Même que je reste assez frustrée par cette finIl sera dit que mes textes frustreront toujours mes lecteurs (je sais pas pourquoi, je ne sais pas finir un texte proprement ?)
La seule chose qui m'a un peu gênée, c'est que le cadre limite champêtre que tu décris me semble un peu moins convenir à l'univers moderne et technologique, pas que ce soit incompatible, mais j'avais l'impression que l'allusion aux "jobs d'été" et au téléphone portable gâchait un peu le reste du texte.Ouais, je me suis posée longuement la question de supprimer complètement les quelques allusions au monde contemporain (quand je me suis rendue compte que j'avais écrit un truc qui ressemblait plus aux années 70 ^^) Je voulais voir votre réaction, du coup !
Voilà, c'est quand la prochain ?Ahah, j'en écris à peine un par an alors disons rendez-vous en 2017 :mrgreen:
Un petit texte, dédicacé à Mil parce qu’il lui en fallait un pour répondre au Défi Lecture 2016 ^^Owww, c'est trop gentil :kei:
à cette chaleur qui nous écrasaient.écrasait
Je passais cet été principalement en compagnie de Sarah.J'aurais mis un passé-simple, là (mais bon, l'imparfait c'est possible aussi...) <-- remarque qui sert à rien ::)
et nous retrouvions parfois dans un parc,Manque un "que" ou un "nous", non ?
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous retrouvions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.La phrase est peut-être un chouia trop longue, ou y a trop de propositions imbriquées ? (je me suis un peu perdue sur la fin)
et nous nous retrouvions toujours sous les grands marronniersRépétition avec "nous retrouvions parfois dans un parc", juste dans le paragraphe du dessus
nous étions encore enfermées dans la chambre de Sarah. Nous évitions la piscine car le soleil était encore trop hautencore x2
que sa mère nous avait achetées avant de sortir dans l’air brûlant de l’après-midi.Faut une virgule avant "avant de sortir", sinon on dirait que c'est la mère vient de sortir juste après avoir acheté les capelines
Elle était plus grande que la mienne, mais somme toute normale.mdr :D
La main de Gaspard était moite, tout comme la mienne, de nos chaleurs réunies. Mes yeux restaient fixés sur une boucle de ses cheveux au bout de laquelle se formait une goutte d’eau.Petit souci de référent : techniquement, le "ses cheveux" devrait porter sur Gaspard, alors que tu parles de Sarah.
tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.J'ai pas compris qui rit.
à cette chaleur qui nous écrasaient.
être forcés de trouver un job d’été,
l’exception peut-être des quelques pestes qui n’appréciaient rien en dehors d’elles-mêmes et qui jalousèrent immédiatement l’assurance que Sarah montrait.
nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.
— Tu veux pas les voir ? s’étonna-t-elle avant de me lancer vivement : C’est parce que t’es amoureuse de lui ?
La question et la vigueur de son ton m’étonnèrent mais je lui répondis d’un haussement d’épaules qui ne voulait rien dire, ou du moins l’espérais-je. J’aurais pu lui expliquer que je préférais mille fois rester là, avec elle, dans le calme et le frais de cette chambre mais il me semblait qu’elle ne comprendrait pas cet argument. Je me sentais paresseuse et n’avais nulle envie de bouger mais je savais qu’elle n’avait pas cette composition.
— C’est parce qu’il a dit que tu lui plaisais, affirma-t-elle soudain.
Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
aoutch ! J'ai relu plein de fois et corrigé plein de fautes d'accord, mais celle-là m'a échappée, la fourbe !Citerà cette chaleur qui nous écrasaient.écrasait
Non, ta remarque ne sert pas à rien ! En y réfléchissant, je préfère le passé simple :)CiterJe passais cet été principalement en compagnie de Sarah.J'aurais mis un passé-simple, là (mais bon, l'imparfait c'est possible aussi...) <-- remarque qui sert à rien ::)
Ok, je vais réfléchir à modifier (mais j'aime pas faire des phrases trop courtes, à part quand je les veux marquantes :p)CiterNous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous retrouvions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.La phrase est peut-être un chouia trop longue, ou y a trop de propositions imbriquées ? (je me suis un peu perdue sur la fin)
Oui, c'est débile comme réaction mais bon, elle est ado ! (en fait c'est parce que, dans la 1e version, j'avais détaillée sa main, genre elle est spéciale, un peu une main de fille, et puis finalement je me suis dit que ça faisait trop ^^ du coup, elle est normale !)CiterElle était plus grande que la mienne, mais somme toute normale.mdr :D
Ouais alors, je sais mais c'est voulu. La confusion des deux personnages (Gaspard et Sarah) à partir de ce moment. Mais c'est peut-être ça que j'ai pas assez explicité. Je voulais vraiment montrer la confusion des sentiments de la narratrice. Mais peut-être que je devrais indiquer que la narratrice regarde Sarah à ce moment-là, on comprendrait mieux que ce sont les cheveux de Sarah, non ?CiterLa main de Gaspard était moite, tout comme la mienne, de nos chaleurs réunies. Mes yeux restaient fixés sur une boucle de ses cheveux au bout de laquelle se formait une goutte d’eau.Petit souci de référent : techniquement, le "ses cheveux" devrait porter sur Gaspard, alors que tu parles de Sarah.
Ah ben mince, c'est important :/ C'est Sarah qui rit (cf. ma réponse précédente)Citertandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.J'ai pas compris qui rit.
J'ai bien aimé ! À la différence d'ernya, le mélange de choses modernes comme le job d'été ou ou le portable et le cadre qui est pas super urbain ne m'a pas gênée (ils habitent sans doute pas au centre-ville d'une grosse agglomération, c'est tout).Ah bon, ben cool ! Mais du coup ça fait 1 point partout, ça ne m'aide pas :D
Par contre, la fin me gène, parce que... je suis pas sûre de l'avoir compris. C'est quoi, son choix ? De partir en courant au lieu de rester avec Gaspard ? Je trouve que tu donnes pas assez d'éléments (même sous-entendus) pour que la fin ait tout son impact. (Je parle pas du fond, juste de la façon de l'amener).Du coup mes réponses précédentes ont dû t'éclairer un peu. Son choix c'est Gaspard, enfin de rester avec Gaspard alors qu'elle se rend compte que ce n'est pas lui qui faire battre son coeur...
Voilà, à part ça, le texte est très immersif, les petits détails concrets nous plonges dans le cadre, on sent la chaleur, la langueur, on se retrouve dans l'ambiance adolescente (Sarah est pile le genre de filles que j'aurais évitées à fond au collège :D Mais tellement typique), les impressions de la narratrice sont bien dosées pour sonner juste, on a l'impression d'être dans le parc. J'aime bien le rythme un peu lent et super précis, ça donne un petit côté proustien à ton récit ;DAhah, un côté proustien, carrément :D Merci pour ton analyse, Mil, je suis contente que le rythme et l'atmosphère t'aient touchée comme je le voulais.
Bref, tu écris bien et la nouvelle est chouette, mais je pense que tu peux encore améliorer cette fin un peu trop abrupte pour faire son effet.
Oui, je sais :( Je copierai cent fois cette ligne !Citerà cette chaleur qui nous écrasaient.
BOUH !
Moi aussi :mrgreen: mais faute de trouver mieux j'avais laissé ça !Citerêtre forcés de trouver un job d’été,
je trouve bizarre le forcé de
Ah mince ! Bon, là je ne vois pas trop comment changer sans alourdir encore plus...Citerl’exception peut-être des quelques pestes qui n’appréciaient rien en dehors d’elles-mêmes et qui jalousèrent immédiatement l’assurance que Sarah montrait.
J'aime beaucoup jusqu'à elles-mêmes, après je trouve que ça alourdit.
En même temps je vois bien l'apport de cette deuxième moitié de phrase.
Ok, je vais y réfléchir !Citernous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.
Bof ?
Ptet couper en plusieurs phrases, je sais pas.
Ah, super, j'avais peur que ça ne fasse pas trop naturel. Merci ! :)Citer— Tu veux pas les voir ? s’étonna-t-elle avant de me lancer vivement : C’est parce que t’es amoureuse de lui ?
La question et la vigueur de son ton m’étonnèrent mais je lui répondis d’un haussement d’épaules qui ne voulait rien dire, ou du moins l’espérais-je. J’aurais pu lui expliquer que je préférais mille fois rester là, avec elle, dans le calme et le frais de cette chambre mais il me semblait qu’elle ne comprendrait pas cet argument. Je me sentais paresseuse et n’avais nulle envie de bouger mais je savais qu’elle n’avait pas cette composition.
— C’est parce qu’il a dit que tu lui plaisais, affirma-t-elle soudain.
Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.
j'aime beaucoup ce passage.
Mais c'est quoi cette fin hyper frustrante ?Ok pour alléger le début, je prends note. Cela dit, je voulais vraiment poser l'atmosphère donc ne pas entrer trop rapidement dans l'intimité des deux filles mais dépeindre un peu la narratrice d'abord.
J'ai eu du mal à rentrer dans le texte au début. Ça allait mieux à partir du moment où on est dans la chambre et la fin monte vraiment en tension. Du coup je sais pas si je suis déçu de la fin ou si je la trouve géniale.
Un peu des deux probablement.
L'écriture colle bien en tout cas, et donne une bonne ambiance au texte. Il faudrait peut-être l'alléger un poil, surtout au début.
Je suis un peu d'accord avec ernya dans la mesure où je trouve que ça fait tableau reculé, un peu en sépia mais en même temps contredit parfois. Les persos sont peut-être un poil jeune aussi ? Je sais pas, ça me faisait plus lycée mais ça c'est personnel je pense.Arf, du coup je ne sais pas si je supprime les mentions trop contemporaines... je peux essayer .
Du coup mes réponses précédentes ont dû t'éclairer un peu. Son choix c'est Gaspard, enfin de rester avec Gaspard alors qu'elle se rend compte que ce n'est pas lui qui faire battre son coeur...Aaaaaaaah ! *lumières qui s'allument toutes à la fois sur un km à la ronde*
Ouais alors, je sais mais c'est voulu. La confusion des deux personnages (Gaspard et Sarah) à partir de ce moment. Mais c'est peut-être ça que j'ai pas assez explicité. Je voulais vraiment montrer la confusion des sentiments de la narratrice. Mais peut-être que je devrais indiquer que la narratrice regarde Sarah à ce moment-là, on comprendrait mieux que ce sont les cheveux de Sarah, non ?Je saisis l'idée (surtout au vu de la fin !), mais je pense en effet que clarifier la phrase (et la scène, du coup) ne nuira pas du tout au parallèle entre les deux persos. Même si on sait qu'elle regarde Sarah, la confusion des sentiments pourra être tout aussi présente.
Oui, c'est débile comme réaction mais bon, elle est ado ! (en fait c'est parce que, dans la 1e version, j'avais détaillée sa main, genre elle est spéciale, un peu une main de fille, et puis finalement je me suis dit que ça faisait trop ^^ du coup, elle est normale !)Ah non non mais laisse-le, ça fait très vrai, comme ça (et le coup de la main de fille ça aurait fait trop, je pense ; c'est mieux tel que tu l'as mis, là ! :) )
En l'état on comprend pas assez, je trouve. L'équilibre est difficile à trouver, mais rajouter quelques éléments sur la fin pourrait aider - regards ? Trouble implicite ? Insérer sa réaction vis-à-vis de Gaspard pour montrer qu'elle le choisit ? (là j'ai eu l'impression qu'elle l'avait quitté pour pas trop s'impliquer).Ah ouais, on ne comprend pas qu'elle est sur le chemin du retour avec Gaspard, en fait ?
en fait dès la scène de la chambre, j'avais pigé que si la narratrice se fichait des garçons, c'était peut-être parce que Sarah occupait déjà une place très importante pour elleAh par contre c'est dommage que tu l'aies pigé tout de suite, j'ai essayé de faire en sorte que ce ne soit pas si évident (elle peut être fascinée par sa camarade sans pour autant se retrouver attirée par elle). Mais c'est peut-être ce qui fait que tu as pu avoir la bonne lecture de la fin du texte ?
Bref, je serai d'avis que tu attendes d'avoir plus de trois avis avant de rajouter des indices parce que je trouve ce côté "j'en dis pas trop" assez charmant en fait. ^^Ouip, attends d'avoir d'autres avis, mais je précise que je ne voulais pas conseiller de dire les choses explicitement : le "j'en dis pas trop" est en effet à préserver. Mais tout tient dans la quantité du "trop" ::)
J'ai eu un peu de mal à situer leur âge parfois, car tu dis "comme le sont toutes les petites filles" (bonjour la généralisation d'ailleurs :P) à un moment alors qu'à 12-14 ans t'es ado quoi u_u (pour moi petite fille c'est genre 8 ans max XD)Ah oui, ça m'a posé problème, je ne suis pas super satisfaite de cette phrase. D'un côté, j'aimerais bien le garder parce que je les situe un peu à la croisée de l'enfance et de l'adolescence, d'un autre côté je comprends parfaitement que ça gêne la compréhension (ados ? pas ados ?).
Nous évitions la piscine car le soleil était encore trop haut et les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions.C'est bête mais...Y a des tongs aussi :vaurien:
Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.:-\ J'ai quelques exemples en tête, de filles de ce type que j'ai côtoyées. Les mots "aura" et "flamme" sont particulièrement bien choisis. Pour décrire ces fille- là, j'utilisais le mot "rayonne", elle rayonne et attire de ce fait les autres membres du groupe. Ca me fait bizarre de constater que quelqu'un s'est fait la même observation, avec quasiment les mêmes mots !
Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparentLe coup du gars aux yeux bleus transparents...Tu joues sur le cliché? J'ai déjà lu ce type de description quelques fois, donc en soi c'est pas un reproche que je te fais, d'autant plus que vu la subtilité du texte, à mon avis ce n'est pas un détail neutre et tu as voulu rebondir dessus. Je me trompe?
Comme le sont toutes les filles à notre âge ? :mrgreen:Owi, merci Mil ! :)
C'est le premier texte que je lis de toi - oui, le défi du Mde 2016 est un défi de découvertes :huhu:Ah mais si, il y a eu les Feuilles d'automne :mrgreen: (j'étais en train de me poser la question, et je me suis souvenue que je t'avais quand même lue, même si c'était pas sur le forum en tant que tel !)
Le seul truc qui m'a fait tiqué, c'est la répétition du mot chaleur, omniprésent dans tout le texte. J'ai rien contre les répétitions, mais si tu fais ctrl+f, tu verras qu'il y en a vraiment beaucoup ^^Hum, oui, effectivement... J'en ai compté 10 :\? Je peux en virer quelques uns, je pense, mais j'arriverai pas à trouver des synonymes partout sans que ça fasse "ah ! il me fallait un synonyme" Mais merci pour la remarque !
C'est bête mais...Y a des tongs aussiAh nan, Miro, tu mets à plat mon argumentation |-|
J'ai quelques exemples en tête, de filles de ce type que j'ai côtoyées. Les mots "aura" et "flamme" sont particulièrement bien choisis. Pour décrire ces fille- là, j'utilisais le mot "rayonne", elle rayonne et attire de ce fait les autres membres du groupe. Ca me fait bizarre de constater que quelqu'un s'est fait la même observation, avec quasiment les mêmes mots !Les grands esprits se rencontrent :huhu:
Le coup du gars aux yeux bleus transparents...Tu joues sur le cliché? J'ai déjà lu ce type de description quelques fois, donc en soi c'est pas un reproche que je te fais, d'autant plus que vu la subtilité du texte, à mon avis ce n'est pas un détail neutre et tu as voulu rebondir dessus. Je me trompe?Non, c'était un détail totalement neutre pour distinguer ce mec parmi les autres :D Nan mais je suis d'accord que c'est cliché mais il y a vraiment des gens qui ont des yeux bleus transparents et il me fallait juste un signe distinctif.
Malgré tout, ce que j'ai vraiment aimé, c'est l'atmosphère pesante et lourde qui dure tout le long du récit. Ca doit être du au ton que tu emploies, mais toutes les phrases semblent elles-mêmes lentes et pesantes, comme si elles incarnaient vraiment un été bouillant - c'est bien joué, comme rendu.Merci :) En l'écrivant je me suis effectivement un peu sentie obligée d'employer ce style-là, pour exactement les raisons que tu dis !
Ah mais si, il y a eu les Feuilles d'automne :mrgreen: (j'étais en train de me poser la question, et je me suis souvenue que je t'avais quand même lue, même si c'était pas sur le forum en tant que tel !)En effet, suis-je bête..c'est vrai qu'une lettre reste un texte !
Mais du coup, tu vois ça comme un truc négatif, toi ? Parce que j'ai l'impression que certains lecteurs n'ont pas aimé Sarah alors que, pour moi, c'est un perso plutôt positif (mais je ne l'ai peut-être pas très bien rendu comme je le voulais)Non non, je pense que tu l'as très bien rendue, on a tous connu des filles comme ça à cet âge. Simplement, la réponse à ta question dépend du rapport qu'on a pu avoir avec. Personnellement, j'étais plus admirative qu'autre chose : tout leur semblait facile, elles avaient "naturellement" plein d'amis, on venait vers elles pcq elles mettaient facilement en confiance et elles les faisaient sentir se bien, donc je ne pense pas qu'elles étaient fondamentalement mauvaises (tout leur semblait juste simple). Donc pour ma part je n'ai pas d'aversion contre Sarah, mais pas une grande sympathie non plus ehem.
Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.Il y en a quand meme pas mal qui ont compris, je pense que c'est juste moi qui manque de finesse en ce qui concerne les relations sociales, je pige pas tout tout de suite :mrgreen:
Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého :ned:)A la base je voulais faire rentrer le texte dans la catégorie "qqn dont vous aimez la signature", il me plaisait bien ton Zadig qui pensait aux gens qui s'entredévorent, mais voilà tu as changé :D
Hum, non je crois qu'il est quand même un peu trop implicite... C'est dommage qu'il ne soit compris que d'un lecteur sur deux !Bon, mince si tu n'as pas compris la fin du premier coup. Mais je vais essayer de modifier légèrement la fin du texte... On verra si c'est mieux.Il y en a quand meme pas mal qui ont compris, je pense que c'est juste moi qui manque de finesse en ce qui concerne les relations sociales, je pige pas tout tout de suite :mrgreen:
Et t'aimes pas mon "Oh yeah !" ? :mrgreen:Merci pour ta lecture, Miro (mais pas merci pour me traiter de vieille, nanmého :ned:)A la base je voulais faire rentrer le texte dans la catégorie "qqn dont vous aimez la signature", il me plaisait bien ton Zadig qui pensait aux gens qui s'entredévorent, mais voilà tu as changé :D
Nous attendions un orage salvateur. Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient. La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir. Nous avions l’âge des premiers émois.Super entrée en matière, je suis épaté. C'est du bon boulot ! Ça nous renseigne très exactement sur ce qu'on va trouver dans le texte, et du coup, un lecteur qui n'aime pas trop ce genre de texte s'en rendra vite compte, tandis qu'un lecteur qui s'y plaît aura très vite de l'intérêt pour le texte.
Personnellement, j'ai très bien compris la chute, car j'avais compris le propos du roman. Justement, je pense que tu aurais eu moyen de mieux développer ce qu'il y avait de déplaisant chez Gaspard, mais surtout, surtout, il y a moyen de mieux développer pourquoi elle fait ce "choix." Une fois que tu as su mettre en place une narration solide, il aurait valu la peine d'entrer dans le vif du sujet. Certains garçons sont très aguicheurs, est-ce que c'est sa timidité qui l'a poussée à se laisser faire ?Ah c'est très intéressant comme réflexion. En réalité, j'imagine plutôt que la narratrice ne trouve rien de particulièrement déplaisant chez Gaspard, sinon qu'elle n'est, en fait, pas attirée par lui - mais, pour moi, c'est plus une neutralité qu'un dégoût. Quant au "pourquoi", j'aurais pu effectivement insister un peu mais je l'ai plutôt imaginée complètement bouleversée par ses sentiments, et se laissant donc porter par les évènements sans y faire obstacle (on lui dit que Gaspard l'aime bien, elle le laisse faire, par timidité, par méconnaissance de ce qu'elle veut vraiment, puis parce que sortir avec un garçon c'est "la chose à faire" et qu'elle ne veut pas devoir s'expliquer si elle décide soudain de ne pas sortir avec lui...). Quand tout ça mijote dans ton cerveau d'adolescente, c'est difficile de mettre des mots dessus et parfois, la seule chose qui se passe dans ton cerveau, c'est un gros blanc qui t'empêche de réfléchir vraiment. D'où cette fin :)
Personnellement, j'aime beaucoup ce genre littéraire ; plutôt que Proust, selon Milora, je me réfèrerais à Rousseau pour décrire ton style. (=Les Confessions);D Je vois ce qui a pu te faire penser à Rousseau, mais perso, je pensais plutôt m'être imprégnée d'un style début 20e que du 18e !
nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient.écrasait ^^ (Ah bravo, hein !)
Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin,c'est vraiment du détail et subjectif, en plus, mais je suis pas sûre d'approuver le singulier à "fin" (j'imagine que si l'imagination et la rêverie sont bornées, elles ont pas de raison d'avoir une fin commune. En fait, je crois que tu peux oublier ce commentaire, je me convainc pas moi-même. ::)
En quelques semaines, voire en quelques jours, elle sembla avoir toujours été parmi nous.Je trouve cette formulation un peu trop alambiquée. J'imagine que tu as voulu éviter "au bout que quelques semaines" ?
Dès l’arrivée de Sarah, nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.
Sa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.
Elle pouvait parfois se montrer cruelle, comme le sont toutes les petites filles, mais jamais envers nous.Je m'inscris dans le groupe qui tique sur "comme toutes les petites filles" !
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège,que tu gagnerais en fluidité, légèreté, aérienneté, bulles d'airs dans la crème fouettée (pardon pardon :huhu:) en remplaçant "notre collège" par "du collège". Là, je trouve que le "notre" raisonne pas très agréablement avec le "nous nous".
Nous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous nous rejoignions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.C'est vraiment à la limite de la longueur que je peux supporter avant de faire une overdose de virgules.
Pour moi, parfois j’appréciais de sortir un peu de notre environnement limité, parfois je me rendais au parc surtout parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.Bof, je suis vraiment pas convaincue par cette phrase.
Une après-midi particulièrement chaude, qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires, nous étions enfermées une fois de plus dans la chambre de Sarah.Je suis pas sûre de l'utilité de "qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires", j'ai l'impression que tu l'as quand même pas mal déjà dit. En tout cas, c'est ancré dans mon imagination, la chaleur touffeur étouffante, à ce stade de la lecture. Du coup, ça me plairait bien de pas avoir ce bout de phrase en plus pour ré-enfoncer le clou.
Sarah, allongée sur son lit, tapotait nonchalamment sur son portable.En fait, au moins autant que le décor bucolique, je crois que c'est le fait que tout le texte soit au passé simple qui a suscité mon étonnement en arrivant au portable.
J’émis un « hm » uniquement destiné à signaler que je l’avais entendue.Tu perds en élégance de formulation par rapport au reste, je trouve. Je cherche une façon de nommer le "hm", sans l'écrire comme ça entre guillemets.
c'est important la précision géographique "adossée à son armoire qui faisait face au lit" ? Parce que je la trouve quand même sacrément tordue !
Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.
Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.je trouve le "comme un membre certes différencié" très étrange.
Ahah, en plus tu es la troisième à faire la remarque et je croyais que, au comble de la honte, j’avais modifié ça dès que Mil et Loïc me l’ont dit… mais même pas ! Donc là, ça y est, cette horrible faute a disparu !nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasaient.écrasait ^^ (Ah bravo, hein !)
Ah, je voyais ça un peu comme la question du « leur » que tu mets au singulier dans « ils enlèvent leur chapeau » (parce que chacun n’a qu’un chapeau)… Bref, j’ai du mal à ne pas trouver ça bizarre si j’écris « n’avaient pas de fins » :/CiterNotre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin,c'est vraiment du détail et subjectif, en plus, mais je suis pas sûre d'approuver le singulier à "fin" (j'imagine que si l'imagination et la rêverie sont bornées, elles ont pas de raison d'avoir une fin commune. En fait, je crois que tu peux oublier ce commentaire, je me convainc pas moi-même. ::)
Ah non, j’ai rien voulu éviter, c’était la formulation que je voulais. Pourquoi elle te semble alambiquée ? « au bout de », j’y vois une notion de bilan à un moment X, alors que « en quelques semaines » donne plus une idée de durée et c’est ce que je voulais. Enfin, c’est peut-être que moi…CiterEn quelques semaines, voire en quelques jours, elle sembla avoir toujours été parmi nous.Je trouve cette formulation un peu trop alambiquée. J'imagine que tu as voulu éviter "au bout que quelques semaines" ?
Ouais, c’est pas très heureux ; tu n’es pas la seule à tiquer là-dessus. Je vais voir pour reprendre ce bout de phrase.CiterDès l’arrivée de Sarah, nous réalisâmes que nous aimions les mêmes choses, et notamment que notre avidité de lecture nous rapprochait.je suis pas convaincue par l'articulation de la dernière proposition avec le reste de la phrase.
Tu voulais dire quelque chose là-dessus ?CiterSa personnalité n’était pas étrangère à cela : Sarah rayonnait, de chaleur, d’énergie, d’inventivité. Son caractère fort attirait et nous voletions dans son aura comme fascinées par sa flamme.
Ouais, je vais changer ça, c’est prévu ^^CiterElle pouvait parfois se montrer cruelle, comme le sont toutes les petites filles, mais jamais envers nous.Je m'inscris dans le groupe qui tique sur "comme toutes les petites filles" !
Ok, complètement d’accord !CiterNous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège,que tu gagnerais en fluidité, légèreté, aérienneté, bulles d'airs dans la crème fouettée (pardon pardon :huhu:) en remplaçant "notre collège" par "du collège". Là, je trouve que le "notre" raisonne pas très agréablement avec le "nous nous".
Hum, mais si c’est la limite, ça veut dire que c’est passé quand même ? :-¬? Non, sérieux, je comprends bien. Il faut que je laisse des phrases assez longues, pour le rythme mais je peux sûrement faire l’économie de quelques virgules !CiterNous nous liâmes alors à quelques garçons de notre collège, qui habitaient dans le quartier, et nous nous rejoignions parfois dans un parc, en début de soirée, quand le soleil nous laissait du répit et avant que nos parents, rentrés du travail, ne nous rappellent pour le dîner.C'est vraiment à la limite de la longueur que je peux supporter avant de faire une overdose de virgules.
Ah. Sur le fond ou sur la forme ? (ou les deux ? :mrgreen:)CiterPour moi, parfois j’appréciais de sortir un peu de notre environnement limité, parfois je me rendais au parc surtout parce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.Bof, je suis vraiment pas convaincue par cette phrase.
Ouais, tu as entièrement raison. D’autant que, scientifiquement parlant, ça ne me convenait pas non plus (mais j’espérais secrètement que personne ne tiquerait ^^) (vu l’été que je décris, tous les jours sont caniculaires !) En relisant, je ne vois pas pourquoi j’ai absolument voulu garder ce bout, donc c’est viré !CiterUne après-midi particulièrement chaude, qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires, nous étions enfermées une fois de plus dans la chambre de Sarah.Je suis pas sûre de l'utilité de "qui faisait suite à plusieurs jours caniculaires", j'ai l'impression que tu l'as quand même pas mal déjà dit. En tout cas, c'est ancré dans mon imagination, la chaleur touffeur étouffante, à ce stade de la lecture. Du coup, ça me plairait bien de pas avoir ce bout de phrase en plus pour ré-enfoncer le clou.
Oui, tu n’es pas la seule. Comme je l’ai expliqué plus haut, j’ai hésité à virer toute référence au monde contemporain, mais bon, c’est pas non plus si gênant, si ?CiterSarah, allongée sur son lit, tapotait nonchalamment sur son portable.En fait, au moins autant que le décor bucolique, je crois que c'est le fait que tout le texte soit au passé simple qui a suscité mon étonnement en arrivant au portable.
Ouais, je suis d’accord. Mais tous les verbes auxquels j’ai pu penser ne décrivait pas cet état d’esprit que je voulais donc j’ai laissé ainsi… Mais si tu trouves, n’hésite pas à proposer !CiterJ’émis un « hm » uniquement destiné à signaler que je l’avais entendue.Tu perds en élégance de formulation par rapport au reste, je trouve. Je cherche une façon de nommer le "hm", sans l'écrire comme ça entre guillemets.
Hum, je sais pas, peut-être que je voulais noter qu’elles étaient face à face ? Je ne me rends pas compte si ça se comprend implicitement ou pas ? Je me dis que, inconsciemment, la narratrice se serait installée face à Sarah.CiterMon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.c'est important la précision géographique "adossée à son armoire qui faisait face au lit" ? Parce que je la trouve quand même sacrément tordue !
Ok. Je vais essayer de trouver autre chose…CiterIl m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.je trouve le "comme un membre certes différencié" très étrange.
J'aime beaucoup la fin, elle porte bien son nom, c'est plein de finesse ( contrairement à mes jeux de mots :-¬?). Je comprends qu'on puisse la trouver frustrante mais au contraire, je trouve que cette retenue colle très bien au ton du reste du texte. C'est tout plein de pudeur et d'élégance. Et finir par "coeur froid" après avoir passé tout le texte à décrire une atmosphère caniculaire, c'est vraiment chouette !Merci ! Tu sais, je n’y avais pas trop réfléchi mais tu mets des mots sur l’explication de ma volonté inconsciente de terminer sur « cœur froid » ;D (je voulais faire une antithèse avec la main chaude, mais tu as entièrement raison, ça prend encore plus de sens avec tout le reste du texte)
Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.moi c'est la subordonnée "que je commençais à reconnaître" qui m'a fait comprendre que la narratrice parlait de Sarah ;)
Super, c'était exactement ce que je voulais ^^CiterUne sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.moi c'est la subordonnée "que je commençais à reconnaître" qui m'a fait comprendre que la narratrice parlait de Sarah ;)
J'ai tout de suite pensé à "Sara la baigneuse" en lisant ton titre parce que je l'ai étudié il y a peu hahaAh ah, le hasard, c'est joli :)
Je haussais de nouveau les épaules en détournant les yeux pour me perdre dans la contemplation du jardin qu’on apercevait par les volets mi-clos. Son raisonnement m’échappait mais il devait y avoir un sens à cette affirmation. À vrai dire, je ne savais même pas que je plaisais à Gaspard, alors quant à savoir ce que je pensais de lui… Il m’apparaissait dans le groupe comme un membre certes différencié, surtout grâce à ses yeux qu’il avait d’un bleu presque transparent, mais ne présentant en soi pas plus d’intérêt que ses compagnons.J'ai trouvé ce passage (et uniquement ce passage) assez lourd. Peut-être c'est l'effet trop de pensées en trop peu de temps. Visiblement ça lui est pas mal égal, l'opinion de ce Gaspard, alors peut-être plus insister sur une réaction qui traduirait son manque d’intérêt (genre "qui ça ? Jepensetotalementàautrechose") que sur des pensées, qui traduisent trop son... son manque d’intérêt (c'est clair keskeuh j'raconte ?).
J'ai trouvé ce passage (et uniquement ce passage) assez lourd. Peut-être c'est l'effet trop de pensées en trop peu de temps. Visiblement ça lui est pas mal égal, l'opinion de ce Gaspard, alors peut-être plus insister sur une réaction qui traduirait son manque d’intérêt (genre "qui ça ? Jepensetotalementàautrechose") que sur des pensées, qui traduisent trop son... son manque d’intérêt (c'est clair keskeuh j'raconte ?).Bon, dommage, j'ai essayé de faire le moins lourd possible...
A part ça, très très beau texte, tes mots sont d'une justesse impressionnante, c'est à la fois personnel et réaliste mais, en effet, qu'est-ce que cette fin ? Moi, pendant toute ma lecture, j'étais persuadée que la gamine était raide dingue de Sarah et que c'est comme ça que ça allait se passer...:) désolée pour la fin...
Le thème me plait, l'ambiance me plait, l'évolution me plait et surtout, cette fin qui est presque laissée aux mains du lecteur, appelant à plusieurs interprétations, me ravit.
C'est juste la main dans la main avec Gaspard et pourtant beaucoup de sensations. La gentillesse de Gaspard et la beauté de Sarah, entre les deux son coeur balance.
Hum, ça ne me semble pas antinomique, puisque « une sorte de » n’est pas forcément imprécis (ça peut être une catégorisation). Il faut que je réfléchisse à l’enlever. J’ai voulu donner un rythme assez lent aux phrases dans ce texte, pour coller à l’atmosphère, du coup, en supprimant des mots, j’ai l’impression de trop modifier le rythme.CiterLa touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieurePourquoi « sorte » ? Cette atténuation imprécise n’apporte rien, au contraire, elle contredit ce qui suit : à tel point que notre sang semblait parfois bouillir
Je te comprends, ce n’est effectivement pas très original. Mais c’est plutôt vrai, non ?CiterNous avions l’âge des premiers émois.« premiers émois » expression toute faite, un peu galvaudée (syntagme figé)
CiterEncore bien trop jeunes pour avoir à trouver un job d’été, mais déjà trop âgés pour avoir besoin d’être surveillés constamment, nous étions laissés à l’abandon par nos parents qui, eux, travaillaientJe trouve cette phrase un peu lourde, trop précise dans ses explications. Entendons-nous, je n’ai rien contre les phrases longues (je suis un fou de Proust) mais celle-ci n’est pas fluide. Plus court, peut-être :
Encore bien trop jeunes pour un job d’été, nous étions laissés à l’abandon par nos parents.
Citervolets clos ou mi-closplus simplement volets mi-clos, même si ce n’est pas l’exacte vérité et que parfois ils étaient clos.
Citerpour laisser entrer quelque lumièrepour laisser entrer la lumière
quelque : un peu précieux
Citerde manière plus ou moins réaliste – plutôt moins que plus.cette remarque relève du commentaire de l’auteur. Cela alourdit le texte et rompt la fluidité. Ca donne de la distance entre le lecteur et l’histoire. Inutile, et même nuisible.
CiterCela m’aurait angoissée car j’étais de nature timide et craintive devant l’inconnuUn instant, du fait de cette phrase, j’ai cru que c’était la narratrice qui avait déménagé.
A sa place, j’aurais été angoissée…
Oui, c’est vrai !Citerles conversations futiles ne me convenaient pas.les conversations futiles ne me convenaient plus
car la narratrice a évolué, elle est d’ailleurs encore en pleine évolution.
Alors, là, je ne vois pas pourquoi ce « donc » ne te plaît pas ? A cause du « parce que » précédent ? Sinon moi je vois bien une relation de cause à effet entre « Sarah le voulait » et « je ne voyais rien de mieux à faire ».Citerparce que Sarah le voulait et que je ne voyais donc rien de mieux à faire.Le donc n’a pas sa place ici. Pas de donc, le moins possible de donc.
Bien vu !Citerles dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulionsLorsque nous les foulions est inutile. les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds. Suffit largement. On voit très bien l’image.
Ok pour la fraîcheur !Citerle calme et le fraisle calme et la fraicheur serait plus agréable à lire.
Ok, je vais voir ce que je peux faire pour changer cela.Citermais un cri de reproche le coupa.il faudrait vraiment trouver autre chose : mais un cri nous fit nous retourner ?
Alors alors… Bon, en relisant les premiers commentaires et le tien, je vois que ce n’est pas clair. Pourtant certains ont compris, et je ne veux pas trop en dire. Il me semble que j’ai déjà un peu modifié le dernier passage suite aux avis de Mil, ernya, & cie. Mais il peut certainement être amélioré.CiterIl me regarda avec son doux sourire, sûr de lui, satisfait de sa journée. Une sueur glacée me descendit le long de la colonne vertébrale tandis qu’un rire cristallin faisait naître au creux de mes reins une chaleur que je commençais à reconnaître.Je n’ai pas vraiment compris ce dernier passage. Pourquoi la sueur glacée ? Parce qu’elle voit le sourire satisfait de Gaspard ? Ou parce qu’elle a vu la peau du ventre de Sarah ?
La peur est mauvaise conseillère. Ce jour d’été, dans la chaleur pesante de la fin d’après-midi, je fis un choix, et je rentrai chez moi avec la sensation étrange de flotter hors de mon corps. J’avais la main dans celle de Gaspard, chaude et palpitante. Et le cœur froid.
Un garçon a-t-il vraiment un rire cristallin ? Ou bien n’est-ce pas lui qui rit ? Mais qui ? Sarah probablement.
Pourquoi la peur ? De qui, de quoi ? Que lui conseille la peur ?
Pourquoi le cœur froid ?
J’ai bien sur mon idée, mais si c’est la bonne, ce n’est pas clair, pas assez explicite (pas au sens que l’on donne ici dans les titres des textes à ne pas mettre entre toutes les mains.)
Si mon idée n’est pas la bonne, quelle est-elle ?
Nous attendions un orage salvateur. Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasait. La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir. Nous avions l’âge des premiers émois.
Encore bien trop jeunes pour avoir à trouver un job d’été, mais déjà trop âgés pour avoir besoin d’être surveillés constamment, nous étions laissés à l’abandon par nos parents qui, eux, travaillaient.
mis, et les rêves. Notre imagination et notre rêverie
De temps en temps Solène et Laure nous rejoignaient mais la chaleur était telle qu’elles préféraient souvent rester confinées dans les intérieurs frais de leur maison.
Sarah semblait trouver un vif intérêt à ces garçons que nous vîmes deux ou trois fois. Pour moi,
Petit à petit, cependant, sa vitesse décrut jusqu’à ce qu’elle puisse arrêter doucement de ses pieds la balancelle.
La touffeur de l’air se mêlait à cette sorte de fièvre intérieure qui nous animait, à tel point que notre sang semblait parfois bouillir.Je crois que c'est la première fois que je fais attention au mot "touffeur" ; il me plait beaucoup (et la phrase est belle).
Nous nous gorgions d’oisiveté.:coeur:
nous nous racontions tout, les livres lus, les films vus, les chansons entendues,pas trop convaincue par la suite de terminaisons en -u, je trouve que ça sonne moche
les petits frères horripilants, les parents intrusifs, les secrets des amis, et les rêves. Notre imagination et notre rêverie n’avaient pas de fin, nous pouvions passer des heures à spéculer sur notre avenir, de manière plus ou moins réaliste – plutôt moins que plus.rêve/rêverie c'est pas très heureux. Je pense qu'on peut se passer de la répétition
Elle était arrivée en début d’année dans ma classe, peu après la rentrée. L’histoire classique d’un déménagement imprévu : nouvelle maison, nouveau collège, nouveaux camarades. Cela m’aurait angoissée car j’étais de nature timide et craintive devant l’inconnu.c'est rigolo, tu doubles souvent tes infos, j'ai l'impression. Enfin je sais pas trop comment dire mais là on a :
Mon attention était toute entière portée sur le dessin que je crayonnais, adossée à son armoire qui faisait face au lit.je crois qu'il y a quelque chose dans le "le dessin qui/son armoire qui" que je trouve un peu lourd et pas très beau
— Tu t’en fiches ?!bouuuuh, le ?! c'est pas beaaaaaau :s
Je haussais les épaules encore une fois, seule réponse qui me semblait appropriée pour cacher mon trouble.je haussai, non ?
je rentrai chez moi avec la sensation étrange de flotter hors de mon corps. J’avais la main dans celle de Gaspard, chaude et palpitante. Et le cœur froid.:coeur:
Jamais nous n’avions connu un été aussi étouffant et nous cherchions par tous les moyens à échapper à cette chaleur qui nous écrasait. La touffeur de l’air se
nos seuls plaisirs extérieurs étaient de plonger dans l’eau fraîche de la piscine, pour rejoindre ensuite l’ombre des arbres et nous y étendre en attendant le prochain plongeon.
le soleil était encore trop haut et les dalles blondes qui entouraient le bassin nous brûlaient les pieds lorsque nous les foulions.oui on se doute que ce n'est pas lorsqu'elles les regardent :-X