Le Monde de L'Écriture

Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: Dot Quote le 27 Janvier 2016 à 21:17:34

Titre: Pop philo
Posté par: Dot Quote le 27 Janvier 2016 à 21:17:34
Tout le monde se questionne.
Chacun est un philosophe en puissance. Certes, la majorité s'éloigne, tout du moins dans la forme, des manifestations académiques. Mais elle ne peut s'empêcher de remettre en question, de décortiquer, en un mot : de réfléchir.
L'art n'échappe pas a la règle. Tuant le père dans Star Wars, référençant Descartes avec Where is my mind (Pixies), ou abordant des thématiques pêlemêle dans Game of thrones, la pop philo permet de briser la frontière entre culture et divertissement.
D'expression accessible, elle propose des reflexions sur des experiences, des pratiques, des objets ou des phénomènes contemporains.

Participe t elle au progrès intellectuel?
Fait elle connaître les auteurs ou du moins les idées sur lesquels elle se base?
Autant de questions a débattre.

Vous sentez vous également porteur dun sens caché a travers vps textes?
Comment abordez vous ces idées que vous voulez véhiculer?
Autant de questions dont votre réponse m'intrigue.

Bien a vous.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 29 Janvier 2016 à 13:33:40
Monsieur Dot Quote,
J'ai le plaisir de répondre à ton sujet...

La Pop Culture Participe t elle au progrès intellectuel?
Vulgariser ce n'est pas rendre chacun contribuable du progrès intellectuel, mais apporter à tous un "droit de savoir." Autrement dit, c'est une façon de sensibiliser les curieux aux débats intellectuels actuels, sans pour autant les rendre scientifiques et intellectuels (à la base, il ne s'agit pas d'un mélange des genres).

Vous sentez vous également porteur d'un sens caché a travers vos textes?
Effectivement, je me revendique de ce penchant à rendre accessibles à tous les sujets les plus complexes. Même si je ne suis pas opposé à l'élitisme, ce n'est pas une valeur qui me parle. C'est la raison pour laquelle, quand j'écris, je fais tout mon possible pour rendre mes textes accessibles à tous, c'est l'un des sens cachés de mes textes (une valeur qui revient souvent dans mes écrits).

Fait elle connaître les auteurs ou du moins les idées sur lesquelles elle se base?
Normalement, oui... Mais la pop culture, notamment la pop culture américaine, c'est un désastre !! Dans de tels cas, les idées sont bien souvent présentées "entre parenthèses," le nom du philosophe ou de l'auteur auquel on fait référence n'est même pas cité ! Comment voulez-vous que ça représente un sens quel qu'il soit !? Le pire, c'est que le plus souvent, les idées qui sont présentées (dans des films populaires bien sûr) sont complètement déracinées et désémantisées. Le plus remarquable, c'est Hollywood, qui se permet toujours des écarts avec la réalité... Le plus souvent, Hollywood privilégie les contenus religieux ou politiques... loin de toute vraisemblance...

Comment abordez vous ces idées que vous voulez véhiculer?
Difficile de répondre précisément : il y a les cas où le livre lui-même est l'idée. C'est le cas notamment lorsque j'écris un roman basé sur un principe philosophique, toute idée déployée ensuite se rapportera à ce principe. Ainsi, de nombreux recours seront déployés pour approfondir le sujet, questionner les certitudes, comparer les différents cas, etc. À chaque fois que je désire aborder un nouveau sujet dans le livre, ou que je me réfère à un philosophe ou à un auteur passé, je justifierai son apparition en fonction du principe fondamental sur lequel j'ai construit le roman.
Enfin, pour un livre comme le Contre-Attentat, c'est plus complexe encore. Dans ce cas-là, la construction du livre est elle-même propre aux manuels philosophiques, avec une évolution très particulière, et un lien entre les différents concepts parfois difficile à identifier. Je pense même que je vais ouvrir un fil Contre-Attentat dans l'atelier pour expliquer ma démarche, la questionner, la perfectionner...
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Loïc le 29 Janvier 2016 à 20:57:38
Je commence par répondre à Alan ^^

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La Pop Culture Participe t elle au progrès intellectuel?
Vulgariser ce n'est pas rendre chacun contribuable du progrès intellectuel, mais apporter à tous un "droit de savoir." Autrement dit, c'est une façon de sensibiliser les curieux aux débats intellectuels actuels, sans pour autant les rendre scientifiques et intellectuels (à la base, il ne s'agit pas d'un mélange des genres).

La Pop Culture c'pas de la vulgarisation hein.
Et du coup, pour moi oui. La pop culture c'est avant tout ce qui n'est pas considéré comme savant par les élites parce que ne s'approchant pas assez de leurs standards, mais les musiques populaires, les littératures de l'imaginaire, etc. sont, pour certaines au moins, plus que du simple divertissement. Enfin, oui et non parce que je ne suis pas sûr de ce que tu entends par progrès intellectuel.
Mais disons que ça n'a pas moins que la culture savante.

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Fait elle connaître les auteurs ou du moins les idées sur lesquels elle se base?

La question étant, se base-t-elle sur des auteur/e/s ? En tout cas je suis persuadé que la pop-culture peut transmettre des choses, faire réfléchir, etc. Selon l'oeuvre en question, sur des sujets divers. Et selon les personnes aussi.

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Vous sentez vous également porteur d'un sens caché a travers vos textes?
Comment abordez vous ces idées que vous voulez véhiculer?

Un sens caché je ne pense pas. Mais que mes valeurs s'y reflettent, j'essaie en tout cas.
En présentant des personnages divers (niveau catégorie sociologiques, etc.), des situations politiques diverses...

Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 29 Janvier 2016 à 22:31:38
Daaaaaaccord ! Je vois ce que tu veux dire, Loïc.  :noange:

Oui, n'oublions pas, à la Renaissance, que les plus grands peintres n'étaient à la base que de simples artisans ! Le génie caché peut effectivement venir de la culture populaire, il faut bien l'avouer. Et puis, les nouveautés viennent bien évidemment de l'indépendance, de la liberté, c'est indéniable.

Est-il nécessaire de connaître les auteurs du passé pour savoir bien écrire ? À priori, une telle loi n'existe pas dans notre quotidien, alors je suis bien d'accord avec Loïc pour dire que l'art ou la littérature dépassent les codes pré-établis, dépassent les standards. On aurait du mal à prouver le contraire.

À savoir, beaucoup de scénaristes de films sont passés par les universités et ont une grande culture qu'ils popularisent, c'est beaucoup plus fréquent qu'on ne le croit. Pour autant, ça ne veut pas dire que c'est la meilleure façon de faire.

Et enfin, en ce qui concerne la musique populaire, c'est vrai qu'elle a plus d'un secret caché.  :coeur:

Bien sûr, ce qui est populaire aujourd'hui ne le sera peut-être plus demain !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 30 Janvier 2016 à 21:45:01
Précisons un peu.
 D'après le site de la semaine de la pop philo, le créateur du terme, Deleuze, n'entendait pas que son mouvement soit populaire. Au contraire, il attendait de lui encore plus d'élitisme et d'abstraction, et qu'elle ne prenne de la pop culture que son magnetisme et son intensité.
Ce nest que trente ans plus tard que le terme est ressorti, cette fois ci dans le contexte d'analyse du film Matrix, aux multiples références non pas vulgarisées explicitement mais intégrées de telle sortes quelles soient comprises inconsciement par le public.
C'est la, je sens, toute la teneur de la pop philo : Amener le spectateur, qui reproduit son modèle, a devenir partie intégrante dun mouvement symbolique. Faire avancer l'intelligence inconsciente par des moyen tout aussi implicites, notamment par la recréation de mythes fondateurs.

Pour reprendre l'exemple de matrix, peu de gens savent qu'il s'agit dune illustration contemporaine du mythe de la caverne. Néanmoins, par le caractère incontournable de ces images dun point de vue psychologique, il constitue un repère touchant la sensibilité intrinsèque dun public uni dans son humanité autour de son fonctionnement universel.
On peut considérer le mythe de platon comme tout a fait dactualite pour une espèce en pleines prises de consciences, cest pourquoi on retrouve ce schema dans beaucoup doeuvres daujourdhui.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 31 Janvier 2016 à 19:09:26
Je me souviens avoir ouvert un livre de philosophie populaire il y a quelques années :
L'influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine: et autres questions de philosophie morale expérimentale (http://www.babelio.com/livres/Ogien-Linfluence-de-lodeur-des-croissants-chauds-sur-l/295338) de Ruwen Ogien qui présente de multiples petites situations pleines de questions philosophiques, des petites situations que l'on pourrait facilement adapter au cinéma.

C'est typiquement un exercice de pop philo dans le sens où les questions abordées font appel à une moindre complexité.

Je n'ai pas trop apprécié le livre en lui-même, mais l'intention de populariser la philosophie de cette manière reste bien évidemment très intéressante.

Ça peut vous intéresser.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Baptiste le 31 Janvier 2016 à 19:20:51
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Je n'ai pas trop apprécié le livre en lui-même,

Ah bon ?
tu lui reproche quoi ?
Moi pour le coup, comme exercice de pensée et surtout comme contre exemple de la vague ou du test de milgram j'ai trouvé ça chouette.
Qu'est ce qui t'as pas plus ?
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 31 Janvier 2016 à 19:42:46
Heu, je ne lui reproche rien de bien grave. J'ai trouvé les questions abordées un peu immatures, même si utiles. Bien sûr, c'est un point de vue très personnel. Je crois que c'est mon regard, donc je conseille quand même le livre, au moins pour ceux qui pourraient s'y intéresser.

Croyez-moi, ça vaut au moins le coup de découvrir un genre nouveau de philosophie, plus accessible, plus ouvert.

Moi, je suis du genre "grand jeu" or je sais que d'autres pourront apprécier le bouquin.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Baptiste le 31 Janvier 2016 à 19:48:07
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J'ai trouvé les questions abordées un peu immatures
Je suis pas sur de bien comprendre.

Les "questions posésé sont forcement biaisée parce que avec une portée humoristique ou parodique non ?
enfin on sait bien que ce n'est que des experience de pensée forcement exagéré.

Du coup en quoi immature ? Tu parles des conclusions qu'il en tire ?
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 01 Février 2016 à 11:32:32
Alors, excuse-moi de répondre un peu tard. En fait, les questions abordées en général dans le livre ont une vraie portée philosophique dans le sens thématique du terme. C'est donc le genre de questions que se posent un juge, un législateur ou bien un expert. Ce sont des questions d'éthique essentielles sur lesquelles on ne peut pas trancher aisément. Au-delà de la blague, il y a une véritable complexité à démêler. Ça pose aussi la question de la ligne sur laquelle on se construit : quelle philosophie pour quelle morale, quelles valeurs pour quel quotidien.

Voilà un autre regard sur la pensée.

Du coup, même si ça a l'air caricatural, c'est d'abord un exercice très sérieux, qui peut bien évidemment amener un juge à condamner à vie un homme, faisant alors la distinction entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Il est clair que l'on n'échappe pas à de telles questions, même si l'on préfère laisser les plus sages d'entre nous trancher... On sait à quel point les erreurs judiciaires peuvent être graves. As-tu entendu parler de la remise gracieuse dont a bénéficié J. Sauvage ? Les décisions de justices sont scrutées à la loupe ! La moindre erreur, et c'est l'enfer. Qu'est-ce qui a poussé François Hollande à faire ce choix-là plutôt qu'un autre ?

Eh ! Oui, certains dilemmes sont terribles et effrayants.

Voilà, j'aurais peut-être vu un bouquin avec des questions un peu plus profondes, même si populaires ; je souligne à nouveau que c'est un avis personnel.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: lobo le 19 Juillet 2016 à 10:00:36
Un écrivain, et pas des moindres, considérait que philosopher n'avait aucun intérêt et que la philosophie, la vraie, transparaissait mieux sans qu'on la cherche, sans qu'on s'en fasse une spécialité ; que celui qui cherche à philosopher manque sa cible, et ses tortillements sont plus le signe de son incapacité à se mettre lui-même en œuvre.

Valéry, cet écrivain.

Citer
Ce que nous nommons certitudes pourrait bien être nos doutes, mais multipliés par l'assentiment du plus grand nombre, et ainsi parés des prestiges du vrai. Mais, au delà de ces convictions pratiques, qu'en est-il de la vérité? Elle nous échappe généralement: on oublie trop qu'elle ne suit pas la forme de nos désirs. Un certain choc, au contraire, une gêne, le sentiment d'une blessure dans ce que nous avons de plus cher, nous pourraient prévenir que nous sommes près de toucher au réel: "Peut-être faudrait-il connaître le "réel" à l'absence de ces caractères séduisants, à l'impossibilité de les introduire, à leur révélation de la vanité ou de la naïveté de leur application". Les vrais philosophes sont ceux qui osent affronter cette inquiétude, non point hommes de livres, mais blessés par les choses et qui n'apprennent pas les problèmes, mais les rencontrent. Seulement l'homme, communément, souhaite de préserver des choses: il construit pour cela des illusions dont la plus solide est le moi, la "superstition du moi", dit Valéry.

http://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/mauvaises-pensees-de-paul

« Toute métaphysique résulte d'un mauvais usage des mots. »

« Je ne suis pas à mon aise dans la philosophie. Il est entendu qu’on ne saurait l’éviter, et que l’on ne peut ouvrir la bouche sans lui payer quelque tribut. Comment s’en pourrait-on garder quand elle-même ne peut pas nous assurer ce qu’elle est ? Il est presque privé de sens de dire, comme on le dit souvent, que chacun fait de la philosophie sans le savoir, puisque l’homme même qui s’y livre ne sait expliquer exactement ce qu’il fait. »

« Quant aux questions qui tourmentent la métaphysique et la conscience (et qui feraient la dignité de l’homme si l’on écoutait ceux qui les cultivent et les élèvent en cage), elles valent les mouvements des animaux enfermés qui vont indéfiniment de gauche à droite et de droite à gauche jusqu’à tomber de fatigue. Le penseur est en cage et se meut indéfiniment entre quatre mots. »

« La philosophie est l’art (qui ne veut pas l’être) d’arranger les mots indéfinissables en combinaisons plus ou moins agréables ou excitantes. »



Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 23 Juillet 2016 à 12:40:27
C'est la définition la plus ignorante que j'ai jamais vue. Je pense qu'il faut avoir du respect pour la métaphysique, et pour la place essentielle qu'elle tient dans l'histoire ; résumer la philosophie en quelques paroles délirantes n'est qu'une farce honteuse.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 24 Juillet 2016 à 20:22:33
Citation de: Lobo
Un écrivain, et pas des moindres, considérait que philosopher n'avait aucun intérêt et que la philosophie, la vraie, transparaissait mieux sans qu'on la cherche, sans qu'on s'en fasse une spécialité ; que celui qui cherche à philosopher manque sa cible, et ses tortillements sont plus le signe de son incapacité à se mettre lui-même en œuvre.
Je n'ai que tes mots pour comprendre la vision de cet écrivain, à laquelle j'ai eu du mal à mettre un sens :
- "transparait mieux sans qu'on la cherche" : là est le sens qui m'apparait le plus clair : selon moi, ce qui est naturel, instinctif, tiré d'un fonctionnement inconscient, est souvent plus 'avancé' que ce qui est porté par l'attention. dans ce sens, et je reformule, faire quelque chose à fond et bien ne peut se faire que sans qu'on le cherche vraiment.
- "celui qui cherche [...] manque sa cible' : là je pars dans le sens concret des mots : celui qui cherche est en train de chercher, il ne trouve pas, donc forcément par définition il manque sa cible. Ca s'arrête là, mais je me permets d'ajouter pour préciser que celui qui trouve peut avoir cherché sans obligation, et que celui qui cherche peut trouver sans obligation non plus. tout ça pour dire : attention à ce qu'on lit, les mots sont parfois plus réfléchis qu'il n'y parait.

Citation de: Lobo
« Toute métaphysique résulte d'un mauvais usage des mots. »
La métaphysique est l'étude du monde au delà de ce qu'on le perçoit. Encore une fois, par définition, il va donc au delà des mots que l'on a, réactions et actions de ce qu'on perçoit. On en conclue que les mots ne seront jamais assez juste pour agir en métaphysique... est-ce pour celà qu'on ne doit pas s'y atteler consciemment ou non ?

Citation de: Lobo
« La philosophie est l’art (qui ne veut pas l’être) d’arranger les mots indéfinissables en combinaisons plus ou moins agréables ou excitantes. »
Tu/Il oublie que la philosophie est une science qui se base sur la raison. Il l'a bien remarqué, il n'est pas à l'aise avec la philosophie. Il n'est donc pas anormal qu'il lui accorde un sens caché.

Bon, on a un peu dévié, de l'utilité de la pop philo on est remonté à l'utilité de la philo. Mais c'est pas plus mal...
Titre: Re : Re : Pop philo
Posté par: lobo le 26 Juillet 2016 à 22:21:40
C'est la définition la plus ignorante que j'ai jamais vue. Je pense qu'il faut avoir du respect pour la métaphysique, et pour la place essentielle qu'elle tient dans l'histoire ; résumer la philosophie en quelques paroles délirantes n'est qu'une farce honteuse.

Citation de: Valéry
Les 3/4 de la métaphysique constituent un simple chapitre de l'histoire du verbe Être.

Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 26 Juillet 2016 à 22:24:00
Citation de: Lobo
Les 3/4 de la métaphysique constituent un simple chapitre de l'histoire du verbe Être.
Quoi de plus difficile à cerner que le verbe le plus utilisé, forgé, malaxé, complété, transformé, et surtout, significatif de la langue ?
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 27 Juillet 2016 à 11:38:21
Oui, et puis, ce n'est pas en déclarant la guerre à la métaphysique que l'on peut se prétendre philosophe.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: lobo le 30 Juillet 2016 à 05:11:30
Pour qui sait lire, lorsqu'une personne déclare la philosophie inepte, elle ne s'en réclame pas.

C'est pas le tout d'être pompeux, il faut comprendre ce qu'on raconte...
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 30 Juillet 2016 à 05:58:39
Les gens, j'suis pas modo, mais franchement, vous qui justement savez lire, vous avez pas l'impression de déraper un peu ?
Cordialement, mais un peu soulé...
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Nocte le 30 Juillet 2016 à 07:08:15
Tu sais quoi, le sujet est intéressant, alors revenons dessus  ;)

L'art n'échappe pas a la règle. Tuant le père dans Star Wars, référençant Descartes avec Where is my mind (Pixies), ou abordant des thématiques pêlemêle dans Game of thrones, la pop philo permet de briser la frontière entre culture et divertissement.
D'expression accessible, elle propose des reflexions sur des experiences, des pratiques, des objets ou des phénomènes contemporains.
Personnellement, en tant que spectateur/lecteur/auditeur, j'ai plus tendance à rechercher le divertissement plutôt qu'autre chose dans ces œuvres populaires. Ce n'est pas vraiment par paresse intellectuelle, juste que de mon expérience, ce sont les créations les plus brutes (pour ne pas dire "élitistes") qui m'ont toujours le plus marqué.
Ce que j'attends d'un artiste, c'est qu'il me fasse entièrement confiance dans le fait de comprendre ses intentions. Bien sûr parfois je n'y arrive pas totalement, mais ce n'est pas si grave, il reste l'émotion, les petites choses indicibles (métaphysiques, c'est ça ?) que dégagent les œuvres ambitieuses (certains diront prétentieuses).
Je pense qu'à partir du moment où une oeuvre cherche à divertir, à être accessible au plus grand nombre, elle devient plus limitée/inhibée dans l'intensité de sa réflexion. Ça ne veut pas dire qu'elle est de moindre valeur par rapport à ses camarades sans concession, juste que son objectif (et donc ce qu'elle compte m'offrir) change.

Participe t elle au progrès intellectuel?
Ce qui est certain, c'est qu'elle participe au divertissement collectif.
Après oui, quelques œuvres populaires font réfléchir, même si à mon avis, cela reste limité.

Comment abordez vous ces idées que vous voulez véhiculer?
Conditionner par l'esthétique. Un lecteur est plus réceptif à une idée lorsqu'il est dans un état d'esprit particulier, le but est de peindre l'atmosphère au fur et à mesure pour qu'il atteigne l'état esprit désiré au moment voulu.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: nanomag le 10 Août 2016 à 19:19:40
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Participe t elle au progrès intellectuel?
Dans certains cas, je pense que oui. Oui, si le sujet est réceptif, si la réflexion est amenée subtilement sans forcer de réponses ou diriger la conclusion dans un sens ou un autre. Si la retranscription d'une allégorie/mythe sur format moderne a bel et bien un objectif de réflexion et pas seulement un intérêt de retranscription (financier, égocentrique...)

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Fait elle connaître les auteurs ou du moins les idées sur lesquels elle se base?
je suis loin d'être calée en philo visiblement ^^ jamais vu ou lu dans un article le rapprochement entre matrix et cette allégorie. Pourtant, j'avais capté certains des concepts autour du film, on peut peut-être supposer que cette réflexion ou abscence de reflexion dépendra du background et/ou du contexte de visionnage et/ou de l'éducation... etc de chaque individu

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Vous sentez vous également porteur dun sens caché a travers vps textes?
Il y a effectivement un thème plus ou moins toujours en fond dans mes textes longs. Ce n'est pas un message à transmettre, ni même une question posée claire nette et précise. Un doute, une incertitude, un questionnement... peut-être. Est-ce que cela transparait assez pour que le lecteur en vienne à se poser les mêmes questions, à avoir les mêmes doutes? aucune idée.
Est-ce que déjà les élements, l'ambiance du texte amène à un environnement de réflexion?

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Comment abordez vous ces idées que vous voulez véhiculer?
En toile de fond ou en contexte subtil, genre une ou deux phrase par ci par là.
Bref, aussi clairement que si je voulais mettre noir sur blanc mes doutes ou mes questions  :mrgreen:
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Aléa le 10 Août 2016 à 20:13:53
J'aime bien ce sujet, je pensais y avoir participé  :o
Du coup je vais juste passer rapidement pour répondre à deux questions


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Participe t elle au progrès intellectuel?

Oui.
C'est bête mais une idée philosophique ancrée dans la pop va aussi s'ancrer chez les gens, donc même le plus con des types connaitra un concept de philo de base. Pour moi c'est une forme de nivellement de la moyenne : j'en connais qui n'ont pas fait d'étude, limite pas fait le lycée, ne connaissent pas la caverne de platon par exemple, tu leur explique et sortent "ah ouaip c'est comme dans tel film, j'avais capté ca", ils ont capté le truc, c'est en eux, c'est tout ce qu'il y a à savoir d'une idée, ca se propage, c'est la culture moyenne qui augmente dans la masse, et ca c'est bien parce que quelqu'un qui infuse dans une cultue où les références philo, même cachées, sont présentes, si il s'interesse vraiment à la chose d'un coup il ira plus vite car il aura déjà acquis presque sans le savoir les bases, et il aura la possibilité d'aller plus loin.

Mais du coup on arrive à la deuxième question

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Fait elle connaître les auteurs ou du moins les idées sur lesquels elle se base?
Les idées j'ai plus ou moins répondu, mais du coup, non. Et c'est un peu là le problème ou sinon une question vraiment interessante :
Non les références ne sont la plupart du temps pas citées (pour garder une "cohérence" une immersion d'histoire). Est-ce que ca empêche certains de comprendre l'idée, je ne crois pas pour autant. On est très attaché au néon clignotants indiquants "eh regardes ici c'est de la cutlure, de l'histoire, retiens, retiens", le par coeur -car c'est notre moyen d'apprentissage scolaire- et du coup en effet, pour beaucoup pour que l'idée soit vraiment retenue, ou du moins que plus de monde y fasse attention, il faut signaler que c'est une référence pour faire un peu réminiscence de l'apprentissage classique, que la personne retienne mieux -même inconsciemment- et là on dira "ah ca c'est du savoir, de la vraie culture"

Là où bien sûr ca pose problème, c'est sur la connaissance de l'histoire humaine, savoir d'où on vient, comment ca s'est fait, ce qui fait notre fierté en somme, ce qu'on nomme culture.

Du coup, a-t-on vraiment besoin du Savoir pour avoir la connaissance d'une idée ?


Je pense que non. J'ai même envie de péter le truc pour relancer le débat, mais en fait la référence, on s'en tape, clairement. Je suis pour un aprentissage de recherche, d'éveil, apprendre à savoir se renseigner et s'interesser aux choses par soi-même, être attentif aux éléments, faire des liens. Je ne renie pas la mémoire, loin loin de là, mais juste, quand on met ce système entier de penser en comparaison à notre ère de l'internet, y'a quelque chose d'intéressant : non effectivement on se sert moins de notre mémoire, pour savoir qui a écrit quoi quand etc etc, mais ca nous pose à un esprit critique d'initiative et ca ca me parait bien plus interessant, que la culture brut soit un plus, un élargissement, et qu'on ait la connaissance de base et la volonté de curiosité (le deuxième point est plus important et aussi le moins gagné d'avance...)



Et pour refaire un écart sur cette deuxième question, c'est marrant mais j'ai la sensation que dans la pop culuture jap (j'entends animé et mangas, même parfois très 'maintstream') bin y'a un sens de la référence qui est bien plus poussé. Ils aiment bien citer ou faire des petites digression au milieu d'un épisode pour raconter en 20 secondes la vie enflammée d'un roi ou d'un peintre, et je trouve ca vachement cool, c'est un truc qu'on fait absolument pas chez nous -ou rarement hein-, ca en dit long aussi sur le culture de la mémoire. (parce que ouaip, malgré ce que j'ai dis au-dessus je suis pas pour son abolition non plus hein , ca fait du bien à tout le monde une petite citation de temps en temps ^^ -sauf quand c'est pour entendre pour la 30èm fois l'allégorie de la caverne, encore elle-)
Titre: Re : Re : Pop philo
Posté par: Nocte le 11 Août 2016 à 00:10:32
Et pour refaire un écart sur cette deuxième question, c'est marrant mais j'ai la sensation que dans la pop culuture jap (j'entends animé et mangas, même parfois très 'maintstream') bin y'a un sens de la référence qui est bien plus poussé. Ils aiment bien citer ou faire des petites digression au milieu d'un épisode pour raconter en 20 secondes la vie enflammée d'un roi ou d'un peintre, et je trouve ca vachement cool, c'est un truc qu'on fait absolument pas chez nous -ou rarement hein-, ca en dit long aussi sur le culture de la mémoire. (parce que ouaip, malgré ce que j'ai dis au-dessus je suis pas pour son abolition non plus hein , ca fait du bien à tout le monde une petite citation de temps en temps ^^ -sauf quand c'est pour entendre pour la 30èm fois l'allégorie de la caverne, encore elle-)
Un exemple extrême de la chose c'est le second film Ghost in the Shell (Innocence), où les personnages se sentent obligés de glisser une référence/citation à chaque dialogue pour étayer leur propos, mais genre, vraiment. Personnellement j'ai trouvé ça trop artificiel dans l'intention, comme une envie de se donner une contenance par une over-intellectualisation du script (le fait qu'il ait concouru à Cannes face à de "vrais" films renforce cette impression chez moi, comme s'il était trop complexé par son côté animé et qu'il fallait compenser par ce déluge de références.)
La subtilité du message ça reste une part importante de mon appréciation, qu'elle soit visuelle ou scriptive.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: lobo le 13 Août 2016 à 07:41:21
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Aube le 13 Août 2016 à 12:53:20
Mec c'est quoi ton problème avec la philo ? ^^ (sans animosité hein, regarde je suis amical : :) :) :) )

Pour répondre à ta pique, si l'intelligence est définie comme un effort vers la réflexion... en effet, ils le sont en général, et pas qu'eux.

Mais es-tu certain de vouloir commencer à philosopher sur l'intelligence ?
Des gens l'expliqueront mieux que moi, mais la philosophie (on s'éloigne du sujet, disons que c'est une digression) est simplement une rigueur de pensée qui sert à sous-tendre le discours, quel qu'il soit. C'est également l'un des seuls véhicules, avec la spiritualité, à pouvoir s'aventurer dans la métaphysique. Enfin, ça me semble être un outil de questionnement indispensable pour un système politique ou une idéologie, car elle permet de prendre du recul et, en multipliant les points de vue, par objectiver certains comportements ou certaines idées, de l'échelle individuelle et à l'échelle collective.

La philosophie est également contingente à chaque question sociale et scientifique. Sans philosophie, pas d'humanisme, pas de construction morale, pas d'éthique dans la science.

Enfin, je finirai par un argument pratique : pour beaucoup, il s'agit d'une alternative rationnelle à la religion pour pallier les angoisses métaphysiques de base (sens de la vie, place de l'humain, mort etc.)

Alors bon, je veux bien que ce soit pas ta tasse de thé, comme plein de gens, mais de là à s'échiner pour la démonter et la mépriser, c'est un peu s'attaquer à un pan de l'humanité entier. Très Don Quichotte, j'aime, mais bon. Là où tu pourrais taper fort, c'est t'attaquer à la philosophie sans la philosophie, ce qui normalement n'est pas possible. Peut-être vaut-il mieux ouvrir un autre sujet sur la philosophie plutôt que de flooder celui sur la pop philo, un peu plus pointu ? On pourra ainsi débattre là-bas. Mais peut-on débattre sans philo ^^ Question ouverte, on a qu'à tenter. Il y a des vrais trucs à dire, à partir de quel moment elle devient vaine ? A partir de quel moment elle dessert là où elle prétendait répondre ? Quand est-ce qu'elle cesse d'être vitale à un projet de société et qu'elle finit par se réduire à une masturbation intellectuelle ? Car c'est ça que tu lui reproches non ?
Titre: Re : Re : Pop philo
Posté par: lobo le 19 Août 2016 à 05:48:09
Bon, j'ai plus personne à qui répondre sur le forum de philo, c'est ton tour par défaut, jeune impudent (je lol, évidemment (mais gare à ta gueule, quand même !))

Mec c'est quoi ton problème avec la philo ? ^^ (sans animosité hein, regarde je suis amical : :) :) :) )
La philo, c'est dire de la merde avec des mots compliqués. Je t'explique : me suis inscrit ya deux jours sur un forum de philo, au bout de trois messages, le modo de la boutique qui prêche partout (surtout par excès de confiance) admet qu'il ne sait rien de ce qu'il pense.* CHBOUM ! Tu m'diras ptêt que lui est mauvais... certes...

*(comme un écrivain, finalement... sauf que lui ne prétend pas enseigner la sagesse, mais parler de son nombril qui rappellera à d'autres leur nombril ; le top étant d'avoir un nombril qui soit un peu universel à force de se comprendre (pas le nombril de la perche à selfies))

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Pour répondre à ta pique, si l'intelligence est définie comme un effort vers la réflexion... en effet, ils le sont en général, et pas qu'eux.
Bof, ton argument. Les philatélistes font des efforts pour trouver leurs timbres mais ça sert toujours à rien...

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Mais es-tu certain de vouloir commencer à philosopher sur l'intelligence ?
Ça sous-entend quoi, ça ?!  |-|

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Des gens l'expliqueront mieux que moi, mais la philosophie (on s'éloigne du sujet, disons que c'est une digression) est simplement une rigueur de pensée qui sert à sous-tendre le discours, quel qu'il soit.
Non, ça c'est le logos. https://fr.wikipedia.org/wiki/Logos

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C'est également l'un des seuls véhicules, avec la spiritualité, à pouvoir s'aventurer dans la métaphysique.
Super, un endroit qui n'existe pas ! M'enfin, oui, il y a deux sens à ce mot horrible, ça peut aussi désigner les questionnements philosophiques qui ne sont pas abracadabrants (l'être, le rapport au monde et toute la clique)

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Enfin, ça me semble être un outil de questionnement indispensable pour un système politique ou une idéologie, car elle permet de prendre du recul et, en multipliant les points de vue, par objectiver certains comportements ou certaines idées, de l'échelle individuelle et à l'échelle collective.

T'as bien philosophé là, j'ai oublié la question et où j'habite.

Ta définition n'est pas délirante, mais c'est une pétition de principe : tu mets tout ce qu'il peut y avoir de bon dans la philosophie, de plus concret, de plus utile, pour dire ce qu'elle est. En fait, si je te relis je m'aperçois que ton raisonnement consiste à ceci : Les philosophes réfléchissent donc ils font partie des personnes intelligentes ; les personnes intelligentes sont indispensables pour "objectiver certains" bidules, pour prendre du recul... (réfléchir, quoi), donc les philosophes sont utiles partout où la réflexion est utile, c'est-à-dire partout.

Un traitement philosophique d'un sujet retire tout ce que le sujet peut avoir d'actuel ou de visées utilitaires, le but c'est d'être sage (rien que ça c'est un leurre). La philo traite des idées qui étaient déjà des thèmes de débats il y a 3000 ans (à la louche).  Sauf pour les questions d'éthique... mais là encore personne n'a besoin d'eux. Pour les questions éternelles, va les voir ; pour le bon sens, va chercher ailleurs (un philosophe limpide ne se ferait plus passer pour un intellectuel et ne vendrait plus aucun livre, ni n'aurait plus aucun pote dans le milieu).

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La philosophie est également contingente à chaque question sociale et scientifique. Sans philosophie, pas d'humanisme, pas de construction morale, pas d'éthique dans la science.
Oui, mais parce que tu appelles toutes les réflexions possibles, des réflexions philosophiques. Cite-moi un philosophe qui ait du bon sens et qui ne méprise pas la philosophie dans son ensemble (ok, il y a un piège...). Sauf tous ceux qui acceptent les prémisses pessimistes* (la vie, c'est tout un tas d'emmerdes, on va tous y passer, que faire ? ou que ne rien faire ?), qui donnent donc dans la vérité vraie (cool, heureusement que t'étais là, bro, pour les conseils de bon sens pour saisir ce qui existe (qui existe, donc), et ce qui n'existe pas (qui n'existe pas, d'accord, j'ai pigé, merci) (lisez Wittgenstein ("Le monde est tout ce qui arrive.", "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.", etc.))), aucun n'est valable. Donc pour résumer, tu peux te passer de philo dans ta vie.

* et qui déconnent pas trop après.

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Enfin, je finirai par un argument pratique : pour beaucoup, il s'agit d'une alternative rationnelle à la religion pour pallier les angoisses métaphysiques de base (sens de la vie, place de l'humain, mort etc.)
Voui, bon, là, d'accord.

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Alors bon, je veux bien que ce soit pas ta tasse de thé, comme plein de gens, mais de là à s'échiner pour la démonter et la mépriser, c'est un peu s'attaquer à un pan de l'humanité entier.
Bah, pas plus que si quelqu'un dit que la religion c'est de la connerie, finalement... Pis d'ailleurs, si il faut lire des pensées philosophiques autant lire Jean Yanne ;) au moins, c'est drôle.

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Là où tu pourrais taper fort, c'est t'attaquer à la philosophie sans la philosophie, ce qui normalement n'est pas possible. Peut-être vaut-il mieux ouvrir un autre sujet sur la philosophie plutôt que de flooder celui sur la pop philo, un peu plus pointu ? On pourra ainsi débattre là-bas. Mais peut-on débattre sans philo ^^ Question ouverte, on a qu'à tenter. Il y a des vrais trucs à dire, à partir de quel moment elle devient vaine ? A partir de quel moment elle dessert là où elle prétendait répondre ? Quand est-ce qu'elle cesse d'être vitale à un projet de société et qu'elle finit par se réduire à une masturbation intellectuelle ? Car c'est ça que tu lui reproches non ?
Oui, donc justement on ne va pas ouvrir un sujet pour ne parler de rien  :P
Titre: Re : Pop philo
Posté par: lobo le 19 Août 2016 à 07:54:27
http://celinelfombre.blogspot.fr/2009/12/louis-ferdinand-celine-et-les-idees.html?m=0
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Nocte le 19 Août 2016 à 09:06:42
T'as le droit de pas aimer la philo, mais si la base de ton argumentation c'est dire que c'est de la merde avec des mots compliqués, ça donne pas envie de débattre.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 19 Août 2016 à 10:40:27
Le principe de la métaphysique, c'est justement d'aborder des questions que tout le monde a abandonnées parce qu'elles étaient trop dures à résoudre. C'est un principe simple qui recherche tout naturellement à aborder des sujets vastes et téméraires. Tout philosophe sait qu'il n'arrivera probablement pas à répondre à ses propres interrogations, comme nombreux avant lui, mais qu'il vaut mieux prendre la peine d'essayer. À savoir, certains philosophes comme Descartes en ce qui concerne le monde de la science ou Montaigne en ce qui concerne la conscience politique ont révolutionné notre quotidien, ayant vaincu le monstre là où tout autre avait échoué auparavant. Bien sûr, comme tout problème à résoudre, ça risque vite d'en énerver certains ! Pire encore en ce qui concerne les rustres !! Et seuls les plus méticuleux survivent.

À vrai dire, certains bouquins de philosophie bien connus me font penser à de la "masturbation intellectuelle" (j'avais expliqué ne pas avoir beaucoup aimé L'Influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale, de Ruwen Ogien par exemple) mais ça ne m'empêche pas de remettre mes opinions personnelles à un plan privé, et de respecter la lecture de ceux qui aiment ces bouquins. Personne ne nous oblige à étendre notre grossière sensibilité en public, moins encore lorsqu'il s'agit de saccager les aspirations d'autrui.

Je pense que si tu n'as trouvé aucun courant de la philosophie qui te plaise, lobo, c'est soit que tu n'es allé que sur de mauvais forums (paix à leur âme !) ou bien que tu aurais de bonnes raisons de créer un nouveau courant de pensée (ce qui est fréquent en philosophie).

À t'entendre parler de Jean Yanne, je me demande si tu ne devrais pas t'intéresser à l'épicurisme. C'est un courant de pensée peu connu, loin des sentiers battus. Je connais mal ce courant de pensée, mais j'ai entendu dire que ça prônait l'amitié, le rire et les plaisirs simples. J'espère que j'aurai au moins su attiser ta curiosité !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: lobo le 19 Août 2016 à 17:31:40
Moi, je dis ça pour sauver la jeunesse. Au pire, m'en fous.

T'as le droit de pas aimer la philo, mais si la base de ton argumentation c'est dire que c'est de la merde avec des mots compliqués, ça donne pas envie de débattre.

Si tu trouves que j'ai employé des mots compliqués, tu n'as jamais lu de philo de toute ta vie... (alors d'où est-ce que ça te prend de défendre quelque chose que tu n'as pas rencontré ?)
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Nocte le 19 Août 2016 à 19:47:44
J'arrête là.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Aube le 20 Août 2016 à 14:54:41
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La philo, c'est dire de la merde avec des mots compliqués. Je t'explique : me suis inscrit ya deux jours sur un forum de philo, au bout de trois messages, le modo de la boutique qui prêche partout (surtout par excès de confiance) admet qu'il ne sait rien de ce qu'il pense.* CHBOUM ! Tu m'diras ptêt que lui est mauvais... certes...

*(comme un écrivain, finalement... sauf que lui ne prétend pas enseigner la sagesse, mais parler de son nombril qui rappellera à d'autres leur nombril ; le top étant d'avoir un nombril qui soit un peu universel à force de se comprendre (pas le nombril de la perche à selfies))

J'avais bien compris ta thèse de départ. D'une part je trouve assez méprisant de qualifier ainsi la réflexion de certaines personnes, d'autre part ton mec random sur Internet fait un piètre exemple pour une généralisation. ^^

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*(comme un écrivain, finalement... sauf que lui ne prétend pas enseigner la sagesse, mais parler de son nombril qui rappellera à d'autres leur nombril ; le top étant d'avoir un nombril qui soit un peu universel à force de se comprendre (pas le nombril de la perche à selfies))

Je comprends ça, moi aussi ça m'agacerait de voir les philosophes en moralisateurs qui veulent t'enseigner des trucs. Mais j'ai toujours pris "philosophie" au pied de la lettre : les philosophes aiment la sagesse, et ne l'enseignent pas. Ensuite les personnes qui veulent lire leurs bouquins peuvent éventuellement s'inspirer ou se baser sur des réflexions et des concepts dégagés par d'autres, histoire de pas réinventer la roue à chaque fois. Mais en terminale, dès mon premier cours de philo, j'ai compris un truc : la philo, c'est pas une vérité universelle, c'est juste un des outils qui, si tu te sens de l'utiliser, t'aide à moins galérer dans le monde.

J'imagine que lire un philosophe trop didactique en mode "voilà ce que j'ai trouvé dans les limbes de ma cervelle, à présent je vais vous l'enseigner dans ma grande vanité" m'agacerait tout  autant qu'il t'agace.
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Bof, ton argument. Les philatélistes font des efforts pour trouver leurs timbres mais ça sert toujours à rien...
Bien sûr que si mec, ça sert à quelque chose à leur échelle, sinon pourquoi le feraient-ils ?

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Ça sous-entend quoi, ça ?!  |-|
Rien en fait, désolé si tu l'as mal pris, je voulais juste dire qu'avant de s'accorder sur ce que veut dire "intelligent", on aura encore une digression de trop.
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Non, ça c'est le logos. https://fr.wikipedia.org/wiki/Logos
Ok ! Merci, je connaissais pas. Enfin, je connaissais pas autrement qu'en concept de philo et de psycho  :mrgreen:

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Super, un endroit qui n'existe pas ! M'enfin, oui, il y a deux sens à ce mot horrible, ça peut aussi désigner les questionnements philosophiques qui ne sont pas abracadabrants (l'être, le rapport au monde et toute la clique)

Je sens que tu es très acide sur la métaphysique. C'est assez violent pour moi que tu dises ça. Si tu n'as pas de nécessité à explorer ta métaphysique, considère toi comme béni et arrête de nous charrier. Personnellement, j'aimerais parfois pouvoir me lever le matin et ne pas me poser de questions. Heureusement (qu'entre autre) la philosophie m'apporte quelques réponses dans, par exemple, la finalité d'une vie ou l'attitude souhaitable à avoir avec ses semblables. Sans les outils que certains auteurs philosophes m'ont fournis, j'aurai sans doute mal tourné, quoi que cela veuille dire.

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T'as bien philosophé là, j'ai oublié la question et où j'habite.
Non j'ai essayé d'exprimer ma pensée clairement et j'ai échoué. J'ai philosophé avant, pour avoir cette pensée. (et encore, elle me semble couler de source, rien d'acadabrantesque).
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Ta définition n'est pas délirante, mais c'est une pétition de principe : tu mets tout ce qu'il peut y avoir de bon dans la philosophie, de plus concret, de plus utile, pour dire ce qu'elle est. En fait, si je te relis je m'aperçois que ton raisonnement consiste à ceci : Les philosophes réfléchissent donc ils font partie des personnes intelligentes ; les personnes intelligentes sont indispensables pour "objectiver certains" bidules, pour prendre du recul... (réfléchir, quoi), donc les philosophes sont utiles partout où la réflexion est utile, c'est-à-dire partout.


C'est bien vrai, mais c'est une pétition de principe destinée à équilibrer la tienne : qui ne prend en compte que des applications malheureuses.
Dans une autre discussion, je me vois bien prendre ta posture et taquiner quelqu'un de trop monolithique, mais sans enlever ce que la discipline apporte à certaines personnes. Je dirais même à un nombre suffisant de personnes pour dire "à l'humanité en général".
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Un traitement philosophique d'un sujet retire tout ce que le sujet peut avoir d'actuel ou de visées utilitaires, le but c'est d'être sage (rien que ça c'est un leurre). La philo traite des idées qui étaient déjà des thèmes de débats il y a 3000 ans (à la louche).  Sauf pour les questions d'éthique... mais là encore personne n'a besoin d'eux. Pour les questions éternelles, va les voir ; pour le bon sens, va chercher ailleurs (un philosophe limpide ne se ferait plus passer pour un intellectuel et ne vendrait plus aucun livre, ni n'aurait plus aucun pote dans le milieu).

Je sais pas, j'essaie pas d'être sage, j'essaie de m'en sortir comme je peux. Mais je suis d'accord avec toi : je n'appliquerai pas la philo à tous les aspects de ma vie, notamment les plus concrets, de peur d'avoir des résultats mitigés. Perso, la pensée philosophe permet d'orienter mes décisions majeures, mes démarches créatrices et mon rapport à moi-même et aux autres. C'est tout.

Ensuite tu dis "eux" les philosophes. Là encore j'ai une conception différente de toi. Pour moi il n'y a pas de "eux". Je suis aussi philosophe que toi et tu l'es autant que Spinoza. C'est juste que ceux qu'on a retenu pour leurs textes et leurs concepts ont une production suffisante pour être ancrée dans l'histoire de la pensée, et qu'ils ont dépensé une énergie et un temps suffisant à l'échelle de leur vie pour qu'on les associe donc à la profession de philosophe. C'est pareil que "les artistes" en fait. Tout le monde est artiste. Mais on t'appelle comme ça au moment où ta production et ton temps sont suffisamment importants pour que ça te définisse socialement.
Donc quand tu dis "eux", j'ai du mal tu vois. Les philosophes qu'on a retenu pour leurs textes ? Perso, ma prof d'anglais de 3ème, un inconnu dans un bar et ma propre réflexion m'ont autant apporter que Nietzsche à lui seul. Pour moi, les trois premiers m'ont apporté quelque chose par le biais philosophique, comme le quatrième... Tous les humains peuvent philosopher, tous les humains peuvent créer, il n'y a pas "d'eux" et de "nous". Du moins c'est comme ça que je le vois.

Quant à ta phrase, très vraie :
Un traitement philosophique d'un sujet retire tout ce que le sujet peut avoir d'actuel ou de visées utilitaires,
et se termine par :
le but c'est d'être sage (rien que ça c'est un leurre)

En fait ça c'est l'intention que tu y mets, sûrement parce que tu as rencontré des gens un peu vaniteux et un peu creux qui remplissaient leur vide par des mots de vent ^^

Le but n'est pas forcément d'être sage, je crois, mais de réduire certaines idées à un absolu intemporel. Ce qui n'a pas d'utilité visible si on ne se les réapproprie pas ensuite pour les actualiser et les contextualiser. Donc sur ce point on est d'accord, sauf sur l'intention que tu prêtes à la philosophie en général. Moi je vois plus ça comme un médium tu vois. Tu en fais ce que tu veux. Donc ça ne peut pas être "de la merde". Ce que tu en fais peut être "de la merde". Je pense qu'on est d'accord là, ou pas ?

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Oui, mais parce que tu appelles toutes les réflexions possibles, des réflexions philosophiques.

Tu as raison, parce que pour moi les réflexions sont toujours hybrides, résultants de plusieurs modes de pensée, dont la philosophie. Cela ne m'étonne pas du tout, au contraire, qu'une réflexion puisse se passer de philosophie à l'échelle personnelle. A l'échelle politique, collective, éthique... je pense qu'on doit amener toutes les cartes sur la table car les outils que notre espèce a développé sont tous utilisables.
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Bah, pas plus que si quelqu'un dit que la religion c'est de la connerie, finalement..
Tout à fait, j'avais cet exemple en tête quand j'ai écrit.
Même si je suis tenté de dire que la religion devrait être interdite, je ne le fais pas, car j'ai rencontré des gens qui en avaient tiré du positif comme ils l'auraient pu avec la philo ou autre. Je ne me sens pas le droit de juger quelque chose que je suis incapable d'intégrer de par mon background culturel et ma personnalité. Par contre, compte sur moi pour faire remarquer à ces gens que leur religion s'apparente régulièrement à une arme de destruction massive, à un outil de contrôle de masse, à un dogme (horreur) ou à une pathologie. Mais je critique les réalisations de la religion, pas la religion elle-même.

Je me retrouve donc dans ta démarche "contre" la philo, mais de mon point de vue, tu devrais lui foutre la paix et te concentrer sur ceux qui l'utilisent à mauvais escient... ce qui sur ce fil, me semble loin d'être le cas. Non ?
Et autant la religion a taillé quelques horreurs dans le marbre de l'histoire, autant la philosophie, à part ça et là quelques lenteurs discursives assommantes et quelques egos démesurés, rien de grave. Quant à la jeunesse, ne t'inquiète pas, la philosophie est souvent trop aride et abstraite pour être la séductrice démoniaque et désastreuse que tu sembles craindre.

Je pense enfin que tu es beaucoup trop provocateur (pas avec moi) dans ta démarche pour être de bonne foi. Tu vas sur des forums de philo pour expliquer que la philo c'est de la merde ? Tu vas sur un sujet de philo pour la même chose ? Forcément que tu trouveras opposition, puisque tu attaques le paradigme de la discussion à chaque fois. Tu aurais des conversations plus intéressantes sur un sujet général pour remettre en cause l'utilité concrète et factuelle de la philosophie. Ta démarche est un peu trop centrée sur l'agacement d'autrui pour provoquer autre chose que ce que tu attends toi-même, je pense.

Je suis d'accord avec beaucoup de tes arguments. Je diverge simplement sur le fait qu'on ne juge pas une discipline sur quelques unes de ces réalisations, comme tu le fais. Les réalisations positives te sont peut-être invisibles, mais c'est parce qu'elles sont souvent de l'ordre de l'intime. En tout cas pour moi, et je suis persuadé que si cette discipline survit, c'est parce que c'est un phénomène collectif.

A partir de ce moment, je te propose d'arrêter la discussion (tu peux me répondre par mp si tu as envie, ou créer un autre sujet) parce que nous sommes hors-sujet depuis trop longtemps et que je ne cautionne pas ton troll sur un débat qui était auparavant intéressant pour les gens qui y participaient ou qui le lisaient.

Bonne journée monsieur lobo, je passerai voir un de tes textes à l'occaz ! :)

 
Titre: Re : Pop philo
Posté par: lobo le 21 Août 2016 à 02:23:22
Les précisions que tu apportes sont bien utiles. (sauf quand tu dis que ça profite à l'humanité : lis Nietzsche (non, c'est pas un philosophe, c'est un philologue psychologue) :  "Pourquoi tout se réduisait à du cabotinage." : https://fr.m.wikisource.org/wiki/La_Volont%C3%A9_de_puissance/Livre_deuxi%C3%A8me

Je vais lire le sujet, si tu dis qu'il est intéressant. :)
Titre: Re : Pop philo
Posté par: pehache le 21 Août 2016 à 08:28:22
Les philosophes se devraient d'être des chiens de garde.
Une pensée critique, libératrice, protectrice, dénonciatrice, hésitante, décillante...
Rêve-je ?
Titre: Re : Re : Pop philo
Posté par: lobo le 21 Août 2016 à 09:29:35
Les philosophes se devraient d'être des chiens de garde.
Une pensée critique, libératrice, protectrice, dénonciatrice, hésitante, décillante...
Rêve-je ?
On peut t'endormir sur vœu-pieu, si je puis me permettre.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 21 Août 2016 à 09:58:47
Lobo, loin de moi l'idée de me mettre contre toi, tout du moins dans un esprit de conflit, néanmoins :

- Ce qui est drôle, c'est qu'en participant à ce débat et en tenant tes positions, tu fais toi même de la philosophie. A part toi, personne n'a dit que philosopher se faisait avec des mots compliqués. Se questionner sur la philosophie est typiquement représentatif du potentiel philosophe de tout un chacun, et comme je l'ai dit dans le sujet, tout le monde le fait à sa manière.

- Le sujet n'était pas la qualité intrinsèque aux philosophes pointus d'utiliser des mots définissant l'esprit humain et le monde, d'une manière certes compliquée car réservée à des utilisateurs qui s'y réfèrent (à l'esprit), mais la capacité justement à ne pas utiliser des mots compliqués pour véhiculer/démocratiser ces concepts fondamentaux, dans les oeuvres populaires.

Aube, désolé j'ai pas lu ton message... trop long x_x
Titre: Re : Pop philo
Posté par: pip le 05 Octobre 2016 à 15:56:30
Allez je me lance dans une réponse sur ce sujet qui m'a interpellée, en espérant ne pas paraphraser une autre intervention, je les ai lues en vitesse.

Je pense que "philosophie" est un terme un peu fourre-tout. Il est donc nécessaire de clarifier ce qu'il recouvre. On peut d'abord comprendre la philosophie comme une science. A ce moment-là, il ne s'agit pas seulement de réfléchir sur le monde, mais de le faire avec une méthode précise. Dès lors, il n'y a pas de pop philosophie, pas plus que de pop géographie, de pop mathématiques ou de pop économie. Réfléchir ne suffit pas. Je peux très bien, à force de réflexion, développer une théorie selon laquelle la terre tourne autour du soleil (mais quelle idée??!!  :mrgreen:) et je peux écrire cette théorie, mais elle doit être prouvée.
Donc pour faire de la philosophie scientifique, il faut maîtriser des outils comme le langage logique, les techniques de citations, la construction d'un texte argumentatif, etc. Ce sont les outils de preuve du philosophe. D'ailleurs, un amoureux de la sagesse peut-il se contenter de semer à tout vent les idées qu'il développe ou, en vrai sage, ne devrait-il pas plutôt s'assurer de leur solidité avant? C'est un peu l'idée de Wittgenstein dans le Tractatus Logico Philosophicus: "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire". Il y a beaucoup de sujets sur lesquels on ne peut être assuré de dire le vrai ou même pire, de dire quelque chose de seulement objectivement sensé, typiquement la philosophie morale normative, les théories spiritualistes, etc.

Personnellement j'ai étudié la philosophie pendant cinq ans et avec le recul, je dirais que j'ai surtout acquis des techniques, exactement comme un charpentier, un mathématicien, un comptable, etc.  Ce n'est ni plus ni moins noble que ça. Du coup j'ai beaucoup de peine avec les auto-proclamés philosophes qui n'ont pas fait le boulot derrière.

MAIS

Évidemment, quand on crée, quel que soit le moyen d'expression choisi, on donne un point de vue sur le monde.  C'est le cas pour les écrivains, les essayistes, les peintres, etc. Quand on discute aussi, quand on débat. Et c'est très important, parce que cela nous permet de partager des expériences subjectives, de projeter à l'extérieur son monde intérieur, de connaître celui que les autres habitent. Je ne pense pas que cela participe au progrès intellectuel général, parce que je doute fortement qu'il y ait un quelconque progrès intellectuel depuis les philosophes grecs quand aux interrogations individuelles. C'est d'ailleurs pour ça que la philosophie analytique a laissé tomber les questions morales normatives. Mais c'est utile au développement de chacun. Je pense qu'on a tous lu des livres, vu des films qui nous ont marqué à un moment ou à autre parce que ça entrait en résonance avec nos histoires personnelles. Le reniement du père, la filiation, sont des sujets absolument banals si l'on pense à l'histoire de la littérature mais dans Star Wars ils prennent une forme accessible et qui colle à l'époque. D'ailleurs, il n'y pas de frontière entre culture et divertissement. Les deux notions se recouvrent. On produit et consomme de la culture parce que cela nous divertit.

Donc pour résumer, je dirais qu'il n'y a pas de pop philo. Il y a de la culture, populaire par définition (peu importe à quel genre de population elle s'adresse), qui donne corps à une sensibilité subjective. Et il y a une science, la philosophie, qui propose une méta réflexion sur des sujets comme le langage, la connaissance, la science, etc. mais qui laisse de plus en plus les questions existentielles à ceux qui les traitent le mieux, à savoir les écrivains, plus généralement les artistes.







Tout le monde se questionne.
Chacun est un philosophe en puissance. Certes, la majorité s'éloigne, tout du moins dans la forme, des manifestations académiques. Mais elle ne peut s'empêcher de remettre en question, de décortiquer, en un mot : de réfléchir.
L'art n'échappe pas a la règle. Tuant le père dans Star Wars, référençant Descartes avec Where is my mind (Pixies), ou abordant des thématiques pêlemêle dans Game of thrones, la pop philo permet de briser la frontière entre culture et divertissement.
D'expression accessible, elle propose des reflexions sur des experiences, des pratiques, des objets ou des phénomènes contemporains.

Participe t elle au progrès intellectuel?
Fait elle connaître les auteurs ou du moins les idées sur lesquels elle se base?
Autant de questions a débattre.

Vous sentez vous également porteur dun sens caché a travers vps textes?
Comment abordez vous ces idées que vous voulez véhiculer?
Autant de questions dont votre réponse m'intrigue.

Bien a vous.
Titre: Re : Re : Pop philo
Posté par: Meilhac le 06 Octobre 2016 à 17:23:21
Salut  ;)
J'avoue que je suis un peu dubitatif quant à l'idée que la philosophie soit une science.
une science, c'est pas quelque chose où on peut, soit faire des expériences, soit dégager des lois, fussent-elles très vagues (comme en socio par exemple, discipline belle et noble, et scientifique, et que j'ai pratiquée et que j'aime, mais où les lois, si elles existent, sont assez "lâches" quand même).
or, autant je comprends ce que c'est la philosophie qui fait réfléchir, la philosophie qui stimule, la philosophie ouvertement normative qui nous suggère des bonnes manières de vivre, d'être sage (cf. l'étymologie, l'amour de la sagesse).
autant la philosphie qui apporte des preuves, je ne vois pas ce que c'est.
bon j'imagine qu'on peut facilement tomber d'accord quant au fait que des philosophes comme nietzsche (que j'aime beaucoup, je trouve que c'était un grand poète et un grand "agitateur d'idées", hyper stimulant) ne font vraiment pas de la science ; mais même des philosophes comme spinoza, qui, dans leur manière de dérouler leurs arguments, prennent soin d'être très méthodiques, systématiques, etc., je ne trouve pas qu'ils prouvent des choses. je n'ai pas l'impression qu'ils dégagent des lois. (et d'ailleurs à propos de preuves, spinoza commence l'éthique en parlant de dieu (certes en donnant sa conception de ce qu'il entend par dieu), et on peut tout à faire adhérer à spinoza, croire à spinoza, aimer spinoza, avoir besoin de spinoza pour bien vivre, tout en ne croyant pas en dieu, bref). idem pour wittgenstein, qui lui aussi a une présentation très systématique - et un peu aride du coup d'ailleurs.

bref moi j'adore la philo (sans en avoir jamais fait à fond hein), mais je crois que le plus sage - pour le coup - est d'assumer que ce n'est pas une science. c'est une discipline qui aide à penser et qui aide à vivre. mais ce n'est pas une science qui fait des expériences et/ou dégage des lois et/ou prouve des choses.
 8)
Donc pour faire de la philosophie scientifique, il faut maîtriser des outils comme le langage logique, les techniques de citations, la construction d'un texte argumentatif, etc. Ce sont les outils de preuve du philosophe.
sur ce point précis, je ne comprends pas trop. parler de manière logique, utiliser des citations à bon escient, bien argumenter, etc., ce sont des outils qui aident à présenter ses idées, et ce dans tous les domaines de la vie (et en particulier dans les sciences). bref, c'est ni plus ni moins utile en philosophie qu'en sociologie, biologie, physique, anthropologie, économie, qu'en philosophie.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: pip le 07 Octobre 2016 à 15:46:39
Je suis un peu procédurière à ce sujet mais je pense que c'est une science, humaine certes, mais une science. Cela dit c'est un conception très bornée, parce que contemporaine et anglo-saxonne. Alors je reformule, je dirais que la philosophie au sens académique du terme, comme matière académique, doit être approchée et pratiquée comme une science.

Pour les outils je pensais au langage logique. J'ai pas les caractères pour formaliser ici mais par exemple il y la contradiction "P ^ ¬ P" qui se dit "P et non P". On a des outils aussi pour formaliser les propositions modales, déontiques, etc.

Du coup, surtout en métaphysique mais partiellement également dans les autres disciplines comme la métaéthique, beaucoup d'articles sont écrits presque uniquement en langage logique, comme des démonstrations mathématiques et si objection il y a, elles sont du même type.

Dès lors, on peut sauver l'acception du terme philosophie comme "amour de LA sagesse" parce que dans un tel contexte, l'argument sage est l'argument le plus et le mieux justifié. Il y a bien sûr des primitives pour lesquelles il faut se positionner en fonction de ses croyances, mais en général les bons philosophes défendent les théories les plus satisfaisantes techniquement, quitte à en exposer plusieurs.

Cela dit je te rejoins tout à fait sur ce que tu dis à propos de philosophes comme Spinoza, mais à mon sens, s'ils sont sages, ils le sont d'une autre manière, plus subjective, moins scientifique justement. Et il me semble que si tu es Spinoza, tu dois te rendre compte que les circonstances, tes inclinaisons, ton époque, etc. t'ont amené à développer une théorie qui peut-être fonctionne, mais qu'une théorie toute inverse pourrait fonctionner aussi bien. Donc s'il y a une chose et une seule que tu peux tenir pour vraie, c'est ton ignorance (et que tu es parce que tu penses  ;D tribute to Descartes).

Mais la philosophie contemporaine va plus loin. Je peux poser un argument vrai en langage logique de même que je peux poser une équation vraie en langage mathématique.

Au final je joue peut-être un peu sur les mots, cependant la philosophie a connu une vraie rupture au vingtième siècle et si tout ce qui a été fait jusqu'alors n'est de loin pas à jeter, on ne la pratiquera plus jamais de la même manière. Elle est devenue une science, je persiste et signe  ;D Du coup c'est un peu aride, parfois chiant même, pas très rigolo  ::)
Titre: Re : Pop philo
Posté par: pehache le 08 Octobre 2016 à 07:53:55
J'ai, moi aussi, fait des études de philo. Je ne crois pas au "grand changement" du XXème ni qu'il faille jeter avec l'eau du bain les penseurs antérieurs. Je ne crois pas non plus qu'on puisse poser la philosophie (démarche avant tout) en "science".
Non, je répète ce que j'avais écrit lors de mon premier passage- et qui semble n'avoir suscité que le ricanement:
Les philosophes se devraient d'être des chiens de garde.
Une pensée critique, libératrice, protectrice, dénonciatrice, hésitante, décillante...
Titre: Re : Re : Pop philo
Posté par: Meilhac le 08 Octobre 2016 à 16:09:08
@pip : si la philosophie est une science, et si j'ai bien compris ce qu'est une science (une discipline qui cherche et qui obtient des résultats, dégage des lois, fait des constats - toujours discutables et réfutables et d'ailleurs parfois réfutés, mais qui n'en existent pas moins) : peux-tu me donner un exemple de résultats que la philosophie a permis de trouver ?

je crois qu'il n'y en a pas, et que la philosophie ne trouve pas des résultats, mais propose des manières de voir le monde.

Elle est devenue une science
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Pensécrire le 11 Octobre 2016 à 19:45:54

Bonjour,


Ma définition synthétique de la philo' :

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.







Quelques propositions sur ce que l'on peut entendre de la philosophie :

La philo n'a de science que sa science historique.

Tout propos philosophique écrit est littérature, tout comme tout propos scientifique écrit est littérature. On appelle le premier type de propos essai, pensées, philosophie, maximes, morales, traité, principes, articles, aphorismes, etc... Le second on peut le désigner par description du réel, études de cas, articles scientifiques, rapport, conclusion expérimentale, etc...

La philosophie n'est pas que science historique ni n'est que production écrite (littérature), elle est aussi pensée active qu'on appelle "usage de l'entendement ou raison", sagesse, réflexions, pensées. La philosophie est unique car elle est une production cognitive (débat, raisonnement, abstraction, conceptualisation, imagination, modélisation du réel, etc...).

La philo est une discipline plurielle par ses composants et objets d'application (éthique, logique, morale, philo sociale-politique-juridique, épistémologie, philo langage, histoire de la philo, philo analytique, philo des sciences, métaphysique, etc...)

La métaphysique fait partie de l'Histoire de la Philosophie, pour autant ce sont les problématiques métaphysiques qui ont castré la vigueur de la pensée philosophique. Pourquoi cela ? Eh bien, car la métaphysique pose des faux problèmes qui abrutissent la pensée (Cf notamment, Le crépuscule des idoles de Nietzsche, le Tractatus Logico-philosophicus de Wittgenstein.)
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 11 Octobre 2016 à 23:51:27
Citer
[...]

S’il fallait que je résume quelque chose comme la page précédente, je ferais face à une difficulté de mémoire que je tends à panser. Une contrainte : une ligne, presque une phrase, en direction d’un dialogue schizophrénique pour atteindre la déperonnification tant pousuivie, et aujourd’hui officiellement reconnue. Je suis libre d’exprimer ce que je suis, et d’en observer les conséquences. Commence ici un travail tout-à-fait stimulant, quoiqu’encore trop spécialisé pour le moment, et inversement proportionnel. N’y a-t-il de demi-mesure dans mes particularités ?
Fou, un métier moral qui me convient dans cet exemple me menant à un résultat peut-être obscur pour certains, mais indéniablement humain dans sa dimension désaboutie. Non officiel, mais avoué, c’est le droit de protester, contre la peine capitale, pour l’instant présent. J’aime explorer les excès de l’instinct, de l’irrationnel, de l’animal. J’aime aussi la logique valorisée. Ainsi j’ai conscience des deux caractères du langage, à savoir l’outil et le moyen de communication. Qu’en est-il de la pensée ?
Incapable de répondre, je continue d’écrire. Peut-être la solution travaillera de son côté et me réapparaitra plus claire sans que je la voie venir. J’ai oublié la question, je ne veux pas relire, je veux penser, fluidifier ma psyché, lui donner corps et assurance, quitte à faire des erreurs dont je tirerai enseignement. Encore une idée perdue car son préquel était trop long à écrire, pendant que tout le rêve se déroulait dans mon cerveau.
Des notes prises ainsi.
Sans question à la fin du paragraphe, on amène la respiration. Une étude de langue, sans mots, quelque chose d’inaccessible dont on fait le schéma commun le plus réaliste possible. C’est ingénieux ou ? Sans trop s’affirmer, on discerne l’oraison informationnelle, le besoin de compréhension dont elle est la nourriture.
Quelque part, je devrais dire ce que je pense là… mais je le dirai peut-être plus tard à autrui, donc je me permets de ne pas le noter là.
Ma mélodie mesure mes mots est un procédé dont le nom m’est inconnu et la contrainte des initiales identiques.
Des phrases qui subissent des tremblements de terre, j’ai l’impression.
Je suis content de ce compromis entre moi et Moi.
Des phrases.
Allez, reprends-toi. Tu es fatigué, il faut que tu dormes, et non que tu te laisses envahir par cette drogue qu’est ta pensée. Tu sombrerais dedans. Je m’ordonne un truc. Dois-je changer de procédé pronominal ? Un je vous siérait autant qu’à moi ? Vraiment ? Bin j’essayerai alors !
En tout cas j’ai encore un peu de temps devant moi, et l’incoercible tentation de l’activité céphalique. Qu’est-ce qui se passe maintenant ? Une nouvelle musique que je ne connais pas, c’est à la fois un atout et un désavantage. Sans trancher. Equité vaut trouble. Quel sens prend-on ?
Je questionne les mots, oui, je sais. Vous êtes sûr que ça va, avec le je ?
Comment on appelle ça, si c’est pas pop-philo appliquée à ma façon de communiquer ?
Bon, biais cognitif psychologique : je vérifie ce que je pense vrai.
D’où la question : découvre-t-on ou construit-on la vérité ?
Puis, avant même de répondre : la vérité construit-elle la réalité ?
Etude des perceptions.
Sauter d’une idée à l’autre, poser des questions qui influenceront mes contemporains, par le biais de mon tourment signifiant. Je voudrais adoucir ces mots, mais non, ils apparaissent ainsi. Authenticité aggressive vaut-elle valeur ajoutée au spontané ?
Des maths linguistiques.
Mélange des influences appliqué. Je me dévoile peu à peu, et pour l’instant, si c’est pour vous, c’est avant tout pour moi.
Et Moi.
Moi a très faim. Il est aussi immense que l’humanité.
Il se nourrit d’un rêve spéculatif autogéré.
Il ne sait pas s’exprimer à vous.
Alors que moi, j’apprends.

[...]

Ornythorinque, Rémy Revel
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 22 Mai 2021 à 19:27:33
yoyoyo quelle intrigante chose que la pensée, l'esprit, les directions de tout un tas de phénomènes décisifs, intentionnels, conscients, ou pas, et caetera...

je suis tombed sur un truc vraiment frauduleux attention, ça vient directement de l'histoire actuelle de la philosophie, développons à peine à peine, cette géostasie de la pensée, je suis ambassadeur de Besançon-ville attention ! j'ai un passe-droit, il faut absolument je crois, que mes opérateurs fonctionnels adjoignent au devoir de démocratisation des savoirs et savoir-faires, ce que que...

ils en sont où dans le creusement du tunnel de l'entendement ?

bin voilà : après socrate qui fait s'écrire la philo, l'étonnement béatitutaire du platon qu'aristote métaphysiqent, bréf, je néologise parce que simplement, pis sinon : bin t'as des gens qui écrivent les notes de bas de page, jusqu'à ce que y'en a un il dit stop ça suffit, on n'est pas, on devient, et devenir, c'est un truc qmm qui fait qu'après ce début du XXème siècle, on a ââchement évolué, mais... mais que en cercle d'incrédules, tuwa ? pis ils avances eux, ils creusent le tunnel de la pensée, toujours, ils vont avec leurs pelles et ils enlèvent les mottes d'incomestible, bréf

après tout ça, on en est il y a pas longtemps dans le tunnel de la salle spéciale pour ces événements, à faire de la diffusion diffusée, à propos de philosophie, et l'objet d'étude est... Gilbert Simondon, qui permet de réfléchir : la science de l'individualité

âchement interessant nan ? qu'est-ce qui fait de vous, vous ? de moi, moi ? de chacun, chacun ? de tous, nous ? de nous, ceux qui s'y sentent, etc...

alors moi c'était un peu mon ambition totale depuis le début que j'ai décidé de décider, pis en popant sur le meud il y a bient^^ot dix ans, je me disais ouais, au moins y'aura de la trace facile pour faire ce qui se matérialise en mots ici, une science de l'individu, moi à l'époque c'était un melting-pot de mes éducations, pis ça donnait un total free spontanné déliropathe à venir, en devenir, en puissance comme on dit en philo du contingent, bref...

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


et donc je joins mon propos d'incarnation des métaphysiques afin de faire valoir cette science du devenir, de l'individu, car selon moi elle se permet par l'action de chacun ; que oui, chacun puisse advenir librement sans entrave, c'est à dire sans permission conditionnelle, tout comme j'aime à venir ahah, me prendre la tête un peu notamment ici auprès de vous, juste parce que c'est ainsi que la pensée réfléchit !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 20 Juillet 2021 à 18:08:47
aaaah, mais oui !
voilà un grogrogro frein à la pop philo
moi même je suis un peu tombé dedans
et c'est tout légitime...

quoique

(https://mordelang.files.wordpress.com/2021/07/neurchi-philo-img.jpg)

en tous cas lol, si je post ce MEME dans le lieu idoine, ça va pas le faire, on est d'accord ?
ici, largement plus mieux pris à sa profonde sensation de vertige qu'il m'insuffle
Titre: philologue ou philosophe ?
Posté par: Dot Quote le 23 Avril 2024 à 19:36:10
hmmmrrrf j'y repense bien trop souvent pour laisser passer cette nouvelle fois... ne pas confondre : philologie et philosophie... parler des philosophes et de leurs écrits, c'pas pareil que le concept bien plus impalpable de conduire sa pensée libre et personnelle parmis les autres qu'elle...

mais bon, c'nul parce que je pense ça comme un con, j'ai peur de ce qui se prétend de philosophe sur le web, le forum que j'étais allé voir ou le neurchi sur facebook, ou même mes collègues à l'époque de l'université, je souffrais de les voir s'entregloser uniquement à partir des auteurs, à rire amèrement de ceux qui ne sont pas sortis de la caverne alors qu'avec deux trois originaux de la classe on valsait plus dans de la philo de vie, on riait un peu de s'admettre entre nous que c'était de la philo de comptoire, de la philo démocratisée, qui savait se baser sur le cadre, mais ne s'y enfermait pas... complexe tout ça, parce que quand j'ai atterri sur le fait que y'a des penseurs qui écrivent sur des trucs atemporels, j'avais moi aussi envie de surtout gloser sur ces incontournables, heureusement j'avais siddhartha pour me garder les pieds sur terre et ne pas aller m'aliéner avec les philologues qui se croient philosophes...

j'aimerais tant que ce venin se diffuse en mode pop :'( mais même dans le roman philologique-philosophique Le Monde de Sophie, il est admis que c'ptetr licorne d'y croire accessible pour tout le monde ; dommage

arf, je me répète, tant pis c'est pour ma propre sérénité

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


edit : en ce moment on fête le tricentenaire de kant ! gogogogogo !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Rémi le 23 Avril 2024 à 23:24:56
Poser les questions philosophiques à travers des textes littéraires ?
ouvrir la réflexion et le champ des possibles à travers la complexité de personnages, d'une histoire ?

Genre, un texte qui poserait des questions sur : l'homme est-il un animal cilturel ? (j'ai lu un truc de Dot qui fait réfléchir à ce concept ;) ; rpomis je repasse un jour sur ce texte).
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 24 Avril 2024 à 11:14:29
Bonjour,


J'aime beaucoup cette interrogation de Rémi qui dit : l'homme est-il un animal culturel ?

Est-ce la culture qui fait notre humanité ? Et si oui, pourquoi ?


Ceci promet de longues réflexions à venir.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 24 Avril 2024 à 13:16:52
Poser les questions philosophiques à travers des textes littéraires ?
ouvrir la réflexion et le champ des possibles à travers la complexité de personnages, d'une histoire ?
ow azy sans chercher à poser une conclusion dès l'ouverture de la piste, j'avoue que j'ai direct de quoi commencer à rassembler des éléments depuis mon vécu, ils sont donc tous relatifs :
école primaire, j'apprends à écrire, je phase intensément sur les mots, et je commence à lire des romans... là le déclic, le coup de foudre, je vois dans l'histoire fictive un moyen pour l'auteur de faire passer ses questions ou réponses philosophiques ! je me dis alors : quand je serai grand, j'écrirai ! le problème qui est survenu pour moi à cette idée, c'est que du coup j'ai bcp déprimé sur ce que j'allais découvrir plus tard, trop tard : enfermé dans le pouvoir 'métaphorique' du romancier, je n'ai jamais cherché les écrits plus théoriques sur la pensée, et ce n'est qu'à 25 ans à l'u que j'ai compris que cela existait... même au top de la classe en philo terminale, je n'avais pas percuté ce qu'est la littérature philosophique, j'aimais réfléchir de cette démarche, mais n'avais pas compris que d'autres avant moi étaient allés très loin ! du coup ça m'a bcp déservi, ce côté 'pseudosophique' de la littérature de loisir, même si ça m'a aussi bcp nourri ; voilà où j'en suis, mais j'ai ptetr subi des dégâts intellectuels qui ne concernent pas le chemin intérieur de chacun ; maintenant j'ai très peur de l'écrit 'de biais', même si j'ai pas le sérieux pour les écrits 'techniques' en rapport à la pensée et ses modalités...

Genre, un texte qui poserait des questions sur : l'homme est-il un animal cilturel ?
hmmm je me sens en difficulté, les questions ontologiques (est-ce que ? qu'est-ce ? bref, le verbe être) je leur vois bcp trop d'oeillères à la pensée libre et complexe, le choix de réponses est très restrictif pour que la réflexion soit efficace, c'est mon avis mais il me semble en correllation avec mon vécu en cours de philo à l'u, rien que la dissertation dans son usage dialectique, bien loin de la complexxité de toute pratique professionnelle après cursus scolaire, est pourtant déjà dans son petit niveau, bien plus efficace pour penser la réalité par le dépassement d'une binarité de l'incompatibilité identiaire ; d'ailleurs ça se voit, généralement même sans bagage philo, c'est le genre de question auxquelles on a vite envie de répondre 'oui et non' ou 'ça dépend'... la dialectique c'est le déroulé de l'argumentaire de ces réponses sans explication... et pourtant c'est important de définir les termes d'une problématique philosophique, donc ces questions ontologiques sont un très bon départ, presque obligatoire même, pour réfléchir sérieusement...
- oui l'humain est un animal culturel, mais qu'est-ce que ce culturel ci ? patrimoine immatériel, savoir-faire et techniques, matérialisation des idées et partage de celle-ci, usage des expériences cumumlées traditions et transmission ancestrale... dimension partagée et sociale des contextes d'existence, il y a l'idée d'un partage de nos modalités de réalisation
- mais il n'est pas que culturel, évidemment que les opposés du concept viennent non pas le contredire, mais le compléter... naturel : il est aussi, il transporte un bagage génétique, une biologie spécifique... individuel : il est aussi, sa singularité n'est pas que la copie entière ou partielle de ce qu'ont apporté ses congénères...
- je suis pas assez entraîné à la dissertation hegelienne pour parvenir à la sous-estimée complexité de la tripartition dont la fin est la synthèse, d'où que je reste humble, car même ce qui n'est qu'un boulot d'étudiant est bien plus compliqué que ça... mais bref, l'être, la 'négation' de l'être, et la combinaison du truc, c'est la conclusion du processus, tjrs la même et que donc je bâcle ici : 'oui et non', 'ça dépend', c'est un peu des deux, et même au-delà, différemment...

et la réflexion n'en est qu'à son début, l'ontologie, se demander comment définir un concept, comment l'identifier... après, ce qu'on en ferait pour agir, il faut alors interroger la morale, la logique, la déontologie, mais vaut ptetr pas vouloir aller trop vite

Bonjour,


J'aime beaucoup cette interrogation de Rémi qui dit : l'homme est-il un animal culturel ?

Est-ce la culture qui fait notre humanité ? Et si oui, pourquoi ?


Ceci promet de longues réflexions à venir.
plus de questions que de réponses... pareil, sont-ce les bonnes et à quoi servent elles au delà de faire bugger nos certitudes ? une dialectique ontologique identique, oui la culture humaine fait notre humanité, et non ce n'est pas son seul critère identitaire... oui la culture n'est pas qu'humaine et non la culture humaine n'est pas constituée uniquement de critères humains... la question du pourquoi ? une question bien anthropomorphique qui questionne les raisons, souvent les intentions, mais à l'instar des quatre autres (qui, comment, où, quand), c'est plus utile en récit humain qu'en philo... mais trouver une bonne question sur le sujet ? je ne saurais y faire, j'avoue que je me heurte au même problème que je peux vite reprocher à notre société : trouver des bonnes questions, dans le sens 'utiles', 'pertinentes', 'profondes', c'est vraiment pas de la tarte...



mais ici sujet pop philo, j'suis assez partant pour qu'on y aille à notre niveau, c'est je pense, hyper profitable, de jouer ce jeu sans prétention et de suivre notre chemin... on va pas refonder la philo comme chaque philosophe le devient par ce truc (huhu j'avais ri à cette pertinence apportée par un de nos profs : "les philosophes se rallient autour de cet effet : 'jusqu'à moi, on pensait comme ceci...'"), non la philo est ce sport où y'a que les équipes de pro, et l'idée qu'on puisse se faire un match de foot entre amateurs sans se la jouer mbappé, ça me plait bien !

merci à vous pour ces passes de ballon ! et désolé je tire comme un pied, je sais pas cadrer ou mettre de l'effet, d'ailleurs j'ai même pas de crampons sous les godasses, et puis le terrain c'est pas de la pelouse... mais osef ! par contre, me mettez pas aux cages j'ai peur des frappes et les gants n'y changent rien !

on compte les hors-jeu ? les tacles ? qui a un sifflet ? t'façon on va se démerder j'espère !
Titre: Re : Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 24 Avril 2024 à 16:47:55
Bonjour Dot Quote,


- oui l'humain est un animal culturel, mais qu'est-ce que ce culturel ci ? patrimoine immatériel, savoir-faire et techniques, matérialisation des idées et partage de celle-ci, usage des expériences cumulées traditions et transmission ancestrale... dimension partagée et sociale des contextes d'existence, il y a l'idée d'un partage de nos modalités de réalisation

Ah ! Oui, je l'aime bien celle-ci : la tradition nous rend-elle plus humain ?

Quand il y a des traditions qui se perdent, était-ce mieux avant ?


Bon, évidemment, la question me semble rabougrie avec une telle bifurcation !

La culture ne se résume pas à la seule tradition, heureusement.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 24 Avril 2024 à 17:10:24
salutations Alan,

bin en vrai à la première question je saurais pas vraiment être correct, la réponse ne tient pas en un oui ou non qui est attendu par la formulation... ce que je réfléchissais sur le thème à l'époque où on y abordait en philo ? on avait une matière, c'était la philo des crises contemporaines, et il m'a semblé comprendre qu'à ce propos de la transmission des savoirs et savoirs-faire, on glisse doucement depuis les Lumières sur un nouveau paradigme assez transparent mais vraiment alarmant quand je me le mentalise : le fait que ça 'déborde'... il y a trop de quantités d'infos pour ce que la société est capable de gérer, l'un des gros axes du problème soulevé en cours si je me souviens bien, c'était le concept de 'spécialisation' professionnelle, contexte qui crée des niches de compétences à la fois trop complexes et trop nombreuses pour que le monde professionnel puisse les utiliser afin de se démerder à répondre aux besoin sociaux ; j'avais adjoint cette hypothèse avec ce qui pour moi marque le premier indicateur du truc : les encyclopédistes des Lumières répondaient à ce début de problème, le besoin de garder la main sur l'ensemble des outils intellectuels de gestion de la société est pour moi l'indice pour penser que la culture à ce moment là de l'histoire, est comme l'eau d'un verre qu'on a rempli du début de l'anthropo culturel, et qui ajd coule sans qu'on puisse y contenir, au delà donc de ce verre qui serait notre capacité à être cultivés ; pour moi c'est à partir de ce moment là que la tradition nous a échappé des doigts... et pourtant on ne peut faire sans ! c'est bien un peu oui un des propres de l'humain que de se filer des astuces d'une génération à l'autre ! une question mettant en relation tradition et humanité, pourrait être selon moi : comment faciliter la perpétuation du savoir cumulé au jour où la tradition humaine ne peut tout garder d'elle, du moins dans ses formes actuelles ? ce qui me rapproche de ta deuxième question, le mieux ou pas de l'avant revient souvent, le fait est que des traditions se perdent, j'aurais moi envie de demander : que garder que jeter ? selon quels critères ? pour quels enjeux ? dans quelle logique sociale ?

hui, culture c'est assez vague... entre mon envie d'en faire un concept opérationnel et les relativité et complexité de ce que chacun se définit le truc, je laisse de côté pour l'instant !

je fais une passe à l'aveugle, y'a qqun de démarqué pour ce ballon ?
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 24 Avril 2024 à 20:58:47
Salutations,


Des idées passionnantes sur les traditions et leur transmission qui nous ouvre bien des champs philosophiques. Merci à toi Dot Quote, pour ce moment de réflexion. :)


Soit, la culture serait un grand contenant, un signifiant, quelque chose comme une mémoire dans laquelle on inscrirait tout un tas de choses. Un grand contenant ? Disons un petit verre d'eau. Dans un tel cas, où se situerait la tradition ? Ce serait la part de ce qui est gardé, et la mode la part de ce qui serait rejeté ?

La créativité et la mode ont aussi leur place dans la culture au sens large ! C'est court, ça ne reste pas longtemps en place, mais ça existe quand même...

Pour en revenir à la métaphore du verre d'eau. L'humanité aurait-elle ce quelque chose en plus, cette place en elle pour mémoriser des choses que les autres êtres vivants n'auraient pas ?

L'être sauvage, celui qui n'est pas cultivé, agirait donc par instinct, sans cette mémoire des choses, sans tradition, sans littérature non plus, et donc sans ce quelque chose d'humain.

Je trouve que ça pose de nombreuses questions, il y a en moi cette frustration à ne voir qu'un des aspects de la culture alors que d'autres aspects pourraient apparaître plus tard.


J'aurais tendance à dire que la question reste ouverte, qu'il y a encore matière à s'étonner, se surprendre, s'interroger.

Au plaisir d'en découvrir encore sur le sujet.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Rémi le 24 Avril 2024 à 22:55:58
En posant la question de l'homme est-il un animal culturel, je pensais :
1/ faire référence à ton roman commencé avec les gardiens de la culture (un tunnel sous le ciel)
2/ questionner les mots : culture, homme, animal (bref, rien de très original) ; pas attendre une réponse par oui ou par non.

Dans ton texte, une partie de l'humanité veut détruire la culture et je les vois comme des animaux, une autre essaie de sauvegarder les livres, les musiques, les films... Je me disais qu'à travers cette histoire, on peut montrer des côtés "humains" à ceux qui semblent être des animaux destructeurs (les Endormis) :
Citer
Car les Endormis nous traquent plutôt nous, les humains équipés. Capables seulement de violences physiques avec leurs corps bestiaux et peu outillés, ils ne peuvent ni atteindre ni pénétrer ni détruire les sanctuaires aux sémiotopes.
Ici, les Endormis sont clairements identifiés aux animaux (bestiaux). Si tu leur donnes un peu d'humanité, le roman gagne en subtilité et interroge le lecteur. Mais c'est intéressant de les présenter initialement que comme des animaux.

D'ailleurs, tu as aussi les démons :
Citer
Non pas vraiment sans raison, ils ne sont pas assez bêtes pour ça ; mais sous les ordres des Démons, ces humains éveillés qui n’ont que la haine à partager.
intéressant qu'on ait donc des humains éveillés qui domptent des humains bestiaux pour détruire la culture.

Voilà, ta prose a une portée philosophique, sans pour autant être une thèse, une présentation de concepts.
(d'ailleurs, c'est marrant, le truc de qu'est-ce qu'on garde, qu'est-ce qu'on jette, c'est aussi au coeur de ton roman commencé ^^ sauf que là, on sauvergarde ce qu'on réussit à sauvegarder)


Et du coup, un autre shoot loin de la lucarne : ne pas oublier qu'il existe des formes de culture dans le monde animal. Par exemple, transmission de savoir et de savoir-faire à travers les générations, transmissions spécifiques à des communautés au sein d'une même espèce (certains des animaux ayant des skills différents dans différentes zones géographiques).
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 24 Avril 2024 à 23:09:57
re ! eh beh ça donne du fil à retordre, de l'os à ronger, du biftek à défendre, du cheveu dans la soupe et du beure dans les épinards ; en réaction Alan, je propose ce qui suit



Citer
Soit, la culture serait un grand contenant, un signifiant, quelque chose comme une mémoire dans laquelle on inscrirait tout un tas de choses. Un grand contenant ? Disons un petit verre d'eau. Dans un tel cas, où se situerait la tradition ? Ce serait la part de ce qui est gardé, et la mode la part de ce qui serait rejeté ?

La créativité et la mode ont aussi leur place dans la culture au sens large ! C'est court, ça ne reste pas longtemps en place, mais ça existe quand même...
mmmah, allons donc creuser un peu ce que la pratique mutuelle de maïeutique a à nous révéler sur l'outil lexical 'culture', je crois discerner un chemin dans tes mots alors à moi la balle... j'ai l'intuition de distinguer la culture de la nature par le fait que c'est un patrimoine immatériel, qui pourtant doit se transmettre ; de quelle manière ? la tradition orale a suffi jusqu'aux présocratiques comme il est convenu pour la philo, mais qui déjà depuis l'Histoire (invention de l'écriture) nécessitait de matérialiser cet immatériel... je suppose que l'"invention" de langage lexicalisé, depuis ses premières onomatopées, constitue déjà un débordement de la nature par la culture, amplifiant une dépendance de l'une sur l'autre ; dans ce cadre, la tradition peut également être un outil lexical polysémique dont les multiples interprétations peuvent toutes être à utiliser... on peut penser rapidement, doxatiquement, aux fêtes traditionnelles, c'est un moyen social (politique et commercial ajd, religieux auparavant, mais encore avant...?) à la fois d'unir les populations et de perpétuer des symboles dans le souvenir commun ; la tradition peut aussi être ce qui relève des savoirs intergénérationnels, là par exemple elle se perd par exemple au propos des usages des végétaux pour la santé (initialement pensé comme rapport d'équilibre à la vie plus que sous l'angle d'une nature guérisseuse), les épices, les plantes, les graines, les fruits les racines les écorces disparaissent comme on les oublie ; la tradition des savoirs-faire est ptetr un autre domaine où le verre est comme une baignoire percée du cliché des problèmes de maths : le travail des matériaux que l'anthropologie classe dans la temporalité humaine (âge de pierre, du métal, du pétrole... et autres détails) subit cette priorisation nécessitée par à la fois l'obsolescence et les abandons, il y a des métiers d'artisanat qui disparaissent ainsi et d'autres qui se créent ; ainsi j'en arrive à cette notion de mode, car oui tu fais bien de me montrer ce bipôle-ci, j'ai trop tendance à penser le ponctuel social comme une anomalie, alors que c'est ptetr juste une nouveauté historique dont il va falloir nous accomoder... je le voyais comme une pente accélérée depuis nos débuts humains et qui approchait un seuil critique en nos petites dernières décennées, nos petits derniers siècles, oui car bien efréné est le progrès de nos jours, ainsi la mode ne doit pas être prise à la légère, je vais me corriger cette conception grâce à tes mots ! la place du progrès dans cette instabilité ? je crois on est à une période trouble où il faut que ça décante, car les innovations qui bouleversent nos quotidiens et nos psychés on ne peut prédire ni leur durabilité ni leurs effets ; ceci dit, je suis pas sûr de la corrélation entre le duo tradition-mode et le duo garder-rejeter, et pourtant il serait intéressant oui que la mode soit la version expérimentale de nouveaux paradigmes avant validation et perpétuation ; dans ce délire on serait tous et chacun, indicents dans la notion de culture partagée... que faire à partir de là ? je m'arrête pour cette fois

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Pour en revenir à la métaphore du verre d'eau. L'humanité aurait-elle ce quelque chose en plus, cette place en elle pour mémoriser des choses que les autres êtres vivants n'auraient pas ?

L'être sauvage, celui qui n'est pas cultivé, agirait donc par instinct, sans cette mémoire des choses, sans tradition, sans littérature non plus, et donc sans ce quelque chose d'humain.
le dipôle est intéressant lui aussi, même si je préférerais le penser en tant que continuum ; les loups possèdent par la communication, une forme de culture presque trop 'nature' pour être pensée comme un élément qui fait société, ils se laissent des traces, notamment des odeurs, en ce sens il y a un usage d'eau dans un verre... comme je le pensais plus haut, la tradition en tant que patrimoine immatériel matérialisé par l'échange d'informations, par communication donc, se retrouve dans d'autres modalités, le chant des oiseaux je lui imagine aussi une histoire transgénérationnelle si je sors du concept de nature qui peut vite être radicalisé sous des arguments 'créationistes', il y a eu un premier chant d'oiseau comme un premier pipi de loup sur un territoire ; il y a eu une première fourmillière, et pourtant leur reconnaître une tradition par communication dérange le concept humain de culture, car on dirait plutôt que c'est leur nature en oubliant leur généalogie... j'en viendrais ensuite à la notion de conscience, car pour léguer des produits de l'esprit, il peut sembler naturel de le faire à partir du moment où l'on sait que l'on sait ce que l'on sait, les éléphants sont des animaux qui actent leur conscience de la mort, est-ce leur nature d'éléphant ou une culture de cette population du vivant ? tout ceci par rapport à la culture humaine peut sembler bien dérisoire, il faut avouer que la complexité de nos matérialisations d'intériorités sont très poussées, et qu'ainsi la communication est adaptée pour encaisser beaucoup d'eau avant que le verre ne soit rempli, que la tradition est très fortement complexe chez l'humain... de là à dire que c'est le seul à posséder une culture, j'trouve ça un peu hâtif et sans nuance, mais le pouvoir que l'humain tire de son intellect, est qmm oui, un peu en pluss par rapports au reste du vivant, ce qui d'ailleurs le rend aveugle sur d'autres manières d'agir la réalité ; la mémoire est un autre outil lexical qui ouvre des pistes, mais j'suis un peu fatigué pour me lancer dans une distinction d'une mémoire personnelle, intérieure, psychosomatique, et d'un souvenir matérialisé, une photo, un écrit... une piste à suivre qmm, autour de ce que la thématique semble questioner judicieusement la notion de temps

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Je trouve que ça pose de nombreuses questions, il y a en moi cette frustration à ne voir qu'un des aspects de la culture alors que d'autres aspects pourraient apparaître plus tard.


J'aurais tendance à dire que la question reste ouverte, qu'il y a encore matière à s'étonner, se surprendre, s'interroger.
oui pareil, j'aimerais bien éclairer les zones d'ombres, élargir mon paradigme de représentation de la réalité pour passer de mon cas particulier à une compréhension plus large, afin de mieux pouvoir comprendre les particularités différentes de la mienne ; yesss pareil, question ouverte avec peu de probabilité d'un contre-ordre



merci à toi aussi Alan



huhu Rémi j'ai un peu moins de temps et d'énergie et tu m'as devancé ! pour la lucarne je te rejoins comme je l'ai un peu développé dans ce message à propos de cultures animales... grâce à toi je confirme ce que j'ai oublié dans ma réponse à Alan, la notion de 'sauvage' en oposition à son apposé (civilisé ? intelligent ? sensible ? éveillé ?), c'est encore un autre bipole sur lequel nous renvoyer la balle...



merci à vous deux, et bonne nuit !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 25 Avril 2024 à 11:41:11
Bonjour à vous deux,


Si les animaux se transmettent des valeurs et des techniques, alors ça change tout !

Heureusement la science est là pour nous éclairer sur nos petites erreurs quotidiennes...

Dans ce cas, si la transmission n'est pas ce qui fait de nous des hommes, quelle est la place de la culture dans tout cela ?

Opposer nature sauvage et nature cultivée, ce serait comme envisager une nature anthropique, qui a l'apparence humaine, dont la forme est humanisée.

Avoir une forme plus humaine, est-ce cela être cultivé ? Y aurait-il un basculement entre un état sauvage et un état cultivé ?

L'homme se qualifie par son apport à la nature en cela qu'il est une nouveauté. Ce sont les transformations que l'homme apporte à son environnement qui donnent à cet environnement un aspect anthropique.


Je trouve cela difficile de tirer des conclusions à ce sujet, mais c'est aussi ce qui me plaît.

Ce sont des questions qui nous concernent directement que l'on se pose indirectement.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 25 Avril 2024 à 12:39:25

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Si les animaux se transmettent des valeurs et des techniques, alors ça change tout !

Heureusement la science est là pour nous éclairer sur nos petites erreurs quotidiennes...
bin j'avoue oui que ça change tout, c'qu'on appelle en SH un 'seuil' de connaissances, c-à-d une idée qui une fois qu'on l'a, change notre point de vue sur la réalité ; m'enfin pour le coup je pensais que c'était acquis dans tous les esprits de tout le monde... y'en a d'autres qui sont comme ça ? parce que oui, ça change tout

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Dans ce cas, si la transmission n'est pas ce qui fait de nous des hommes, quelle est la place de la culture dans tout cela ?
c'est la place d'un symptome potentiel du vivant, chez nous exacerbé mais qui peut se retrouver en dehors de l'humanité, non ? cela fait une partie de notre 'syndrome identitaire' anthropo, surtout qu'il est poussé à l'extrême, mais d'autres espèces ont une forme de culture, ou du moins de codes opérationels pour la transmission... j'ai une piste que je sais pas où elle irait, mais qmm : il me semble que chez les mammifères on possède des déterminismes ontologiques déjà très forts pour la transmission, avec l'idée dont je n'ai pas de mot sinon celui très détourné : 'néoténie'... la distinction entre enfance et âge adulte... nous les mammifères sortons de notre zone d'incubation très tôt par rapport à notre maturation, c'est encore plus valable chez l'humain mais ça s'observe qmm en général : les chats, les chiens, les vaches et les chevaux, nous naissons avec le besoin qu'on s'occupe de nous jusqu'à ce que nous soyons viablement autonomes, de fait la parenté est un boulot énorme, et par ces actes nous amplifions le lien intergénérationnel, la transmission se fait d'un usage instinctif, les petits chatons ou chiots découvrent la vie en reproduisant ce que font leurs parents... hmm j'ai commencé avec l'idée de mammifère car je le croyais le bon opposé notamment des insectes qui eux, ont une enfance sans besoin de tutorat, de mentorat, d'éducation, mais une autre catégorie peut être prise pour exemple au sujet de cette 'néoténie', enfin disons le fait de posséder une longue période d'enfance avant l'autonomie : les mammifères oui, mais je pense aussi aux oiseaux, les petits grèbes sur le dos de leur mère apprennent la vie grâce à elle avant de voler de leurs propres ailes, les petits dans le nid ont la becquée obligatoirement sinon ils ne deviennent jamais adultes ; on est bien loins des livres d'histoire humains, des datas de participations cumulées... la place de la culture dans tout cela ? j'suis même pas sûr d'avoir compris la question, mais j'ai fait rebondir le ballon

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Opposer nature sauvage et nature cultivée, ce serait comme envisager une nature anthropique, qui a l'apparence humaine, dont la forme est humanisée.

Avoir une forme plus humaine, est-ce cela être cultivé ? Y aurait-il un basculement entre un état sauvage et un état cultivé ?
j'opposais sauvage à quatre premiers mots qui me venaient en tête, mais en toute conscience qu'ils ne sont pas synonymes, tu apportes un cinquième, 'cultivé', et puis tu remets en question ce qu'il aurait d'absolu... pareil, j'pense syndrome, j'pense continuum, la culture existe par la civilisation et ce qu'elle implique à la fois de structures de hiérarchie sociale et à la fois de techniques d'habitat, mais encore une fois l'humain n'est pas le seul exemple de civilisation, il en a une qui lui correspond... l'intelligence existe dans sa définition cognitive et cérébrale, la rationalité et la logique sont un point indéniable de notre rapport psychique à la réalité mais de telles capacités existent aussi dans d'autres formes de vie... la sensibilité de nos coeurs est elle aussi très complexe et nous offre une abstraction énorme, mais un chien aussi peut être triste à la mort d'un de ses proches, un chat a lui aussi besoin d'amour... l'éveil est ptetr le terme le plus complexe ici entre nous membres d'un système purement rationnel et scientifique, je l'utilise dans le sens spirituel du terme, le rapport à la métaphysique, dans tout ce qu'il a de très fumeux, un mélange de conscience, d'âme, de bonté morale, bref notre rapport à l'insondable universel, j'ai l'impression sur ce point bcp de choses se perdent par une forme d'évitement des zones où l'incrédulité est mise à l'épreuve ; une nature anthropique, ptetr pas dans le sens transcendantal, pas dans le sens d'un créationisme fixant une identité inaliénable, mais oui dans le sens, un syndrome, un continuum, des propriétés plus ou moins majoritairement partagées mais tout de même variables et hypothétiquement changeantes, évolutives... un basculement ? ptetr un peu selon l'opposé envisagé, mais du coup encore, plutôt un continuum, des symptomes : prendre son indépendance de logement c'est sortir de la dépendance aux parents, ce qui ne fait pas d'un sdf un sauvage ; avoir un diplome ne fait pas de son détenteur un humain pluss qu'un qui n'est jamais allé à l'école et pourtant ils n'ont pas les mêmes atouts pour vivre parmis l'humanité ; un enfant tyranique n'a pas la même sensibilité qu'un plutôt empathique, mais encore une fois lequel des deux est le plus humains ? mauvaise question... ; un ermite qui poursuit la pleine conscience par l'introspection, la méditation, les réflexions universelles, est-il plus humain qu'un travailleur pragmatique qui agit pour sa survie en évitant les questions qui ne lui servent à rien ? ajd à l'heure où la culture déborde du verre, un 'cultivé' l'est sur d'autres sujets qu'un autre, un inculte peut pourtant prétendre à l'humanité aussi... bref

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Je trouve cela difficile de tirer des conclusions à ce sujet, mais c'est aussi ce qui me plaît.
ui, j'dirais là on est à l'étape du brainstorming le brouillon de la dissert : rassemblement d'éléments, définitions des outils de lexicaux dont on a besoin pour réfléchir ; les conclusions viendront après analyse et délibérations, mais j'ai envie de demander : est-ce que juste poser des conclusions est le réel enjeu de la philosophie ? il me semble que s'arrêter à cet objectif peut le rendre incomplet ; pourquoi se questioner ? uniquement pour répondre ? un paradigme selon moi, est qmm bien plus légitime lorsqu'il permet une pratique existentielle... je cite benjamin ifrah : ""La philosophie, c'est surtout un moyen de mieux penser, mieux vivre, mieux agir" ; que ferions nous d'une nouvelle ontologie de l'humanité comme les derniers message abordent cette direction ? à voir dans les prochaines étapes de la réflexion partagée

!
Titre: Re : Pop philo
Posté par: mercurielle le 25 Avril 2024 à 14:33:04
Gain de sel au poivre :

Le animaux ne se transmettent ni valeurs (typiquement humaines), ni techniques, du moins pas consciemment. Le verbe  "transmettre" est inadéquat.  Pas de conceptualisation mentale.   
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 25 Avril 2024 à 15:01:18
Ajout non calorique :

J'avoue je suis maladroit avec les mots malgré mes efforts, j'ai pas mieux que transmission et des phrases pour nuancer le propos et affiner les approximations, compléter ma relativité et corriger ma perfectibilité, merci pour l'erratum.

J'suis pas sur, par contre, qu'on puisse affirmer que les animaux n'ont pas de conceptualisations mentales. Je ne partage pas cet avis.

D'autres ballons ?
Titre: Re : Pop philo
Posté par: mercurielle le 25 Avril 2024 à 15:19:48
Cher Dot Quote,

Les animaux ont des émotions (c'est déjà pas mal) mais l'intellect ne suit pas. Il s'est développé avec la parole.

 :calin:
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 25 Avril 2024 à 17:18:00
mmmince on a vraiment pas les mêmes définitions visiblement et je ne saurais deviner les tiennes avec ce que j'ai à lire, je me sens qmm perdu face à une forme si synthétique de tes convictions :/

voici ce qui me vient, j'suis encore loin d'un état de clarté c'est du brouillon auquel il manque des éléments pour s'agencer :
- je ne range pas les animaux dans la catégorie 'émotion sans intellect'
- pour moi émotion et intellect sont deux formes de processus mentaux, déjà, ce qui est une conception ptetr relative mais qui fait sens pour moi au moins
- ensuite je considère que les animaux ont aussi une forme de rationalité purement logique, ce qui me semble entendable en termes scientifiques

pour essayer de te comprendre :
- pour la question de la parole, j'avoue ça apporte énormément de potentiel psychique à l'humain, mais est-ce là seule cause de l'intellect et seulement de l'intellect ?

sinon, pour rester à proximité de ce que je voulais faire de ce fil 'pop philo', mais en gardant cette direction prise par nos questionnements :
- j'ai bien envie d'en savoir un peu plus sur comment sortir du paradigme de mon usage des mots, et donc suis curieux de comment tu agencerais les tiens dans une réponse qui m'aiderait à penser plus large, car visiblement je suis encore loin de comprendre assez l'autre pour cerner le vrai qui pourrait nous accorder (là où le débat nous mènerait à certitudes partagées, que ce soit en amont du débat ou par le débat justement (ce qui est le but du débat je trouve, pour rester sur l'optique 'pop philo', réfléchir ensemble et non juste affirmer nos positions sans vouloir changer)), sans oublier l'incertain qui nous divergerait (les points où l'on ne saurait convaincre l'autre et où donc il faudrait convenir d'un statut d'avis divergents)... bref, il me semble que tout le délire du débat en général et de celui-ci en particulier, c'est de libérer les mots échangés afin de sortir de la réflexion personnelle intérieure, finalité qui s'incarne ici par une forme un peu aléatoire de brassage de divers sujets... je ne saurais ni vraiment vouloir aller quelque part de précis, ni non plus me satisfaire à errer au gré des formes de nos réactivités ponctuelles

des ballons '_'
bien à toi mercurielle
Titre: Re : Pop philo
Posté par: mercurielle le 25 Avril 2024 à 17:51:24
Cher Dot Quote,  :)

Je ne sais pas si je vais arriver à bien te répondre. Tentative, donc...

1/ Je n'invente rien. Ce que je t'ai dit au sujet des animaux (que j'adore) est un fait scientifiquement reconnu et non une "réactivité ponctuelle" de ma part. 

2/ Les animaux fonctionnent à l'instinct. L'instinct est rationnel puisque c'est grâce à lui qu'ils peuvent survivre (du moins les animaux sauvages).

3/ Mais les animaux, n'ayant pas de mots, ne peuvent accéder à l'humain.

4/ Ils ressentent des émotions, comme je l'ai dit. Mais, sans accès au langage, ils ne peuvent pas mettre en forme, en mots donc, leur ressenti.

5/ Le mammouth fuit devant l'ennemi, instinctivement. Le léopard ou l'homme représentent un danger pour lui : il le sait avant sa naissance, en quelque  sorte.     

6/ C'est une certitude. Aucun débat n'est possible à cet égard.

Tiens, voilà ma jolie Prune. 

(https://zupimages.net/up/20/27/8htj.jpg) (https://zupimages.net/viewer.php?id=20/27/8htj.jpg)
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 25 Avril 2024 à 23:27:02
Wow heu... Je suis d'accord avec ton 4), le 3) je crois comprendre plus ou moins mais je ne l'aurais pas dit comme ca, la 2) j'aurais perso une conception contradictoire, l'intellect est rationnel, plutôt, non ? La 5), je le pense différemment, l'instinct je le définis par tout comportement dont le réflexe était assez bénéfique et qui donc vient au gré des générations à être automatique et d'une spontanéité qui peut se passer de réflexion rationnelle.
Pour la 1) et la 6), c'est vrai que la science par définition vient poser des choses irréfutables, et que si aucune objection ne peut contredire une théorie, alors le débat n'est plus à sa place... je suppose que tu as tes sources, mais je suis sûr aussi qu'on peut en trouver d'autres qui n'ont pas les mêmes mots pour décrire la réalité. Si tu trouves qu'il n'y à pas de place au débat ok, alors ptetr une explication sur ce que je comprends pas ? Parce que ça aussi c'est un fait : je ne comprends pas quelles sont ta logique et tes conclusions, j'ai essayé de formuler ma pensée qui également a des sources scientifiques, et je demeure en désaccord sur ce que tu dis, hormis la 4)...

Huhu l'est cool ce chat, c'est drôle j'avais pas vu que tu avais répondu et avant de te lire j'ai repris du stylo et des papiers qui prenaient la poussière pour me remettre ponctuellement au dessin... Il y a du chat dedans, avec ce meme air un peu blasé snobinard et apathique.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: mercurielle le 26 Avril 2024 à 12:01:00
Bonjour Dot Quote,

Tu as raison pour le 2/ Je me suis mal exprimée : l'instinct n'a rien à voir avec la raison. Je voulais dire que "L'Etre suprême" ou la Nature ou la Vie a bien fait les choses (on peut accorder à ces entités une certaine intelligence, je crois ?) : les animaux ont été pourvus d'instinct (de fuite, dans mon exemple) pour se défendre.

Les premiers hommes aussi, lorsqu'ils n'avaient pas encore accès à la parole. Et il nous en reste des bribes.

Prune est une chipie hystérique dont je suis l'esclave ravie !   :D

Bonne journée !   
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Rémi le 26 Avril 2024 à 12:58:36
Hypothèse :
La culture est un dépassement de l'individu . C'est accumulation de transmissions de nombreux humains qui crée la culture humaine.
Le macaque peut "inventer" le nettoyage des patates, cette invention peut être transmise dans un groupe (et ne pas exister dans d'autres), mais on n'a pas d'accumulation de savoir / savoir-faire / comportements pour aboutir à des éléments de culture élaborés (langage, technique, art).

https://www.youtube.com/watch?v=Z197NGSriQE

Hypothèse 2 :
La culture est l'acte de transmission ; si un groupe se comporte différemment d'un autre au sein d'une même espèce, alors il y a culture.
La transmission (désolé pour le mot) de techniques et de comportement existe bien chez l'animal. On peut donc parler en ce sens de culture.

Citation de: GEO
"La culture imprègne la vie des animaux, de la petite enfance à l'âge adulte, explique l'auteur de l'étude, Andrew Whiten. Les jeunes de nombreuses espèces apprennent de leurs parents puis d'autres adultes. Ils commencent même à se concentrer sur ceux de leur groupe qui font preuve de la plus grande expertise, par exemple dans l'utilisation d'outils."

Les chercheurs ont constaté que les singes qui quittaient leur famille à l'âge adulte pour intégrer nouveaux groupes, évitant ainsi la consanguinité, adoptaient les habitudes de leur nouveau groupe, pourtant différentes de celles de leur famille d'origine.

Dans un autre exemple de culture animale, les chercheurs se sont penchés sur un groupe de chimpanzés en Zambie. Ils ont constaté qu'il était de tradition de porter un brin d'herbe dans une oreille. C'est un chimpanzé nommé Julie qui a commencé cette tendance, avant que les autres ne l'imitent. Au total, ce sont huit individus sur douze qui se sont mis à aussi porter un brin d'herbe.
https://www.geo.fr/animaux/selon-une-etude-les-animaux-ont-leurs-propres-culture-et-traditions-204279
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Luna Psylle le 26 Avril 2024 à 13:32:37
Salut !

Mea culpa : j'ai pas tout lu, j'ai juste une question sur un point précis du dernier message.

Citer
Le macaque peut "inventer" le nettoyage des patates, cette invention peut être transmise dans un groupe (et ne pas exister dans d'autres), mais on n'a pas d'accumulation de savoir / savoir-faire / comportements pour aboutir à des éléments de culture élaborés (langage, technique, art).
Quand tu parle de langage, on est d'accord que tu parles d'un langage parlé/verbal, avec des règles à la con, qui vont changer selon si tu es à gauche ou à droite de la chaîne de montagnes du coin ? (ouais, j'exagère un poil mon exemple)

Les animaux communiquent entre eux, non ? Avec des règles différentes de l'humain (gestuelle, odeur corporelle, son inaudible à l'humain, ect...), mais ça reste des langages pour communiquer, non ?

Encore désolée pour cette micro digression, surtout que j'ai pas tout lu et que c'est peut-être précisé ailleurs, mais j'ai l'impression d'avoir lu deux fois ce matin que les animaux et le langage, ça fait deux et... je ne sais pas... ça me dérange, je crois...

Une bonne journée !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Rémi le 26 Avril 2024 à 14:50:59
Oui, les animaux utilisent des langages ; je parlais de langage au sens mots/grammaire/orthographe pour parler de philosophie par exemple.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Alan Tréard le 26 Avril 2024 à 21:00:49
C'est une discussion passionnante.

Merci beaucoup de l'avoir lancée ! :)
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 27 Avril 2024 à 15:50:36
différentes régions du raisonnement :

- les sophistes ont mauvaise presse, leur figure de proue est maudite : le syllogisme pourtant, n'est pas qu'un endroit où l'erreur est possible ; ce schéma d'une addition de 'if' menant à un 'then' est pourtant efficace dans bcp de cas, et s'il faut se méfier de la solidité de ces 'if' pour que le 'then' soit pertinent, eh pourtant, bin cela résout certains problèmes qui semblent correspondre à la démarche
- certains de ces problèmes ne sauraient aucunement trouver solution avec la dialectique, c'est ce qui me fait envisager qu'il y a ainsi des problèmes de différentes régions : thèse antithèse synthèse, ça fonctionne pour l'identification des concepts, mais ptetr pas ailleurs...
- la rhétorique est une autre forme de raisonnement, il semble que cela soit le fer de lance des mouvements de persuasion, ainsi en philo démocratisée, en réflexion partagée, en débat, je pense que ce sont les rhéteurs qui emportent les foules, parce que quelle que soit la solidité de leur message, leur qualité de transmission réside dans la forme qui motive l'adhésion ; c'est le but premier de la rhétorique ! la faiblesse de cette région du raisonnement, c'est qu'elle ne garantie que trop peu la vérité, et peut donc amener un faux sentiment de vérité en toute erreur enjolivée par les modalités de la persuasion
- la maïeutique est une autre région, encore une fois je crois il convient de ne pas choisir une école, mais de cerner là où tel type de raisonnement convient à la situation ; aider à accoucher les âmes, mantra de la discipline, permet de trouver sens personnel par exploration de l'expression révélatrice... elle permet d'avancer et nous place juge de notre propre discours un peu plus que ce qu'elle permet pourtant qmm une remise en question
- la digression aussi a mauvaise presse, car laisser couler une idée, puis l'autre, puis l'autre, c'est un peu comme tourner en rond sans destination, sans but, sans enjeux, sans objectif, et donc c'est aller un peu nulle part du point de vue du raisonnement ; et pourtant, cela est fort utile pour traiter les traumas et autres difficultés psychique ; en effet le principe que freud appelle la libre association de pensée est un peu un hybride entre digression et maïeutique, cela se base sur cette forme de mise en brouillon linéaire de tout ce qui vient s'exprimer, afin ensuite de pouvoir s'en servir pour construire une réflexion...

que faire de la méthode de descartes avec ça ? ou des quatre accords toltèques ? ou de toute autre forme de théorie d'une pratique de la bonne conduite de l'esprit ? je ne sais... voici mon petit pas avancé ainsi sur le chemin...



en réponse à vos enrichissantes réactions :

- mercurielle, impossible pour moi de ne pas amener le mot 'métaphysique', non pas dans le sens multiple, complexe et singulier qui se retrouve dans bcp de philosophes (parce que j'étais pas très attentif à ces moments, pour la raison que j'étais trop obnubilé par ma conception du terme comme suit), mais dans la simple estimation étymologique : 'par-delà' la 'physique (et chimie, les deux étant trop complémentaires pour englober un terme, mais trop distincts pour que l'on ne les associe pas)', c'est à dire comme je l'interprète et le pense : tout ce qui n'est pas du monde observable, physique, bref, ce qui répond qmm à cette définition que je cite depuis google sans renier toutes les autres mais qmm parce que c'est celle que j'utilise le plus : "On peut définir la métaphysique comme cette discipline prenant pour objet ce qui échappe à toute expérience possible, ce qui dépasse la réalité sensible, physique : Dieu, l'âme, la mort, etc." Ainsi sans vouloir négliger les différences, malgré tout pour moi toutes les religions sont branches divergentes de cette métaphysique, mais pas que les religions : les ésotérismes ne parlent ptetr pas de dieu, mais il y a qmm ce côté parfois qualifié de 'surnaturel', ou d'autres objets de pensée comme les esprits, les points plus ou moins magiques et autres formes de divinités ou choses 'impalpables', et qui tentent une cohérence explicative et prédictive d'un mode métaphysique ; et bref, qui prend une forme que j'apprécie quand cela est formulé avec l'Être Suprême, la Nature, la Vie (des mots qui sonnent bien ainsi sacralisés avec majuscule)... par contre là, comme toute métaphysique, je considère que chacun crée sa vision et que la liberté de croire ses propres conviction est un droit de chacun... ainsi donc pas de débat, mais par contre je peux partager un bout de mon rapport perso à la métaphysique, par retour de partage : les trèfles sont pour moi la manière de questionner ce qui me dépasse, c'est mon gros outil pour penser mon rapport au spirituel, car ils sont à la limite de ce que je maîtrise et de ce qui me dépasse... j'en ai trouvé un à quatre feuilles l'autre jour, je l'ai laissé puis l'ai recroisé au retour de ma balade, ça faisait des mois que 'dieu' me boudait et je n'en trouvais jamais, alors qu'il y a des périodes où je n'ai qu'à me baisser... durant les huit premières années de mon délirium psychotique (qui pourrait expliquer en quoi je peux sur le sujet vite conforter mon diagnostic mystique), 'dieu' me boudait aussi, après une enfance qui s'efface un peu de ma mémoire mais où le trèfle était déjà là... certains tirent les cartes, d'autres lisent les planètes, d'autres les runes, le café ou les nuages, moi c'est les trèfles... et tout ceci qmm, avec mon 'parti pris' un peu forcé par ces question sociologiques sur la métaphysique : toutes les religions sont à la mesure des croyances de ceux qui les portent... que ce soit la mort, l'âme, le destin, etc, la croyance se construit et se réalise elle-même ; je pense qu'un chrétien devant st-pierre sera jugé comme un chrétien, qu'un athée retournera au néant, que l'on peut prédire l'avenir ou le construire, deviner les choses spirituelles à travers le monde physique, etc... et surtout qu'un point sensible est la tension de chacune de ces disciplines spirituo-surnaturelles est l'impossible possibilité de trancher entre des processus scientifiques, prouvables, irréfutables, et des choses qui vont chercher une puissance supérieure... voilou !

huhu roh ! les chats on leur filerait la prunelle de nos yeux ! tu connais l'histoire de celui-ci (https://fr.wikipedia.org/wiki/F._D._C._Willard) ? j'y ai vu passer l'autre jour c'est... énorme

edit : (ce n'est pas parce que cela fonctionne qu'on en saisit tous les mystères, un fait scientifique pour moi n'est valable en tant que tel, que lorsque la théorie rejoint la pratique, et la métaphysique est ce qui reste de mystérieux ; ainsi l'absence de contre exemple ne suffit pas pour tirer une eertitude scientifique, il y a encore donc de la place pour la métaphysique)

- rémi, pour ta première hypothèse, il me semble lire que ce qui distinguerait la culture entre l'humain et l'animal serait son niveau d'élaboration ? c'est ainsi que je te lis, j'suis à la fois d'accord et un peu sur ma faim pour englober le touti... pour l'hypothèse deux, j'avoue que je rejoins un peu le discours sur ce qui donc floute ce paramètre dans sa dimension partagée sur le vivant ; pour les deux, et pour qmm un peu bcp de ce que je lis ici ou ailleurs, je crois que la méthode de placer le mot sur lequel on veut réfléchir à gauche d'un verbe être qui lui est conjugué, et à droite un seul mot unique qui lui est renvoyé, c'est pas une bonne piste... car dans cette logique on n'a que des synonymes, et je crois que ça confusionne bien plus que cela n'éclaire...

- lune, ton point d'interrogation m'apparait bcp plus important que pour cet exemple ; la fraude des mots... on s'entend tous la plupart du temps pour user du mot 'langage' qui ici suscite ton sentiment d'imprécision, et c'est très important de constater que les mots peuvent nous trahir ; autant on va se comprendre la majeure partie des utilisation de 'langage', autant ici il est important de contextuelaiser, de différencier... 'langage lexical' pour une transmission grâce aux mots, c'est plus précis, mais ce n'est pas le tout... 'langage oral', parfois nommé 'langage verbal', c'est la parole, mais c'est plusieurs constituants, "le langage verbal reflète principalement les phénomènes cognitifs ; le langage non verbal implique de manière privilégiée le corps ; le langage para-verbal vient à l'interface des deux, entre cognitions et comportements", et là encore nous sommes limités par les mots, ni 'oral' ni 'verbal' permettent de sortir de leur propre paradigme...
je plussoie les détails que tu apportes pour donner une image de la communication notamment l'angle des animaux



brefbref ! huuuu y'a des rouages qui tournent ! merci à vous pour vos apports !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: mercurielle le 27 Avril 2024 à 16:51:45
Hello Dot Quote !

Je connaissais le chat de Schrödinger, mais pas celui-là !

Voilà une liste des chats célèbres :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_chats_c%C3%A9l%C3%A8bres

On sort un peu du sujet, mais pas tant que ça, puisque tu fais allusion aux digressions On peut les considérer comme un lâcher-prise de la pensée, qui n'est pas sans intérêt.

Autre langage symbolique qui est important : celui des rêves. 

Bon aprem.  :)   
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 27 Avril 2024 à 17:06:20
oooo mais oui grave, t'as raison de m'ajouter des mots sur ce plateau de ma balance, je suis trop souvent victime de mes propres digressions autant que celles d'autrui, que j'en ai un sentiment douloureux, mais ahah merci pour ton apport maïeutique, comme je l'ai dit moi même justement et je m'y révèle grâce à toi, y'a des avantages et des défauts à tout y compris les régions du raisonnement, faut juste essayer de mettre les choses à la bonne place, de les utiliser dans leur bon emplacement, et... verrons la suite !

ooooo mais grave, les rêves ! j'suis pas sûr de situer l'origine de cette nouvelle digression que tu apportes avec ce si beau mot 'symbolique', mais ça donne envie de s'y attarder ! ce qui serait incompatible avec un mouvement de digression... yayaya faut choisir à cette intersection ! on va où ?

yéééé j'avais entendu parler de l'un d'eux : "Stubbs, chat élu maire de la ville Talkeetna, Alaska en 1997. Présenté aux élections par son propriétaire en guise de boutade, il a finalement remporté les suffrages." ahah y'a un wiki même pour ça ! pour schriödinger, ça me donne envie de digresser mais ce serait hors propos, plus seulement de la digression mais bien du hors sujet ! alors non à ce chemin ^.^'

un peu de flood de temps en temps, ça peut équilibrer des trucs... mais attation à, comme pour tout, ne pas en abuser ! sans forcément cautionner le paradigme associé, allons sur cette formule qui est entrée dans la sphère du presque-réflexe : à consommer avec modération

àpluuuus !
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Danieluc le 01 Mai 2024 à 13:03:28
Je viens d'écouter  une conférence d'Aurélien Barrau.
https://www.youtube.com/watch?si=a6At4TK31dPTeFiE&v=6Z2U3bwNXPE&feature=youtu.be
C'est une prise de position universelle qui me paraît essentielle.  Ce qu'il dit sur la philosophie, au cours de cette conférence, est une position rarement entendue. Ce qui est admirable, c'est la manière dont il argumente.



Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 01 Mai 2024 à 13:53:02
salut Danieluc, bienvenu parmi nous

pour ton premier message t'arrives comme un sauveur on dirait ; certaines bonnes manières d'ici sont de considérer comme polis des atterrissages un peu moins brutaux, on ne te connait pas et il y a des comportements un peu plus élaborés pour se faire une place
généralement j'ai rien contre les liens au contraire, si ce n'est mes phobies à aller me perdre dans les méandres souvent trop emberlificotés en ce qui concerne le brouillon sale de la sphère web... là j'ai cliqué parce que tu m'as attiré avec le nom du type, bon, cool ; ceci dit j'suis pas sûr qu'intervenir juste pour linker gratuitement et sans apport personnel soit une manière efficace de réfléchir ensemble, si tout le monde faisait ça on s'en sortirait pas, t'as un clavier, un cerveau et une boite de dialogue, autant faire les choses bien non ? les conclusions personnelles que tu trouves bénéfiques au visionnage de ta vidéo semblent être ce que tu veux partager, mais j'suis pas sûr que ce soit efficace avec ton attitude

il me semble que ça commence comme cette autre intervention (https://youtu.be/LR7Si8NyLGM?t=1016) du bonhomme que j'avais apporté ici :
bon heu... les deux heures et demi de vidéo sont toutes cruciales je trouve (reedit : y compris le concert, j'ai pas envie de déplier ce qui m'apparait évident par rapport au reste du discours...), mais à partir de ce moment-ci (https://youtu.be/LR7Si8NyLGM?t=5898) ...

et effectivement cela a encore plus sa place ici 'pop philo' pour changer la 'façon de penser' que cela a déjà bcp de légitimité dans mon petit sujet de 'politique planétaire' pour le problème d'effondrement du vivant...

mais qmm j'insiste, on est là pour communiquer, s'exprimer, assembler des mots, et pas juste donner des coups de raquette pour renvoyer des liens-balles ; merci
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Danieluc le 01 Mai 2024 à 14:23:11
Bon, ok, c'est une sorte de bizutage. Ok.  Je suis venu,  ici, tout nu, sans armes, pour partager. Le partage me semble être la chose au monde la moins partagée. C'est sans doute le gros problème de ce monde. J'ai lu l'ensemble de ce  sujet. Et j'ai pensé (à tord  ?) que ce serait pas mal de partager cette conférence, parce que ce qu'Aurélien Barrau dit sur la philosophie est une sorte de rupture bienfaisante ; une nouvelle façon de penser. Aussi, son rapport à la langue et sa manière de raisonner sont une nouvelle respiration dans ce monde qui lentement mais sûrement s'affaisse. Désolé, mais je ne comprends pas bien les fourches gaudines sous lesquelles le bleu que je suis doit passer. Ça me rappelle la barbarie des bizutages. Imaginez qu'un humain arrive sur ce forum et lance deux phrases qui serait du niveau d'un fragment de Parménide et que ce soit d'un importance capitale pour la pensée. Alors vous direz : mon cher bleu, commence par faire  un jeune conséquent avant de t'exprimer ?   Il me semble qu'on doit donner sa chance aux attitudes surprenantes ou non conformes.  Ce qui compte  n'est-ce point les les arguments,  même si ce sont ceux d'un jeune enfant qui veut vider la mer avec un seau en plastoc et pas un coquillage ? Bien, je suis loin d'être ce penseur !, seulement un  type quelconque, un pékin, concerné par ce sujet. Désolé de vous avoir importuné avec ce lien sur une conférence qui, à mon sens devrait être considérée comme essentielle pour penser aujourd'hui.
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Dot Quote le 01 Mai 2024 à 14:40:47
bonne réaction Danieluc, une diplomatie en tout self-control

je te prie de m'excuser pour mon ton un peu sec, je note que tu t'es mis au parfum avant d'intervenir sur ce sujet, ce qui peut t'inciter à aller consulter un peu les us de notre petite communauté : loin de la démographie de certaines plateformes, il est difficile de rester anonyme entre nous, c'est pourquoi lorsque quelqu'un ne commence pas par une intervention dans la section présentation, il peut vite paraître intrusif

je n'ai aucun contre à ta réaction, et même si ce bout de notre conversation est un peu trop flood pour nourrir le sujet, j'espère que nous aurons l'occasion de réfléchir ensemble autour de ces belles valeurs que tu soutiens ; je suis avec toi, prêt à réfléchir sérieusement

je baisse les armes, encore désolé d'avoir tiré quelques coups de feu, mais ravi de te lire, j'espère que tu comprendras que je ne pouvais cerner le personnage en un message si concis... d'ailleurs je ne prétendrai pas te cerner avant un bon moment je pense, mais ta réponse me fait baisser la tension et espérer ce que, il me semble, toi aussi espères des échanges humains lexicaux

prends place je t'en prie, c'était pas un bizutage mais à la limite ça remplit la fonction introductive du truc, même s'il est malheureux que c'en fut à tes frais par ton sentiment d'un accueil désagréable ; au moins, c'est déjà un peu plus clair pour moi sur savoir à qui j'ai affaire

on pourra revenir sur aurélien barrau, il est un indicateur de confiance que je trouve vraiment crédible, autant qu'un ouvreur de pistes insoupçonables aux yeux de tant d'intuitions majoritaires

=)
Titre: Re : Pop philo
Posté par: Danieluc le 01 Mai 2024 à 15:02:12
Merci beaucoup !, ça c'est un bel accueil. Je vais faire mon possible pour patager les idées et mettre mon égo au plus bas de l'echelle des vanités.