Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: pehache le 16 Février 2016 à 19:23:12
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Salut !
je m'occupe de charger le fichier audio dans la soirée et je n'ai du coup pas encore écouté ta lecture audio. ;)
Toutefois je voulais laisser un mot suite à ma lecture du poème. Il m'a beaucoup touchée, beaucoup parlé. Je n'ai trouvé aucun mot en trop et ça chantait vraiment (d'ailleurs j'ai très envie de voir le rendu à l'oral). Un petit coup de coeur du soir :coeur: Le rythme aussi, est vraiment très bon et nous porte.
Je trouve donc ce poème très abouti, rien à redire pour ma part. Et superbe, je suis soufflée.
Avec un coup de coeur par dessus le coup de coeur pour la toute fin :
Mais si soudain frémit le battement d’une aile,
mais si soudain jaillit l’improbable étincelle,
qu’importe si l’échec
doit sanctionner l’envol, espiègle est cet instant
qui frissonne ébahi, quand nous touche l’aurore
comme un commencement
merci pour ce poème :coeur:
Milla
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Bonjour pehache ! :-* Je me suis lancé dans la lecture d'un de tes poèmes. Il fallait bien que je m'y mette !! Et puis il y a des choses à en dire... Poème torturé, selon moi, un peu sur le spleen de Baudelaire, celui qui stimule l'égarement. J'y trouve la tourmente, un mélange de contemplation et de mélancolie explosif, presque mortel. Tu oses travailler le poème, il y a une véritable maîtrise de la langue.
Ce n’est jamais qu’ébauche.
Tu l'as dit !
ça va viendre dans l'audiothèque
:o Ça fait partie du poème !?
Alors,
Je trouve que tu as une écriture agressive, un peu comme celles de Sade ou de Prévert, tu vas chercher les images qui s'opposent et tu nous obliges presque à les accepter. Difficile de lire les poème autrement que tel que tu l'as voulu, c'est un parti pris, n'hésite pas à le justifier mieux encore. C'est donc une écriture qui parle, même si le propos manque selon moi de clarté. Pour autant, manquer de clarté peut être en soi légitime, disons que j'hésite entre une proposition et l'autre...
Faut-il interpréter ton poème d'une manière ou d'une autre ? :huhu: Ou doit-on plutôt l'identifier comme étant une simple rêverie ?
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yop !
le lecture audio :
ce n'est jamais qu'ébauche (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,19922.0.html), de Pehache, lu par lui-même, lecture (https://soundcloud.com/user-688395540/ce-nest-js-quebauche-2016)
J'ai bien aimé la musique en fond qui enrobe les mots, mais je trouve que l'écho sur la voix dessert le texte :\?
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yop !
le lecture audio :
ce n'est jamais qu'ébauche (http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,19922.0.html), de Pehache, lu par lui-même, lecture (https://soundcloud.com/user-688395540/ce-nest-js-quebauche-2016)
J'ai bien aimé la musique en fond qui enrobe les mots, mais je trouve que l'écho sur la voix dessert le texte :\?
je lui dis exactement la même chose :)
mais toi il t'écoutera peut-être
pour en revenir au texte, je trouve également que la fin est la partie la plus aboutie, par rapport au reste, qui est très hermétique, pour parler brièvement
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Millanox, merci beaucoup, les compliments sincères sont chose rare. Je rougis d'aise. (Pour la musique, ce sont des amis, un soir, qui l'ont pondue pour mon texte...
Pour ce qui est de la "fin"... Ben, comment dire, ça arrive à la fin. Plus sérieusement, la fin résulte d'un avant. En bref, je n'arrive pas vraiment à séparer la conclusion du cheminement.
Tu as raison, j'ai écouté, mais quel décalage entre l'écoute, chez moi, en format non compressé et ce que ça rend ici. On efface, (enfin... toi, si tu veux bien) je tiens compte de tes remarques et j'envoie un truc plus basique.
Alan Tréard. Je me permets de reprendre ta première phrase pour la rejeter en bloc. Dans les deux textes postés ici ("il y a", accepterait ta remarque plus que celui-ci, d'ailleurs), oui, je veux bien entendre l'expression " écriture agressive", mais il ne s'agit là qu'une des cordes à mon arc- et non celle que j'utiliserais le plus souvent, tout au contraire.
Une autre phrase demeure, pour moi, un mystère: "c'est un parti pris, n'hésite pas à le justifier mieux encore." C'est à dire ?
Manquer de clarté, dis-tu aussi... Mais, bien sûr. Il ne m'intéresse nullement de dire la rose, de chanter l'évidence ni de philosopher en vers. La poésie, pour le moins la mienne(...), cherche à cerner ce qui, justement, échappe.
On peut, si on préfère, chanter les sous et Rocamadour (à titre d'exemple), faire des mots croisés, jouer au pétomane littéraire- et pourquoi pas ?
Mais ce n'est pas mon choix.
Merci, en tout cas, de ta lecture bienveillante.
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c'est fait, j'écouterai la nouvelle version avec plaisir :)
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Bonjour pehache,
Comme je le disais précédemment à Eveil, il est évident que le texte appartient toujours à l'auteur, il exprime sa liberté de défendre son intention, de préserver sa souveraineté de poète, d'écrire comme bon lui semble. Mes commentaires peuvent se tromper, il est essentiel que tu puisses librement bénéficier de ton propre poème, sans limite. Nulle volonté de te censurer, bien évidemment (ni de détourner ton poème d'ailleurs).
Ton commentaire est à l'image du poème, si tu m'interdis d'employer le terme "écriture agressive," m'autoriseras-tu au moins le terme "écriture imposante" ?
Écriture imposante dans ce qu'elle a de voulu et d'assumé. Ce n'est ni un compliment ni une critique, c'est une appellation ; tu comprendras que nommer les choses permet d'en parler !
Une autre phrase demeure, pour moi, un mystère: "c'est un parti pris, n'hésite pas à le justifier mieux encore." C'est à dire ?
Ça, normalement, tu devrais le comprendre. :huhu: Celui qui écrit écrit parce qu'il a une raison d'écrire ! Cette raison d'écrire, il l'applique selon ses choix, sa détermination et sa personne. Un monde dans lequel les poèmes tomberaient magiquement dans l'étrange imagination de n'importe qui n'existe pas. Autrement dit, tu ne peux pas écrire et dire ensuite : "Mais non ! Je n'ai pas écrit."
Au pire, tu peux assumer ton incapacité à comprendre ta propre intention, je ne m'en irai pas crier au scandale.
Si tu écris "seuls les cons aiment la vie" soit tu l'as écrit parce que tu estimes que c'est vrai, soit tu l'as écrit parce que tu as une autre raison de l'écrire : la caricature, l'échappatoire, la méditation, l'élégance, etc.
Sans une telle loi, tu pourrais dépasser le stade du "seuls les cons aiment la vie" et avoir des propos racistes, antisémites, haineux, voire pire !!
Bien sûr, tu n'as pas dit ça dans ton poème ! :bouquine: Mais tu as dit d'autres choses !! Qui donc pourrait publier sans ne rien dire !? Enfin...
Toutes ces paroles ont une identité, il y a eu des choix à l'écriture, il y a une intention, il y a une expression. Un monde dans lequel les poèmes ne seraient pas choisis serait un monde chaotique, sauvage et catastrophique. Il en est de même pour le style et la narration, et pour tout ce que contient le poème en significations. Poète qui dirait "je n'ai rien choisi... tout est tombé comme dans une inspiration divine" serait peut-être fou ? ou un fin filou... ou même un copiste dont le nègre est caché dans la cave !!
8| As-tu un nègre caché dans la cave, mon cher pehache ??
Manquer de clarté, dis-tu aussi... Mais, bien sûr. Il ne m'intéresse nullement de dire la rose, de chanter l'évidence ni de philosopher en vers. La poésie, pour le moins la mienne(...), cherche à cerner ce qui, justement, échappe.
Bon, c'est un parti pris, tu dis ta poésie, celle qui t'appartient. J'aurais aimé comprendre ce qui échappe tant à qui, et en quoi c'est poétique. Comme je l'expliquais dans mon commentaire précédent, manquer de clarté peut être légitime. Mes questionnements me concernent en tant que lecteur, c'est la curiosité qui me pousse à commenter, le poème m'échappe encore, mais tu dis que c'est voulu : alors ? Dois-je en rester au mutisme et au secret que tu revendiques ? Eh ! N'y a-t-il pas des poètes du brouillard, ceux qui parlent eux-mêmes de l'égarement, décrivant la nature humaine dans tout ce qu'elle a de perdu, d'absurde, que dis-je ! D'invraisemblable...
Effectivement, je questionne les poèmes que je lis. On ne pourrait pas dire "j'ai lu un poème de pehache" si on oubliait soudainement la lecture, refusant alors tout questionnement qui en découle. Et lorsqu'une intention m'échappe, je m'en vais directement questionner le poète :
- Quelle est ton intention ?
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Tout d'abord, des excuses. L'un de nous a mal compris, disons que c'est moi.
Je ne te reprochai en aucun cas de parler d'écriture agressive, je voulais juste faire entendre que, si tu l'éprouves ainsi- et ça ne me choque pas!- je n'écris pas tjs ainsi, loin s'en faut.
Une autre phrase demeure, pour moi, un mystère: "c'est un parti pris, n'hésite pas à le justifier mieux encore." C'est à dire ?
Là encore, incompréhension. Non le parti pris, le "mieux encore", c'est là-dessus que je t'interrogeais.
As-tu un nègre caché dans la cave, mon cher pehache ??
Je suis à moi-même une multitude de nègres- et c'est ce qui me ravit dans l'écriture, notamment.
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Eh ! Bien, je peux éventuellement te conseiller de questionner les raisons pour lesquelles tu aimes ce qui échappe au lecteur, en quoi ça te plaît. Plus tu t'y attaches, mieux justifiée l'intention sera.
Pourquoi en parles-tu ? Veux-tu en parler ?
Aimes-tu les lecteurs ? En quoi les détestes-tu ? Quel est ce mouvement que tu fais vers eux ? Publier ou ne pas publier ? À quoi bon ?
Ensuite pourquoi choisis-tu ces termes et non d'autres ?
Ce n’est jamais qu’ébauche, amorce de caresse, infimes cicatrices, parcours d’un doigt songeur au bord du précipice.
Car c’est là, c’est tout proche… Tendre, bander son arc.
L’amour, la mort, l’amer- l’âcre parfum des Parques.
Ce n’est jamais qu’ébauche, est-ce une insulte envers toi-même ?
amorce de caresse, début de caresse... le poème ?
infimes cicatrices, Ah ! Non, grossières cicatrices...
parcours d’un doigt songeur au bord du précipice. sexy !!
Car c’est là, c’est tout proche… Oh ! Oui, je le sens, le plaisir...
Tendre, bander son arc. Ah ! Bander... son arc...
L’amour, la mort, l’amer- l’âcre parfum des Parques :o perdu...
Bon, casser le plaisir peut être légitime, effectivement. On peut imaginer que tu veuilles générer de la frustration chez le lecteur. C'est la raison pour laquelle je découvrirai tes prochains poèmes avec curiosité. Pourquoi pehache a-t-il cassé mon plaisir ? Veut-il me déplaire ? Ainsi j'espère que tu avais une bonne raison de me casser mon plaisir >:( parce que je suis un lecteur capricieux... :huhu:
Et enfin, lorsqu'un lecteur te demande à nouveau un sens au poème, est-ce que tu le censures ? Crois-tu que ne rien comprendre, c'est le début du bonheur ?
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Millanox, merci beaucoup, les compliments sincères sont chose rare. Je rougis d'aise. (Pour la musique, ce sont des amis, un soir, qui l'ont pondue pour mon texte...
Pour ce qui est de la "fin"... Ben, comment dire, ça arrive à la fin. Plus sérieusement, la fin résulte d'un avant. En bref, je n'arrive pas vraiment à séparer la conclusion du cheminement.
Tu as raison, j'ai écouté, mais quel décalage entre l'écoute, chez moi, en format non compressé et ce que ça rend ici. On efface, (enfin... toi, si tu veux bien) je tiens compte de tes remarques et j'envoie un truc plus basique.
Alan Tréard. Je me permets de reprendre ta première phrase pour la rejeter en bloc. Dans les deux textes postés ici ("il y a", accepterait ta remarque plus que celui-ci, d'ailleurs), oui, je veux bien entendre l'expression " écriture agressive", mais il ne s'agit là qu'une des cordes à mon arc- et non celle que j'utiliserais le plus souvent, tout au contraire.
Une autre phrase demeure, pour moi, un mystère: "c'est un parti pris, n'hésite pas à le justifier mieux encore." C'est à dire ?
Manquer de clarté, dis-tu aussi... Mais, bien sûr. Il ne m'intéresse nullement de dire la rose, de chanter l'évidence ni de philosopher en vers. La poésie, pour le moins la mienne(...), cherche à cerner ce qui, justement, échappe.
On peut, si on préfère, chanter les sous et Rocamadour (à titre d'exemple), faire des mots croisés, jouer au pétomane littéraire- et pourquoi pas ?
Mais ce n'est pas mon choix.
Merci, en tout cas, de ta lecture bienveillante.
mélol que je suis agressé par un rancunier ! ;D
pehache, la lecture de ce commentaire de bon matin, après une nuit de travail, me fait doucement sourire et je me dis : "il en est encore là ?"
comme je te l'ai déjà dit, tu peux te libérer de cette emprise mentale mais il faut le réaliser d'abord et le désirer ensuite
en attendant je m'aperçois, et je ne suis certainement pas le seul, que :
- tu fouilles dans mes poubelles pour trouver de quoi manger (demande-moi, c'est plus simple et plus honnête)
- tu es sujet à la vexation (ton ego déborde)
pourtant, tout le monde peut changer
pourtant, demain est réellement un jour nouveau
tout est question d'état d'esprit, de vision des choses, d'élargissement de la pensée
sans rancune, je te souhaite un bon travail ainsi qu'une belle journée
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Alan: "Et enfin, lorsqu'un lecteur te demande à nouveau un sens au poème, est-ce que tu le censures ? Crois-tu que ne rien comprendre, c'est le début du bonheur ?"
Je ne censure aucun commentaire, non, et tout questionnement est respectable.
Mais je ne tiens pas la main de mes poèmes...
Et maintenant, va, mon texte, où le hasard te mène.
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Je ne censure aucun commentaire
en revanche, tu ne réponds pas toujours ;D
y a pas de mal
belle journée
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L'obscurité vaincra !
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L'obscurité vaincra !
(Elle ne passera pas par moi...)
Tu connais l'anecdote qui fit dire à Mallarmé (s'adressant à Degas "Mais Degas, ce n'est pas avec des idées qu'on écrit des poèmes, c'est avec des mots" ou encore, du même: "ce que le poète a voulu dire, il l'a dit".
Non je ne vante pas l'obscurité, je tente de chanter ce qui se dérobe.
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Ne t'inquiète pas, pehache, c'est vrai que j'exagère quand je dis "l'obscurité vaincra."
Chacun a le droit aussi de laisser une part de mystère planer sur son œuvre.
Je te demande pardon pour cet excès d'humour, et je te remercie pour cet échange enrichissant.
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L'humour n'est js en excès.
(Du moins quand il est partagé, qu'il n'est pas "contre" mais avec; ce qui était le cas).
Pour te conforter (j'ironise) dans ton point de vue, lis-donc "il y a", c'est du même tonneau.
PS: ici, le titre était, déjà, "déceptif".
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Hello,
J'ai beaucoup aimé. Chuchotement des fentes, scintillement des traces ; bourdonnent les crevasses, marmottent les lézardes, c'est vraiment beau.
Je vais écouter la version audio :)
A+ !
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... merci aux lecteurs.
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Qqun, plus haut- et je n'ai pas le pouvoir d'effacer ces ignominies, a écrit:
"en attendant je m'aperçois, et je ne suis certainement pas le seul, que :
- tu fouilles dans mes poubelles pour trouver de quoi manger (demande-moi, c'est plus simple et plus honnête)"
En dépit de ces propos orduriers, mensongers et prétentieux, j'ai remis le te texte qui, même mauvais, mérite mieux que ces accusations débiles et jalouses.
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Bonsoir Pehache,
Pas d'aide à t'apporter ( comment pourrais-je ? ) sinon te dire que j'ai aimé… plus qu'aimé ce poème.
Comme MillaNox , sa fin m'enchante littéralement. ( merci MillaNox pour le coup de coeur au fait ! )
Je suis pratiquement sûre que des magazines de poésie seraient intéressés par tes poèmes comme je te l'ai déjà dit , je crois.
:)
Bonne suite,
Luv
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Je vis à la campagne, ne fréquente pas de milieu intellectuel, ignore tout des "revues de poésie"- je me demande même s'il en existe encore.
Merci de tes encouragements, qui, eux, relèvent du réel.
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Il en existent plusieurs. Certaines font des appels à texte, d'autres n'imposent pas de thème. Si tu veux quelques noms, dis-moi, j'en lis de temps en temps.
Sinon, une recherche sur internet...
;)
Luv
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C'est marrant que ce poème-ci plaise.
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Je ne l'avais pas lu ce texte.
Je crois que tu l'avais retiré.
C'est agréable à lire, léger aérien et fugace comme une inspiration qui vient.
"n’épousant que le voile de la Maya qui rit."
Tu fais référence à une muse ? La fille de Picasso ?
Il me plaît ce poème, l'ébauche est d'un seul tenant et c'est mieux que des fragments. Bravo
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Merci, (Maya au sens hindouiste).
(j'aime bien les "fragments" aussi.)
Pour ceux que ça intéresse:
http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,19882.0.htmlhttp://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,19882.0.html
est de la même veine)
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"il faut prêter l’oreille, être tendre et tendu, être prêt à saisir ce qui déjà n’est plus."
Même s'il est pour moi difficile d'adhérer à l'ambiance de tes textes; il y a cette forme de sincérité et toujours quelques passages agréables et évocateurs dans leur début.
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Critique bien sévère, à mes oreilles (tjs hypersensibles, mais accueillantes, aussi) Cyr. Tu pourrais expliciter ?
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"Mais si soudain frémit le battement d’une aile,
mais si soudain jaillit l’improbable étincelle,
qu’importe si l’échec
doit sanctionner l’envol, espiègle est cet instant
qui frissonne ébahi, quand nous touche l’aurore
comme un commencement"
Ce passage est plein d'élan, mais il m'attriste à la fois.
Je ne souhaite pas que tu changes tes textes. Je voudrais mieux les comprendre, ou plutôt comprendre ce qui fait, qu'on peut y être bien.
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Je comprends mieux, merci.
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Ceci est mon premier commentaire : soyez cléments !
Tout d'abord, le poème, l'idée et le style sont très intéressants. Je trouve le poème de qualité. Personnellement, j'ai beaucoup aimé.
Cependant, pour que mon commentaire ne soit pas seulement laudateur, mais qu'il t'apporte quelque chose, cher pehache, je vais me permettre de souligner ce qui, selon moi, pourrait être retravaillé ou repensé dans le but d'une quintessence.
D'après moi, le style énumératif que tu as employé correspond parfaitement à l'idée d'ébauche, mais tu en abuses, il me semble, un peu trop, ce qui rend le poème peut-être (trop) long et un peu lourd. Je pense que l'ébauche doit être fluide et plus éphémère, brève et insaisissable : or, en multipliant le même effet d'écriture (l'énumération affolée et l'auto-engendrement) tu fêles, d'après moi, l’évanescence de l'ébauche car l'énumération structure tout ton poème.
Je te conseillerai donc de briser cette structure cadrée (l'énumération répétée) en raccourcissant le poème ou en variant à certains passages cet effet stylistique.
Je termine en te citant ce que j'ai perçu comme sublime dans ton poème :
"Ce n’est jamais qu’ellipse,
éclipse, entrebâillure, à peine égratignure,
déchirure du voile,
du rideau, éraflure
d’où s’échappe l’azur. Métaphore, reflet,
c’est une ombre qui passe derrière des volets,
lumineuse, éphémère, ainsi qu’une écorchure.
Il faut tendre l’oreille, être prêt à jaillir- frelon, faucon, corneille- il faut prêter l’oreille, être tendre et tendu, être prêt à saisir ce qui déjà n’est plus.
Car déjà
à l’imparfait le rêve
conjugué se défait, se délite en nuages :
le ver est le temps même qui nous offre ses fruits.
Mais si soudain frémit le battement d’une aile,
mais si soudain jaillit l’improbable étincelle,
qu’importe si l’échec
doit sanctionner l’envol, espiègle est cet instant
qui frissonne ébahi, quand nous touche l’aurore
comme un commencement"
Ce passage, me semble, sublime : cadence parfaite dans l'ébauche et désir toujours renaissant d'en relire les mots.
Que le "sérieux" de mon commentaire témoigne de l'intérêt que j'ai porté à ton texte !
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Je n'avais pas lu ce commentaire.
Edel, c'est un texte incantatoire, donc répétitif, redondant.
Je conçois très bien que l'on trouve ça casse-bonbon.
Un des premiers lecteurs m'avait dit: tant de mots pour dire si peu...
Mais c'est, à peu près, ce que j'avais voulu.
Merci, en tout cas, de ta lecture amicale.
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Un beau jaillissement de mots !
Ruissellement inspiré, généreux...