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Enfin seuls
La veine se gonfle au creux du bras garroté. La pointe de l’aiguille perce l’épiderme et des volutes de sang dessinent des arabesques carmin dans le cylindre de la seringue. Jérôme actionne le piston sans à-coup puis défait la sangle autour de son biceps. Sans tarder, il rince le matériel dans l’évier de sa paillasse tandis que les premiers membres du laboratoire entrent dans le bâtiment en ce début de matinée. Dans un coin de sa tête, il perçoit les connexions qui s’activent : les profils de MZP, XKJ et BWF sont disponibles. Ils doivent se trouver à moins de vingt mètres de lui et le Serval – le serveur central – lui propose de consulter leur Identyp. Mais Jérôme n’en fait rien, il préfère se faire une idée lui-même de la personnalité de ses collaborateurs, de leurs humeurs et préoccupations. L’un après l’autre, ils viennent le saluer avant de rejoindre leur poste de travail.
Les minutes s’égrènent, interminables, et Jérôme se rassure : il ne ressent aucun effet indésirable suite à l’injection. Il patiente encore une heure avant de piquer le bout de son doigt avec une épingle. La goutte de sang est déposée entre deux plaquettes de verre qu’il installe dans le microscope à balayage électronique. Les nanorobots sont là. Inertes mais bien présents. Jérôme détruit son échantillon à la flamme du bec benzène puis jette les plaquettes à la poubelle. La première partie de son expérience est un succès.
* * *
La cantine du Centre est à son image : gigantesque. Des centaines de personnes y prennent leur repas chaque jour : informaticiens, chercheurs, administrateurs, gestionnaires de données, experts en biotechnologies… Bien que le placement soit libre, les habitudes ont délimité des zones dans lesquelles se regroupent les membres des différents services. Anna et Jeanne ont choisi le self 17 et se sont installées près des fenêtres de la façade ouest.
— J’ai bien vu ton manège, tu sais.
— Mon manège ? demande Jeanne.
— Avec LPR…
— LPR ?
— Oui, avec LPR213, le chef du service des nanotechnologies.
— Ah, Jérôme.
— Tu vois, tu l’appelles Jérôme !
— Anna, tu sais bien que je déteste utiliser les Id-Uniques. Je t’ai déjà appelée XSV214 ?
— Tu peux m’appeler XSV ou XS si tu veux.
— C’est ridicule !
— Mais non, c’est pratique. Une seule XSV214 dans la ville, et c’est moi.
Anna s’essuie la bouche et reprend.
— Alors ?
— Alors quoi ?
— Ton Jérôme… Il te plait, je le vois bien.
Jeanne reste muette et préfère manger que répondre. Anna poursuit son interrogatoire.
— Il va être récompensé pour ses travaux cette semaine et j’ai étudié son Identyp : il est sportif, intelligent, altruiste… Son APB atteint des sommets !
— La cotation d’Actions Positives Bénévoles, tu sais ce que j’en pense ; cette façon de remonter l’info, de mettre des likes, des APB++ quand un mec est sympa… Je préfère connaître les gens et me faire une idée par moi-même.
— Alors tu bosses sur le paramétrage des routines de contrôle dans le Serval et tu ne t’y intéresses pas plus que ça ?
— On ne choisit pas toujours son métier. Ça te passionne toi l’automatisation des retours d’info au Serval ?
Anna tourne la tête, regardant à droite et à gauche.
— Tu devrais te méfier de ce que tu dis. Surtout ici.
— On peut quand-même donner son avis, non ?
— Tu fais ce que tu veux, mais ne me rends pas complice de tes paroles s’il te plait.
Jeanne ouvre la bouche pour répondre mais Anna lève la main et s’excuse d’interrompre la conversation.
— Pardon, une connexion de ma mère.
Pensive, Jeanne finit son repas, tandis qu’Anna échange en silence des messages avec sa mère. Ses pensées, transmises par son bio-implant, transitent par le Serval qui modélise sa voix pour sa génitrice à l’autre bout de la ville.
Pendant qu’Anna exprime sa lassitude par des hochements de tête et des soupirs, Jeanne constate que les collègues attablés autour d’elles discutent peu. La plupart sont connectés, consultant leurs messages les yeux fermés ou prenant connaissance des dernières informations sur les réseaux sociaux. Certains sont certainement en train de jouer à des jeux de logique : ils alignent des bonbons ou encastrent des formes géométriques en 3D.
— Excuse-moi, tu connais ma mère, quand elle commence on ne peut plus l'arrêter.
— Elle va bien ? demande Jeanne sans conviction.
— Toujours aussi ronchonne, donc oui, elle doit être en forme.
* * *
Sur l’estrade, Jérôme est mal à l’aise. Devant les dizaines de chefs de service réunis dans la salle des célébrations, il s’apprête à recevoir officiellement une récompense honorifique prestigieuse : le prix de l’estime communautaire. Les nanorobots développés par son équipe au printemps dernier ont fait leurs preuves aujourd’hui pour lutter contre la maladie de Stargardt. Les premières expérimentations ont permis aux patients traités de maintenir leur acuité visuelle à un niveau proche de la normale. Le Directeur des Recherches Médicales du Centre termine son discours :
— Grâce aux travaux effectués par LPR213, les dernières résistances aux thérapies géniques développées ces dernières années sont vaincues. Non seulement c’est un grand pas en avant pour les malades atteints du syndrome de Stargardt, qui pourront conserver voire retrouver une vue normale, mais aussi et surtout c’est une preuve nouvelle que les nanorobots peuvent décupler l’efficacité des thérapies géniques, en corrigeant en temps réel et de façon permanente les altérations de la fabrication des protéines subsistant après modification génétique. LPR213, le Centre vous remercie et vous décerne le prix de l’estime communautaire.
Jérôme s’approche et, comme le veut la tradition, il pose un genou à terre devant le Directeur des Recherches Médicales du Centre qui appuie sa main sur son épaule. Aussitôt, l’Identyp LPR213 est affublé d’une marque de reconnaissance de la communauté. Jérôme prend brièvement la parole :
— Je remercie la communauté et le Centre. Je voudrais aussi remercier particulièrement mes équipes, et notamment celles de Serge Lansky et de Bruno Pegratti qui ont travaillé sans relâche et sans qui ces résultats n’auraient jamais pu être obtenus.
Une rumeur parcourt l’assemblée lorsque Jérôme nomme ses collaborateurs par leurs patronymes et non leurs Id-Uniques conformément à la nouvelle règle imposée. La cérémonie se poursuit sans incident et Jeanne dans une autre aile du bâtiment voit apparaître le symbole de reconnaissance de la communauté à côté de l’Identyp LPR213.
* * *
Ce même jour, à 18h45 précises, Jeanne et Jérôme sortent du Centre et se rejoignent en haut de l’escalier monumental qu’ils commencent à descendre lentement.
— La première étape de l’expérience est un succès, annonce Jérôme.
— Les nanorobots sont stables ?
— Oui, j’ai mesuré leur concentration toutes les heures, elle n’a pas bougé.
— Quand est-ce que tu comptes les activer ? demande Jeanne.
— Il faut d’abord tester l’implantation par voie orale. Es-tu prête à faire le cobaye ?
Jeanne se tait un instant, laissant un homme pressé les dépasser. Lorsqu’elle répond à Jérôme, sa voix tremble.
— Oui, je suis prête, et il ne faut plus perdre de temps.
— Quelles sont les nouvelles de ton côté ? demande Jérôme.
— Le service de paramétrage des requêtes de contrôle va bientôt démarrer les tests d’automatisation de remontée de données.
— Ça veut dire des extractions directes ?
— Oui. Comme je te l’avais signalé les recherches progressent vite. Bientôt, le Serval sera capable de lancer des requêtes directement dans nos cerveaux, chacune de nos pensées pourra être interceptée.
— Alors il faut agir le plus rapidement possible. Demain midi, ça te va ?
— Oui.
— Rendez-vous au self 14, à 12h15, conclut Jérôme.
Arrivés au bas des marches, ils se séparent sans un regard et partent vers des directions opposées.
* * *
Rentrée chez elle, Jeanne reste prostrée, assise dans son fauteuil. Elle refuse plusieurs demandes de communication d’Anna et regarde par la fenêtre le lent déplacement des nuages dans le ciel. Sans qu’elle puisse y mettre fin, des liens vers des sites d’information officiels apparaissent dans son esprit. Elle les rejette et n’en consulte aucun, tente de faire le vide et pense à Jérôme.
À quelques kilomètres de là, Anna s’apprête à préparer son repas. Elle lance l’application d’assistance et aussitôt dans sa tête apparaît l’inventaire des aliments disponibles dans sa cuisine, leur localisation dans les différents placards et le réfrigérateur ainsi que plusieurs propositions de recettes. Elle en choisit une et suit les instructions qui s’affichent en surimpression devant ses yeux. Lorsque le plat est prêt, elle utilise sa montre pour le prendre en photo, télécharge le cliché dans le Serval et l’envoie à son mari et ses enfants : c’est l’heure de passer à table. Vivement que l’on puisse envoyer les images que l’on voit directement au Serval sans devoir utiliser un appareil, se dit-elle.
Après de longues minutes d’immobilité et deux nouvelles demandes de connexion d’Anna qu’elle rejette, Jeanne se lève pour préparer son repas. Sans aucun doute Anna a dû lui transmettre la photo du plat de ce soir. Jeanne pense au temps où sa grand-mère expliquait les recettes à son père qui lui a appris à cuisiner lorsqu’elle était enfant. Elle soupire et se conforte dans sa décision d’agir avec Jérôme le lendemain.
* * *
Le self 14 n’est pas en dehors des zones de répartition habituelles des personnels des nanotechnologies et de ceux de l’automatisation des routines de contrôle, même s’il est presqu’exclusivement fréquenté par des membres du service de construction des bases de données. Jeanne et Jérôme s’y retrouvent à la même table à 12h15.
— Tu peux encore décider de me laisser agir seul, annonce Jérôme.
— J’ai bien réfléchi, je suis prête.
— Très bien.
Jérôme sort de la poche de sa chemise une petite fiole transparente. La cachant au creux de sa main, il ôte le bouchon à pipette et fait tomber une goutte dans son verre qu’il avance ensuite vers Jeanne.
— Voilà, c’est à toi, dit-il.
— Es-tu sûr du dosage ?
— Oui. Quelques milligrammes par individu seront largement suffisants. Tu ne risques rien tant que les nanorobots ne sont pas activés.
Jeanne avale le verre d’eau en fixant Jérôme droit dans les yeux. À cet instant, un inconnu s’approche de lui par derrière et pose sa main sur son épaule.
— Vous êtes LPR213 !
— Oui, répond Jérôme.
L’homme a l’air excité, sa poigne semble solide. Jeanne retient son souffle et l’homme dans sa blouse bleue s’adresse à elle.
— Il n’est pas donné à tout le monde de partager son repas avec LPR213.
Jeanne ne sait que répondre et l’homme s’adresse maintenant à Jérôme.
— Félicitations pour vos recherches, il faudrait plus de chercheurs comme vous !
L’homme tapote l’épaule de Jérôme, et sans attendre de réponse s’éloigne pour rejoindre la file d’attente du self 14. Jeanne laisse échapper un soupir et Jérôme lui demande :
— Confirmation à seize heures, comme prévu ?
— Oui, comme prévu.
Sans plus échanger de paroles, ils terminent leur plateau repas et se séparent.
* * *
Au milieu de l’après-midi, Jeanne croise Jérôme devant les toilettes du dix-septième étage de l’aile Est du centre. Elle lui serre la main en le félicitant :
— Encore bravo pour votre prix de l’estime communautaire.
— Merci, répond-il en prenant un air gêné.
— Il faudrait plus de chercheurs comme vous.
Jérôme sourit intérieurement et ne répond pas. Il tourne les talons et sans tarder retourne au laboratoire en gardant au creux de la main l’échantillon de sang transmis par Jeanne. Rapidement, l’examen au microscope à balayage électronique confirme la présence des nanorobots ; l’intégration dans le sang par voie digestive est un succès.
* * *
Loin de l’ambiance aseptisée du Centre, Jérôme pénètre dans un bar bondé de la ville basse. L’odeur de friture est presque suffocante, une brume huileuse épaissit l’air entre les tables. On trouve ici des nourritures interdites par les autorités sanitaires et médicales : les gens d’en bas sont peu surveillés, pour l’instant. Nombre d’entre eux ne sont pas connectés, l’obligation de la greffe à l’adolescence étant trop récente pour que la population entière porte aujourd’hui un bio-implant. Jérôme s’avance au milieu des rires et des discussions et rejoint Jeanne à la table du fond du bar.
— Tu n’as pas été suivi ? demande-t-elle.
— Non, pas d’inquiétude à avoir.
— Mais nous pouvons être localisés, ici et ensemble.
— C’est un risque à prendre.
Jeanne fait signe à Jérôme que le serveur s’approche. Après avoir commandé un café, il reprend :
— Tu te sens bien ?
— Oui, je n’ai eu aucun symptôme cet après-midi.
— Tant mieux. Comme je le pensais, l’absorption par voie digestive a fonctionné, les nanorobots sont bien dans ton sang.
— Es-tu sûr qu’il n’y a aucun danger ? demande-t-elle.
— Je ne peux rien garantir, mais j’ai la conviction que les nanos sont inoffensifs, du moins tant qu’ils ne sont pas activés.
Jeanne hésite avant de poser la question suivante. Elle regarde ses mains puis redresse la tête et plante ses yeux dans ceux de Jérôme.
— Quand penses-tu tester l’activation des nanorobots ?
— Après la propagation dans le réseau d’eau du Centre.
— Mais si les effets étaient délétères ?
— C’est un risque à prendre.
— Tu n’as pas le droit, s’offusque Jeanne. Tu dois tester l’activation des nano sur toi avant de contaminer autant de personnes.
— Si j’active les nanorobots qui sont dans mon sang, je me ferai repérer dans le Centre et je ne pourrai pas mener le projet jusque à son terme.
— Alors teste l’activation sur moi.
— Non, pas sur toi !
— Si ! C’est la seule solution, et tu le sais.
Jérôme ne répond pas, sa mâchoire se crispe et il se passe les mains sur le visage. Il tend les bras et serre les doigts de Jeanne entre les siens.
— Tu as raison, dit-il.
— Alors quand ?
— Maintenant si tu veux.
— Je suis prête.
— Très bien.
Jérôme sort de sa poche un petit papier qu’il déplie avec précaution. La poudre qu’il contient est fine comme du talc.
— Tu dois l’inhaler, explique-t-il la gorge serrée. Quelques microgrammes sont suffisants.
Jeanne plante un ongle dans la poudre blanche. La fine couche de poussière qui le recouvre est à peine visible.
— C’est suffisant ? demande-t-elle.
— Oui.
Alors Jeanne approche le doigt de son nez, se bouche une narine et aspire d’un coup sec.
* * *
Le lendemain, quelques minutes avant midi, Jérôme pénètre dans l’enceinte des installations de traitement des eaux de la ville. Pour une informaticienne de la trempe de Jeanne, récupérer les codes d’accès et les modalités d’entretien du système d’eau potable n’avait posé aucun problème. Comme prévu également, le rang de responsable de service de Jérôme le met à l’abri d’un déclenchement de l’alarme : sa présence n’est pas jugée anormale par le système. Il emprunte l’escalier hélicoïdal et atteint la plateforme de contrôle au sommet du château d’eau juste avant que la routine d’entretien ne se déclenche. Dans quelques secondes la trappe d’insertion des produits correcteurs va s’ouvrir : le chlore et les produits stabilisateurs de pH seront alors déversés automatiquement. Jérôme pose sa mallette à ses pieds, en extrait quatre grands flacons emplis d’un liquide transparent. Quand la trappe s’ouvre, il verse sans hésiter leur contenu : les nanorobots tombent en pluie fine dans la réserve d’eau potable de la ville.
* * *
Depuis douze jours, les nanorobots sont activés dans son corps, et chaque midi elle a signalé à Jérôme qu’ils n’avaient pas encore produit d’effet. Mais aujourd’hui, en le croisant à la cantine, elle lui fait un signe différent. Il s’approche d’elle et l’angoisse se lit dans ses yeux.
— Du nouveau ?
— Oui. Ça a commencé, quelques secondes ce matin très tôt et presque une minute tout à l’heure.
Les mains de Jeanne tremblent, sa bouche se crispe.
— Pas de douleur ?
— Non.
— Pas de nausée ?
— Non, mais j’ai peur, je vais me faire repérer.
— Quitte le Centre tout de suite. Je déclenche l’activation cet après-midi, rendez-vous à l’endroit prévu.
— D’accord, soit prudent.
* * *
L’air conditionné du Centre libère maintenant peu à peu les molécules d’activation des nanorobots. Jérôme a été efficace : en moins d’une heure il a placé des dispositifs dans six gaines d’aération. Il passe par son bureau une dernière fois, y récupère quelques affaires et franchit les portes du Centre. Après être sorti du taxi qui l’a conduit hors de la ville, il ouvre une fiole de plastique et en inhale le contenu.
Tandis qu’il marche pour retrouver Jeanne, la structure moléculaire des nanorobots change dans son organisme. Les atomes de silicium en bout de ramification sont peu à peu remplacés par des atomes de carbone. Les nano deviennent mobiles et se fixent peu à peu sur son bio-implant.
* * *
Le jour se lève et Jérôme se réveille au son du chant des oiseaux. Il caresse les cheveux de Jeanne, l’embrasse sur le front et se lève. Dans la cuisine il allume le vieux poste radio de sa grand-mère.
… particulièrement dans le Centre. Les déconnexions s’accélèrent sans que leur cause puisse être définie et la sécurité des installations est très menacée. Le Serval reçoit par ailleurs de plus en plus d’informations incohérentes et les autorités envisagent pour la première fois de mettre fin aux connexions pour stopper l’altération des bases de données. Le conseil de l'ordre des médecins a lancé une alerte face aux dangers que représenterait un arrêt du suivi à distance des patients sensibles. Dans la ville basse et les autres quartiers, des émeutes se sont déclenchées et les partisans de la fin du monde connecté en viennent aux mains avec les forces de l’ordre désorganisées. Dans le reste du pays, des radios libres commencent à émettre partout et il semblerait que…
Jeanne entre dans la cuisine pieds nus, les cheveux ébouriffés. Elle enlace Jérôme, appuie sa tête sur son épaule, le front contre sa nouvelle barbe.
— Quelles sont les nouvelles ?
— Des combats, des affrontements et peut-être des morts, dit-il en la prenant dans ses bras.
— Ça n'est pas ta faute.
Jérôme ferme les yeux.
— C'est moi qui ai déclenché tout ça, dit-il la gorge serrée.
— Tu sais bien que sans notre action la surveillance se serait généralisée.
— Je sais, mais maintenant j'ai peur des conséquences.
— Ne pas agir aurait été tout aussi dramatique !
— Nous ne le saurons jamais, répond-il dans un souffle.
Jérôme garde le silence un instant puis rouvre les yeux. Par la fenêtre, il aperçoit un merle qui s'envole en lançant son sifflement d'alerte caractéristique. Au fond du jardin, le soleil colore l'érable qui frémit sous la brise. Un chat funambule marche élégamment au sommet de la palissade, la journée sera chaude.
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Salut Mout !
Quelques remarques au fil de la lecture :
nano robots
Pourquoi pas en un mot ? ("nanorobots") L'orthographe n'est peut-être pas encore fixée mais ça me semble la plus courante.
(d'ailleurs tu l'écris "nano-robots" plus loin)
ne me rend pas complice
rends
elle n’a pas bougée
bougé
de remonté de données.
remontée
Vivement que l’on puisse envoyer les images que l’on voit directement au Serval sans devoir utiliser un appareil se dit-elle.
Je mettrais une virgule avant "se dit-elle".
presqu’exclusivement
presque exclusivement (presque ne s'élide pas par défaut)
je ne pourrais mener le projet jusqu’à son terme.
L'absence du "pas" à l'oral me dérange.
— Tout va de mieux en mieux, dit-il en la prenant dans ses bras.
... et dernière remarque au fil de la lecture : je trouve la dernière phrase prononcée un peu maladroite (ça n'est pas très naturel) et pas très percutante. Pas à la hauteur du récit qui précède.
C'est un très bon récit de SF. Il n'est pas très surprenant, on comprend assez vite où ça va mener, mais ça n'est pas très gênant. La tension reste présente et surtout l'univers est très bien introduit, d'abord avec des petites touches curieuses, puis des détails progressifs jusqu'à une image générale de plus en plus claire. L'établissement de l'univers est très maîtrisé et si le côté réseau social/neuro-implants est un peu connu, il y a des détails qui le font tien, comme l'idée des matricules remplaçant les noms.
Je n'ai pas grand chose à dire de plus, c'est vraiment ce combo univers + tension du complot qui, à mon sens, fait marcher le tout.
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Salut Barnacle,
Content que ça marche bien, ton commentaire me fait très plaisir.
Merci aussi pour les coquilles que je corrige tout de suite.
Pour la dernière phrase, j'y réfléchis, en tout cas je suis d'accord pour dire qu'on doit pouvoir trouver mieux !
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Je préviens, je fais beaucoup de commentaires, mais tout ce que je signale n'est pas négatif, tu prends ce que tu veux, et comme le texte est sympa, j'ai cherché la petite bête ^^ Commentaire général à la fin.
Les minutes s’égrènent interminables et Jérôme se rassure
virgules autour de interminables ?
qu’il installe dans le microscope à balayage électronique.
est-ce que ça se dit "dans le microscope" ? ça me fait bizarre, mais pourquoi pas
informaticiens, chercheurs, administrateurs, gestionnaires de données, experts en biotechnologies…
c'est du chipotage, mais : informaticiens, chercheurs, c'est large, alors que experts en biotechnologies c'est un truc super précis ; d'autant qu'un expert en biotechno peut être également un chercheur
Une seule XSV214, et c’est moi.
là aussi c'est du pur chipotage, mais je ne peux pas m'empêcher dans un texte orienté SF : trois lettres et trois chiffres, ça fait 26*26*26*10*10*10 = environ 17 millions d'identifiants uniques. Ce qui n'est pas énorme. Il faut donc suppose qu'il n'y a pas plus de 17 millions de personnes avec ce type d'identifiant au moment où les personnes de ton texte ont reçu les leurs (ensuite on peut rajouter des lettres/chiffres). Si c'est crédible avec ton monde, pas de soucis ! c'est juste une remarque que tu n'es pas obligé de prendre en compte ^^
— La cotation d’Actions Positives Bénévoles, tu sais ce que j’en pense ; cette façon de remonter l’info, de mettre des likes, des APB++ quand un mec est sympa… Je préfère connaître les gens et me faire une idée par moi-même.
l'explication n'est pas si mal amenée, mais on sent quand même que fallait que tu cases l'info, c'est un peu dommage
Certains sont certainement en train de jouer à des jeux de logique : ils alignent des bonbons ou encastrent des formes géométriques en 3D.
roh y'a des jeux de logique plus intelligents maintenant quand même xD (ceci dit, c'est encore une fois juste une remarque, y'a pas besoin de changer, ça a l'air de coller avec le monde décrit et ça me fait marrer !)
— Excuse-moi, c’était ma mère.
elle a déjà dit plus haut qu'il s'agissait de sa mère
Sur l’estrade, Jérôme est mal à l’aise. Devant les dizaines de chefs de services réunis dans la salle des célébrations, il s’apprête à recevoir officiellement une récompense honorifique prestigieuse : le prix de l’estime communautaire.
ici je trouve que l'explication passe mieux. Peut-être réduire les explications dans le dialogue et en ajouter là, pour que ça fasse plus naturel ? Pas obligatoire, mais bon
les malades atteints de la maladie de Stargardt,
répétition malade
Sans qu’elle puisse y mettre fin, des liens vers des sites d’information officiels apparaissent dans son esprit.
ça me fait penser au 2eme épisode de Black Mirror, sauf qu'il s'agit de pubs sur des murs ^^
Vivement que l’on puisse envoyer les images que l’on voit directement au Serval sans devoir utiliser un appareil, se dit-elle.
je comprends pas pourquoi ce serait pas déjà possible. Techniquement, l'image vu par la personne est forcément récupérée par un programme pour qu'il puisse fournir les informations selon ce qui est en face de la personne. Donc je vois pas pourquoi il faut utiliser un appareil extérieur pour "prendre en photo". Dis autrement : les avancées technologiques que tu décris me paraissent trop importantes pour qu'il ne soit pas possible de "prendre en photo ce qu'on voit" sans avoir recourt à un appareil extérieur.
Après de longues minutes d’immobilité et deux nouvelles demandes de connexion d’Anna qu’elle rejette, Jeanne se lève pour préparer son repas. Sans aucun doute Anna a dû lui transmettre la photo du plat de ce soir.
deux choses :
- le passage de Anna à Jeanne n'est pas super clair, on a juste quelques lignes sur ce que fait Anna puis on repasse à Jeanne, c'est tout une gymnastique d'esprit pas forcément utile
- si les connexions d'Anna sont réellement les photos, c'est bizarre, car juste avant Anna les a envoyées uniquement à son mari et ses enfants
L’homme a l’air excité, sa poigne est solide.
dans le reste du paragraphe on a le point de vu de Jeanne, mais "sa poigne est solide" c'est Jérome qui est au courant
Au milieu de l’après-midi, Jeanne croise Jérôme devant les toilettes du dix-septième étage de l’aile Est du centre. Elle lui serre la main en le félicitant :
— Encore bravo pour votre prix de l’estime communautaire.
— Merci, répond-il en prenant un air gêné.
— Il faudrait plus de chercheurs comme vous.
Jérôme sourit intérieurement et ne répond pas. Il tourne les talons et sans tarder retourne au laboratoire en gardant au creux de la main l’échantillon de sang transmis par Jeanne.
là pour le coup je trouve la scène très maladroite : les deux se sont déjà vus avant. Donc si y'a quelqu'un d'extérieur qui les voit, il peut trouver ça très peu naturel, encore moins qu'un simple "ah, salut, voila le truc que tu m'avais demandé"
je me ferais repérer en quelques minutes dans le Centre et je ne pourrais pas mener le projet jusque à son terme.
futur = "-ai"
— Si j’active les nanorobots qui sont dans mon sang, je me ferais repérer en quelques minutes dans le Centre et je ne pourrais pas mener le projet jusque à son terme.
[...]
— Maintenant si tu veux.
mais du coup s'ils les activent maintenant, ils vont se faire repérer... non ?
Pour une informaticienne de la trempe de Jeanne, récupérer les codes d’accès et les modalités d’entretien du système d’eau potable n’avait posé aucun problème.
euh oui alors non mais j'y crois pas xD Par contre dire qu'il connait quelqu'un qui y a travaillé, ou que Jeanne y a travaillé, ok. Ou alors tu donnes pas d'explications, je pense que ça passe aussi bien.
Depuis douze jours, les nanorobots sont activés dans son corps,
mais du coup elle n'a pas été détectée ? c'était juste un risque ?
— Non, mais j’ai peur, je vais me faire repérer.
ok, alors il faut corriger plus tôt le "je vais me faire repérer en qqs minutes"
Quelques détails à corriger, mais dans l'ensemble c'est un très bon texte. Je comprends le lien avec le thème "trompeuses apparences" mais c'est à la limite selon moi, parce que tu ne présentes jamais le monde sous un "bon" jour, je veux dire, du point de vu des personnages, il n'y a pas d'"apparence trompeuse" : ils n'aiment pas le monde tel qu'il est, point. Mais on va dire que ça va, parce qu'effectivement les autres le voient sous un jour positif ^^ (à moins que le thème soit ailleurs ?)
Sinon, comme je disais : très bon texte, le monde que tu as créé fonctionne, même s'il est un poil caricatural : tu arrives à le rendre vivant et il y a quelques trucs vraiment sympa, genre les prénoms qui ne sont plus utilisés : ça ne me semble pas crédible en tant que futur "réel", mais du coup j'accepte plus facilement l'ensemble. Disons que le monde n'est pas réaliste "futur du monde réel", mais je le trouve très crédible, avec quelques parallèles bien vus par rapport à la réalité, donc c'est cool !
Les personnages sont vivants également. Dommage pour le truc de traitement d'eau qui me parait un peu trop accessible, mais il est difficile de faire mieux dans un texte court.
Y'a juste la fin qui selon moi manque de relief, c'est dommage, durant tout le texte tu arrives à maintenir une certaine tension, mais j'ai trouvé qu'à la fin ça retombait un peu sans trop d'effet.
c'est vraiment ce combo univers + tension du complot qui, à mon sens, fait marcher le tout.
c'est exactement ça ! c'est pour ça que c'est dommage que la fin retombe un peu à plat, parce qu'on se doute qu'ils sont contre le système et qu'ils veulent faire un truc contre, donc la fin n'est aps surprenante : on sait juste qu'ils ont réussi, ok. Mais là tout de suite j'avoue que je sais pas trop comment tu pourrais tourner la fin autrement.
Je relis mon commentaire, et en fait si j'ai une vague idée mais qui exige pas mal de retravail peut-être : ce qui m'a gênée par rapport au thème "trompeuses apparences" c'est qu'on voit peu le point de vue des personnes à qui ce monde plait. On a Anna, mais on n'a presque pas son point de vue (et toujours un peu caricatural). Une solution, ce serait, au début (ou en court de texte mais c'est plus compliqué), de rajouter des points de vue de personnes qui apprécient ce monde, qui y vivent en l'appréciant (genre Anna), et à la toute fin du texte, de montrer leur monde qui s'écroule. Mais ça demande pas mal de travail et je ne suis pas certaine du résultat, il faut faire attention à ne pas faire trop caricatural... A voir !
En tout cas c'était une bonne lecture ^^
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Salut Mout' !
J'ai adoré ton texte. Tout l'univers que tu développe me plaît beaucoup, j'ai l'impression qu'il s'agit de 1984, dans une version actualisée (dans un monde avec Internet et Google quoi). Beaucoup d'éléments de l'intrigue me le rappellent d'ailleurs : la ville basse et ses habitants non surveillés qui me fait penser aux prolétaires, le passage de la dose de sang qui est assez semblable au premier contact Julia/Winston, etc. La critique de la surveillance automatisée et systématisée des modes de communication est bien faite, on ressent bien le parallèle qui peut-être fait. L'intrigue du complot fonctionne bien, elle est simple, mais très cohérente. Bref, j'ai beaucoup aimé !
Merci pour ce texte !
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Salut les commentateurs et merci d'avoir lu mon texte.
On commence par la réponse la plus facile, à Zagreos :
Merci Zagreos !
Tant mieux si l'intrigue fonctionne bien, elle est cohérente mais pourrait l'être plus... Voir réponse à Kailiana.
Sinon oui, Big Brother is watching you un petit peu dans le texte (et le sera de plus en plus)
@ Kailiana :
Merci beaucoup pour ton analyse très détaillée, c'est cool d'avoir pris tout ce temps.
D'abord, je dois dire que presque toutes tes remarques de fond ont fait l'objet de réflexions que j'ai eues... et donc je n'ai pas réussi à faire mieux sur certains points que tu soulèves. Pour les remarques de forme, je crois que j'ai modifié chaque point souligné. Discutons-en :
virgules autour de interminables ?
je me suis demandé, et donc OK (ce qui m'embête, c'est la virgule avant le "et")
est-ce que ça se dit "dans le microscope" ? ça me fait bizarre, mais pourquoi pas
je pense que c'est OK, un MEB est une enceinte fermée, pas comme un microscope optique où l'on place l'échantillon sous la lentille.
c'est du chipotage, mais : informaticiens, chercheurs, c'est large, alors que experts en biotechnologies c'est un truc super précis ; d'autant qu'un expert en biotechno peut être également un chercheur
d'une part, j'imagine justement que des experts en biotech y'en a plein dans cet univers (donc c'est pas si super précis), et d'autre part, l'énumération du plus général au plus particulier me semble pas super gênante. C'est peut-être le "chercheur" qui est trop vague, mais je voulais montrer que le Centre regroupe plein de métiers.
26*26*26*10*10*10 = environ 17 millions d'identifiants uniques.
:D bien vu !
En fait, je ne précise jamais la taille du monde connecté, mais juste je parle de la ville basse. Il faut donc comprendre que notre monde (celui avec le Serval etc) est principalement constitué d'une ville... Si notre monde correspondait à une planète entière, l'action de Jérôme et Jeanne serait anecdotique.
Toujours est-il que ta remarque est judicieuse ;)
Du coup, je modifie : "— Mais non, c’est pratique. Une seule XSV214 dans la ville, et c’est moi." Mieux, non ?
— La cotation d’Actions Positives Bénévoles, tu sais ce que j’en pense ; cette façon de remonter l’info, de mettre des likes, des APB++ quand un mec est sympa… Je préfère connaître les gens et me faire une idée par moi-même.
l'explication n'est pas si mal amenée, mais on sent quand même que fallait que tu cases l'info, c'est un peu dommage
Pas faux, mais là je vois pas comment être plus subtil. J'ai essayé de caser l'explication dans un dialogue pour ne pas que ça fasse "trop" explication, mais pas évident de faire mieux.
Je pense que je vais laisser comme ça. (en plus, ça donne l'opinion de Jeanne sur le système)
— Excuse-moi, c’était ma mère.
elle a déjà dit plus haut qu'il s'agissait de sa mère
bien vu, j'ai modifié pour plus de fluidité et de logique
Sur l’estrade, Jérôme est mal à l’aise. Devant les dizaines de chefs de services réunis dans la salle des célébrations, il s’apprête à recevoir officiellement une récompense honorifique prestigieuse : le prix de l’estime communautaire.
ici je trouve que l'explication passe mieux. Peut-être réduire les explications dans le dialogue et en ajouter là, pour que ça fasse plus naturel ? Pas obligatoire, mais bon
c'est marrant, parce que j'avais un doute ici justement, que ça fasse trop explication ! (et moins plus haut, comme quoi...)
les malades atteints de la maladie de Stargardt,
répétition malade
encore bien vu, j'ai mis "les malades atteints du syndrome de Stargardt,"
merci
ça me fait penser au 2eme épisode de Black Mirror, sauf qu'il s'agit de pubs sur des murs ^^
je regarde pas les séries... donc la référence ne me parle pas.
Ça fait pas trop "pompé" du coup ?
vivement que l’on puisse envoyer les images que l’on voit directement au Serval sans devoir utiliser un appareil, se dit-elle.
je comprends pas pourquoi ce serait pas déjà possible.
l'idée, c'est que justement les implants, c'est assez récent. Donc on peut pour l'instant recevoir des images et transmettre des pensées avec un peu de concentration (le Serval modélise la voix d'ailleurs). Pas encore des images.
Dans tous les cas, je veux montrer que le flicage va être de plus en plus serré dans un futur proche (automatisation des remontées d'info vers le Serval à venir...) ; lorsque le Serval pourra "voir" ce que les gens voient, là ce sera la vraie dictature totale (même si cette dictature se fait sans goulags et avec le sourire de beaucoup)
Après de longues minutes d’immobilité et deux nouvelles demandes de connexion d’Anna qu’elle rejette, Jeanne se lève pour préparer son repas. Sans aucun doute Anna a dû lui transmettre la photo du plat de ce soir.
deux choses :
- le passage de Anna à Jeanne n'est pas super clair, on a juste quelques lignes sur ce que fait Anna puis on repasse à Jeanne, c'est tout une gymnastique d'esprit pas forcément utile
- si les connexions d'Anna sont réellement les photos, c'est bizarre, car juste avant Anna les a envoyées uniquement à son mari et ses enfants
1/ J'ai aéré pour que la gymnastique soit plus facile à faire (ça me semble pas si tordu, si ?)
2/ On sait que Anna a envoyé la photos pour appeler sa famille à table (et là, d'ailleurs, on voit qu'Anna kiffe le système), on apprend ensuite qu'elle a l'habitude de communiquer comme ça aussi avec tout le monde, y compris Jeanne. (le "sans aucun doute" est pas suffisant ? devrais-je écrire "comme d'habitude" ?
L’homme a l’air excité, sa poigne est solide.
dans le reste du paragraphe on a le point de vu de Jeanne, mais "sa poigne est solide" c'est Jérome qui est au courant
encore très bien vu. Du coup : "sa poigne semble solide" ;)
Au milieu de l’après-midi, Jeanne croise Jérôme devant les toilettes du dix-septième étage de l’aile Est du centre. Elle lui serre la main en le félicitant :
— Encore bravo pour votre prix de l’estime communautaire.
— Merci, répond-il en prenant un air gêné.
— Il faudrait plus de chercheurs comme vous.
Jérôme sourit intérieurement et ne répond pas. Il tourne les talons et sans tarder retourne au laboratoire en gardant au creux de la main l’échantillon de sang transmis par Jeanne.
là pour le coup je trouve la scène très maladroite : les deux se sont déjà vus avant. Donc si y'a quelqu'un d'extérieur qui les voit, il peut trouver ça très peu naturel, encore moins qu'un simple "ah, salut, voila le truc que tu m'avais demandé"
Quelqu'un d'extérieur trouverait pas ça si "peu naturel" que quelqu'un fayote auprès de celui qui a reçu le Prix de l'estime communautaire, si ? par ailleurs, ce manque de naturel est voulu, un clin d'oeil de Jeanne à Jérôme (et au lecteur... Raté donc !) Je laisse pour l'instant, j'y réfléchis.
je me ferais repérer en quelques minutes dans le Centre et je ne pourrais pas mener le projet jusque à son terme.
futur = "-ai"
bien sûr, merci
Sur le "se faire repérer en qques minutes", mon idée était que Jérôme a une concentration de nanorobots beaucoup plus importante dans le sang que Jeanne, mais je ne l'ai pas expliqué... du coup, j'ai viré le "en qques minutes" comme tu le suggères
Pour une informaticienne de la trempe de Jeanne, récupérer les codes d’accès et les modalités d’entretien du système d’eau potable n’avait posé aucun problème.
euh oui alors non mais j'y crois pas xD Par contre dire qu'il connait quelqu'un qui y a travaillé, ou que Jeanne y a travaillé, ok. Ou alors tu donnes pas d'explications, je pense que ça passe aussi bien.
ouaip, j'y réfléchis... c'est un point sur lequel je me suis effectivement questionné !
Y'a juste la fin qui selon moi manque de relief, c'est dommage, durant tout le texte tu arrives à maintenir une certaine tension, mais j'ai trouvé qu'à la fin ça retombait un peu sans trop d'effet.
Oui, d'accord avec toi et barnacle du coup.
ce qui m'a gênée par rapport au thème "trompeuses apparences" c'est qu'on voit peu le point de vue des personnes à qui ce monde plait. On a Anna, mais on n'a presque pas son point de vue (et toujours un peu caricatural). Une solution, ce serait, au début (ou en court de texte mais c'est plus compliqué), de rajouter des points de vue de personnes qui apprécient ce monde, qui y vivent en l'appréciant (genre Anna), et à la toute fin du texte, de montrer leur monde qui s'écroule. Mais ça demande pas mal de travail et je ne suis pas certaine du résultat, il faut faire attention à ne pas faire trop caricatural... A voir !
Tu as bien cerné mon problème :D !
Oui, le perso d'Anna ne sert qu'à ça, à montrer que le danger de ce monde surveillé et assisté par des appli, c'est que les gens y trouvent leur confort, qu'ils utilisent de moins en moins leur cerveau (Cf les recettes de cuisines). Du coup, pour enrichir, d'une part je n'ai plus de place (2941 mots avant les modifs d'aujourd'hui :-¬?) donc pas possible d'ajouter d'autres trucs sur Anna et encore moins d'autres persos et d'autre part, pas évident de ne pas être trop lourdingue... Faut laisser le lecteur tirer quelques conclusions lui-même, sinon le texte deviendrait "moralisateur" ou caricatural.
Autres trompeuses apparences : Jérôme est en apparence un héros de la science + 'la science libère l'homme (?)' avec les avancées de la médecine. En bref, sujet de philo de base quoi :D
Difficulté sur la fin : je ne veux pas dire trop directement si leur action est un succès ou pas. J'hésite à carrément supprimer les deux dernières répliques et peut-être finir comme ça, avec J&J enlacés et les oiseaux qui chantent au dehors. Ça aurait le mérite de faire se poser la question au lecteur "leur entreprise est-elle un succès ? quelle sera la suite ? Et finalement, ce qui compte, n'est-ce pas les oiseaux qui chantent ?"
Bref, me reste quelques jours pour peaufiner les derniers points que tu as soulevés.
Un grand, grand merci pour ton commentaire très riche !
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Mais de rien ^^
virgules autour de interminables ?
je me suis demandé, et donc OK (ce qui m'embête, c'est la virgule avant le "et")
j'avoue que c'est un truc qui ne m'a jamais vraiment gênée, et surtout là je considère que les virgules sont surtout autour de interminables, plutôt que "avant le et"
je pense que c'est OK, un MEB est une enceinte fermée, pas comme un microscope optique où l'on place l'échantillon sous la lentille.
ok, c'est parce que je ne connaissais pas donc j'imaginais un microscope optique !
d'une part, j'imagine justement que des experts en biotech y'en a plein dans cet univers (donc c'est pas si super précis), et d'autre part, l'énumération du plus général au plus particulier me semble pas super gênante. C'est peut-être le "chercheur" qui est trop vague, mais je voulais montrer que le Centre regroupe plein de métiers.
ça peut passer tel quel, hein. Mais effectivement c'est surtout le "chercheur+expert en biotechno" qui me chagrine
Du coup, je modifie : "— Mais non, c’est pratique. Une seule XSV214 dans la ville, et c’est moi." Mieux, non ?
parfait oui !
c'est marrant, parce que j'avais un doute ici justement, que ça fasse trop explication ! (et moins plus haut, comme quoi...)
comme quoi :D c'est jamais facile de caser des explications ; tu peux laisser comme ça, ça passe quand même
je regarde pas les séries... donc la référence ne me parle pas.
Ça fait pas trop "pompé" du coup ?
non pas de soucis, ça reste très différent ! Mais si tu n'as pas vu la série Black Mirror, je te la conseille vivement, d'autant qu'elle n'est pas très longue (7 épisodes en tout, et chacun sont indépendants, disons que ce sont des mini films ; d'ailleurs, je déconseille d'en voir trop à la suite :mrgreen: c'est de la sf mais qui fait réfléchir au monde réel, c'est très bien fait et ça vaut le coup de les regarder !)
l'idée, c'est que justement les implants, c'est assez récent. Donc on peut pour l'instant recevoir des images et transmettre des pensées avec un peu de concentration (le Serval modélise la voix d'ailleurs). Pas encore des images.
le soucis c'est que j'avais l'impression que l'implant, pour faire tout ce qu'il fait, a besoin de savoir ce qu'il se passe autour. Par exemple :
"Sans tarder, il rince le matériel dans l’évier de sa paillasse tandis que les premiers membres du laboratoire entrent dans le bâtiment en ce début de matinée. Dans un coin de sa tête, il perçoit les connexions qui s’activent : les profils de MZP, XKJ et BWF sont disponibles. "
Pour savoir qui sont les membres qui arrivent, l'implant peut, soit voir les personnes et les reconnaitre (ce que j'avais compris, et du coup pour moi c'est bizarre de pas pouvoir prendre de photo), soit maintenant que j'y réfléchis, c'est possible de reconnaitre une puce d'identification chez l'autre pour savoir qui il est... mais je m'aperçois que je n'y ai pas pensé sur le moment.
" Elle en choisit une et suit les instructions qui s’affichent en surimpression devant ses yeux."
l'autre problème je pense c'est que ça me fait beaucoup penser aux google glass, et donc c'est un truc qui "voit"
1/ J'ai aéré pour que la gymnastique soit plus facile à faire (ça me semble pas si tordu, si ?)
je persiste à trouver le passage avec Anna un peu sorti de nul part, car sinon on est uniquement avec Jeanne et Jérôme, amis c'est pas très grave ^^
2/ On sait que Anna a envoyé la photos pour appeler sa famille à table (et là, d'ailleurs, on voit qu'Anna kiffe le système), on apprend ensuite qu'elle a l'habitude de communiquer comme ça aussi avec tout le monde, y compris Jeanne. (le "sans aucun doute" est pas suffisant ? devrais-je écrire "comme d'habitude" ?
en fait ce qui me gêne c'est " elle utilise sa montre pour le prendre en photo, télécharge le cliché dans le Serval et l’envoie à son mari et ses enfants : ". Donc je suppose qu'elle ne l'a pas envoyé à Jeanne, ce qui me rend la suite étrange
Quelqu'un d'extérieur trouverait pas ça si "peu naturel" que quelqu'un fayote auprès de celui qui a reçu le Prix de l'estime communautaire, si ? par ailleurs, ce manque de naturel est voulu, un clin d'oeil de Jeanne à Jérôme (et au lecteur... Raté donc !) Je laisse pour l'instant, j'y réfléchis.
ça m'a un peu étonnée mais ça passe, hein !
Oui, le perso d'Anna ne sert qu'à ça, à montrer que le danger de ce monde surveillé et assisté par des appli, c'est que les gens y trouvent leur confort, qu'ils utilisent de moins en moins leur cerveau (Cf les recettes de cuisines). Du coup, pour enrichir, d'une part je n'ai plus de place (2941 mots avant les modifs d'aujourd'hui :-¬?) donc pas possible d'ajouter d'autres trucs sur Anna et encore moins d'autres persos et d'autre part, pas évident de ne pas être trop lourdingue... Faut laisser le lecteur tirer quelques conclusions lui-même, sinon le texte deviendrait "moralisateur" ou caricatural.
Autres trompeuses apparences : Jérôme est en apparence un héros de la science + 'la science libère l'homme (?)' avec les avancées de la médecine. En bref, sujet de philo de base quoi :D
oui avec cette taille de texte c'est difficile :s
Par contre, quand je disais "montrer le point de vue de quelqu'un qui vit dans ce monde" : justement, c'est intéressant SI tu montres un point de vue différent de celui de Jeanne, c'est à dire si tu montres les trucs BIENS dans ce monde connecté. J'ai l'impression que beaucoup apprécient cette manière de vivre : le "jeu", c'est de se mettre dans leur tête et de montrer au lecteur leurs points de vue. Et si tu y arrives, le texte est d'un coup beaucoup moins moralisateur/caricatural. Et la fin a un impact plus fort, parce que ce n'est pas juste "les personnages principaux ont réussi" mais également "ça brise le monde actuel et ça plait pas à tout le monde".
Mais effectivement, ça ne me parait possible qu'en allongeant vraiment le texte...
Difficulté sur la fin : je ne veux pas dire trop directement si leur action est un succès ou pas. J'hésite à carrément supprimer les deux dernières répliques et peut-être finir comme ça, avec J&J enlacés et les oiseaux qui chantent au dehors. Ça aurait le mérite de faire se poser la question au lecteur "leur entreprise est-elle un succès ? quelle sera la suite ? Et finalement, ce qui compte, n'est-ce pas les oiseaux qui chantent ?"
j'avoue que je sais pas trop :/ c'est délicat une telle fin parce que pendant tout le texte, la question c'est surtout "que vont-ils faire, comment ça va se finir" : si tu ne réponds pas aux attentes du lecteur, il faut que tu lui proposes autre chose de "mieux".
Donc c'est vraiment pas facile, quoi que tu choisisses en fait...
Un moment pendant la lecture, je me suis dit que Jérôme menait Jeanne en bateau ; et que si ça se trouve à cause de son truc ça allait devenir pire, ou que ça allait tuer tout le monde parce qu'il n'aiment vraiment pas cette société :mrgreen: mais ce n'est pas évident non plus à amener, et il faudrait glisser quelques pistes au fil du texte.
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Bonjour Mout,
J'avais gardé ton texte pour la fin parce que sa longueur me rebutait et j'ai vraiment bien fait ! J'ai adoré, vraiment, et je te parle en tant que personne généralement hermétique à la SF. C'est très bien écrit, c'est fluide, tu as un sens de la formule vraiment intéressant...J'ai adhéré du début à la fin.
Rien de très constructif, en somme, mais du très positif :)
Merci pour cette lecture Mout, au plaisir.
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Hello Mout !
— Excuse-moi, tu connais ma mère, quand elle commence on ne peux plus l'arrêter.
peut
Devant les dizaines de chefs de services
chefs de service ? Parce que chacun ne peut être chef que d'un service. Enfin je sais pas :\?
une récompense honorifique prestigieuse : le prix de l’estime communautaire
Je sais qu'il y a pas mal de majuscules après, mais faudrait pas mettre le Prix de l'Estime Communautaire ?
. Non seulement c’est un grand pas en avant pour les malades atteints du syndrome de Stargardt, qui pourront conserver voire retrouver une vue normale, mais aussi et surtout c’est une preuve nouvelle que les nanorobots peuvent décupler l’efficacité des thérapies géniques en corrigeant en temps réel et de façon permanente les altérations de la fabrication des protéines subsistant après modification génétique.
Vachement longue, cette phrase, et avec 0 virgules vers la deuxième moitié ><
et notamment celles de Serge Lansky et de Bruno Pegratti qui ont travaillé sans relâche et sans qui ces résultats n’auraient jamais pu être obtenus.
J'aurais mis une virgule après "relâche". Mais bon, je vois que tu n'en mets pas non plus par la suite, donc je crois que c'est une question de goûts ^^
Jeanne pense au temps où sa grand-mère expliquait les recettes à son père qui lui a appris à cuisiner lorsqu’elle était enfant
Tu veux dire que la grand-mère enseigne au père qui enseigne à Jeanne ? C'est pas super clair.
La fine couche de poussière qui le recouvre est à peine visible
Manque le point
Comme prévu également, le rang de responsable de service de recherche de Jérôme le met à l’abri d’un déclenchement de l’alarme
Je n'ai pas relevé les "de" très proches jusqu'ici, parce que ça ne me gênait pas tant que ça ; mais là il y en a 6 quand même.
Bon. Dès les premiers paragraphes j'ai bien senti que t'avais un texte très solide. Et de ce côté, je ne suis pas déçu. La lecture était vachement chouette, le style bien fluide (à part des fois des virgules en moins selon moi, et beaucoup de "de" proches, mais bon, vu le texte, c'est un peu inévitable et c'est pas très grave). Cette manière de concrétiser la dépendance à l'internet et tout ça, c'est vraiment cool ; on dit souvent, par métaphore, qu'on vit connectés, et avec ce texte, cette métaphore devient réelle et c'est super.
Là où j'ai été un petit peu déçu,Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Mais bon avec 3000 mots c'est pas évident à caser, et même que c'était probablement pas ton intention. Donc voilà, vraiment une très belle lecture, avec une petite réserve.
En tout cas, c'est l'un de mes textes préférés jusque là.
Merci beaucoup :)
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Quelques milligrammes par individus
individu
Texte sympathique et univers plutôt cohérent, même si on se doute assez rapidement que les protagonistes vont semer le bazar. (Et ca m'a un peu perturbé aussi que tout se passe trop bien. x) )
Bonne continuation, Mr Mout' ! :)
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Tir groupé de commentaires ! Merci !
Kailiana, je ne réussis pas à retoucher les derniers points qui restent à améliorer... J'y réfléchis mais pas moyen, je suis bloqué (et ça m'énerve !). Merci en tout cas de ton deuxième retour, je répondrai en détail au plus tard ce week-end.
Choucroute Estivale, merci bien pour ton commentaire enjoué, ça fait plaisir.
Extasy, merci pour les fautes relevées (horribles !)
Je sais qu'il y a pas mal de majuscules après, mais faudrait pas mettre le Prix de l'Estime Communautaire ?
j'ai hésité et effectivement j'ai choisi de ne pas trop surcharger en majuscules (mais bien vu)
Vachement longue, cette phrase, et avec 0 virgules vers la deuxième moitié
c'est fait exprès, la phrase longue du mec qui se la pète pour faire son discours. Par contre, j'ai ajouté une virgule. Merci.
Jeanne pense au temps où sa grand-mère expliquait les recettes à son père qui lui a appris à cuisiner lorsqu’elle était enfant
Tu veux dire que la grand-mère enseigne au père qui enseigne à Jeanne ? C'est pas super clair.
tu as bien compris :) (mais c'est pas top c'est vrai, j'y reviendrai quand je réussirai à retoucher le texte)
J'ai ajouté le point manquant, merci.
Comme prévu également, le rang de responsable de service de recherche de Jérôme le met à l’abri d’un déclenchement de l’alarme
Je n'ai pas relevé les "de" très proches jusqu'ici, parce que ça ne me gênait pas tant que ça ; mais là il y en a 6 quand même.
Ah oui, quand on y regarde bien... (idem, je reformulerai ce week-end sûrement)
Je suis content que le texte t'ait plu, et je suis d'accord avec ton spoiler, cela dit je ne modifierai pas dans ce sens, impossible sans transformer le texte ou alors faudrait allonger.
Kathya,
merci pour ton commentaire et la faute relevée. Et oui, cela pourrait se passer moins bien, mais je devrais développer... Ça restera comme ça du coup.
Merci à tous. En dehors des reformulations, je vais sûrement modifier les dernières phrases.
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Re-bonjour Mout !
J'ai relu ton texte et j'ai pensé à deux trucs.
Ils doivent se trouver à moins de vingt mètres de lui et le Serval - le serveur central - lui propose de consulter leur Identyp.
On doit pas mettre les gros tirets ? En vrai je sais pas non plus, mais je pense que quelqu'un m'avait fait cette remarque une fois, du coup dans le doute je te la fais aussi ^^
Jérôme sourit intérieurement et ne répond pas.
Je sais que deux autres fois ou trois, on a un aperçu de ce que pense Jérôme, par exemple au début quand on apprend qu'il préfère se faire directement une idée des personnes qu'il rencontre ; mais en général, la description est plutôt orientée action du côté de Jérôme, et cette entrée dans son ressenti m'a légèrement (mais très légèrement) fait bugguer.
Bon, c'était tout, j'aurais voulu chipoter plus mais j'ai rien à redire, je le trouve super chouette ton texte.
A plus, Mout :)
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Salut Mout
Moi aussi, je suis conquis, bien que ce en soit pas d'une originalité transcendantale, ça fonctionne vraiment bien. On y croit ça marche bien. Je regrette peut être la façon de tourner le happy end finale. Non pas le changer, mais trouver une formule plus choc, ou une scene un poil moins conventionnel. C'est le truc que je regrette un peu.
sinon ça m'a bien plu.
Merci pour ce texte
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Salut Baptiste,
merci pour ton commentaire. Oui, ça n'est pas ultra original et la fin pourrait être moins conventionnelle. J'ai tenté une modif dans ce sens.
Merci Extasy d'être repassé par ici, c'est très sympa.
Ils doivent se trouver à moins de vingt mètres de lui et le Serval - le serveur central - lui propose de consulter leur Identyp.
On doit pas mettre les gros tirets ? En vrai je sais pas non plus, mais je pense que quelqu'un m'avait fait cette remarque une fois, du coup dans le doute je te la fais aussi ^^
Jérôme sourit intérieurement et ne répond pas.
Je sais que deux autres fois ou trois, on a un aperçu de ce que pense Jérôme, par exemple au début quand on apprend qu'il préfère se faire directement une idée des personnes qu'il rencontre ; mais en général, la description est plutôt orientée action du côté de Jérôme, et cette entrée dans son ressenti m'a légèrement (mais très légèrement) fait bugguer
Ok pour les tirets d'incise, j'ai modifié.
Pour le point de vue :
"Jérôme sourit intérieurement et ne répond pas. Il tourne les talons et sans tarder retourne au laboratoire en gardant au creux de la main l’échantillon de sang transmis par Jeanne. Rapidement, l’examen au microscope à balayage électronique confirme la présence des nanorobots ; l’intégration dans le sang par voie digestive est un succès."
Là on est "avec" Jérôme, mais c'est vrai que le centrage varie entre lui et Jeanne. Bien vu.
Pour les autres modifications qui pourraient être faites suite aux différents commentaires (Extasy et Kailiana notamment), je n'ai pas retouché (ah, si, j'ai enlevé un des 6 "de" remarqués par extasy), j'ai peur de faire moins bien, je suis bloqué (dans ma tête !).
J'ai tenté une modification (légère) de la fin, plus ouverte et moins bisounours / naïve.
Encore merci pour vos avis.
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Hello,
Je trouve ton texte vraiment très bien écrit.
Je n'ai tiqué sur aucune phrase, ce qui est assez rare chez moi il faut le dire. ;D
Point de vue récit, c'est solide, cohérent, ton univers SF est réaliste (je suis vraiment entré dedans) et je suis assez impressionné que tu aies réussi à faire tenir toute cette histoire en 3000 mots max. Chapeau !
Niveau défauts, ça manque quand même d'originalité et la fin n'est pas très surprenante. Et je n'ai pas trop le titre non plus. Mais contrairement à d'autres, j'aime bien le tout dernier passage.
En fait ton texte m'a fait beaucoup penser à "The Island" au niveau de l'atmosphère. Ah et oui, parce-qu'il y a une vraie atmosphère qui s'en dégage, autant sur le côté SF avec le Centre, autant tout à la fin avec ces petits riens retrouvés d'une vie moins connectée.
Donc dans l'ensemble, très bon texte, même si ce n'est pas encore un coup de cœur pour moi.
Merci pour ce texte !
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Salut Mogdhorel,
contrairement à d'autres, j'aime bien le tout dernier passage.
tu es le seul à avoir lu cette version de la fin, changée en fin d'après-midi.
J'espère qu'elle plaira aussi à ceux qui trouvaient la précédente trop basique et qui m'ont aidé à y réfléchir.
En fait ton texte m'a fait beaucoup penser à "The Island" au niveau de l'atmosphère.
Je ne connais pas... (je connais aucune série en fait :-[)
Merci pour ton commentaire.
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Tout a été dit et corrigé au fur et à mesre.
Je confirme pour les chefs de service (au singulier), ou alors c'est le grand chef d tous les services, mais il y en a qu'un dans ce cas.
Le texte est assez dense puisqu'il embarque dans un univers. C'est un peu la limite de l'exercice, faire un space opera en 3000 mots.
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Re Mout !
J'ai lu la nouvelle fin, je la trouve un peu mieux en effet. Je reste sur l'impression qu'il y aurait peut-être moyen de se débrouiller pour trouver encore mieux, mais je ne sais pas trop comment. Et ce n'est qu'une impression hein, rien de plus ^^
Un chat funambule marche élégamment au sommet de la palissade, la journée sera chaude.
C'est fait exprès, la virgule et pas le point ?
A bientôt Mout :)
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Et bien je crois que je n'ai rien à dire sur ce texte.
L'écriture est maîtrisée, avec ce qu'il faut pour m'accrocher, le monde évoqué me semble bien fonctionner, de belles relations entre persos, même si elles ne sont qu'évoquées.
Si je voulais pinailler, ce serait sur la fin et un peu sur le thème.
Beau boulot.
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Merci Georges Cloné, merci Loïc et merci Extasy.
Oui, je pourrais encore travailler la fin.
Un chat funambule marche élégamment au sommet de la palissade, la journée sera chaude.
C'est fait exprès, la virgule et pas le point ?
La virgule est volontaire, pour lier le "funambule" et le futur qui sera "chaud", le tout sur un fond de nature en contraste avec les risques (le sifflement d'alerte du merle) engendrés par la technique.
Bon, le Mout range sa trompe et ses défenses, encore merci aux commentateurs.
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Enfin seuls
La veine se gonfle au creux du bras garrotté. La pointe de l’aiguille perce l’épiderme et des volutes de sang dessinent des arabesques carmin dans le cylindre de la seringue. Jérôme actionne le piston sans à-coup puis défait la sangle autour de son biceps. Sans tarder, il rince le matériel dans l’évier de sa paillasse tandis que les premiers membres du laboratoire entrent dans le bâtiment en ce début de matinée. Dans un coin de sa tête, il perçoit les connexions qui s’activent : les profils de MZP, XKJ et BWF sont disponibles. Ils doivent se trouver à moins de vingt mètres de lui et le Serval – le serveur central – lui propose de consulter leur Identyp. Mais Jérôme n’en fait rien, il préfère se faire une idée lui-même de la personnalité de ses collaborateurs, de leurs humeurs et préoccupations. L’un après l’autre, ils viennent le saluer avant de rejoindre leur poste de travail.
Les minutes s’égrènent, interminables, et Jérôme se rassure : il ne ressent aucun effet indésirable suite à l’injection. Il patiente encore une heure avant de piquer le bout de son doigt avec une épingle. La goutte de sang est déposée entre deux plaquettes de verre qu’il installe dans le microscope à balayage électronique. Les nanorobots sont là. Inertes mais bien présents. Jérôme détruit son échantillon à la flamme du bec benzène puis jette les plaquettes à la poubelle. La première partie de son expérience est un succès.
* * *
La cantine du Centre est à son image : gigantesque. Des centaines de personnes y prennent leur repas chaque jour : informaticiens, chercheurs, administrateurs, gestionnaires de données, experts en biotechnologies… Bien que le placement soit libre, les habitudes ont délimité des zones dans lesquelles se regroupent les membres des différents services. Anna et Jeanne ont choisi le self 17 et se sont installées près des fenêtres de la façade ouest.
— J’ai bien vu ton manège, tu sais.
— Mon manège ? demande Jeanne.
— Avec LPR…
— LPR ?
— Oui, avec LPR213, le chef du service des nanotechnologies.
— Ah, Jérôme.
— Tu vois, tu l’appelles Jérôme !
— Anna, tu sais bien que je déteste utiliser les Id-Uniques. Je t’ai déjà appelée XSV214 ?
— Tu peux m’appeler XSV ou XS si tu veux.
— C’est ridicule !
— Mais non, c’est pratique. Une seule XSV214 dans la ville, et c’est moi.
Anna s’essuie la bouche et reprend.
— Alors ?
— Alors quoi ?
— Ton Jérôme… Il te plait, je le vois bien.
Jeanne reste muette et préfère manger que répondre. Anna poursuit son interrogatoire.
— Il va être récompensé pour ses travaux cette semaine et j’ai étudié son Identyp : il est sportif, intelligent, altruiste… Son APB atteint des sommets !
— La cotation d’Actions Positives Bénévoles, tu sais ce que j’en pense ; cette façon de remonter l’info, de mettre des likes, des APB++ quand un mec est sympa… Je préfère connaître les gens et me faire une idée par moi-même.
— Alors tu bosses sur le paramétrage des routines de contrôle dans le Serval et tu ne t’y intéresses pas plus que ça ?
— On ne choisit pas toujours son métier. Ça te passionne toi l’automatisation des retours d’info au Serval ?
Anna tourne la tête, regardant à droite et à gauche.
— Tu devrais te méfier de ce que tu dis. Surtout ici.
— On peut quand-même donner son avis, non ?
— Tu fais ce que tu veux, mais ne me rends pas complice de tes paroles s’il te plait.
Jeanne ouvre la bouche pour répondre mais Anna lève la main et s’excuse d’interrompre la conversation.
— Pardon, une connexion de ma mère.
Pensive, Jeanne finit son repas, tandis qu’Anna échange en silence des messages avec sa mère. Ses pensées, transmises par son bio-implant, transitent par le Serval qui modélise sa voix pour sa génitrice à l’autre bout de la ville.
Pendant qu’Anna exprime sa lassitude par des hochements de tête et des soupirs, Jeanne constate que les collègues attablés autour d’elles discutent peu. La plupart sont connectés, consultant leurs messages les yeux fermés ou prenant connaissance des dernières informations sur les réseaux sociaux. Certains sont certainement en train de jouer à des jeux de logique : ils alignent des bonbons ou encastrent des formes géométriques en 3D.
— Excuse-moi, tu connais ma mère, quand elle commence on ne peut plus l'arrêter.
— Elle va bien ? demande Jeanne sans conviction.
— Toujours aussi ronchonne, donc oui, elle doit être en forme.
* * *
Sur l’estrade, Jérôme est mal à l’aise. Devant les dizaines de chefs de service réunis dans la salle des célébrations, il s’apprête à recevoir officiellement une récompense honorifique prestigieuse : le prix de l’estime communautaire. Les nanorobots développés par son équipe au printemps dernier ont fait leurs preuves aujourd’hui pour lutter contre la maladie de Stargardt. Les premières expérimentations ont permis aux patients traités de maintenir leur acuité visuelle à un niveau proche de la normale. Le Directeur des Recherches Médicales du Centre termine son discours :
— Grâce aux travaux effectués par LPR213, les dernières résistances aux thérapies géniques développées ces dernières années sont vaincues. Non seulement c’est un grand pas en avant pour les malades atteints du syndrome de Stargardt, qui pourront conserver voire retrouver une vue normale, mais aussi et surtout c’est une preuve nouvelle que les nanorobots peuvent décupler l’efficacité des thérapies géniques, en corrigeant en temps réel et de façon permanente les altérations de la fabrication des protéines subsistant après modification génétique. LPR213, le Centre vous remercie et vous décerne le prix de l’estime communautaire.
Jérôme s’approche et, comme le veut la tradition, il pose un genou à terre devant le Directeur des Recherches Médicales du Centre qui appuie sa main sur son épaule. Aussitôt, l’Identyp LPR213 est affublé d’une marque de reconnaissance de la communauté. Jérôme prend brièvement la parole :
— Je remercie la communauté et le Centre. Je voudrais aussi remercier particulièrement mes équipes, et notamment celles de Serge Lansky et de Bruno Pegratti qui ont travaillé sans relâche et sans qui ces résultats n’auraient jamais pu être obtenus.
Une rumeur parcourt l’assemblée lorsque Jérôme nomme ses collaborateurs par leurs patronymes et non leurs Id-Uniques conformément à la nouvelle règle imposée. La cérémonie se poursuit sans incident et Jeanne dans une autre aile du bâtiment voit apparaître le symbole de reconnaissance de la communauté à côté de l’Identyp LPR213.
* * *
Ce même jour, à 18h45 précises, Jeanne et Jérôme sortent du Centre et se rejoignent en haut de l’escalier monumental qu’ils commencent à descendre lentement.
— La première étape de l’expérience est un succès, annonce Jérôme.
— Les nanorobots sont stables ?
— Oui, j’ai mesuré leur concentration toutes les heures, elle n’a pas bougé.
— Quand est-ce que tu comptes les activer ? demande Jeanne.
— Il faut d’abord tester l’implantation par voie orale. Es-tu prête à faire le cobaye ?
Jeanne se tait un instant, laissant un homme pressé les dépasser. Lorsqu’elle répond à Jérôme, sa voix tremble.
— Oui, je suis prête, et il ne faut plus perdre de temps.
— Quelles sont les nouvelles de ton côté ? demande Jérôme.
— Le service de paramétrage des requêtes de contrôle va bientôt démarrer les tests d’automatisation de remontée de données.
— Ça veut dire des extractions directes ?
— Oui. Comme je te l’avais signalé les recherches progressent vite. Bientôt, le Serval sera capable de lancer des requêtes directement dans nos cerveaux, chacune de nos pensées pourra être interceptée.
— Alors il faut agir le plus rapidement possible. Demain midi, ça te va ?
— Oui.
— Rendez-vous au self 14, à 12h15, conclut Jérôme.
Arrivés au bas des marches, ils se séparent sans un regard et partent vers des directions opposées.
* * *
Rentrée chez elle, Jeanne reste prostrée, assise dans son fauteuil. Elle refuse plusieurs demandes de communication d’Anna et regarde par la fenêtre le lent déplacement des nuages dans le ciel. Sans qu’elle puisse y mettre fin, des liens vers des sites d’information officiels apparaissent dans son esprit. Elle les rejette et n’en consulte aucun, tente de faire le vide et pense à Jérôme.
À quelques kilomètres de là, Anna s’apprête à préparer son repas. Elle lance l’application d’assistance et aussitôt dans sa tête apparaît l’inventaire des aliments disponibles dans sa cuisine, leur localisation dans les différents placards et le réfrigérateur ainsi que plusieurs propositions de recettes. Elle en choisit une et suit les instructions qui s’affichent en surimpression devant ses yeux. Lorsque le plat est prêt, elle utilise sa montre pour le prendre en photo, télécharge le cliché dans le Serval et l’envoie à son mari et ses enfants : c’est l’heure de passer à table. Vivement que l’on puisse envoyer les images que l’on voit directement au Serval sans devoir utiliser un appareil, se dit-elle.
Après de longues minutes d’immobilité et deux nouvelles demandes de connexion d’Anna qu’elle rejette, Jeanne se lève pour préparer son repas. Sans aucun doute Anna a dû lui transmettre la photo du plat de ce soir. Jeanne pense au temps où sa grand-mère expliquait les recettes à son père qui lui a appris à cuisiner lorsqu’elle était enfant. Elle soupire et se conforte dans sa décision d’agir avec Jérôme le lendemain.
* * *
Le self 14 n’est pas en dehors des zones de répartition habituelles des personnels des nanotechnologies et de ceux de l’automatisation des routines de contrôle, même s’il est presqu’exclusivement fréquenté par des membres du service de construction des bases de données. Jeanne et Jérôme s’y retrouvent à la même table à 12h15.
— Tu peux encore décider de me laisser agir seul, annonce Jérôme.
— J’ai bien réfléchi, je suis prête.
— Très bien.
Jérôme sort de la poche de sa chemise une petite fiole transparente. La cachant au creux de sa main, il ôte le bouchon à pipette et fait tomber une goutte dans son verre qu’il avance ensuite vers Jeanne.
— Voilà, c’est à toi, dit-il.
— Es-tu sûr du dosage ?
— Oui. Quelques milligrammes par individu seront largement suffisants. Tu ne risques rien tant que les nanorobots ne sont pas activés.
Jeanne avale le verre d’eau en fixant Jérôme droit dans les yeux. À cet instant, un inconnu s’approche de lui par derrière et pose sa main sur son épaule.
— Vous êtes LPR213 !
— Oui, répond Jérôme.
L’homme a l’air excité, sa poigne semble solide. Jeanne retient son souffle et l’homme dans sa blouse bleue s’adresse à elle.
— Il n’est pas donné à tout le monde de partager son repas avec LPR213.
Jeanne ne sait que répondre et l’homme s’adresse maintenant à Jérôme.
— Félicitations pour vos recherches, il faudrait plus de chercheurs comme vous !
L’homme tapote l’épaule de Jérôme, et sans attendre de réponse s’éloigne pour rejoindre la file d’attente du self 14. Jeanne laisse échapper un soupir et Jérôme lui demande :
— Confirmation à seize heures, comme prévu ?
— Oui, comme prévu.
Sans plus échanger de paroles, ils terminent leur plateau repas et se séparent.
* * *
Au milieu de l’après-midi, Jeanne croise Jérôme devant les toilettes du dix-septième étage de l’aile Est du centre. Elle lui serre la main en le félicitant :
— Encore bravo pour votre prix de l’estime communautaire.
— Merci, répond-il en prenant un air gêné.
— Il faudrait plus de chercheurs comme vous.
Jérôme sourit intérieurement et ne répond pas. Il tourne les talons et sans tarder retourne au laboratoire en gardant au creux de la main l’échantillon de sang transmis par Jeanne. Rapidement, l’examen au microscope à balayage électronique confirme la présence des nanorobots ; l’intégration dans le sang par voie digestive est un succès.
* * *
Loin de l’ambiance aseptisée du Centre, Jérôme pénètre dans un bar bondé de la ville basse. L’odeur de friture est presque suffocante, une brume huileuse épaissit l’air entre les tables. On trouve ici des nourritures interdites par les autorités sanitaires et médicales : les gens d’en bas sont peu surveillés, pour l’instant. Nombre d’entre eux ne sont pas connectés, l’obligation de la greffe à l’adolescence étant trop récente pour que la population entière porte aujourd’hui un bio-implant. Jérôme s’avance au milieu des rires et des discussions et rejoint Jeanne à la table du fond du bar.
— Tu n’as pas été suivi ? demande-t-elle.
— Non, pas d’inquiétude à avoir.
— Mais nous pouvons être localisés, ici et ensemble.
— C’est un risque à prendre.
Jeanne fait signe à Jérôme que le serveur s’approche. Après avoir commandé un café, il reprend :
— Tu te sens bien ?
— Oui, je n’ai eu aucun symptôme cet après-midi.
— Tant mieux. Comme je le pensais, l’absorption par voie digestive a fonctionné, les nanorobots sont bien dans ton sang.
— Es-tu sûr qu’il n’y a aucun danger ? demande-t-elle.
— Je ne peux rien garantir, mais j’ai la conviction que les nanos sont inoffensifs, du moins tant qu’ils ne sont pas activés.
Jeanne hésite avant de poser la question suivante. Elle regarde ses mains puis redresse la tête et plante ses yeux dans ceux de Jérôme.
— Quand penses-tu tester l’activation des nanorobots ?
— Après la propagation dans le réseau d’eau du Centre.
— Mais si les effets étaient délétères ?
— C’est un risque à prendre.
— Tu n’as pas le droit, s’offusque Jeanne. Tu dois tester l’activation des nano sur toi avant de contaminer autant de personnes.
— Si j’active les nanorobots qui sont dans mon sang, je me ferai repérer dans le Centre et je ne pourrai pas mener le projet jusque à son terme.
— Alors teste l’activation sur moi.
— Non, pas sur toi !
— Si ! C’est la seule solution, et tu le sais.
Jérôme ne répond pas, sa mâchoire se crispe et il se passe les mains sur le visage. Il tend les bras et serre les doigts de Jeanne entre les siens.
— Tu as raison, dit-il.
— Alors quand ?
— Maintenant si tu veux.
— Je suis prête.
— Très bien.
Jérôme sort de sa poche un petit papier qu’il déplie avec précaution. La poudre qu’il contient est fine comme du talc.
— Tu dois l’inhaler, explique-t-il la gorge serrée. Quelques microgrammes sont suffisants.
Jeanne plante un ongle dans la poudre blanche. La fine couche de poussière qui le recouvre est à peine visible.
— C’est suffisant ? demande-t-elle.
— Oui.
Alors Jeanne approche le doigt de son nez, se bouche une narine et aspire d’un coup sec.
* * *
Le lendemain, quelques minutes avant midi, Jérôme pénètre dans l’enceinte des installations de traitement des eaux de la ville. Pour une informaticienne de la trempe de Jeanne, récupérer les codes d’accès et les modalités d’entretien du système d’eau potable n’avait posé aucun problème. Comme prévu également, le rang de responsable de service de Jérôme le met à l’abri d’un déclenchement de l’alarme : sa présence n’est pas jugée anormale par le système. Il emprunte l’escalier hélicoïdal et atteint la plateforme de contrôle au sommet du château d’eau juste avant que la routine d’entretien ne se déclenche. Dans quelques secondes la trappe d’insertion des produits correcteurs va s’ouvrir : le chlore et les produits stabilisateurs de pH seront alors déversés automatiquement. Jérôme pose sa mallette à ses pieds, en extrait quatre grands flacons emplis d’un liquide transparent. Quand la trappe s’ouvre, il verse sans hésiter leur contenu : les nanorobots tombent en pluie fine dans la réserve d’eau potable de la ville.
* * *
Depuis douze jours, les nanorobots sont activés dans son corps, et chaque midi elle a signalé à Jérôme qu’ils n’avaient pas encore produit d’effet. Mais aujourd’hui, en le croisant à la cantine, elle lui fait un signe différent. Il s’approche d’elle et l’angoisse se lit dans ses yeux.
— Du nouveau ?
— Oui. Ça a commencé, quelques secondes ce matin très tôt et presque une minute tout à l’heure.
Les mains de Jeanne tremblent, sa bouche se crispe.
— Pas de douleur ?
— Non.
— Pas de nausée ?
— Non, mais j’ai peur, je vais me faire repérer.
— Quitte le Centre tout de suite. Je déclenche l’activation cet après-midi, rendez-vous à l’endroit prévu.
— D’accord, soit prudent.
* * *
L’air conditionné du Centre libère maintenant peu à peu les molécules d’activation des nanorobots. Jérôme a été efficace : en moins d’une heure il a placé des dispositifs dans six gaines d’aération. Il passe par son bureau une dernière fois, y récupère quelques affaires et franchit les portes du Centre. Après être sorti du taxi qui l’a conduit hors de la ville, il ouvre une fiole de plastique et en inhale le contenu.
Tandis qu’il marche pour retrouver Jeanne, la structure moléculaire des nanorobots change dans son organisme. Les atomes de silicium en bout de ramification sont peu à peu remplacés par des atomes de carbone. Les nano deviennent mobiles et se fixent peu à peu sur son bio-implant.
* * *
Le jour se lève et Jérôme se réveille au son du chant des oiseaux. Il caresse les cheveux de Jeanne, l’embrasse sur le front et se lève. Dans la cuisine il allume le vieux poste radio de sa grand-mère.
… particulièrement dans le Centre. Les déconnexions s’accélèrent sans que leur cause puisse être définie et la sécurité des installations est très menacée. Le Serval reçoit par ailleurs de plus en plus d’informations incohérentes et les autorités envisagent pour la première fois de mettre fin aux connexions pour stopper l’altération des bases de données. Le conseil de l'ordre des médecins a lancé une alerte face aux dangers que représenterait un arrêt du suivi à distance des patients sensibles. Dans la ville basse et les autres quartiers, des émeutes se sont déclenchées et les partisans de la fin du monde connecté en viennent aux mains avec les forces de l’ordre désorganisées. Dans le reste du pays, des radios libres commencent à émettre partout et il semblerait que…
Jeanne entre dans la cuisine pieds nus, les cheveux ébouriffés. Elle enlace Jérôme, appuie sa tête sur son épaule, le front contre sa nouvelle barbe.
— Quelles sont les nouvelles ?
— Des combats, des affrontements et peut-être des morts, dit-il en la prenant dans ses bras.
— Ça n'est pas ta faute.
Jérôme ferme les yeux.
— C'est moi qui ai déclenché tout ça, dit-il la gorge serrée.
— Tu sais bien que sans notre action la surveillance se serait généralisée.
— Je sais, mais maintenant j'ai peur des conséquences.
— Ne pas agir aurait été tout aussi dramatique !
— Nous ne le saurons jamais, répond-il dans un souffle.
Jérôme garde le silence un instant puis rouvre les yeux. Par la fenêtre, il aperçoit un merle qui s'envole en lançant son sifflement d'alerte caractéristique. Au fond du jardin, le soleil colore l'érable qui frémit sous la brise. Un chat funambule marche élégamment au sommet de la palissade, la journée sera chaude.
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Vous pouvez retrouver ici les commentaires faits sur ce texte lors du premier tour. (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,20081.0.html)
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Sans tarder, il rince le matériel dans l’évier de sa paillasse tandis que les premiers membres du laboratoire entrent dans le bâtiment en ce début de matinée.
Je trouve cette phrase vraiment bizarre. Le matériel utilisé pour l’injection est nettoyé au lieu d’être détruit ou stériliser. Étrange pour un labo.
Pour moi une paillasse c’est le synonyme d’un lit. Où mettons nous l’évier ?
Ce la rentre en conflit par la suite avec
Jérôme détruit son échantillon à la flamme du bec benzène puis jette les plaquettes à la poubelle. La première partie de son expérience est un succès.
A la première lecture, j’ai été dérangé mais cela ne m’explique pas le fait que j’ai été désemparé à la lecture.
Mais je ressens le fort potentiel du texte.
A la seconde lecture, cela vient de cette phrase.
Inertes mais bien présents.
Car cela entre en conflit avec :
Les nanorobots développés par son équipe au printemps dernier ont fait leurs preuves aujourd’hui pour lutter contre la maladie de Stargardt.
Comme les nanorobots sont inertes et que la maladie de Stargardt, cette maladie est les nanorobots.
Ensuite :
Non seulement c’est un grand pas en avant pour les malades atteints du syndrome de Stargardt, qui pourront conserver voire retrouver une vue normale, mais aussi et surtout c’est une preuve nouvelle que les nanorobots peuvent décupler l’efficacité des thérapies géniques, en corrigeant en temps réel et de façon permanente les altérations de la fabrication des protéines subsistant après modification génétique.
Sauf que plus loin dans le texte, le seul à avoir testé la méthode est son créateur. Comment dans ces conditions peut-on être aussi catégorique.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Malgré que je l’ai lu, à la première lecture j’ai pas imprimer le contenu de ce paragraphe.
À la seconde, il me parait surnaturel. Car Jeanne est dans la confidence et je n’ai pas tout compris.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Voici la phrase qui prend en défaut la récompense de l’estime communautaire.
— Tu peux encore décider de me laisser agir seul, annonce Jérôme.
Ici, je pensais qu’il se jouait de Jeanne.
— Voilà, c’est à toi, dit-il.
— Es-tu sûr du dosage ?
— Oui. Quelques milligrammes par individu seront largement suffisants. Tu ne risques rien tant que les nanorobots ne sont pas activés.
Cette phrase entre en conflit :
— Quand penses-tu tester l’activation des nanorobots ?
Avec la récompense de l’estime communautaire, mais Jérôme peut mentir.
Avec le fait que Jeanne est manipulée, mais Jérôme peut mentir.
Donc Jérôme alors que dans le texte rien ne le laisse supposer.
Mais le comportement de Jeanne est étrange :
— Quand penses-tu tester l’activation des nanorobots ?
— Mais si les effets étaient délétères ?
— Tu n’as pas le droit, s’offusque Jeanne. Tu dois tester l’activation des nano sur toi avant de contaminer autant de personnes.
Toutes ces choses elle aurait posée avant de prendre la goutte dans son verre d’eau.
À la seconde lecture cette phrase entre en conflit
Quand la trappe s’ouvre, il verse sans hésiter leur contenu : les nanorobots tombent en pluie fine dans la réserve d’eau potable de la ville.
Avec
— Oui. Quelques milligrammes par individu seront largement suffisants. Tu ne risques rientant que les nanorobots ne sont pas activés.
Car si un minimum suffit, le fait qu’il donne une goutte laisse supposer que la surdose est mauvaise ou alors il sait qu’il va utiliser d’autre cobaye.
J’ai apprécié l’univers qui est peu mis en valeur, je trouve.
Par contre, il est bourré d’incohérences et m’a empêcher de comprendre le texte à la première lecture.
Merci pour ce texte.
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Salut Kanimp,
Merci pour ton commentaire, je te réponds point par point :
Je trouve cette phrase vraiment bizarre. Le matériel utilisé pour l’injection est nettoyé au lieu d’être détruit ou stériliser. Étrange pour un labo.
Pas faux, je vais réfléchir à la question.
Pour moi une paillasse c’est le synonyme d’un lit. Où mettons nous l’évier ?
Une paillasse est un plan de travail avec ou sans évier dans un labo (exemple (http://www.artival.fr/paillasse_de_laboratoire.html))
Ce la rentre en conflit par la suite avec
Jérôme détruit son échantillon à la flamme du bec benzène puis jette les plaquettes à la poubelle. La première partie de son expérience est un succès.
Non pas d'incohérence, son échantillon, c'est la goutte de sang entre les deux plaquettes
Inertes mais bien présents.
Car cela entre en conflit avec :
Les nanorobots développés par son équipe au printemps dernier ont fait leurs preuves aujourd’hui pour lutter contre la maladie de Stargardt.
Comme les nanorobots sont inertes et que la maladie de Stargardt, cette maladie est les nanorobots.
Là encore, pas d'incohérence : ce ne sont pas les mêmes nanorobots (première scène, il essaye des nanos, dans l'autre scène il est récompensé pour des travaux plus anciens et officiels : Jérôme est chef du service de recherche sur les nanorobots et il fait au départ des recherche en solo qu'il va déployer à la fin.)
...
Bon, j'ai lu la suite de ton commentaire et je suis désolé que le sens ne te paraisse pas clair, tu es le premier dans ce cas. Je préfère ne pas expliquer tout de suite (les commentateurs lisent parfois les commentaires avant de lire eux-même ;)), j'y reviendrai.
Merci de ta lecture.
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Ce la rentre en conflit par la suite avec
Jérôme détruit son échantillon à la flamme du bec benzène puis jette les plaquettes à la poubelle. La première partie de son expérience est un succès.
Non pas d'incohérence, son échantillon, c'est la goutte de sang entre les deux plaquettes
C’est pour cela que le matériel de prise du sang doit être stérilisé et pas seulement nettoyé.
Les nanorobots développés par son équipe au printemps dernier ont fait leurs preuves aujourd’hui pour lutter contre la maladie de Stargardt.
Comme les nanorobots sont inertes et que la maladie de Stargardt, cette maladie est les nanorobots.
Là encore, pas d'incohérence : ce ne sont pas les mêmes nanorobots (première scène, il essaye des nanos, dans l'autre scène il est récompensé pour des travaux plus anciens et officiels : Jérôme est chef du service de recherche sur les nanorobots et il fait au départ des recherche en solo qu'il va déployer à la fin.)
Dans ce cas, signale qu’il est récompensé pour un travail de plusieurs années. Car autrement c’est difficile de distinguer les deux.
Bon, j'ai lu la suite de ton commentaire et je suis désolé que le sens ne te paraisse pas clair, tu es le premier dans ce cas. Je préfère ne pas expliquer tout de suite (les commentateurs lisent parfois les commentaires avant de lire eux-même ;)), j'y reviendrai.
Chercher la pette bête est devenu une seconde nature. (C’est le genre de truc où je fais très attention dans mes écrits.)
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Salut Mout !
au fil de la lecture...
Les minutes s’égrènent, interminables, et Jérôme se rassure : il ne ressent aucun effet indésirable suite à l’injection.
en fait au début tu parles de volutes de sang qui se dessinent dans la seringue donc ça donne l’impression qu'il se tire du sang plutôt qu'il s'injecte un truc :\?
hop là, tout lu !
sur la globalité, c'est un très chouette texte ! J'apprécie la fluidité de l'écriture qui m'a plongée dans l'histoire :), le scénario ficelé et son fond m'ont également beaucoup plus.
Le seul reproche que je pourrais faire est que j'ai trouvé la proximité avec 1984 un peu trop marquée peut-être :\?
Merci pour cet excellente lecture :)
Milla
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Merci Kanimp pour tes précisions, je verrai lundi si je peux retoucher le texte.
Merci Milla pour le commentaire,
en fait au début tu parles de volutes de sang qui se dessinent dans la seringue donc ça donne l’impression qu'il se tire du sang plutôt qu'il s'injecte un truc :\?
c'est le sang qui remonte dans la seringue qui fait des volutes en se mélangeant avec le liquide à injecter. Je réfléchis à la formulation.
Content que tu aies apprécié, je serai plus bavard lundi ou mardi, je dois filer.
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Cher Mout, bonjour !
eh bien j'ai beaucoup apprécié ton petit texte futuriste...
Comme le dit Milla, on peut y voir comme un écho de 1984, mais de toute manière, c'est difficile de concevoir des récits dont l'intrigue n'ait pas été déjà frôlée dans un roman ou une nouvelle antérieure. C'est d’autant plus le cas dans l'anticipation pessimiste.
Je trouve ton texte très équilibré, et le décor et l'ambiance très bien rendus en peu de mots. Tous est suffisamment bien évoqué pour que l'on complète ce qui n'est pas écrit.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Je me permets juste de me demander s'il est vraiment normal, dans le cas d'une injection intraveineuse, que du sang, en quantité non négligeable, remonte dans la seringue...
Je ne pense pas que ce soit logique.
Je te souhaite bon courage et bonne chance pour la suite, cher Mout !
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Bonjour cher Mout ! ^^
La pointe de l’aiguille perce l’épiderme et des volutes de sang dessinent des arabesques carmin dans le cylindre de la seringue.
Comme les autres, j'ai trouvé bizarre que du sang remontent dans la seringue alors qu'il s'injecte quelque chose. :\? Ceci dit, c'est une image joliment dessinée !
Jeanne fait signe à Jérôme que le serveur s’approche. Après avoir commandé un café, il reprend :
D'après la construction de la phrase, "il reprend" se rapporte pour moi au serveur et non pas à Jérôme.
Ton texte est très agréable à lire, l'ambiance et bien rendu et ça m'a rappelé les vieux textes de SF style "Le Meilleur des Mondes" et compagnie. Pas vraiment de surprise pour ma part, mais un bon moment passé ! ^^
Bonne chance pour la suite !
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Salut :) !
en fait au début tu parles de volutes de sang qui se dessinent dans la seringue donc ça donne l’impression qu'il se tire du sang plutôt qu'il s'injecte un truc :\?
Je me permets juste de me demander s'il est vraiment normal, dans le cas d'une injection intraveineuse, que du sang, en quantité non négligeable, remonte dans la seringue...
Comme les autres, j'ai trouvé bizarre que du sang remontent dans la seringue alors qu'il s'injecte quelque chose. :\? Ceci dit, c'est une image joliment dessinée !
Je prends bonne note de vos remarques sur ce point, mais j'aime bien l'image pour démarrer le texte et il n'est pas besoin que la quantité de sang soit importante pour qu'il dessine des arabesques dans la seringue. Après réflexion, je garde la formulation. J'ai hésité avec :
"La veine se gonfle au creux du bras garroté et la pointe de l’aiguille perce l’épiderme. Sous la pression, le sang reflue et ses volutes dessinent des arabesques carmin dans le cylindre de la seringue. "
Mais je trouve ça plus lourd et moins joli d'un pont de vue du rythme, et je n'ai pas trop de temps et d'inspiration ce soir pour trouver une modification satisfaisante. :(
(en passant, j'aperçois que garrotter prend deux "t", je corrige ;))
Bref, je privilégie l'image (ça ne vous parle pas, le mec qui se fait un shoot et le sang qui remonte dans la seringue ? Jérôme n'est pas médecin ou infirmier, il est chercheur en nanorobots), même si ça peut faire réagir. C'est marrant, les commentateurs en phase de poule n'ont pas relevé ce point.
Pour la proximité avec 1984 :
Le seul reproche que je pourrais faire est que j'ai trouvé la proximité avec 1984 un peu trop marquée peut-être :\?
le point commun est évidement ce couple qui lutte dans un environnement futuriste oppressant. À part ça, je pense que le scénario est assez différent. D'un autre côté :
c'est difficile de concevoir des récits dont l'intrigue n'ait pas été déjà frôlée dans un roman ou une nouvelle antérieure.
et
ça m'a rappelé les vieux textes de SF style "Le Meilleur des Mondes" et compagnie.
Donc, c'est plutôt cool si cette petite nouvelle fait écho avec ces références.
Dernier point :
Jeanne fait signe à Jérôme que le serveur s’approche. Après avoir commandé un café, il reprend :
D'après la construction de la phrase, "il reprend" se rapporte pour moi au serveur et non pas à Jérôme.
Tu as raison, d'un point de vue grammatical le "il reprend" devrait renvoyer au serveur. Mais "après avoir commandé un café" indique clairement que c'est Jérôme (C Jérôme (https://www.youtube.com/watch?v=unrBTbisNSo) ? désolé ><, c'est toi qui a évoqué les "vieux trucs" :D bon, ici c'est pourri, hein :() qui parle. Le "il reprend" aussi, non ?
Après, tu as raison... mais encore une fois je préfère ne pas toucher à cette petite didascalie dans le dialogue.
Bref, vos commentaires pourraient être pris en compte sur ces différents passages de façon à améliorer le texte, mais je ne suis pas sûr de moi sur ce coup là :/
Merci beaucoup pour vos lectures attentives et vos commentaires positifs,
Mout
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Salut Mout !
Je fais bref, j'ai déjà commenté ce texte dans sa poule d'origine.
Simplement je crois que je préférai la première version de la fin, moins "tragique", mais ça n'engage que moi et ça reste un texte qui m'a beaucoup plus.
Au plaisir ;)
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Vivement que l’on puisse envoyer les images que l’on voit directement au Serva
les deux "que" à la suite c'est pas très joli
r. Jeanne pense au temps où sa grand-mère expliquait les recettes à son père qui lui a appris à cuisiner lorsqu’elle était enfant.
phrase pas très fluide
Pour une informaticienne de la trempe de Jeanne, récupérer les codes d’accès et les modalités d’entretien du système d’eau potable n’avait posé aucun problème.
plutôt "n'ont posé". Puis je continue à trouver la remarque pas très réaliste (le système d'eau potable c'est un lieu hyper sensible, donc très sécurisé j'ose espérer). Si quelqu'un récupère les codes, c'est pas juste qu'il est bon en informatique (parce que ça sous entend que n'importe quel informaticien très doué pourrait le faire), c'est sans doute qu'il a eu des accès au truc auparavant, y a travaillé... ou connait des gens qui y travaillent. Enfin, je pense.
J'aime mieux l'idée de la fin qu'avant, par contre le dialogue de fin, je sais pas, je suis pas convaincue à 100% :
— C'est moi qui ai déclenché tout ça, dit-il la gorge serrée.
— Tu sais bien que sans notre action la surveillance se serait généralisée.
— Je sais, mais maintenant j'ai peur des conséquences.
— Ne pas agir aurait été tout aussi dramatique !
— Nous ne le saurons jamais, répond-il dans un souffle.
en fait c'est surtout la première réplique qui fait un peu bateau, ou trop rapide par rapport à ce qui précède.
Sinon j'aime toujours beaucoup, même si y'a toujours quelques points pour la crédibilité qui me dérangent (notamment sur la facilité d'accès au truc d'eau potable, mais difficile à améliorer en aussi peu de mots, à moins de dire que Jeanne y a travaillé auparavant)
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Salut Mout !
Je n'ai rien relevé à la lecture de ton texte. Sur la forme, rien à redire donc. Sur le fond, pas vraiment non plus... sauf que je suis un peu déçue qu'il n'y ait pas un quelque chose en plus. Le monde hyper-technologisé, le personnage rebelle, le sabotage et le retour à la nature, ce sont des thèmes qui me plaisent, mais là j'ai trouvé que ça manquait d'un élément inattendu, ou d'une touche personnelle. En l'état, je suis un peu déçue parce que j'ai bien aimé ton texte, mais j'aurais aimé y trouver quelque chose de plus imprévisible.
Merci pour la lecture ! :)
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Hello Mout,
pour changer je suis très d'accord avec Kailiana, en particulier avec le problème du dialogue de fin. Je suis aussi d'accord avec Elk. C'était chouette mais les premières lignes m'ont carrément plus emballée que la fin.
Il y a juste un détail qui me pose un peu problème pour la vraisemblance, c'est l'utilisation du microscope électronique à balayage : c'est vrai que ça colle beaucoup plus pour de la SF que s'il utilisait un microscope électronique tout bête mais en fait, ça marcherait pas du tout de faire ce que tu décrit et c'est plutôt absurde comme choix de matériel.
Sinon, c'est fluide, l'histoire est plutôt chouette, ça se lit bien.
Merci pour ce texte !
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Le mout n'avait pas répondu aux derniers commentaires :-[
Je le fais donc à sa place.
Merci Alex, oui la fin pourrait être encore travaillée.
Merci Kailiana, même remarque pour la fin, et effectivement la dernière réplique pourrait être plus mieux chouette.
Pour les deux phrases à optimiser je suis d'accord aussi, et pareil pour la crédibilité qui n'est pas géniale.
Pour une informaticienne de la trempe de Jeanne, récupérer les codes d’accès et les modalités d’entretien du système d’eau potable n’avait posé aucun problème.
plutôt "n'ont posé".
là par contre, je préfère ma version.
Merci Elk, je suis d'accord aussi avec ta remarque pour dire que la nouvelle pourrait contenir quelque chose de plus marquant (c'est lié avec la fin qui pourrait claquer plus et donner plus de relief).
Et enfin merci Cyamme, oui tu as raison pour le type de microscope, un microscope électronique serait plus adapté.
Tchuss,
Rémi