Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Platypus_Khan le 09 Février 2016 à 16:35:34
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Tu as ce regard de belle ferronnière qui se dérobe de moi.
Ton pas léger et lent pourfend le sol dans des airs d'opéra.
Tu t'empares d'une coupe de champagne qui pétille sur tes labiales.
Et je me sens bien con devant ta furtive silhouette boréale.
Tu laisses derrière toi ce doux parfum d'ivresse et d'indifférence.
Tu prononces ces silences qui inclinent genoux avec allégeance.
Je divague, divague encore, mes yeux regardent mes chaussures cirées.
Ma main incontrôlable se réfugie sur une orpheline ambrée.
Tu sèmes le poison goutte à goutte de l'alambic de tes talons.
Je sens mes phéromones mutines devant ta proue et tes canons.
Tu propulses les voiles de ta robe et balances tes hanches hypnotiques.
Et je reste planté sur les rives comme un marin cataleptique.
Repense à elle,
Aux baisers désarmés sur la cuirasse barbelée de tes joues,
A ses paumes dans les tiennes, à son souffle chaud sur le haut de ton cou.
Je te retrouve, toi, mon fantasmagorique fantôme endormi.
Pourquoi ce revenant embué me foudroie t-il aujourd'hui ?
Le tabac caresse mon larynx tandis qu'au travers des silhouettes
La rosée de mes iris rencontre tes pupilles baïonettes.
Dehors, la lune se couvre avec dédain de son châle nuageux.
Dedans, l'ardent phoenix s'élève et me brule à petit feu.
Allez ! Rallume toi un cylindre, sur tes lèvres virevolte la flamme.
Que des océans cinabres s'évapore un filet de ton âme.
Le butane s'échappe, la pierre claque, la pyrotechnie fait son œuvre.
Et que l'élégant machiavélisme froid ordonne les grandes manœuvres.
Je ne vois que cette jambe érotique fuselée d'un escarpin.
Et le carmin que tu effaces avec grâce du revers de ta main.
Les hampes de tes hanches qui frémissent à la source de mon bassin.
Tes seins plein d'arrogance qui fleurissent comme un bouquet de jasmin.
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Si les modérateurs me le permettent, j'aimerais attendre un peu d'avoir quelques avis avant de commenter mon propre texte.
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Des avis ?
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Hello, je faisais un tout par là, et je t'ai vu, tout seul et désespéré! (mais non, j'rigole!) :-¬?
Donc, j'ai apprécié ton texte, tu développes bien ce que tu veux faire ressentir et c'est parlant.
J'ai juste quelques petites remarque:
Et je me sens bien con devant ta furtive silhouette boréale.
"con" fait un peu tâche ici, comparé au lexique que tu emploies.
La rosée de mes iris rencontre tes pupilles baïonettes
Je ne sais pas trop ce qui me dérange ici, mais je trouve que la formulation est étrange.
Dehors, la lune se couvre avec dédain de son châle nuageux.
Dedans, l'ardent phoenix s'élève et me brule à petit feu.
:coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:
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Muchas Gracias pour ton retour.
Eh oui, il était tout seul, abandonné, je me disais que c'était pas bon signe
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T'inquiète, on laisse jamais les textes seuls bien longtemps. ;)
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"se dérober de" est agrammatical (se dérober à).
Je repasserai plus longuement.
M'y voilà.
Je serai franc (ce n'est pas mon habitude)... Je commence par quoi, les bonnes ou les mauvaises remarques ?
Evacuons les mauvaises: j'ai, globalement, trouvé le texte mauvais: des soucis de rythme, des passages lourdingues... Une volonté trop criante (à mes yeux et mes oreilles) de se la jouer poétique... Je peux détailler, si tu le souhaites.
Mais j'ai bcp apprécié certaines images, j'y sens, en germe, de très jolies choses.
Un exemple: "Tes seins plein d'arrogance qui fleurissent comme un bouquet de jasmin. " soit: Tes seins plein d'arrogance, un bouquet de jasmin. Un alexandrin parfait.
Les hampes de tes hanches
font frémir mon bassin.
ou
frémissent
à mon bassin
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Merci Pehache, tu m'apprends quelque chose ! J'ignorais cette règle
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"se dérober de" est agrammatical (se dérober à).
Je repasserai plus longuement.
M'y voilà.
Je serai franc (ce n'est pas mon habitude)... Je commence par quoi, les bonnes ou les mauvaises remarques ?
Evacuons les mauvaises: j'ai, globalement, trouvé le texte mauvais: des soucis de rythme, des passages lourdingues... Une volonté trop criante (à mes yeux et mes oreilles) de se la jouer poétique... Je peux détailler, si tu le souhaites.
Mais j'ai bcp apprécié certaines images, j'y sens, en germe, de très jolies choses.
Un exemple: "Tes seins plein d'arrogance qui fleurissent comme un bouquet de jasmin. " soit: Tes seins plein d'arrogance, un bouquet de jasmin. Un alexandrin parfait.
Les hampes de tes hanches
font frémir mon bassin.
ou
frémissent
à mon bassin
Frémissent à mon bassin c'est vrai que c'est pas mal.
Sinon, je n'essaie pas de me la jouer poétique, mais c'est peut-être l'impression qui s'en dégage. A titre personnel, je ne peux pas m'en apercevoir. Peut-être que d'autres iront dans ton sens.
Merci pour ton avis honnête en tout cas.
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L'honnêteté, voire, parfois, le courage, il semble bien que ce soit à peu près la seule qualité qu'on me reconnaisse ici. Mais je ne me plains pas, c'est déjà pas si mal en ces temps de fausse-monnaie.
Ami calmant, pehache