’était pas ce que regardait Neil. Il regardait le crâne de monsieur Germain.
Tout velu sur le dessus, tout plein de poils encore plus longs que la barbe du Père Noël.
Il porta la main à sa tête, soudain paniqué, mais il ne rencontra que de la peau lisse et nue. Ouf, ce n’était pas contagieux. En tout cas pas encore. Il allait falloir qu’il vérifie régulièrement pendant quelques jours et qu'il surveille les autres, au cas où les poils se propageraient sur tous les crânes. Il ne voulait pas finir comme ça – c’était répugnant.
Puis il vit l’air gêné de monsieur Germain et ravisa son jugement. Non, ce n’était pas répugnant. C’était monsieur Germain. Ses poils tombaient jusque sur ses épaules à présent, encadrant son visage. Ce n’était pas si laid, finalement ; curieusement, ça lui donnait l’air un peu plus jeune. Ou plus sauvage, peut-être. Moins respectable, c’est sûr – même son bonnet le faisait paraître plus digne. Mais aventurier, ça oui : Neil n’avait aucun mal à imaginer le professeur, machette à la main, tailler son chemin à travers une jungle. Ce n’était définitivement pas un mafieux. De toute façon, après réflexion, monsieur Germain était beaucoup trop gentil pour ça.
« Ah… Je vois que tu as retrouvé mon peigne, » dit monsieur Germain en se relevant. Neil regarda l’objet dans sa main et le lui tendit. « Merci.
– A quoi ça sert, exactement ? demanda le garçon. Personne a voulu me le dire.
– Ça ne m’étonne pas. Ça sert à démêler les cheveux, comme ça. »
Le professeur passa le peigne dans ses poils et tira un peu dessus. Il recommença l’opération plusieurs fois jusqu’à ce que les dents de bois coulent librement dans la crinière. C’est ça. On aurait dit une crinière.
« Pourquoi vous les cachez ? Vous ressemblez à un lion.
– Parce que les gens n’aiment tellement que je sois différents. Ils préféreraient que je les coupe pour avoir un crâne bien reluisant. Mais moi je n’ai pas très envie.
– Pourquoi ?
– Hé bien, parce que mes cheveux font partie de moi. C’est déjà pénible de les cacher, je ne veux pas en plus les enlever juste pour faire plaisir aux autres.
– Mais pourquoi vous les montrez pas ? Moi, je trouvais ça moche au début, mais en fait, c’est moins pire que votre bonnet. Mademoiselle Clarisse vous apprécierait encore plus si vous étiez joli comme maintenant. »
Monsieur Germain rougit.
« J’aimerais que ce soit aussi simple que ça, Neil, mais ça l’est rarement.
– Vous savez, si elle est vraiment amoureuse, elle s’en fiche que vous ayez des poils sur le caillou. Vous devriez lui montrer. En plus, c’est pas bien de lui mentir. »
Surpris, le professeur se gratta la tête.
« Tu as peut-être raison, reprit-il d'une voix songeuse. Et où donc as-tu acquis une telle sagesse, jeune homme ?
– J’ai lu un livre, une fois », répliqua fièrement le garçon. Son estomac gargouilla juste à ce moment-là. « Oups, il faut que j’aille à la cantine. Vous inquiétez pas, m’sieur, je dirai rien aux autres. Mais vous, vous devriez le dire à mademoiselle Clarisse !
– On verra », répondit monsieur Germain.
Il avait les lèvres pincées et le regard lointain qui lui donnaient l'air sévère. Il n'y croit pas vraiment, pensa Neil. Ça rendait le garçon un peu triste. Mais en quittant la salle, il se retourna une dernière fois, juste à temps pour voir le professeur esquisser un sourire.
Il n’avait pas remis son bonnet.
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Plop Mout !
vingt quatre heures sur vingt quatre
ving-quatre
farces à répétition (impliquant le plus souvent un seau d'eau, un escabeau et une porte entrouverte) pour le forcer à s'éponger la tête
Je trouve le retour à la narration après la parenthèse chelou. Tu peux peut-être supprimer "pour le forcer à s'éponger" ?
C'était presque devenu un jeu et tout le monde rigolait bien
Tout le monde en rigolait ?
ils s'empressèrent de le lui confisquer en l'assommant de questions
2 soucis :
- comment on peut confisquer quelque chose avec des questions
- dans la suite du texte, il l'a encore l'objet
J'ai trouvé que c'était un texte plutôt sympa, sauf la fin. À partir du moment où Neil quitte la salle, le texte perd son sérieux et la chute en est affectée. Du coup je pars sur une mauvaise impression, de facilité un peu.
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Bonsoir à Mout' !
J'ai rien relevé qui m'ait vraiment perturbé sauf l'histoire de la confiscation de l'objet qu'il a encore par la suite, déjà relevée par Loïc.
Je comprends pas trop le délire sur le peigne. Que les gens soient perturbés qu'il ait potentiellement "volé" le peigne, ça passe pour les parents, mais pas pour les autres adultes (ils auraient du mal à savoir qu'il l'a pas de chez lui). Et le mystère du bonnet me laisse sur ma faim.
Y a l'idée des apparences qui changent mais elles sont pas vraiment trompeuses. (J'avais pas spécialement cru le personnage chauve alors qu'il ait des cheveux sous son bonnet ne me choque pas plus que ça.)
Le ton est léger et ça se lit bien, mais j'ai l'impression que la chute n'est pas assez aboutie pour répondre complètement au thème. (Ou alors j'ai rien compris. :mrgreen:)
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Salut à vous et merci pour les retours !
Loïc, je corrige les fautes, merci pour le relevé.
2 soucis :
- comment on peut confisquer quelque chose avec des questions
- dans la suite du texte, il l'a encore l'objet
- En prenant l'objet de ses mains tout en lui posant des questions ? Cela dit...
- ...c'est vrai, c'est pas cohérent, ça :\? J'ai écrit le texte en deux fois et j'avais oublié ce détail. Par contre je comprends pas comment il a pu m'échapper à la relecture >< Je corrigerai ça dans la soirée.
À partir du moment où Neil quitte la salle, le texte perd son sérieux et la chute en est affectée. Du coup je pars sur une mauvaise impression, de facilité un peu.
Comment ça, perd son sérieux ? Pourquoi de la facilité ? Tu peux détailler s'il te plaît ? Peut-être que c'est parce que j'ai pas très bien réussi à faire passer le twist du texte...
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Merci en tout cas pour avoir pris le temps de lire !
Kathya, du coup pour répondre à cette histoire de peigne :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Bref, j'ai effectivement l'impression que je me suis planté et que le propos n'est pas assez clair ><. Il va falloir que je retape tout ça.
Merci pour ta lecture !
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- En prenant l'objet de ses mains tout en lui posant des questions ? Cela dit...
Oui mais du coup c'est pas ce qui est écrit.
(D'une manière générale, le participe présent pour la simultanéité, surtout quand y a ambiguïté, c'est méh.)
(=> oui, je sais les onomatopées c'pas clair non plus).
Comment ça, perd son sérieux ? Pourquoi de la facilité ? Tu peux détailler s'il te plaît ? Peut-être que c'est parce que j'ai pas très bien réussi à faire passer le twist du texte...
Alors pour l'absence de cheveux j'avais plutôt bien compris, c'était ça où une interdiction des cheveux longs. Mais du coup ça n'a rien avoir avec mon problème qui porte précisément sur ce passage, vraiment la toute fin :
Mais en quittant la salle, Neil put voir que le professeur souriait toujours et qu'il n'avait pas encore remis son bonnet. C'est bien, pensa le garçon, il est passé en mode aventurier, plus rien va l'arrêter !
Je me demande ce qu'il y a à manger, aujourd'hui...
Je trouve ça faible, pour faire rire un peu facilement et pas du tout dans le ton du reste. Surtout après le premier point
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Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Effectivement, ça change complètement la donne, mais j'étais complètement passée à côté de ces points. Ça ressort pas vraiment du texte... ::)
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Salut Mout !
Une petite chose :
une fois, » répondit fièrement le garçon.
La virgule se met après le guillemet.
(la faute survient une autre fois avant)
Sinon :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Je ne vais pas repointer la contradiction sur l'objet confisqué qu'il a toujours (ça me semble l'affaire de quelques phrases pour le corriger). Par contre la réaction de mademoiselle Clarisse est bien d'être horrifiée, donc je me dis que le conseil final d'être honnête avec elle risque peut-être d'avoir de vilaines conséquences ^^
Sur la fin elle-même, une chose qui m'a taquiné est l'italique pour les pensées. C'est un peu tard dans le texte pour introduire ce genre de nouveauté, il me semble. Et je rejoins Loïc dans l'idée que revenir au ton imagination enfantine qui divague du début plutôt que de finir sur la jolie note du courage de braver le tabou diminue un peu l'effet de ce qui précède.
(aussi : comme tu as dit "Je corrige les fautes" mais que le texte n'a pas été modifié, je te signale au cas où que tu peux directement le modifier (en cliquant sur modifier en haut à droite) jusqu'au 15 mars)
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Salut Mout !
Il comprenait mieux ce que ressentaient les détectives privés quand les inspecteurs de police leur tombaient dessus pour les empêcher de mener leur enquête à bien.
Le lendemain, il enquêta à l'école auprès de ses amis
A aucun moment il ne précisa où il l'avait trouvé
A -> À
Ton "l'" ne se rapporte à rien (tu n'as pas évoqué l'objet dans la phrase d'avant), donc je pense qu'il faudrait tourner la phrase autrement.
A la place, il fit semblant de ranger son pupitre
A -> À
Germain, surpris par cette apparition soudaine, était tombé à la renverse. Son vieux bonnet miteux gisait à côté de lui.
Bon, je vois mal comment dans la vraie vie on pourrait perdre un bonnet en tombant par terre... On va dire que ça passe pour cette fois ^^.
Il porta la main à sa tête, soudain paniqué, mais il ne rencontra que de la peau lisse et nue. Ouf, ce n'était pas contagieux.
!
Génial ce retournement de situation :D
Bon... Je suis un poil (haha) déçue par la fin. Neil change d'avis sur les cheveux en deux lignes (on ne sait pas trop s'il sait ce que c'est, finalement). Du coup, la "morale" de l'histoire n'est pas vraiment justifiée, et un peu attendue/facile. J'avoue que dans tous les cas, je ne suis pas fan des fins un peu moralisatrices, donc j'aurais probablement plus apprécié si l'histoire s'achevait sur une note différente (peut-être un deuxième élément un peu étonnant, pour que l'histoire ne repose pas seulement sur la révélation-cheveux ?).
La fin exceptée donc, rien à redire ! J'ai relevé deux-trois micro-coquilles mais à part ça j'ai bien aimé le style ; et pas de problème de compréhension de mon côté, comme je l'ai relevé le twist sur les cheveux m'a bien fait rire :)
Merci pour cette lecture !
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Salut Mout !
Mademoiselle Clarisse alla jusqu'à le menacer de l'emmener voir le directeur s'il ne se débarrassait pas de cette chose. Il décida donc de ne plus jamais la montrer à un adulte.
les parents l'ont pas confisqué ?
J'aime bien le ton et ce décalage que tu proposes, c'est mignon et ça prête à réfléchir tout de même après une petite énigme. Lecture agréable et sourires.
La fin est un poil ( :mrgreen:) moralisatrice par contre, je pense que ça pourrait être plus ouvert, laisser le lecteur réfléchir.
Tchuss,
Rémi
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Rémi, tu m'as piqué ma super blague :-\
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Ouf, j'ai enfin réussi à récupérer internet ! Je vais pouvoir vous répondre.
J'ai corrigé le texte selon vos conseils, mais du coup, Elk et RémiDeLille sont passés entre temps. Elk, j'ai appliqué tes corrections (sauf pour le bonnet, je vois pas trop pour l'instant comment le rendre plus crédible), mais je n'ai pas encore retravaillé la fin (sauf la toute fin, puisque la phrase posait problème à plusieurs d'entre vous).
Du coup, Loïc et Kathya, vous pensez quoi de cette nouvelle conclusion ?
J'ai également rajouté tout un passage pour pallier à l'illogisme de la confiscation (et donner un peu de dynamisme au texte en passant, j'espère). J'ai aussi corrigé des détails par-ci par-là.
Kathya, j'ai rajouté un micro détail pour la compréhension du contexte, est-ce que tu penses que c'est mieux ? (Est-ce que tu le trouves ?)
Prochaine étape, tenter de retoucher le dialogue de fin pour effacer un peu cet aspect moralisateur qui vous embête (et moi aussi, en fait).
Voilà, désolé d'avoir été aussi long, j'espère que cette nouvelle version vous conviendra un peu mieux !
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Salut Mout !
Je n'ai pas relu tout ton texte, mais la toute fin me plaît déjà mieux comme ça ! :)
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Salut Mout !
sur la table de nuit de Papa, entre réveil tic-tac qui
le réveil, non ?
Neil connaissait très bien les cachettes de ses parents – elles ne changeaient presque pas d'un Noël à l'autre – mais ne trouva la clef nulle part.
mais il ne trouva, non ?
Bon, un peu tarabiscoté cette histoire, mais pourquoi pas, ça rajoute un côté loufoque, ou plutôt ça accentue le côté "polar".
Sinon, je préfère la fin comme ça. :)
Pour Elk :
Rémi, tu m'as piqué ma super blague :-\
désolé, j'avais pas vu, avec tous ces poils de mammouth partout :D
Tchuss,
Rémi
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Hello Mout !
Bon bah moi j'ai adoré :)
Comme barnacle, j'ai parfaitement compris le "tabou" et ça ne m'a pas du tout dérangé. Au contraire, j'ai beaucoup aimé me faire balader avec le bonnet et l'autre objet pour découvrir plus tard leurs significations et fonctions, et le coup de "c'est le normal qui est anormal" fait pour moi un super renversement.
J'aime beaucoup le ton du récit aussi, simple et très bien mené. Cette version de la fin me convient tout à fait. Un peu rapide ? Et alors ? Pour moi, le registre/genre du texte permet tout à fait cette facilité.
J'ai juste trouvé que la partie où il se fait confisquer le peigne pour aller le récupérer ensuite ne sert pas à grand chose (ou quelque chose m'a échappé).
Bref, merci beaucoup beaucoup pour ce texte :)
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Edit
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Exact, mais qui est le mout qui fait cette réponse ? L'auteur de ce texte ?
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Bonjour cher Mout ! :D
– Parce que les gens n’aiment tellement que je sois différents.
-> différent
Il n’avait pas remis son bonnet.
:coeur:
Je ne sais pas trop quoi dire, à part que j'ai adoré ! Et le renversement de situation est tout bonnement génial, je me suis bien marrée :D
Merci pour ce texte ! ^^
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Salut Mout' !
J'ai beaucoup aimé ! L'enquête du petit garçon est vraiment très bien faite, tu as bien retranscris le côté enfantin de la chose. Le retournement de situation est bien pensé également, pour le coup, je ne l'ai pas du tout venir, et il ajoute une petite touche sf qui n'est pas pour me déplaire ! Seul petit bémol avec la fin qui dénote un peu avec le reste, je ne comprends pas pourquoi l'enfant justifie sa "sagesse" ("c'est pas beau de mentir" c'est de la sagesse ?) par la lecture, ça me semble un peu forcé.
Bref, merci pour ce texte !
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Han mais c'est trop mignon ! :coeur:
J'ai beaucoup aimé, c'est léger tout le long, sans manquer d'être profond quand il faut.
Tout en maîtrise, sans fausses notes, un bel exercice.
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Sous le bonnet de monsieur Germain
Monsieur Germain portait son bonnet vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Personne ne l’avait jamais vu le retirer, même pour un entretien avec le directeur, ou quand il avait un rendez-vous galant avec mademoiselle Clarisse, l’infirmière. Pourtant, il était moche, ce bonnet : tout gris, tout vieux et tout raplapla, avec un pompon triste et délavé qui pendouillait à son sommet. Une horreur.
Alors évidemment, pour Neil, neuf ans, parvenir à voler le bonnet de monsieur Germain, c’était une question d’honneur. Et peut-être aussi de curiosité. Il s’attela à la tâche dès le début de l’année scolaire sous le regard amusé de ses camarades : tentatives de chapardage pendant qu’il avait le dos tourné, farces à répétition (impliquant le plus souvent un seau d’eau, un escabeau et une porte entrouverte), espionnage à travers le trou de la serrure de la salle des profs... Mais rien n’y fit. Monsieur Germain était grand, costaud et habitué à ce genre de facéties. Il n’était pas rare de le voir soulever Neil par le col au beau milieu d’un couloir pour le reposer un peu plus loin. C’était devenu une sorte de jeu et tout le monde en rigolait bien, y compris les deux intéressés.
Neil avait presque abandonné l’idée de voir un jour sous le bonnet du professeur lorsqu’il tomba, un peu par hasard, sur un objet étrange. Il avait dû glisser de la sacoche de monsieur Germain à la fin de la classe, quand celui-ci s’était précipité vers la sortie au pas de course – sans doute pour rejoindre mademoiselle Clarisse, il n’aimait pas trop la faire attendre. C’était un bout de bois tout plat, tout long et tout droit, un peu comme une petite règle, sauf qu’il y avait tout un côté constitué de pics. Neil le fourra dans sa poche, bien résolu à comprendre pourquoi monsieur Germain transportait un tel instrument de torture avec lui. Peut-être qu’en dehors de l’école, il était en fait un bras droit de la mafia, engagé pour recruter de nouveaux membres chez les enfants ? En tout cas, il avait la carrure qui correspondait.
En rentrant chez lui, Neil montra le petit objet à ses parents. Leur réaction confirma ses soupçons : ils s’empressèrent de le lui confisquer avant de l’assommer de questions. Où est-ce qu’il avait trouvé cette horreur ? Pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas jetée ? Qui la lui avait donnée ? Le garçon avait l’impression de passer un de ces interrogatoires dans les séries policières, avec le bon flic et le mauvais flic, et c’était un peu agaçant d’être pris pour le coupable. Il comprenait mieux ce que ressentaient les détectives privés quand les inspecteurs de police leur tombaient dessus pour leur piquer leur enquête – et leurs indices.
La nuit venue, Neil dut faire preuve de toute son habileté pour parvenir à la boîte des objets confisqués sans réveiller ses parents. En général, ce n'était pas trop dur, parce que Maman ronflait fort et Papa n'entendait rien ; mais cette fois-ci, ils avaient posé des pièges. D'abord, la boîte ne se trouvait pas sur la commode en face du lit comme d'habitude mais sur la table de nuit de Papa, entre le réveil tic-tac qui faisait un boucan du diable dès qu'on l'effleurait et la pile de livre instable qui risquait à tout moment de basculer sur le lit. Il lui fallut s'y reprendre à trois fois pour parvenir à l'attraper sans risquer de bousculer tout le reste.
Ensuite, bien sûr, la boîte était fermée à double tours. Neil connaissait très bien les cachettes de ses parents – elles ne changeaient presque pas d'un Noël à l'autre – mais ne trouva la clef nulle part. Il allait renoncer lorsqu'il aperçut l'écrin à bijoux de Maman sur l'étagère près de la table de nuit. Curieux, d'habitude il était plutôt rangé dans le tiroir du bureau. Le garçon l'ouvrit avec précaution, tria les perles et les boucles d'oreille et finit par trouver la petite clef cachée en dessous. Il la prit, reposa soigneusement l'écrin, ouvrit la boîte à objets confisqués – avec un clac sonore qui lui donna des sueurs froides – et récupéra son indice d'un geste triomphant – mais sans un bruit. Finalement, le plus long et le plus dur fut de tout remettre en place de sorte que ses parents ne se rendent compte de rien lorsqu'ils se lèveraient. La nuit était déjà bien avancée quand Neil retrouva son lit.
Le lendemain, il enquêta à l’école auprès de ses amis, des autres classes et même de mademoiselle Clarisse. À aucun moment il ne précisa où il avait trouvé sa prise – il ne voulait pas avoir la mafia sur le dos tant qu’il n’avait pas de preuve. Mais même en prenant toutes les précautions du monde, personne ne voulut lui répondre. Soit ils ne savaient pas, soit ils ouvraient de grands yeux horrifiés et refusaient de parler. Mademoiselle Clarisse alla jusqu’à le menacer de l’emmener voir le directeur s’il ne se débarrassait pas de cette chose. Il décida donc de ne plus jamais le montrer à un adulte.
Ce jour-là, monsieur Germain sembla plus nerveux que d’habitude. Il gesticulait, il bafouillait et il regardait régulièrement dans sa sacoche quand il pensait que les élèves avaient le dos tourné. Mais bien sûr, Neil voyait tout. Il sentait que son grand moment approchait. Quand midi sonna, il n’alla pas immédiatement vers la cantine. À la place, il fit semblant de ranger son pupitre, et lorsqu’il fut seul dans la salle de classe, il se précipita dans l’armoire au coin de la pièce pour se cacher. Puis il attendit.
Au bout de cinq minutes à peine, monsieur Germain réapparut et ferma bien soigneusement la porte derrière lui. Puis il se mit à fouiller toute la pièce en grommelant.
« Où est-ce qu’il est tombé, bon sang ? Il doit bien traîner quelque part par là… »
Saisissant son courage à deux mains, Neil choisit cet instant pour se révéler.
« Aha ! cria-t-il en brandissant l’objet. C’est ça que vous cherchez, m’sieur Germain ? Combien vous paye la mafia pour… »
Il avait eu l’intention de marchander. Faire du chantage, peut-être, comme un vrai détective. Il n’en eut jamais besoin. Monsieur Germain, surpris par cette apparition soudaine, était tombé à la renverse. Son vieux bonnet miteux gisait à côté de lui. Mais ce n’était pas ce que regardait Neil. Il regardait le crâne de monsieur Germain.
Tout velu sur le dessus, tout plein de poils encore plus longs que la barbe du Père Noël.
Il porta la main à sa tête, soudain paniqué, mais il ne rencontra que de la peau lisse et nue. Ouf, ce n’était pas contagieux. En tout cas pas encore. Il allait falloir qu’il vérifie régulièrement pendant quelques jours et qu'il surveille les autres, au cas où les poils se propageraient sur tous les crânes. Il ne voulait pas finir comme ça – c’était répugnant.
Puis il vit l’air gêné de monsieur Germain et ravisa son jugement. Non, ce n’était pas répugnant. C’était monsieur Germain. Ses poils tombaient jusque sur ses épaules à présent, encadrant son visage. Ce n’était pas si laid, finalement ; curieusement, ça lui donnait l’air un peu plus jeune. Ou plus sauvage, peut-être. Moins respectable, c’est sûr – même son bonnet le faisait paraître plus digne. Mais aventurier, ça oui : Neil n’avait aucun mal à imaginer le professeur, machette à la main, tailler son chemin à travers une jungle. Ce n’était définitivement pas un mafieux. De toute façon, après réflexion, monsieur Germain était beaucoup trop gentil pour ça.
« Ah… Je vois que tu as retrouvé mon peigne, » dit monsieur Germain en se relevant. Neil regarda l’objet dans sa main et le lui tendit. « Merci.
– A quoi ça sert, exactement ? demanda le garçon. Personne a voulu me le dire.
– Ça ne m’étonne pas. Ça sert à démêler les cheveux, comme ça. »
Le professeur passa le peigne dans ses poils et tira un peu dessus. Il recommença l’opération plusieurs fois jusqu’à ce que les dents de bois coulent librement dans la crinière. C’est ça. On aurait dit une crinière.
« Pourquoi vous les cachez ? Vous ressemblez à un lion.
– Parce que les gens n’aiment pas tellement que je sois différent. Ils préféreraient que je les coupe pour avoir un crâne bien reluisant. Mais moi je n’ai pas très envie.
– Pourquoi ?
– Hé bien, parce que mes cheveux font partie de moi. C’est déjà pénible de les cacher, je ne veux pas en plus les enlever juste pour faire plaisir aux autres.
– Mais pourquoi vous les montrez pas ? Moi, je trouvais ça moche au début, mais en fait, c’est moins pire que votre bonnet. Mademoiselle Clarisse vous apprécierait encore plus si vous étiez joli comme maintenant. »
Monsieur Germain rougit.
« J’aimerais que ce soit aussi simple que ça, Neil, mais ça l’est rarement.
– Vous savez, si elle est vraiment amoureuse, elle s’en fiche que vous ayez des poils sur le caillou. Vous devriez lui montrer. En plus, c’est pas bien de lui mentir. »
Surpris, le professeur se gratta la tête.
« Tu as peut-être raison, reprit-il d'une voix songeuse. Et où donc as-tu acquis une telle sagesse, jeune homme ?
– J’ai lu un livre, une fois », répliqua fièrement le garçon. Son estomac gargouilla juste à ce moment-là. « Oups, il faut que j’aille à la cantine. Vous inquiétez pas, m’sieur, je dirai rien aux autres. Mais vous, vous devriez le dire à mademoiselle Clarisse !
– On verra », répondit monsieur Germain.
Il avait les lèvres pincées et le regard lointain qui lui donnaient l'air sévère. Il n'y croit pas vraiment, pensa Neil. Ça rendait le garçon un peu triste. Mais en quittant la salle, il se retourna une dernière fois, juste à temps pour voir le professeur esquisser un sourire.
Il n’avait pas remis son bonnet.
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Vous pouvez retrouver ici les commentaires faits sur ce texte lors du premier tour. (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,20096.0.html)
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entre réveil tic-tac qui faisait
"le"
Parce que les gens n’aiment tellement que je sois différents.
"pas" ; "différent"
Ahahah ! J'aime bien. C'est pas très prétentieux, mais c'est bien pensé et agréable à lire, ça fait la bonne taille je trouve.
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Bonjour Mout !
j'aime bien ta petite fable surréaliste sur la différence et la tolérance.
C'est simple mais efficace.
Je voulais dénoncer l'abus d'un dangereux poncif que voilà : un clac sonore qui lui donna des sueurs froides
Comme tout le reste est bien écrit, je suis sûr que tu peux nous débarrasser de ce "sueurs froides" bien trop banal et tellement rare dans la vraie vie, pour le remplacer par autre chose.
Un gamin en train de chaparder ne ressentira pas ça, mais plutôt une accélération de ses battements cardiaques j'imagine.
En tout cas merci pour cette lecture agréable et bon courage, bonne chance petit Mout !
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Bonjour à vous !
Déjà, je suis content si vous avez apprécié. :D Kailiana, j'ai corrigé les fautes que tu m'as indiqué.
Gage :
Je voulais dénoncer l'abus d'un dangereux poncif que voilà : un clac sonore qui lui donna des sueurs froides
Comme tout le reste est bien écrit, je suis sûr que tu peux nous débarrasser de ce "sueurs froides" bien trop banal et tellement rare dans la vraie vie, pour le remplacer par autre chose.
Un gamin en train de chaparder ne ressentira pas ça, mais plutôt une accélération de ses battements cardiaques j'imagine.
Hum, c'est curieux, moi je trouve au contraire que c'est une expression assez évocatrice. J'imagine que ça dépend fortement des gens, mais je vois très très bien ces "sueurs froides" (et je les sens dans mon dos à les imaginer) parce que c'est justement ce que j'ai tendance à ressentir quand je suis dans ce genre de situation - outre les battements de coeur rapide et le souffle qui fait trop de bruit. J'ai choisi celle-là plutôt qu'une autre parce que je trouve qu'elle coule naturellement et qu'elle s'imbrique bien dans le rythme. Je viens d'essayer de la remplacer, mais je trouve pas d'équivalent satisfaisant - qui évoque la même impression de "lapin face aux phares d'une voiture qui craint pour sa vie" de manière aussi précise et concise.
Je pense que je vais le laisser pour le moment et attendre de voir s'il y a d'autres lecteurs que ça gêne.
En tout cas, merci pour vos commentaires (et désolé de pas être passé un peu plus tôt :-[) !
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J’ai lu d’une traite sans rien relever.
Merci pour ce texte.
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Pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas jetée ? Qui la lui avait donnée ? Le garçon avait l’impression de passer un de ces interrogatoires dans les séries policières, avec le bon flic et le mauvais flic,
c'est marrant parce que je trouve que le début de ton texte ne fait pas du tout moderne dans sa façon de représenter et le prof et les facéties des élèves, du coup, évoquer des séries policières, ça me fait tout drôle
. À la place, il fit semblant de ranger son pupitre, et lorsqu’il fut seul dans la salle de classe, il se précipita dans l’armoire au coin de la pièce pour se cacher. Puis il attendit.
euh, il est passé où le prof ?
Il m'a fallu lire les commentaires faits précédemment pour voir le twist. En fait, j'avais bien buté sur la phrase où il en est question en me disant qu'on ne savait plus très bien qui était le IL. Bref, c'est pas important.
Je trouve l'histoire sympathique par contre vu qu'on est quand même dans un texte un peu comique/outrancier, je ne suis pas sûre que la référence aux séries policières rende vraiment service au texte.
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Salut Mout !
Deuxième texte à tendance capillaire pour moi ce matin, étrange coïncidence :D
Quoi qu'il en soit, j'ai kiffé.
C'est mignon, c'est gentil, ça coule tout seul, ça se lit d'une traite. Irréprochable. Et la chute n'a rien de capillo-tractée :D (désolée j'ai bouffé un clown).
Merci pour cette lecture, au plaisir ;)
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Salut mout !
oooh, j'ai beaucoup aimé !
le style est agréable à lire, je n'ai rien relevé :)
l'histoire a quelque chose de rafraichissant, renforcé par le ton que tu utilises, et ça m'a laissé une sensation de joli. Et puis la petite surprise est marrante ^^
merci pour cette lecture très agréable !
Milla
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Coucou Mout,
C'est un texte tout mignon qui se lit facilement. L'objet est bien décrit, du coup c'est exactement ça que j'imaginais jusqu'à la fin mais j'étais tout de même curieuse de savoir si j'avais bien trouvé l'utilité de ce bout de bois. Je trouve les 5 lignes avant la dernière un peu en dessous du niveau du reste mais faut pas forcément faire attention, je suis du genre éternelle insatisfaite en ce qui concerne les fins de texte pour ce Mammouth, semble-t-il.
Edit :
Ensuite, bien sûr, la boîte était fermée à double tours.
Hahahaha, j'ai trouvé une faute ! Sauf erreur de ma part, on écrit : "double tour". ^^