Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Marygold le 22 Février 2016 à 12:40:36

Titre: Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 22 Février 2016 à 12:40:36
Un petit texte, dédicacé à Mil parce qu’il lui en fallait un pour répondre au Défi Lecture 2016 ^^

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Sarah à la balançoire


Ainsi se parle en princesse,
Et sans cesse
Se balance avec amour,
La jeune fille rieuse


Victor Hugo, Sara la baigneuse


Nous attendions un orage salvateur. Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasait. La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir. Nous avions l’âge des premiers émois.

Encore bien trop jeunes pour avoir à trouver un job d’été, mais déjà trop âgés pour avoir besoin d’être surveillés constamment, nous étions laissés à l’abandon par nos parents qui, eux, travaillaient. Nous appréciions pour la première fois cette liberté d’organiser nos journées telles que nous les souhaitions, sans contraintes et sans but. Nous nous gorgions d’oisiveté.

Je passai cet été principalement en compagnie de Sarah. Nous aurions pu dépenser notre trop plein d’énergie par des balades à vélo, des jeux dans le jardin, des activités qui nous auraient sorties de notre torpeur quotidienne. Mais l’air était si chaud que nos seuls plaisirs extérieurs étaient de plonger dans l’eau fraîche de la piscine, pour rejoindre ensuite l’ombre des arbres et nous y étendre en attendant le prochain plongeon. Le reste du temps, nous étions calfeutrées à l’intérieur, volets clos ou mi-clos pour laisser entrer quelque lumière. Ce n’était pas ennuyeux, loin de là. Sarah et moi avions toujours des choses à nous dire, nous nous racontions tout, les livres lus, les films vus, les chansons entendues, les petits frères horripilants, les parents intrusifs, les secrets des amis, et les rêves. Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin, nous pouvions passer des heures à  spéculer sur notre avenir, de manière plus ou moins réaliste – plutôt moins que plus.

Je ne me lassais pas de Sarah. Elle était arrivée en début d’année dans ma classe, peu après la rentrée. L’histoire classique d’un déménagement imprévu : nouvelle maison, nouveau collège, nouveaux camarades. Cela m’aurait angoissée car j’étais de nature timide et craintive devant l’inconnu. Mais Sarah ne semblait pas s’inquiéter, elle nous offrit son plus beau sourire lorsque le professeur la présenta. Je crois qu’elle conquit la classe dès les premières minutes – à l’exception peut-être des quelques pestes qui n’appréciaient rien en dehors d’elles-mêmes et qui jalousèrent immédiatement l’assurance que Sarah montrait. Assise à côté de Solène, mon amie d’enfance, elle se lia rapidement avec elle et avec notre groupe.

En quelques semaines, voire en quelques jours, elle sembla avoir toujours été parmi nous. À moi, elle apparut indispensable. Sans jamais le dire, je m’ennuyais souvent dans mon groupe d’amies dont les conversations futiles ne me convenaient pas. Dès l’arrivée de Sarah, nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait. Petit à petit, mais sans l’avoir particulièrement cherché, je pense, elle fut le centre du groupe. Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme. Elle pouvait parfois se montrer cruelle, comme le sont toutes les petites filles, mais jamais envers nous.

Cet été-là, je me retrouvai souvent seule avec Sarah car nous étions presque voisines. De temps en temps Solène et Laure nous rejoignaient mais la chaleur était telle qu’elles préféraient souvent rester confinées dans les intérieurs frais de leur maison. Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous nous rejoignions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.

Sarah semblait trouver un vif intérêt à ces garçons que nous vîmes deux ou trois fois. Pour moi, parfois j’appréciais de sortir un peu de notre environnement limité, parfois je me rendais au parc surtout parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire. Le parc n’était pas désagréable, et nous nous retrouvions toujours sous les grands marronniers qui laissaient tomber leur ombre sur une aire de jeux désertée par les plus petits et dont nous faisions alors notre territoire.

Une après-midi particulièrement chaude, nous étions enfermées une fois de plus dans la chambre de Sarah. Nous évitions la piscine car le soleil était encore trop haut et les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions. Sarah, allongée sur son lit, tapotait nonchalamment sur son portable.

— J’en ai marre d’être enfermée, dit-elle soudain.

J’émis un « hm » uniquement destiné à signaler que je l’avais entendue. Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.

—J’ai envie de sortir, gémit-elle en faisant traîner sa dernière syllabe comme si on la torturait.

— Ouais, mais il fait vraiment trop chaud, c’est l’enfer.

Elle continuait à pianoter sur son portable en soupirant. Puis elle proposa :

— Gaspard dit qu’on peut les rejoindre au parc, ils y sont déjà. On y va ?

— Bof, j’ai pas tellement envie, dis-je sans vraiment réfléchir. 

— Tu veux pas les voir ? s’étonna-t-elle avant de me lancer vivement : C’est parce que t’es amoureuse de lui ?

La question et la vigueur de son ton m’étonnèrent mais je lui répondis d’un haussement d’épaules qui ne voulait rien dire, ou du moins l’espérais-je. J’aurais pu lui expliquer que je préférais mille fois rester là, avec elle, dans le calme et le frais de cette chambre mais il me semblait qu’elle ne comprendrait pas cet argument. Je me sentais paresseuse et n’avais nulle envie de bouger mais je savais qu’elle n’avait pas cette composition.

— C’est parce qu’il a dit que tu lui plaisais, affirma-t-elle soudain.

Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.

— Il a dit ça ? demandai-je, moins par curiosité que pour briser ce qui semblait commencer à jeter un froid entre nous.

— Oui, il l’a dit à Baptiste l’autre jour, je l’ai entendu. Je croyais que je te l’avais dit.

Cette dernière phrase m’étonna car il était impossible que Sarah m’ait dit une telle chose. Jusqu’ici elle parlait beaucoup des garçons mais cela restait « Gaspard a fait ceci », « Ali a dit cela », sans que nous ayons une quelconque part dans leurs histoires.

— Non. Et je m’en fiche, en fait.

Elle me regarda, les yeux ronds, comme si je venais de débiter une énormité.

— Tu t’en fiches ?! Mais pourquoi ? Il est mignon, Gaspard !

— Oui, ben je sais pas, me rattrapai-je, je le connais pas. On ne l’a vu que trois fois ! Et je ne lui envoie pas de texto, moi !

— Si tu avais un portable aussi, soupira Sarah. Mais t’as pas besoin de ça, ni de le voir dix mille fois pour savoir qu’il est mignon, franchement. Il t’intéresse pas ?

Je haussais les épaules encore une fois, seule réponse qui me semblait appropriée pour cacher mon trouble. S’intéresser aux garçons… C’était bien un sujet de conversation qui revenait de plus en plus souvent dans notre groupe d’amies mais je n’aimais pas les simagrées et les rougissements qui en découlaient, cela me mettait mal à l’aise. J’avais espéré qu’avec Sarah, nous éviterions cet ennui.

Sarah insista encore pour aller au parc, et je cédai. Nous prîmes les deux capelines de paille que sa mère nous avait achetées, avant de sortir dans l’air brûlant de l’après-midi. Il était à peine seize heures, l’ombre des arbres sur le chemin du parc n’était que de peu de secours contre la chaleur. J’avais l’impression d’avancer dans un four et je sentais ma robe coller à mon dos de manière très désagréable. Sarah n’était pas mieux, la sueur pailletait sa peau et des gouttelettes roulaient de temps en temps sur sa gorge ou ses bras. Lorsque nous arrivâmes à l’aire de jeux où nous attendaient Gaspard et sa clique, je maudissais ma faiblesse et rêvais de l’intérieur frais et sombre que nous avions quitté.

Les garçons nous accueillirent en riant. Ils se moquèrent de nous qui n’avions pas pris de bouteilles d’eau en partant. Gaspard proposa de partager les leurs. Il en déboucha une, but une gorgée et me la tendit immédiatement en me regardant fixement. Je pris la bouteille et bus longuement. Lorsque je la passai à Sarah pour qu’elle se désaltère à son tour, elle me lança un regard appuyé avant d’essuyer le goulot de la paume de sa main. Je détournai les yeux et me sentis rougir alors que les garçons ricanaient autour. Gaspard, lui, restait très calme et souriait. Pour mettre un terme à ce moment de gêne que je ne comprenais pas complètement, je partis m’installer sur le tourniquet. Le groupe s’égailla sur les jeux, et je fus à peine surprise lorsque Gaspard me rejoignit.

— Ça va ? me demanda-t-il après quelques secondes de silence. Sarah a dit que tu ne voulais pas venir.

— Je ne supporte pas cette chaleur.

— C’est ta peau de blonde, expliqua-t-il avant de bégayer sous mon regard surpris : c’est…c’est ce qu’on m’a expliqué, je sais pas… Il parait que les blondes supportent moins le soleil.

Mon sourire amusé sembla le détendre et la conversation se poursuivit avec moins de gêne. Je ressentais une curiosité à l’égard de ce garçon qui semblait moins bête et moins lourdaud que les autres. Au moins, il ne ricanait pas. Avais-je envie qu’il me prenne la main et m’embrasse, comme en rêvaient les filles ? Sa main était posée sur la barre du tourniquet, nonchalante. Elle était plus grande que la mienne, mais somme toute normale. Je l’imaginais, cette main, tenant la mienne, nos paumes l’une contre l’autre, nos doigts entrelacés. Une chaleur inconnue emplit mon ventre, ce n’était pas désagréable mais perturbant. Mon cœur battait plus fort, cela devait sûrement se voir. Mon regard remonta vers sa bouche et ses lèvres fines qui remuaient – il me racontait quelque chose à propos de son ami Matthias – et soudain il s’arrêta, l’air interrogateur. Il ouvrit la bouche pour parler mais un cri de reproche le coupa.

— Non, Ali, arrête ! Mais arrête !

Sarah avait conquis le jeu le plus apprécié de tous et se balançait très haut, d’avant en arrière, sa robe blanche se gonflant à chaque passage. Pour gagner de la vitesse, elle lançait et repliait régulièrement ses jambes fines, comme une gymnaste. C’était elle qui avait crié. Sous les regards hilares des garçons, elle se faisait asperger d’eau par Ali à chaque fois que la balançoire atteignait son point le plus bas. Malgré ses reproches, Sarah riait aux éclats avec les autres. Elle semblait apprécier d’être le centre de cette attention. Petit à petit, cependant, sa vitesse décrut jusqu’à ce qu’elle puisse arrêter doucement de ses pieds la balancelle. Ali, joueur, lui versa les dernières gouttes de la bouteille sur la tête. Avec une véhémence que démentait son sourire éclatant, elle fit mine de le frapper mais il emprisonna ses deux poignets dans ses mains. Elle capitula et, lorsqu’Ali la relâcha, secoua la tête comme un petit animal le fait pour se sécher. Cela fit rire tout le monde, et Ali l’aida ensuite à se recoiffer en replaçant de la main ses mèches mouillées.

À côté de moi, Gaspard riait aussi. Mais pas moi. La chaleur m’oppressait, ma transpiration semblait dégouliner de ma robe, et j’avais la sensation que mon sang bouillonnait en moi. Je n’osais regarder Gaspard et criai presque d’étonnement lorsqu’il me prit la main. Surprise, je croisai ses yeux clairs, m’attendant à le voir gêné, mais tout son visage arborait une expression de calme contentement. Je pressai sa main sans trop savoir pourquoi, et il sourit.

— Ah ! s’écria Sarah en s’approchant. J’avais raison.

Son sourire n’était plus celui de tout à l’heure, éclatant, rieur, séducteur. Les yeux légèrement plissés, elle étirait ses lèvres pincées avec une expression matoise. Cela n’empêchait pas ses deux fossettes de se creuser doucement.

— Hein, j’avais pas raison ?

Elle s’adressait visiblement à moi mais j’étais comme figée. La main de Gaspard était moite, tout comme la mienne, de nos chaleurs réunies. Mes yeux restaient fixés sur une boucle de ses cheveux au bout de laquelle se formait une goutte d’eau.

— Elle rougit ! s’exclama Ali, hilare, en me pointant du doigt.

Mes joues s’empourprèrent de plus belle et je baissai machinalement les yeux. La robe de Sarah était constellée de petites taches d’eau. Sur le côté droit, là où Ali l’avait atteinte plus facilement, une large auréole s’étendait et faisait adhérer le tissu à sa peau. La peau dorée de son ventre que l’on devinait dessous.

— Laisse-la tranquille, idiot, me défendit Sarah. T’es vraiment trop bête !

Ses yeux avaient repris leur éclat rieur alors qu’elle le tançait. Je serrai plus fortement la main de Gaspard pour cacher mes tremblements. Il me regarda avec son doux sourire, sûr de lui, satisfait de sa journée. Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
 
La peur est mauvaise conseillère. Ce jour d’été, dans la chaleur pesante de la fin d’après-midi, je fis un choix, et je rentrai chez moi avec la sensation étrange de flotter hors de mon corps. J’avais la main dans celle de Gaspard, chaude et palpitante. Et le cœur froid.

Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: ernya le 22 Février 2016 à 13:27:04
Mouhaha un texte de Mary !

Bon, ne faisons pas durer le suspense, j'ai beaucoup aimé ! Même que je reste assez frustrée par cette fin (un peu comme la narratrice, en fait, je pense :mrgreen:).
J'aime beaucoup tous les détails, genre l'eau sur la robe de Sarah, l'importance accordée à la chaleur, je trouve la cadre très réaliste. La seule chose qui m'a un peu gênée, c'est que le cadre limite champêtre que tu décris me semble un peu moins convenir à l'univers moderne et technologique, pas que ce soit incompatible, mais j'avais l'impression que l'allusion aux "jobs d'été" et au téléphone portable gâchait un peu le reste du texte.

Voilà, c'est quand la prochain ?
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 22 Février 2016 à 13:35:41
Waah, un commentaire d'ernya :mrgreen:

Même que je reste assez frustrée par cette fin
Il sera dit que mes textes frustreront toujours mes lecteurs (je sais pas pourquoi, je ne sais pas finir un texte proprement ?)

La seule chose qui m'a un peu gênée, c'est que le cadre limite champêtre que tu décris me semble un peu moins convenir à l'univers moderne et technologique, pas que ce soit incompatible, mais j'avais l'impression que l'allusion aux "jobs d'été" et au téléphone portable gâchait un peu le reste du texte.
Ouais, je me suis posée longuement la question de supprimer complètement les quelques allusions au monde contemporain (quand je me suis rendue compte que j'avais écrit un truc qui ressemblait plus aux années 70 ^^) Je voulais voir votre réaction, du coup !

Voilà, c'est quand la prochain ?
Ahah, j'en écris à peine un par an alors disons rendez-vous en 2017 :mrgreen:

Grand merci pour ton passage !
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Milora le 22 Février 2016 à 13:52:27
Citer
Un petit texte, dédicacé à Mil parce qu’il lui en fallait un pour répondre au Défi Lecture 2016 ^^
Owww, c'est trop gentil :kei:

Citer
à cette chaleur qui nous écrasaient.
écrasait

Citer
Je passais cet été principalement en compagnie de Sarah.
J'aurais mis un passé-simple, là (mais bon, l'imparfait c'est possible aussi...) <-- remarque qui sert à rien ::)

Citer
et nous retrouvions parfois dans un parc,
Manque un "que" ou un "nous", non ?

Citer
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous retrouvions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.
La phrase est peut-être un chouia trop longue, ou y a trop de propositions imbriquées ? (je me suis un peu perdue sur la fin)

Citer
et nous nous retrouvions toujours sous les grands marronniers
Répétition avec "nous retrouvions parfois dans un parc", juste dans le paragraphe du dessus

Citer
nous étions encore enfermées dans la chambre de Sarah. Nous évitions la piscine car le soleil était encore trop haut
encore x2

Citer
que sa mère nous avait achetées avant de sortir dans l’air brûlant de l’après-midi.
Faut une virgule avant "avant de sortir", sinon on dirait que c'est la mère vient de sortir juste après avoir acheté les capelines

Citer
Elle était plus grande que la mienne, mais somme toute normale.
mdr :D

Citer
La main de Gaspard était moite, tout comme la mienne, de nos chaleurs réunies. Mes yeux restaient fixés sur une boucle de ses cheveux au bout de laquelle se formait une goutte d’eau.
Petit souci de référent : techniquement, le "ses cheveux" devrait porter sur Gaspard, alors que tu parles de Sarah.

Citer
tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
J'ai pas compris qui rit.


J'ai bien aimé ! À la différence d'ernya, le mélange de choses modernes comme le job d'été ou ou le portable et le cadre qui est pas super urbain ne m'a pas gênée (ils habitent sans doute pas au centre-ville d'une grosse agglomération, c'est tout).

Par contre, la fin me gène, parce que... je suis pas sûre de l'avoir compris. C'est quoi, son choix ? De partir en courant au lieu de rester avec Gaspard ? Je trouve que tu donnes pas assez d'éléments (même sous-entendus) pour que la fin ait tout son impact. (Je parle pas du fond, juste de la façon de l'amener).

Voilà, à part ça, le texte est très immersif, les petits détails concrets nous plonges dans le cadre, on sent la chaleur, la langueur, on se retrouve dans l'ambiance adolescente (Sarah est pile le genre de filles que j'aurais évitées à fond au collège :D Mais tellement typique), les impressions de la narratrice sont bien dosées pour sonner juste, on a l'impression d'être dans le parc. J'aime bien le rythme un peu lent et super précis, ça donne un petit côté proustien à ton récit ;D
Bref, tu écris bien et la nouvelle est chouette, mais je pense que tu peux encore améliorer cette fin un peu trop abrupte pour faire son effet.
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Loïc le 22 Février 2016 à 13:53:55
Citer
à cette chaleur qui nous écrasaient.

BOUH !

Citer
être forcés de trouver un job d’été,

je trouve bizarre le forcé de

Citer
l’exception peut-être des quelques pestes qui n’appréciaient rien en dehors d’elles-mêmes et qui jalousèrent immédiatement l’assurance que Sarah montrait.

J'aime beaucoup jusqu'à elles-mêmes, après je trouve que ça alourdit.
En même temps je vois bien l'apport de cette deuxième moitié de phrase.

Citer
nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.


Bof ?
Ptet couper en plusieurs phrases, je sais pas.

Citer
— Tu veux pas les voir ? s’étonna-t-elle avant de me lancer vivement : C’est parce que t’es amoureuse de lui ?

La question et la vigueur de son ton m’étonnèrent mais je lui répondis d’un haussement d’épaules qui ne voulait rien dire, ou du moins l’espérais-je. J’aurais pu lui expliquer que je préférais mille fois rester là, avec elle, dans le calme et le frais de cette chambre mais il me semblait qu’elle ne comprendrait pas cet argument. Je me sentais paresseuse et n’avais nulle envie de bouger mais je savais qu’elle n’avait pas cette composition.

— C’est parce qu’il a dit que tu lui plaisais, affirma-t-elle soudain.

Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.

j'aime beaucoup ce passage.

Mais c'est quoi cette fin hyper frustrante ?

J'ai eu du mal à rentrer dans le texte au début. Ça allait mieux à partir du moment où on est dans la chambre et la fin monte vraiment en tension. Du coup je sais pas si je suis déçu de la fin ou si je la trouve géniale.
Un peu des deux probablement.
L'écriture colle bien en tout cas, et donne une bonne ambiance au texte. Il faudrait peut-être l'alléger un poil, surtout au début.
Je suis un peu d'accord avec ernya dans la mesure où je trouve que ça fait tableau reculé, un peu en sépia mais en même temps contredit parfois. Les persos sont peut-être un poil jeune aussi ? Je sais pas, ça me faisait plus lycée mais ça c'est personnel je pense.

Merci pour ce texte.
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 22 Février 2016 à 16:05:29
Miiiiiiiil ! :)

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à cette chaleur qui nous écrasaient.
écrasait
aoutch ! J'ai relu plein de fois et corrigé plein de fautes d'accord, mais celle-là m'a échappée, la fourbe !
Idem pour la plupart des coquilles que tu as relevées, je ne sais pas comment je ne les ai pas vues !

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Je passais cet été principalement en compagnie de Sarah.
J'aurais mis un passé-simple, là (mais bon, l'imparfait c'est possible aussi...) <-- remarque qui sert à rien ::)
Non, ta remarque ne sert pas à rien ! En y réfléchissant, je préfère le passé simple :)

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Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous retrouvions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.
La phrase est peut-être un chouia trop longue, ou y a trop de propositions imbriquées ? (je me suis un peu perdue sur la fin)
Ok, je vais réfléchir à modifier (mais j'aime pas faire des phrases trop courtes, à part quand je les veux marquantes :p)

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Elle était plus grande que la mienne, mais somme toute normale.
mdr :D
Oui, c'est débile comme réaction mais bon, elle est ado ! (en fait c'est parce que, dans la 1e version, j'avais détaillée sa main, genre elle est spéciale, un peu une main de fille, et puis finalement je me suis dit que ça faisait trop ^^ du coup, elle est normale !)

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La main de Gaspard était moite, tout comme la mienne, de nos chaleurs réunies. Mes yeux restaient fixés sur une boucle de ses cheveux au bout de laquelle se formait une goutte d’eau.
Petit souci de référent : techniquement, le "ses cheveux" devrait porter sur Gaspard, alors que tu parles de Sarah.
Ouais alors, je sais mais c'est voulu. La confusion des deux personnages (Gaspard et Sarah) à partir de ce moment. Mais c'est peut-être ça que j'ai pas assez explicité. Je voulais vraiment montrer la confusion des sentiments de la narratrice. Mais peut-être que je devrais indiquer que la narratrice regarde Sarah à ce moment-là, on comprendrait mieux que ce sont les cheveux de Sarah, non ?

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tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
J'ai pas compris qui rit.
Ah ben mince, c'est important  :/ C'est Sarah qui rit (cf. ma réponse précédente)

J'ai bien aimé ! À la différence d'ernya, le mélange de choses modernes comme le job d'été ou ou le portable et le cadre qui est pas super urbain ne m'a pas gênée (ils habitent sans doute pas au centre-ville d'une grosse agglomération, c'est tout).
Ah bon, ben cool ! Mais du coup ça fait 1 point partout, ça ne m'aide pas :D

Par contre, la fin me gène, parce que... je suis pas sûre de l'avoir compris. C'est quoi, son choix ? De partir en courant au lieu de rester avec Gaspard ? Je trouve que tu donnes pas assez d'éléments (même sous-entendus) pour que la fin ait tout son impact. (Je parle pas du fond, juste de la façon de l'amener).
Du coup mes réponses précédentes ont dû t'éclairer un peu. Son choix c'est Gaspard, enfin de rester avec Gaspard alors qu'elle se rend compte que ce n'est pas lui qui faire battre son coeur...

Voilà, à part ça, le texte est très immersif, les petits détails concrets nous plonges dans le cadre, on sent la chaleur, la langueur, on se retrouve dans l'ambiance adolescente (Sarah est pile le genre de filles que j'aurais évitées à fond au collège :D Mais tellement typique), les impressions de la narratrice sont bien dosées pour sonner juste, on a l'impression d'être dans le parc. J'aime bien le rythme un peu lent et super précis, ça donne un petit côté proustien à ton récit ;D
Bref, tu écris bien et la nouvelle est chouette, mais je pense que tu peux encore améliorer cette fin un peu trop abrupte pour faire son effet.
Ahah, un côté proustien, carrément :D Merci pour ton analyse, Mil, je suis contente que le rythme et l'atmosphère t'aient touchée comme je le voulais.
Il faut effectivement que j'explicite ce qui est quand même le coeur du texte :mrgreen: parce que c'est vraiment un souci. Je crois que je vais reprendre les derniers paragraphes, et étoffer le tout dernier.


Loïïïïïïc !

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à cette chaleur qui nous écrasaient.

BOUH !
Oui, je sais :( Je copierai cent fois cette ligne !

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être forcés de trouver un job d’été,

je trouve bizarre le forcé de
Moi aussi :mrgreen: mais faute de trouver mieux j'avais laissé ça !
Bon, j'ai modifié en "avoir à", c'est mieux ?

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l’exception peut-être des quelques pestes qui n’appréciaient rien en dehors d’elles-mêmes et qui jalousèrent immédiatement l’assurance que Sarah montrait.

J'aime beaucoup jusqu'à elles-mêmes, après je trouve que ça alourdit.
En même temps je vois bien l'apport de cette deuxième moitié de phrase.
Ah mince ! Bon, là je ne vois pas trop comment changer sans alourdir encore plus...

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nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.


Bof ?
Ptet couper en plusieurs phrases, je sais pas.
Ok, je vais y réfléchir !

Citer
— Tu veux pas les voir ? s’étonna-t-elle avant de me lancer vivement : C’est parce que t’es amoureuse de lui ?

La question et la vigueur de son ton m’étonnèrent mais je lui répondis d’un haussement d’épaules qui ne voulait rien dire, ou du moins l’espérais-je. J’aurais pu lui expliquer que je préférais mille fois rester là, avec elle, dans le calme et le frais de cette chambre mais il me semblait qu’elle ne comprendrait pas cet argument. Je me sentais paresseuse et n’avais nulle envie de bouger mais je savais qu’elle n’avait pas cette composition.

— C’est parce qu’il a dit que tu lui plaisais, affirma-t-elle soudain.

Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.

j'aime beaucoup ce passage.
Ah, super, j'avais peur que ça ne fasse pas trop naturel. Merci ! :)

Mais c'est quoi cette fin hyper frustrante ?

J'ai eu du mal à rentrer dans le texte au début. Ça allait mieux à partir du moment où on est dans la chambre et la fin monte vraiment en tension. Du coup je sais pas si je suis déçu de la fin ou si je la trouve géniale.
Un peu des deux probablement.
L'écriture colle bien en tout cas, et donne une bonne ambiance au texte. Il faudrait peut-être l'alléger un poil, surtout au début.
Ok pour alléger le début, je prends note. Cela dit, je voulais vraiment poser l'atmosphère donc ne pas entrer trop rapidement dans l'intimité des deux filles mais dépeindre un peu la narratrice d'abord.

Pour la fin, oui je sais, je ne sais toujours pas écrire des fins :( C'est mon côté "je ne veux pas en faire/dire trop, au lecteur d'imaginer" mais à chaque fois, c'est frustrant ou incompréhensible.
Je vais faire une V2 avec vos remarques, à Mil et toi.

Je suis un peu d'accord avec ernya dans la mesure où je trouve que ça fait tableau reculé, un peu en sépia mais en même temps contredit parfois. Les persos sont peut-être un poil jeune aussi ? Je sais pas, ça me faisait plus lycée mais ça c'est personnel je pense.
Arf, du coup je ne sais pas si je supprime les mentions trop contemporaines... je peux essayer .
Pour l'âge, c'était mon plus gros doute. C'est pour ça que je n'ai pas donner de nombre précis. Mais ça m'embête que tu les vois au lycée, il me semblait vraiment décrire des attitudes de collégiens.

Merci pour ta lecture, Loïc !
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Milora le 22 Février 2016 à 16:14:18
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Du coup mes réponses précédentes ont dû t'éclairer un peu. Son choix c'est Gaspard, enfin de rester avec Gaspard alors qu'elle se rend compte que ce n'est pas lui qui faire battre son coeur...
Aaaaaaaah ! *lumières qui s'allument toutes à la fois sur un km à la ronde*
Mais oui bien sûr, du coup ça donne tout son sens au texte !
En l'état on comprend pas assez, je trouve. L'équilibre est difficile à trouver, mais rajouter quelques éléments sur la fin pourrait aider - regards ? Trouble implicite ? Insérer sa réaction vis-à-vis de Gaspard pour montrer qu'elle le choisit ? (là j'ai eu l'impression qu'elle l'avait quitté pour pas trop s'impliquer).

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Ouais alors, je sais mais c'est voulu. La confusion des deux personnages (Gaspard et Sarah) à partir de ce moment. Mais c'est peut-être ça que j'ai pas assez explicité. Je voulais vraiment montrer la confusion des sentiments de la narratrice. Mais peut-être que je devrais indiquer que la narratrice regarde Sarah à ce moment-là, on comprendrait mieux que ce sont les cheveux de Sarah, non ?
Je saisis l'idée (surtout au vu de la fin !), mais je pense en effet que clarifier la phrase (et la scène, du coup) ne nuira pas du tout au parallèle entre les deux persos. Même si on sait qu'elle regarde Sarah, la confusion des sentiments pourra être tout aussi présente.

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Oui, c'est débile comme réaction mais bon, elle est ado ! (en fait c'est parce que, dans la 1e version, j'avais détaillée sa main, genre elle est spéciale, un peu une main de fille, et puis finalement je me suis dit que ça faisait trop ^^ du coup, elle est normale !)
Ah non non mais laisse-le, ça fait très vrai, comme ça (et le coup de la main de fille ça aurait fait trop, je pense ; c'est mieux tel que tu l'as mis, là ! :) )
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 22 Février 2016 à 16:20:21
En l'état on comprend pas assez, je trouve. L'équilibre est difficile à trouver, mais rajouter quelques éléments sur la fin pourrait aider - regards ? Trouble implicite ? Insérer sa réaction vis-à-vis de Gaspard pour montrer qu'elle le choisit ? (là j'ai eu l'impression qu'elle l'avait quitté pour pas trop s'impliquer).
Ah ouais, on ne comprend pas qu'elle est sur le chemin du retour avec Gaspard, en fait ?
Je vais vraiment changer et étoffer ce dernier paragraphe ^^

Ok pour la scène des cheveux, je remanie aussi !

Merci Mil !
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Milora le 22 Février 2016 à 16:22:32
Non, enfin moi j'avais compris qu'elle était partie et qu'elle sentait encore la main de Gaspard dans la sienne. Mais du coup je comprenais pas le coeur froid. Avec ton explication, je vois ce que tu as voulu dire, mais je pense qu'il faudrait expliciter un chouia davantage ! :)
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: ernya le 22 Février 2016 à 17:37:09
Perso, j'ai tout de suite compris le jeu de confusion entre Sarah et Gaspard (et en fait dès la scène de la chambre, j'avais pigé que si la narratrice se fichait des garçons, c'était peut-être parce que Sarah occupait déjà une place très importante pour elle). Je ne sais pas si c'est une bonne idée de donner plus d'indices, je trouve qu'il y en a tellement dans le texte en fait, ne serait-ce que parce que tout le texte met en  valeur Sarah et qu'elle donne son titre au texte.
Bref, je serai d'avis que tu attendes d'avoir plus de trois avis avant de rajouter des indices parce que je trouve ce côté "j'en dis pas trop" assez charmant en fait.  ^^
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 22 Février 2016 à 17:49:25
:D ernya, je t'adore !

Mais du coup je ne sais pas quoi faire ! Enfin, si, je vais peut-être attendre mais corriger quand même le passage des cheveux (ça ne mange pas de pain et je ne pense pas que ça alourdira de trop)

en fait dès la scène de la chambre, j'avais pigé que si la narratrice se fichait des garçons, c'était peut-être parce que Sarah occupait déjà une place très importante pour elle
Ah par contre c'est dommage que tu l'aies pigé tout de suite, j'ai essayé de faire en sorte que ce ne soit pas si évident (elle peut être fascinée par sa camarade sans pour autant se retrouver attirée par elle). Mais c'est peut-être ce qui fait que tu as pu avoir la bonne lecture de la fin du texte ?
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Milora le 22 Février 2016 à 17:51:54
Alors moi le lien entre les deux gamines, je l'ai pas du tout perçu comme ernya. À mes yeux, si la narratrice se fiche des garçons, c'est parce qu'elle a pas encore passé le "cap" de s'y intéresser. Du coup la nouvelle me semblait raconter ce cap et l'importance de Sarah tenait dans ce que c'était elle l'instigatrice...

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Bref, je serai d'avis que tu attendes d'avoir plus de trois avis avant de rajouter des indices parce que je trouve ce côté "j'en dis pas trop" assez charmant en fait.  ^^
Ouip, attends d'avoir d'autres avis, mais je précise que je ne voulais pas conseiller de dire les choses explicitement : le "j'en dis pas trop" est en effet à préserver. Mais tout tient dans la quantité du "trop" ::)
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Loïc le 22 Février 2016 à 18:00:34
Moi j'ai vu comme ernya (mais c'est aussi parce que j'ai une forte tendance au ship homoromantique)

Sinon quand je dis lycée, c'est lycée début de seconde quoi. Mais je pense que c'est vachement perso.
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 22 Février 2016 à 18:03:06
ernya et Mil -->
Ahah, en fait vous avez toutes les deux perçu deux choses que je voulais décrire avec ce texte... c'est juste dommage que personne n'ait saisi les deux choses à la fois ^^ (enfin, je ne sais pas, peut-être que ernya et Loïc, si)
Parce que oui, tu as tout à fait raison, Mil, la nouvelle raconte ce "cap" dont tu parles. Mais aussi la prise de conscience de la narratrice.

Loïc --> ok, si c'est perso, je sais que c'est dur de s'en détacher !


Merci pour vos précisions en tout cas, ça me donne une meilleure vue de ce que j'ai réussi à faire passer ou non :)
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Ambriel le 22 Février 2016 à 20:04:47
Hello !

Perso j'avais compris comme ernya et Loic (mais peut-être parce que dès la première phrase je m'attendais à une histoire d'amour sans même savoir qui était ce "nous", du coup j'ai cherché les indices par la suite). De plus c'est assez clair je trouve, et la fin est plutôt cool du coup.

J'ai eu un peu de mal à situer leur âge parfois, car tu dis "comme le sont toutes les petites filles" (bonjour la généralisation d'ailleurs  :P) à un moment alors qu'à 12-14 ans t'es ado quoi u_u (pour moi petite fille c'est genre 8 ans max XD)
Sinon texte intéressant, j'ai parfois eu un peu de mal à accrocher au style. Pas que ça soit mal écrit au contraire, juste une question de goût  :)

A plus !
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 22 Février 2016 à 23:38:59
J'ai eu un peu de mal à situer leur âge parfois, car tu dis "comme le sont toutes les petites filles" (bonjour la généralisation d'ailleurs  :P) à un moment alors qu'à 12-14 ans t'es ado quoi u_u (pour moi petite fille c'est genre 8 ans max XD)
Ah oui, ça m'a posé problème, je ne suis pas super satisfaite de cette phrase. D'un côté, j'aimerais bien le garder parce que je les situe un peu à la croisée de l'enfance et de l'adolescence, d'un autre côté je comprends parfaitement que ça gêne la compréhension (ados ? pas ados ?).
Mais "jeunes filles" ça n'allait pas, "comme le sont toutes les filles" ça ne me semblait pas dans le ton. Du coup, peut-être que c'est un signe qu'il faut que je vire cette généralisation ? :mrgreen:

Merci pour ton passage Bibi, surtout si le style ne t'a pas conquise !
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Milora le 23 Février 2016 à 08:34:56
Comme le sont toutes les filles à notre âge ?  :mrgreen:

Sinon, moi je leur donnais dans les 14 ans (classe de 3e, grosso modo), à la lecture...
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Miromensil le 24 Février 2016 à 20:53:22
C'est le premier texte que je lis de toi - oui, le défi du Mde 2016 est un défi de découvertes  :huhu:

Je n'ai pas fait un relevé de fautes d'ortho parce que j'ai vu que d'autres l'avaient fait. Le seul truc qui m'a fait tiqué, c'est la répétition du mot chaleur, omniprésent dans tout le texte. J'ai rien contre les répétitions, mais si tu fais ctrl+f, tu verras qu'il y en a vraiment beaucoup  ^^

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Nous évitions la piscine car le soleil était encore trop haut et les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions.
C'est bête mais...Y a des tongs aussi  :vaurien:

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Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.
:-\ J'ai quelques exemples en tête, de filles de ce type que j'ai côtoyées. Les mots "aura" et "flamme" sont particulièrement bien choisis. Pour décrire ces fille- là, j'utilisais le mot "rayonne", elle rayonne et attire de ce fait les autres membres du groupe. Ca me fait bizarre de constater que quelqu'un s'est fait la même observation, avec quasiment les mêmes mots !

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Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent
Le coup du gars aux yeux bleus transparents...Tu joues sur le cliché? J'ai déjà lu ce type de  description quelques fois, donc en soi c'est pas un reproche que je te fais, d'autant plus que vu la subtilité du texte, à mon avis ce n'est pas un détail neutre et tu as voulu rebondir dessus. Je me trompe?

Personnellement, j'aimais bien la fin, mais en lisant les autres commentaires je vois que je l'ai mal comprise. J'ai bien saisi qu'elle n'était pas emballée plus que ça par Gaspard ("À côté de moi, Gaspard riait aussi. Mais pas moi"), d'où qu'elle a le coeur froid, mais je n'ai pas saisi la confusion entre les sentiments qu'elle aurait pu avoir pour Gaspard mais qu'elle a pour Sarah. Maintenant ça me semble évident, mais à ma première lecture, je pensais que la narratrice était simplement fascinée/obnubilée par Sarah, parce qu'elle est belle, qu'elle attire les regards, qu'elle a d'autres sujets de conversation, etc. Ma compréhension n'a pas été à la hauteur de la subtilité du texte, je le crains ! Malgré tout, ce que j'ai vraiment aimé, c'est l'atmosphère pesante et lourde qui dure tout le long du récit. Ca doit être du au ton que tu emploies, mais toutes les phrases semblent elles-mêmes lentes et pesantes, comme si elles incarnaient vraiment un été bouillant - c'est bien joué, comme rendu.

Et du coup...ton texte sera celui "d'un membre plus vieux que vous"  :mrgreen: Merci pour la lecture, qui m'a rappelée des souvenirs
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 24 Février 2016 à 21:12:17
Comme le sont toutes les filles à notre âge ?  :mrgreen:
Owi, merci Mil ! :)


Miro
C'est le premier texte que je lis de toi - oui, le défi du Mde 2016 est un défi de découvertes  :huhu:
Ah mais si, il y a eu les Feuilles d'automne :mrgreen: (j'étais en train de me poser la question, et je me suis souvenue que je t'avais quand même lue, même si c'était pas sur le forum en tant que tel !)

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Le seul truc qui m'a fait tiqué, c'est la répétition du mot chaleur, omniprésent dans tout le texte. J'ai rien contre les répétitions, mais si tu fais ctrl+f, tu verras qu'il y en a vraiment beaucoup  ^^
Hum, oui, effectivement... J'en ai compté 10  :\? Je peux en virer quelques uns, je pense, mais j'arriverai pas à trouver des synonymes partout sans que ça fasse "ah ! il me fallait un synonyme" Mais merci pour la remarque !

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C'est bête mais...Y a des tongs aussi
Ah nan, Miro, tu mets à plat mon argumentation  |-|

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J'ai quelques exemples en tête, de filles de ce type que j'ai côtoyées. Les mots "aura" et "flamme" sont particulièrement bien choisis. Pour décrire ces fille- là, j'utilisais le mot "rayonne", elle rayonne et attire de ce fait les autres membres du groupe. Ca me fait bizarre de constater que quelqu'un s'est fait la même observation, avec quasiment les mêmes mots !
Les grands esprits se rencontrent  :huhu:
Mais du coup, tu vois ça comme un truc négatif, toi ? Parce que j'ai l'impression que certains lecteurs n'ont pas aimé Sarah alors que, pour moi, c'est un perso plutôt positif (mais je ne l'ai peut-être pas très bien rendu comme je le voulais)

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Le coup du gars aux yeux bleus transparents...Tu joues sur le cliché? J'ai déjà lu ce type de  description quelques fois, donc en soi c'est pas un reproche que je te fais, d'autant plus que vu la subtilité du texte, à mon avis ce n'est pas un détail neutre et tu as voulu rebondir dessus. Je me trompe?
Non, c'était un détail totalement neutre pour distinguer ce mec parmi les autres  :D Nan mais je suis d'accord que c'est cliché mais il y a vraiment des gens qui ont des yeux bleus transparents et il me fallait juste un signe distinctif.

Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.

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Malgré tout, ce que j'ai vraiment aimé, c'est l'atmosphère pesante et lourde qui dure tout le long du récit. Ca doit être du au ton que tu emploies, mais toutes les phrases semblent elles-mêmes lentes et pesantes, comme si elles incarnaient vraiment un été bouillant - c'est bien joué, comme rendu.
Merci  :) En l'écrivant je me suis effectivement un peu sentie obligée d'employer ce style-là, pour exactement les raisons que tu dis !


Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého  :ned:)
Titre: Re : Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Miromensil le 25 Février 2016 à 09:50:43
Ah mais si, il y a eu les Feuilles d'automne :mrgreen: (j'étais en train de me poser la question, et je me suis souvenue que je t'avais quand même lue, même si c'était pas sur le forum en tant que tel !)
En effet, suis-je bête..c'est vrai qu'une lettre reste un texte !

Mais du coup, tu vois ça comme un truc négatif, toi ? Parce que j'ai l'impression que certains lecteurs n'ont pas aimé Sarah alors que, pour moi, c'est un perso plutôt positif (mais je ne l'ai peut-être pas très bien rendu comme je le voulais)
Non non, je pense que tu l'as très bien rendue, on a tous connu des filles comme ça à cet âge. Simplement, la réponse à ta question dépend du rapport qu'on a pu avoir avec. Personnellement, j'étais plus admirative qu'autre chose : tout leur semblait facile, elles avaient "naturellement" plein d'amis, on venait vers elles pcq elles mettaient facilement en confiance et elles les faisaient sentir se bien, donc je ne pense pas qu'elles étaient fondamentalement mauvaises (tout leur semblait juste simple). Donc pour ma part je n'ai pas d'aversion contre Sarah, mais pas une grande sympathie non plus ehem.


Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.
Il y en a quand meme pas mal qui ont compris, je pense que c'est juste moi qui manque de finesse en ce qui concerne les relations sociales, je pige pas tout tout de suite  :mrgreen:

Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého  :ned:)
A la base je voulais faire rentrer le texte dans la catégorie "qqn dont vous aimez la signature", il me plaisait bien ton Zadig qui pensait aux gens qui s'entredévorent, mais voilà tu as changé  :D
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 25 Février 2016 à 10:21:50
Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.
Il y en a quand meme pas mal qui ont compris, je pense que c'est juste moi qui manque de finesse en ce qui concerne les relations sociales, je pige pas tout tout de suite  :mrgreen:
Hum, non je crois qu'il est quand même un peu trop implicite... C'est dommage qu'il ne soit compris que d'un lecteur sur deux !

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Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého  :ned:)
A la base je voulais faire rentrer le texte dans la catégorie "qqn dont vous aimez la signature", il me plaisait bien ton Zadig qui pensait aux gens qui s'entredévorent, mais voilà tu as changé  :D
Et t'aimes pas mon "Oh yeah !" ? :mrgreen:
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Alan Tréard le 25 Février 2016 à 22:20:37
Bonjour Marygold, premier texte que je lis de tois, et je ne suis pas déçu !

Nous attendions un orage salvateur. Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient. La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir. Nous avions l’âge des premiers émois.
Super entrée en matière, je suis épaté. C'est du bon boulot ! Ça nous renseigne très exactement sur ce qu'on va trouver dans le texte, et du coup, un lecteur qui n'aime pas trop ce genre de texte s'en rendra vite compte, tandis qu'un lecteur qui s'y plaît aura très vite de l'intérêt pour le texte.

Personnellement, j'ai très bien compris la chute, car j'avais compris le propos du roman. Justement, je pense que tu aurais eu moyen de mieux développer ce qu'il y avait de déplaisant chez Gaspard, mais surtout, surtout, il y a moyen de mieux développer pourquoi elle fait ce "choix." Une fois que tu as su mettre en place une narration solide, il aurait valu la peine d'entrer dans le vif du sujet. Certains garçons sont très aguicheurs, est-ce que c'est sa timidité qui l'a poussée à se laisser faire ?

Ah ! La timidité... C'est une bien grande vérité !  :-[

Personnellement, j'aime beaucoup ce genre littéraire ; plutôt que Proust, selon Milora, je me réfèrerais à Rousseau pour décrire ton style. (=Les Confessions)
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 26 Février 2016 à 09:19:18
Bonjour Alan,

Merci pour ta lecture et ton commentaire !

Personnellement, j'ai très bien compris la chute, car j'avais compris le propos du roman. Justement, je pense que tu aurais eu moyen de mieux développer ce qu'il y avait de déplaisant chez Gaspard, mais surtout, surtout, il y a moyen de mieux développer pourquoi elle fait ce "choix." Une fois que tu as su mettre en place une narration solide, il aurait valu la peine d'entrer dans le vif du sujet. Certains garçons sont très aguicheurs, est-ce que c'est sa timidité qui l'a poussée à se laisser faire ?
Ah c'est très intéressant comme réflexion. En réalité, j'imagine plutôt que la narratrice ne trouve rien de particulièrement déplaisant chez Gaspard, sinon qu'elle n'est, en fait, pas attirée par lui - mais, pour moi, c'est plus une neutralité qu'un dégoût. Quant au "pourquoi", j'aurais pu effectivement insister un peu mais je l'ai plutôt imaginée complètement bouleversée par ses sentiments, et se laissant donc porter par les évènements sans y faire obstacle (on lui dit que Gaspard l'aime bien, elle le laisse faire, par timidité, par méconnaissance de ce qu'elle veut vraiment, puis parce que sortir avec un garçon c'est "la chose à faire" et qu'elle ne veut pas devoir s'expliquer si elle décide soudain de ne pas sortir avec lui...). Quand tout ça mijote dans ton cerveau d'adolescente, c'est difficile de mettre des mots dessus et parfois, la seule chose qui se passe dans ton cerveau, c'est un gros blanc qui t'empêche de réfléchir vraiment. D'où cette fin :)

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Personnellement, j'aime beaucoup ce genre littéraire ; plutôt que Proust, selon Milora, je me réfèrerais à Rousseau pour décrire ton style. (=Les Confessions)
;D Je vois ce qui a pu te faire penser à Rousseau, mais perso, je pensais plutôt m'être imprégnée d'un style début 20e que du 18e !
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: cyamme le 26 Février 2016 à 09:43:22
Hello,
comme demandé, c'est impitoyable... souvent subjectif et toujours du détail !
Par contre c'est pas très fini comme commentaire, j'essaierai d'y revenir pour de vrai un jour mais je le poste histoire de m'obliger à pas stocker ça dans un fichier texte pendant 10 ans.  ;)


nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient.
écrasait ^^ (Ah bravo, hein !)

Citer
Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin,
c'est vraiment du détail et subjectif, en plus, mais je suis pas sûre d'approuver le singulier à "fin" (j'imagine que si l'imagination et la rêverie sont bornées, elles ont pas de raison d'avoir une fin commune. En fait, je crois que tu peux oublier ce commentaire, je me convainc pas moi-même.  ::)


Citer
En quelques semaines, voire en quelques jours, elle sembla avoir toujours été parmi nous.
Je trouve cette formulation un peu trop alambiquée. J'imagine que tu as voulu éviter "au bout que quelques semaines" ?

Citer
Dès l’arrivée de Sarah, nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.

je suis pas convaincue par l'articulation de la dernière proposition avec le reste de la phrase.

Citer
Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.

 
Citer
Elle pouvait parfois se montrer cruelle, comme le sont toutes les petites filles, mais jamais envers nous.
Je m'inscris dans le groupe qui tique sur "comme toutes les petites filles" !

Citer
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège,
que tu gagnerais en fluidité, légèreté, aérienneté, bulles d'airs dans la crème fouettée (pardon pardon  :huhu:) en remplaçant "notre collège" par "du collège". Là, je trouve que le "notre" raisonne pas très agréablement avec le "nous nous".

Citer
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous nous rejoignions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.
C'est vraiment à la limite de la longueur que je peux supporter avant de faire une overdose de virgules.

Citer
Pour moi, parfois j’appréciais de sortir un peu de notre environnement limité, parfois je me rendais au parc surtout parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.
Bof, je suis vraiment pas convaincue par cette phrase.


Citer
Une après-midi particulièrement chaude, qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires, nous étions enfermées une fois de plus dans la chambre de Sarah.
Je suis pas sûre de l'utilité de "qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires", j'ai l'impression que tu l'as quand même pas mal déjà dit. En tout cas, c'est ancré dans mon imagination, la chaleur touffeur étouffante, à ce stade de la lecture. Du coup, ça me plairait bien de pas avoir ce bout de phrase en plus pour ré-enfoncer le clou.


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Sarah, allongée sur son lit, tapotait nonchalamment sur son portable.
En fait, au moins autant que le décor bucolique, je crois que c'est le fait que tout le texte soit au passé simple qui a suscité mon étonnement en arrivant au portable.

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J’émis un « hm » uniquement destiné à signaler que je l’avais entendue.
Tu perds en élégance de formulation par rapport au reste, je trouve. Je cherche une façon de nommer le "hm", sans l'écrire comme ça entre guillemets.

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Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.
c'est important la précision géographique "adossée à son armoire qui faisait face au lit" ? Parce que je la trouve quand même sacrément tordue !


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Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
je trouve le "comme un membre certes différencié" très étrange.

J'aime beaucoup la fin, elle porte bien son nom,  c'est plein de finesse ( contrairement à mes jeux de mots  :-¬?). Je comprends qu'on puisse la trouver frustrante mais au contraire, je trouve que cette retenue colle très bien au ton du reste du texte. C'est tout plein de pudeur et d'élégance. Et finir par "coeur froid" après avoir passé tout le texte à décrire une atmosphère caniculaire, c'est vraiment chouette !



Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 26 Février 2016 à 21:03:58
Oooh, cyamme ! :) Merci pour ton passage et ta lecture acérée !

 
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nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient.
écrasait ^^ (Ah bravo, hein !)
Ahah, en plus tu es la troisième à faire la remarque et je croyais que, au comble de la honte, j’avais modifié ça dès que Mil et Loïc me l’ont dit… mais même pas ! Donc là, ça y est, cette horrible faute a disparu !

 
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Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin,
c'est vraiment du détail et subjectif, en plus, mais je suis pas sûre d'approuver le singulier à "fin" (j'imagine que si l'imagination et la rêverie sont bornées, elles ont pas de raison d'avoir une fin commune. En fait, je crois que tu peux oublier ce commentaire, je me convainc pas moi-même.  ::)
Ah, je voyais ça un peu comme la question du « leur » que tu mets au singulier dans « ils enlèvent leur chapeau » (parce que chacun n’a qu’un chapeau)… Bref, j’ai du mal à ne pas trouver ça bizarre si j’écris « n’avaient pas de fins » :/


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En quelques semaines, voire en quelques jours, elle sembla avoir toujours été parmi nous.
Je trouve cette formulation un peu trop alambiquée. J'imagine que tu as voulu éviter "au bout que quelques semaines" ?
Ah non, j’ai rien voulu éviter, c’était la formulation que je voulais. Pourquoi elle te semble alambiquée ? « au bout de », j’y vois une notion de bilan à un moment X, alors que « en quelques semaines » donne plus une idée de durée et c’est ce que je voulais. Enfin, c’est peut-être que moi…

 
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Dès l’arrivée de Sarah, nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.
je suis pas convaincue par l'articulation de la dernière proposition avec le reste de la phrase.
Ouais, c’est pas très heureux ; tu n’es pas la seule à tiquer là-dessus. Je vais voir pour reprendre ce bout de phrase.

 
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Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.
Tu voulais dire quelque chose là-dessus ?
 
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Elle pouvait parfois se montrer cruelle, comme le sont toutes les petites filles, mais jamais envers nous.
Je m'inscris dans le groupe qui tique sur "comme toutes les petites filles" !
Ouais, je vais changer ça, c’est prévu ^^

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Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège,
que tu gagnerais en fluidité, légèreté, aérienneté, bulles d'airs dans la crème fouettée (pardon pardon  :huhu:) en remplaçant "notre collège" par "du collège". Là, je trouve que le "notre" raisonne pas très agréablement avec le "nous nous".
Ok, complètement d’accord !

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Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous nous rejoignions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.
C'est vraiment à la limite de la longueur que je peux supporter avant de faire une overdose de virgules.
Hum, mais si c’est la limite, ça veut dire que c’est passé quand même ? :-¬? Non, sérieux, je comprends bien. Il faut que je laisse des phrases assez longues, pour le rythme mais je peux sûrement faire l’économie de quelques virgules !

 
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Pour moi, parfois j’appréciais de sortir un peu de notre environnement limité, parfois je me rendais au parc surtout parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.
Bof, je suis vraiment pas convaincue par cette phrase.
Ah. Sur le fond ou sur la forme ?  (ou les deux ? :mrgreen:)

 
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Une après-midi particulièrement chaude, qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires, nous étions enfermées une fois de plus dans la chambre de Sarah.
Je suis pas sûre de l'utilité de "qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires", j'ai l'impression que tu l'as quand même pas mal déjà dit. En tout cas, c'est ancré dans mon imagination, la chaleur touffeur étouffante, à ce stade de la lecture. Du coup, ça me plairait bien de pas avoir ce bout de phrase en plus pour ré-enfoncer le clou.
Ouais, tu as entièrement raison. D’autant que, scientifiquement parlant, ça ne me convenait pas non plus (mais j’espérais secrètement que personne ne tiquerait ^^) (vu l’été que je décris, tous les jours sont caniculaires !) En relisant, je ne vois pas pourquoi j’ai absolument voulu garder ce bout, donc c’est viré !

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Sarah, allongée sur son lit, tapotait nonchalamment sur son portable.
En fait, au moins autant que le décor bucolique, je crois que c'est le fait que tout le texte soit au passé simple qui a suscité mon étonnement en arrivant au portable.
Oui, tu n’es pas la seule. Comme je l’ai expliqué plus haut, j’ai hésité à virer toute référence au monde contemporain, mais bon, c’est pas non plus si gênant, si ?

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J’émis un « hm » uniquement destiné à signaler que je l’avais entendue.
Tu perds en élégance de formulation par rapport au reste, je trouve. Je cherche une façon de nommer le "hm", sans l'écrire comme ça entre guillemets.
Ouais, je suis d’accord. Mais tous les verbes auxquels j’ai pu penser ne décrivait pas cet état d’esprit que je voulais donc j’ai laissé ainsi… Mais si tu trouves, n’hésite pas à proposer !

 
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Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.
c'est important la précision géographique "adossée à son armoire qui faisait face au lit" ? Parce que je la trouve quand même sacrément tordue !
Hum, je sais pas, peut-être que je voulais noter qu’elles étaient face à face ? Je ne me rends pas compte si ça se comprend implicitement ou pas ? Je me dis que, inconsciemment, la narratrice se serait installée face à Sarah.

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Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
je trouve le "comme un membre certes différencié" très étrange.
Ok. Je vais essayer de trouver autre chose…

 
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J'aime beaucoup la fin, elle porte bien son nom,  c'est plein de finesse ( contrairement à mes jeux de mots  :-¬?). Je comprends qu'on puisse la trouver frustrante mais au contraire, je trouve que cette retenue colle très bien au ton du reste du texte. C'est tout plein de pudeur et d'élégance. Et finir par "coeur froid" après avoir passé tout le texte à décrire une atmosphère caniculaire, c'est vraiment chouette !
Merci ! Tu sais, je n’y avais pas trop réfléchi mais tu mets des mots sur l’explication de ma volonté inconsciente de terminer sur « cœur froid » ;D (je voulais faire une antithèse avec la main chaude, mais tu as entièrement raison, ça prend encore plus de sens avec tout le reste du texte)


 Merci encore pour ton commentaire !  :)
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Eveil le 27 Février 2016 à 12:21:07
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Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
moi c'est la subordonnée "que je commençais à reconnaître" qui m'a fait comprendre que la narratrice parlait de Sarah  ;)

En l'état, je trouve que tout se tient et que c'est très bien écrit, dans le sens où c'est suffisamment subtil pour ne pas trouver le temps long, et d'une longueur suffisante pour ne pas en demander davantage, ni en être frustré ; c'était juste. Je reprends ce que cyamme a dit, la langue est élégante et pudique, et c'est ce qui m'a plu, entre autre, avec le thème que tu as choisi (plus que celui de l'attirance homosexuelle, celui de l'attirance tout court, et de ces moments qui apparaissent familiers parce que décrits avec justesse). J'ai tout de suite pensé à "Sara la baigneuse" en lisant ton titre parce que je l'ai étudié il y a peu haha, et avant même de commencer la lecture par le début, j'ai lu la toute fin - je le fais quelques fois, je l'ai trouvée intrigante et c'est ce qui m'a poussé à lire l'ensemble. En somme, une lecture plaisante, fraîche, je trouve, malgré la canicule entre les mots.  ^^ 
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 27 Février 2016 à 16:13:27
Merci Eveil pour ta lecture !

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Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
moi c'est la subordonnée "que je commençais à reconnaître" qui m'a fait comprendre que la narratrice parlait de Sarah  ;)
Super, c'était exactement ce que je voulais ^^

Et merci beaucoup pour ton analyse et ton ressenti !

J'ai tout de suite pensé à "Sara la baigneuse" en lisant ton titre parce que je l'ai étudié il y a peu haha
Ah ah, le hasard, c'est joli :)
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Ichtar le 28 Février 2016 à 23:05:41
Buongiorno =)

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Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
J'ai trouvé ce passage (et uniquement ce passage) assez lourd. Peut-être c'est l'effet trop de pensées en trop peu de temps. Visiblement ça lui est pas mal égal, l'opinion de ce Gaspard, alors peut-être plus insister sur une réaction qui traduirait son manque d’intérêt (genre "qui ça ? Jepensetotalementàautrechose") que sur des pensées, qui traduisent trop son... son manque d’intérêt (c'est clair keskeuh j'raconte ?).
A part ça, très très beau texte, tes mots sont d'une justesse impressionnante, c'est à la fois personnel et réaliste mais, en effet, qu'est-ce que cette fin ? Moi, pendant toute ma lecture, j'étais persuadée que la gamine était raide dingue de Sarah et que c'est comme ça que ça allait se passer...
Très agréable, merci pour cette belle lecture.
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 29 Février 2016 à 09:24:10
J'ai trouvé ce passage (et uniquement ce passage) assez lourd. Peut-être c'est l'effet trop de pensées en trop peu de temps. Visiblement ça lui est pas mal égal, l'opinion de ce Gaspard, alors peut-être plus insister sur une réaction qui traduirait son manque d’intérêt (genre "qui ça ? Jepensetotalementàautrechose") que sur des pensées, qui traduisent trop son... son manque d’intérêt (c'est clair keskeuh j'raconte ?).
Bon, dommage, j'ai essayé de faire le moins lourd possible...
Je crois que je vois ce que tu veux dire (insister trop sur le manque d'intérêt traduit plutôt de l'intérêt qu'on veut nier, c'est ça ?). Ce que tu proposes pourrait fonctionner si réellement elle n'en avait rien à faire de Gaspard mais, au moment où Sarah lui en parle, la narratrice ne sait pas bien ce qu'elle veut. Elle n'y a réellement pas réfléchi et, du coup, elle commence à le faire. Ce qui l'amène, au parc, à considérer Gaspard plus attentivement et à imaginer ce qui pourrait se passer tout en faisant plus attention à ce qu'elle ressent.

A part ça, très très beau texte, tes mots sont d'une justesse impressionnante, c'est à la fois personnel et réaliste mais, en effet, qu'est-ce que cette fin ? Moi, pendant toute ma lecture, j'étais persuadée que la gamine était raide dingue de Sarah et que c'est comme ça que ça allait se passer...
:) désolée pour la fin...
Tu as vraiment pensé pendant tout le texte qu'elle était amoureuse de Sarah ? C'est le titre qui t'a mis la puce à l'oreille ?
Parce que, ça, ce n'était pas vraiment prévu !

Merci pour ta lecture et ton commentaire, Ichtar !
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Luna Psylle le 20 Septembre 2016 à 14:49:52
Défi Lecture, j'arrive ! Ma contrainte : Un texte en ième page de sa section avec i correspondant au jour de votre naissance. (page 27)

Je me suis plongée dedans, littéralement (ou presque, j'ai pas eu aussi chaud que les personnages :mrgreen:) !
Lors de ma lecture, j'ai retrouvé cet aspect "années 70" aperçu dans les commentaires et même le téléphone portable n'a pas réussi à me faire sortir de cette ambiance.

Et en fait, je crois que j'ai pas grand chose à dire, désolée :-[

Le thème me plait, l'ambiance me plait, l'évolution me plait et surtout, cette fin qui est presque laissée aux mains du lecteur, appelant à plusieurs interprétations, me ravit. J'en serais presque à dire que c'est un coup de cœur (bah, en fait, pourquoi presque ? j'y passerai sûrement tout à l'heure pour le dire :)).
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Fried le 21 Septembre 2016 à 06:49:15
Joli texte,  "Sarah à la balançoire "
et cela parle essentiellement de premiers émois.
Le texte est agréable à lire, il porte sur la période de la préadolescence. C'est encore l'innocence mais le début d'une curiosité entre filles et garçons. C'est juste la main dans la main avec Gaspard et pourtant beaucoup de sensations. La gentillesse de Gaspard et la beauté de Sarah,  entre les deux son coeur balance.
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Marygold le 21 Septembre 2016 à 14:37:56
Bonjour Luna !
Très heureuse que ce texte fasse partie de ton défi lecture (et d’autant plus admirative que j’ai moi-même abandonné ce défi :mrgreen:)
Ton commentaire me fait super plaisir (et je suis très honorée que tu l’aies mis en coup de cœur  :-[)

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Le thème me plait, l'ambiance me plait, l'évolution me plait et surtout, cette fin qui est presque laissée aux mains du lecteur, appelant à plusieurs interprétations, me ravit.

Merci,  et merci aussi pour ton analyse dans le fil des coups de cœur, j’ai pu voir que tu l’avais reçu comme je souhaitais qu’on le reçoive :)




Salut Fried,
Merci pour ton passage !
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C'est juste la main dans la main avec Gaspard et pourtant beaucoup de sensations. La gentillesse de Gaspard et la beauté de Sarah,  entre les deux son coeur balance.

C’est toujours intéressant d’avoir l’interprétation des lecteurs parce que ce n’est pas tout à fait ça qui se passe en réalité (voir les commentaire précédents), mais ta lecture est aussi très belle :)




Bonjour Champdefaye
Merci pour ton commentaire détaillé !

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La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure
Pourquoi « sorte » ? Cette atténuation imprécise n’apporte rien, au contraire, elle contredit ce qui suit : à tel point que notre sang semblait parfois bouillir
Hum, ça ne me semble pas antinomique, puisque « une sorte de » n’est pas forcément imprécis (ça peut être une catégorisation). Il faut que je réfléchisse à l’enlever. J’ai voulu donner un rythme assez lent aux phrases dans ce texte, pour coller à l’atmosphère, du coup, en supprimant des mots, j’ai l’impression de trop modifier le rythme.

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Nous avions l’âge des premiers émois.
« premiers  émois » expression toute faite, un peu galvaudée (syntagme figé)
Je te comprends, ce n’est effectivement pas très original. Mais c’est plutôt vrai, non ?

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Encore bien trop jeunes pour avoir à trouver un job d’été, mais déjà trop âgés pour avoir besoin d’être surveillés constamment, nous étions laissés à l’abandon par nos parents qui, eux, travaillaient
Je trouve cette phrase un peu lourde, trop précise dans ses explications. Entendons-nous, je n’ai rien contre les phrases longues (je suis un fou de Proust) mais celle-ci n’est pas fluide. Plus court, peut-être :
Encore bien trop jeunes pour un job d’été, nous étions laissés à l’abandon par nos parents.

Eh bien tu mets le doigt sur un passage qui m’a effectivement posé problème. Je craignais qu’on imagine qu’ils étaient vraiment trop jeunes. D’où l’explication du « trop âgés pour… ». En même temps, cette phrase indique justement où ils se trouvent : entre deux âges. 

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volets clos ou mi-clos
plus simplement volets mi-clos, même si ce n’est pas l’exacte vérité et que parfois ils étaient clos.

Oui, pourquoi pas… J’aime bien être descriptive, c’est mon petit péché ^^ Mais ça peut effectivement se corriger.

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pour laisser entrer quelque lumière
quelque : un peu précieux
pour laisser entrer la lumière   

Ah mais j’aime bien le précieux, de temps en temps :) Bref, je ne sais pas, j’aime bien « quelque », et il ne me paraît pas si extravagant dans l’atmosphère de ce texte.

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de manière plus ou moins réaliste – plutôt moins que plus.
cette remarque relève du commentaire de l’auteur. Cela alourdit le texte et rompt la fluidité. Ca donne de la distance entre le lecteur et l’histoire. Inutile, et même nuisible.

Ok, à la relecture, je te donne entièrement raison sur la lourdeur (par contre, je ne suis pas d’accord sur le fait que ce soit un commentaire de l’auteur : c’est une réflexion de la narratrice plus âgée).

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Cela m’aurait angoissée car j’étais de nature timide et craintive devant l’inconnu
Un instant, du fait de cette phrase, j’ai cru que c’était la narratrice qui avait déménagé.
A sa place, j’aurais été angoissée…

Ok pour rajouter « à sa place »

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les conversations futiles ne me convenaient pas.
les conversations futiles ne me convenaient plus
car la narratrice a évolué, elle est d’ailleurs encore en pleine évolution.
Oui, c’est vrai !

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parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.
Le donc n’a pas sa place ici. Pas de donc, le moins possible de donc.
Alors, là, je ne vois pas pourquoi ce « donc » ne te plaît pas ? A cause du « parce que » précédent ? Sinon moi je vois bien une relation de cause à effet entre « Sarah le voulait » et « je ne voyais rien de mieux à faire ».

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les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions
Lorsque nous les foulions est inutile. les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds. Suffit largement. On voit très bien l’image.
Bien vu !

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le calme et le frais
le calme et la fraicheur serait plus agréable à lire.
Ok pour la fraîcheur !

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mais un cri de reproche le coupa.
il faudrait vraiment trouver autre chose : mais un cri nous fit nous retourner ?
Ok, je vais voir ce que je peux faire pour changer cela.

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Il me regarda avec son doux sourire, sûr de lui, satisfait de sa journée. Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.
 
La peur est mauvaise conseillère. Ce jour d’été, dans la chaleur pesante de la fin d’après-midi, je fis un choix, et je rentrai chez moi avec la sensation étrange de flotter hors de mon corps. J’avais la main dans celle de Gaspard, chaude et palpitante. Et le cœur froid.
Je n’ai pas vraiment compris ce dernier passage.  Pourquoi la sueur glacée ? Parce qu’elle voit le sourire satisfait de Gaspard ? Ou parce qu’elle a vu la peau du ventre de Sarah ?
Un garçon a-t-il vraiment un rire cristallin ? Ou bien n’est-ce pas lui qui rit ? Mais qui ? Sarah probablement.
Pourquoi la peur ? De qui, de quoi ? Que lui conseille la peur ?
Pourquoi le cœur froid ?
J’ai bien sur mon idée, mais si c’est la bonne, ce n’est pas clair, pas assez explicite (pas au sens que l’on donne ici dans les titres des textes à ne pas mettre entre toutes les mains.)
Si mon idée n’est pas la bonne, quelle est-elle ?
Alors alors… Bon, en relisant les premiers commentaires et le tien, je vois que ce n’est pas clair. Pourtant certains ont compris, et je ne veux pas trop en dire. Il me semble que j’ai déjà un peu modifié le dernier passage suite aux avis de Mil, ernya, & cie. Mais il peut certainement être amélioré.
 
Effectivement la sueur glacée c’est de voir le sourire de Gaspard qui semble si heureux d’être avec la narratrice. Satisfait n’est peut-être pas le bon mot pour l'opposer à l’angoisse de la narratrice à l’idée qu’elle voit sur son visage ce qu’elle-même devrait ressentir, et pour exprimer qu'elle comprend qu’elle ne ressent pas du tout la même chose que Gaspard et qu’elle risque de lui faire du mal si elle l’exprime (enfin c’est un mélange de tout cela). Et le rire cristallin c’est effectivement celui de Sarah qui lui fait justement ressentir ce qu’elle devrait éprouver pour Gaspard.
Quant à la peur, je comprends que ça ne soit pas clair. En relisant ce passage 7 mois après l’avoir écrit, je me rends compte qu’il est trop elliptique. C’est la peur de l’inconnu, de la différence qui l’a poussée (en mauvaise conseillère) à repartir main dans la main avec Gaspard, alors même qu’elle sait qu’elle n’est pas amoureuse de lui.


Bref, je vais reprendre ça dès que possible. Merci encore pour ce commentaire détaillé, j’ai pinaillé aussi (parce que c’est dur de remettre en question chaque phrase de son texte ^^) mais je prends bien tes judicieuses remarques en compte pour le retravailler  :)
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Verasoie le 30 Mars 2017 à 13:44:31
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Nous attendions un orage salvateur. Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasait. La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir. Nous avions l’âge des premiers émois.

Ça, c'est ce que j'appelle poser une ambiance.  :coeur:

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Encore bien trop jeunes pour avoir à trouver un job d’été, mais déjà trop âgés pour avoir besoin d’être surveillés constamment, nous étions laissés à l’abandon par nos parents qui, eux, travaillaient.

Je trouve cette explication contextuelle un peu laborieuse, je me demande si toutes les infos sont nécessaires ou si on peut les sous-entendre.

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mis, et les rêves. Notre imagination et notre rêverie

répétition

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De temps en temps Solène et Laure nous rejoignaient mais la chaleur était telle qu’elles préféraient souvent rester confinées dans les intérieurs frais de leur maison.

dommage, cette idée avait déjà été énoncée et je trouve qu'elle perd de l'impact à la répétition ^ ^

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Sarah semblait trouver un vif intérêt à ces garçons que nous vîmes deux ou trois fois. Pour moi,

trouver un intérêt à -> pas sûre de l'expression...?
Et le "pour moi" me paraît chelou aussi ^ ^

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Petit à petit, cependant, sa vitesse décrut jusqu’à ce qu’elle puisse arrêter doucement de ses pieds la balancelle.

[chieuse]une balancelle n'est pas une balançoire[/chieuse]



C'est super cooool ce texte ! Enfin je me suis vraiment sentie dans la peau de la narratrice, avec la fin prévisible et frustrante (mais prévisible comme les tragédies, TMTC, c'est loin d'être un reproche).

J'aime juste pas "je fis un choix" dans le dernier paragraphe parce que je trouve que ça prend trop de recul, et, comme dit au-dessus, j'ai vraiment ressenti tout le texte comme une sorte de fonctionnement social et de truc qui allait nécessairement se passer... j'ai pas l'impression que la narratrice fasse vraiment de choix, plutôt qu'elle est poussée par des rouages plus grands qu'elle, tu vois ce que je veux dire ?

Seul reproche x)

(et perso les allusions au monde moderne m'ont pas dérangée, loin de là, ça ressemble à mes étés d'ado : ))
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: anlor le 30 Mars 2017 à 15:08:21
Oh yeah !

La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir.
Je crois que c'est la première fois que je fais attention au mot "touffeur" ; il me plait beaucoup (et la phrase est belle).


Nous nous gorgions d’oisiveté.
:coeur:


nous nous racontions tout, les livres lus, les films vus, les chansons entendues,
pas trop convaincue par la suite de terminaisons en -u, je trouve que ça sonne moche


les petits frères horripilants, les parents intrusifs, les secrets des amis, et les rêves. Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin, nous pouvions passer des heures à  spéculer sur notre avenir, de manière plus ou moins réaliste – plutôt moins que plus.
rêve/rêverie c'est pas très heureux. Je pense qu'on peut se passer de la répétition
espace double avant spéculer
cette phrase est trèèèès longue pour pas développer grand-chose de plus que "notre imagination n'avait pas de fin", je trouve


Elle était arrivée en début d’année dans ma classe, peu après la rentrée. L’histoire classique d’un déménagement imprévu : nouvelle maison, nouveau collège, nouveaux camarades. Cela m’aurait angoissée car j’étais de nature timide et craintive devant l’inconnu.
c'est rigolo, tu doubles souvent tes infos, j'ai l'impression. Enfin je sais pas trop comment dire mais là on a :
- en début d'année/peu après la rentrée
- timide/craintive devant l'inconnu
C'est pas génant en soi, mais du coup, moi ça me donne toujours une impression de, euh, remplissage ? De "je dis les choses deux fois pour faire joli et ajouter des mots". Je sais pas trop si je suis claire.


Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.
je crois qu'il y a quelque chose dans le "le dessin qui/son armoire qui" que je trouve un peu lourd et pas très beau

— Tu t’en fiches ?!
bouuuuh, le ?! c'est pas beaaaaaau  :s

Je haussais les épaules encore une fois, seule réponse qui me semblait appropriée pour cacher mon trouble.
je haussai, non ?


je rentrai chez moi avec la sensation étrange de flotter hors de mon corps. J’avais la main dans celle de Gaspard, chaude et palpitante. Et le cœur froid.
:coeur:

Pour la partie pas dans le détail, j'aurais envie de dire "tout comme elle a dit Vera". J'ai beaucoup beaucoup aimé la finesse de ton texte. Cette omniprésence de la moiteur, la focalisation sur les détails, sur les corps, j'ai trouvé ça vraiment très chouette. J'aime pas non plus le "je fis un choix" pour les mêmes raisons que Vera, et c'est aussi le seul reproche que j'aurais à faire, je crois.

Je kiffe  :coeur:
Titre: Re : Sarah à la balançoire
Posté par: Gros Lo le 11 Juin 2018 à 13:54:29
Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasait. La touffeur de l’air se

nos seuls plaisirs extérieurs étaient de plonger dans l’eau fraîche de la piscine, pour rejoindre ensuite l’ombre des arbres et nous y étendre en attendant le prochain plongeon.

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le soleil était encore trop haut et les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions.
oui on se doute que ce n'est pas lorsqu'elles les regardent :-X

Petite difficulté à cerner leur âge. Enfin non, 12-13 me semblait évident, mais je crois qu'à un moment il y a une référence aux jobs d'été, je trouve ça chelou.

Je suis assez partagé. D'un côté, je trouve la narration ultra classique, presque trop ("nous appréciions" nan mais sérieux !), et les imparfaits à la chaine m'ont surement un peu ennuyé au début. Et puis je trouve que ça met du temps à démarrer, la contextualisation est longuette je trouve.
En fait la narration est si détachée, y a comme une vitre, pendant tous les paragraphes du début j'ai du mal à considérer que c'est le personnage principal le narrateur. J'ai l'impression d'une mise en situation impersonnelle. Non mais j'ai du mal à mettre des mots sur mon sentiment en fait.
Bon bref, de l'autre (oui ce commentaire commençait par "d'un côté,..." !), des choses me plaisent, qui font glisser le texte vers une sensibilité assez délicate (ça me rappelle des choses que j'ai lues de Kawabata par exemple), et qui discrètement le déconnectent de la "normalité". Par exemple, la récurrence des allusions à la chaleur et l'attachement porté à parler des gouttes d'eau. Ca nous murmure petit à petit que la vision narrative n'est pas aussi banale qu'elle peut sembler au premier abord. Ca jette comme un trouble dans l'esprit du lecteur (enfin dans le mien) et c'est assez agréable.

Donc ouais, en éventuelle piste d'amélioration (pour renforcer un truc déjà cool à la base), peut-être que multiplier les occurrences du léger trouble qui nous prend parfois (l'obsession des gouttes d'eau par exemple, la description des corps, et d'autres trucs) propulserait vraiment la narration dans quelque chose d'inédit. En tout cas c'est ce qui m'a principalement plu dans ton texte !

le bon baiser douce Mary :banane: