Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Charles Dauer le 07 Février 2016 à 11:50:46
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La putain magnifique
Sur ce vaste monde que tu arpentes et hantes inlassablement
Ton empire solitaire et sibyllin s’étend, ma belle amante,
Gouvernant les désirs et les destins depuis l’aube des temps
Devant la promesse du néant, l’âme et la chair tu délivres
De la longue cohorte de malheurs qu’elles enfantent
Quand à tes atours les hommes succombent, comme ivres
Déjà dans leurs yeux ton teint si pâle et tes traits mystérieux
Se reflètent, alors que tombe la nuit où ils s’avancent, monotones
Tous égaux à présent, riches et pauvres, jeunes et vieux
Pour une dernière danse avec l’éternité, avant d’enfin réaliser ici
Un peu tard certes, dans tes bras silencieux où ils s’abandonnent
Combien la mort, cette putain magnifique, est le fantasme de la vie.
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Salut !
Un poème que j'ai trouvé un peu spécial au niveau du fond mais très bien réalisé dans la forme !
Pas de fautes d'orthographe ni de faute de versification (au niveau des rimes, je n'ai pas vérifié le nombre de syllabes de chaque vers...) donc un poème bien construit.
Quand à tes atours les hommes succombent, comme ivres
Je trouve que le "comme ivres" n'a pas trop sa place dans ce poème...
Bonne continuation à toi !
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J'aime beaucoup! :)
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Salut !
Un poème que j'ai trouvé un peu spécial au niveau du fond mais très bien réalisé dans la forme !
Pas de fautes d'orthographe ni de faute de versification (au niveau des rimes, je n'ai pas vérifié le nombre de syllabes de chaque vers...) donc un poème bien construit.
Quand à tes atours les hommes succombent, comme ivres
Je trouve que le "comme ivres" n'a pas trop sa place dans ce poème...
Bonne continuation à toi !
L'absence de faute n'est pas une qualité en soi, seulement un préalable.
Je réitère mes remarques précédentes: l'absence de rythme (alors qu'il y a des rimes et, même!- des majuscules en début de vers) me chagrine.
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Bonjour,
Je trouve qu'il n'y a pas de rythme dans ton poème. Je trouve que chaque vers est indépendant les uns des autres.
Je n'ai pas vraiment saisi le fond de ton poème.
C'est dommage.
Au plaisir.
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Il en faut pour tous les goûts !
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Je n'ai jamais dit le contraire.
A travers ton message, je perçois de la frustration et du mécontentement. Je ne vois pas pourquoi. Je n'ai pas aimé ton poème, c'est tout.
Je n'ai pas dit qu'il était mauvais juste qu'il ne correspond pas à mes goûts !
Au plaisir.
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Non, non, tu te méprends complètement, j'en ai peur ! Je faisais simplement un constat devant la pluralité des opinions et réactions suscitées par le texte.
Et il ne faut certainement pas s'en plaindre.
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Bonsoir ! J’ai trouvé ton poème très original et l’allégorie que tu fais de la mort est très bien trouvée, bravo !
Je trouve cependant que ton poème manque de rythme, tu devrais peut-être y intégrer de la ponctuation. Cela nous permettrait également de deviner tes émotions plus facilement, poète ! Après, le mystère, c’est bien aussi, mais il faut veiller à ce qu’il y ait tout de même une part de clarté…
En tout cas, j’ai trouvé ce petit poème magnifique ;)
Bonne continuation
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Merci pour les commentaires et les conseils !
l’allégorie que tu fais de la mort
On dirait bien que la clarté a quand même levé une bonne part du mystère ;)
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Bonsoir,
Pour moi une très jolie composition. Le rythme ne me pose pas de problème : c'est juste 3 vers par 3 vers... je comprends... :-) P'têt avec un point au bout pour le rendre plus évident ?
Un truc qui me paraît étrange, c'est "Ton empire solitaire et sibyllin". En fait "Empire" et "sibyllin"... ça me paraît décalé, voir disproportionné, entre un empire, qui rend une idée d'immensité, et sibyllin qui évoque (en tout cas pour moi !) des choses discrètes et cachées... Bon, j'ai cherché rapidement une équivalence... choux blanc. Navré de ne faire que critiquer et ne pas proposer... :-)
Ha si ! Le "comme ivres" me gènes aussi... il n'est pas du niveau du reste...
Mais bien ! Bravo :-)
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Merci beaucoup pour ce retour !
En fait "Empire" et "sibyllin"... ça me paraît décalé, voir disproportionné
En fait cela traduit simplement l'idée que la mort relève évidemment, pour nous mortels, d'un monde totalement inconnu au-delà de nos frontières et nos perceptions ("sibyllin"), et que l'incarnation de la mort dans notre imaginaire collectif (la Faucheuse ou quel que soit le nom qu'on veut lui prêter) règne seule sur ce monde mystérieux ("empire solitaire").
Le "comme ivres" me gènes aussi... il n'est pas du niveau du reste...
Tu veux parler du niveau de langue ? En tout cas, d'autres lecteurs ont semble-t-il été eux aussi interpellés, voire gênés, par cette formulation.
Bien sûr, il ne faut pas voir là une référence à une quelconque alcoolisation, mais bien une allusion à l'ivresse des sens, qui s'inscrit dans la thématique du poème et la dichotomie désir/mort.
Du coup je vais peut-être réfléchir à une alternative.
Voilà, j'espère avoir éclairci un peu les choses sur ces deux points.
Au plaisir de te lire !
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Comme certains l'ont fait remarquer avant moi, il y a un décalage entre la présentation avec des strophes de trois vers, rimées et le nombre de syllabes variables. Du coup, je suis un peu égarée et je ne sais plus trop si je lis des vers libres ou non. En tout cas, le rythme me chagrine beaucoup, c'est une des choses auxquelles je suis le plus attachée en lisant un poème et là, je suis perdue. Sur le fond, c'est joli, je n'ai pas été gênée du tout par le "comme ivres" signalé juste au dessus, je trouve qu'il a tout à fait sa place. j'aime ta chute, c'est vraiment juste cette forme qui pour moi est un entre-deux qui ne me convient pas : j'aimerais n poème qui assume complètement la versification libre, avec peut-être plus de jeux sur les sonorités ou quelque chose de plus "classique". Dans sa forme actuelle, je n'arrive pas à y trouver mon compte.