Il y a déjà quelques temps que j'ai écrit ce texte, mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de le faire lire. Je l'ai écrit lors d'un séjours dans la baie de somme où j'avais pu contempler, un soir, un ballet de cygnes au crépuscule. J'avais été assez frappé par la force du lieux et la grâce de ces animaux magnifiques et j'ai essayé de retranscrire sur le vif les sentiments qui m'on traversés ce soir-là.
Je n'écris pas souvent de poésie, mais quand c'est le cas, je ne m'impose jamais de contrainte formelles, je n'arrive pas à la fois à transmettre quelque chose d'authentique tout en travaillant la forme.
J'espère que ça vous parlera un peu, bonne lecture !
En ces soirs de fin du monde...
Le soleil disparu dans la courbure de la terre
Quelques poussières de lumière éclairent encore
L’essentiel du monde :
Le doux frémissement de l'eau
Dormante calme
à peine troublée par un lent ballet de cygnes
Et dont seule l'enveloppe, le miroir
Se signale au monde.
En dessous dormants
Les mythes des temps anciens
Enfouis dans le limon
Inaccessibles, entiers
Attendant, écoutant
Les voix des hommes et des bêtes
Attendant simplement leur instant...
Mais dans ces soirs où le monde se fige
Personne
Nul homme nulle bête
Ne s'attend à voir surgir de l'abîme
Une flamme nouvelle
Car tout est si calme en ces soirs de fin du monde
En ces soirs de commencement.
Tout est si calme
Et pourtant
C’est comme si tout devenait possible.