Viviane, je te défie d'écrire un poème prophétique sur les adjectifs qualificatifs qui tende à prouver que les couleurs ont plus d'un secret à nous révéler dans leur forme la plus pure…
[Défi]
Les Sept Douleurs
de l'Arc-en-Ciel
Dans ce jargon qu'on a créé,
Les substantifs sont trop formels.
Nos adjectifs ont toréé
Avec folie, vers d'hydromels…
De ces couleurs adjectivées,
Nous n'en tirons que demi-teintes :
Des rêveries démotivées
Sorties sans vie de nos empreintes.
Tel l'aruspice intoxiqué,
J'ai recherché des épithètes
Dans un futur alambiqué
Aux contours flous, reflets esthètes.
C'est l'arc-en-ciel déshydraté
Qui m'a montré ses attributs :
Champ chromatique illimité
Se nourrissant de ses débuts.
Ses inversions trop redondantes
Sont pour mes yeux exténués,
Des inventions surabondantes
Aux prédicats atténués.
Je reste assis sur mes acquis,
Signe l'essai d'un nom trivial.
S'il existait un monde exquis,
Je le peindrais d'un air jovial :
Sur la bougie, la flamme bouge.
Les murs rougis de roux se couvrent,
Mais je ne vois ni l'infrarouge,
Ni le brouet qui me recouvrent.
Dans cette fange au goût d'oranges,
Un ange étrange échange une heure
Contre un banjo plein de louanges.
J'attends alors que mon ciel pleure.
L'astre du jour luit de son jaune,
Flétrit l'ozone et les feuillées.
Le froid piquant transit la faune
Me laissant seul, ailes grillées.
Mais par devers les primevères,
J'enterre envers l'hiver de gris
Mon aversion des printanières
Adversités des verts aigris.
Moi vieux frileux au bleu des cieux,
Creusant le lœss de mes vœux pieux,
Je veux le feu des yeux des dieux :
Ultime aveu pour mes adieux.
Être indigent ou indigène,
L'observation de l'indigo
Issu de plants aborigènes,
Me trouble autant qu'un vertigo.
Et le violet de mes volets ?
Sont-ils ultras, sons d'une viole ?
Ravi au lit de mes bolets...
Mon triolet est de traviole !
Mes inepties édulcorées
Ne tirent rien des coloris.
Mes inventions décolorées
Ne sont que vers endoloris :
Chaque couleur est monochrome,
Chaque douleur est mon aumône,
Chaque couleur est juste achrome
Chaque douleur est une icône…
Peut-être un jour dans l'infini,
Des surhumains extra-sensibles
Sublimeront l'indéfini
De ces couleurs inaccessibles.
Feront d'un mot, un arc-en-ciel
D'un simple vert, un univers.
Créeront un blanc artificiel
Pour embraser les noirs hivers.
_______________________
EDIT 1 : Modification de la dernière strophe (genre des rimes)
EDIT 2 : sur son trône -> de son jaune / Mes vœux frileux -> Moi vieux frileux + qq ponctuations hasardeuses.
EDIT 3 : De tous ces mots qu'on a créé -> Dans ce jargon qu'on a créé (paie ta grammaire :facepalm:)
EDIT 4 : Le froid piquant endort la faune -> Le froid piquant transit la faune (bouhh le vilain hiatus ><)
Ah ah ! Tu es imbattable, Viviane.
:roidumonde:
Tel l'aruspice intoxiqué,
J'ai recherché des épithètes
Dans un futur alambiqué
Aux contours flous, reflets esthètes.
L'exploration, l'aventure sont des secondes natures chez toi.
Peut-être un jour dans l'infini,
Un surhumain extra-sensible
Sublimera l'indéfini
De ces couleurs inaccessibles.
Fera d'un mot, un arc-en-ciel
D'un simple vert, un univers.
Créera un blanc artificiel
Pour éclater mon sombre hiver.
Alors là, je dis "oui, bravo : défi réussi."
Tu as un petit quelque chose du poète maudit quand tu écris de telles rêveries !!
:bouquine:
Yo !
Je reviens pour un com plus détaillé 8)
Omg, gros trip psychédélico-rimbaldien féérique :aah:
Nos adjectifs ont toréé
J'ai appris un nouveau verbe :mrgreen:
De ces couleurs adjectivées,
Nous n'en tirons que demi-teintes :
Joli :)
J'ai un petit doute concernant l'utilisation de "en" dans le second vers, et j'aurais mis "ne" ; mais sinon, joli :)
Des rêveries démotivées
Sorties sans vie de nos empreintes.
Là par contre, je ne suis pas sûr de comprendre :\?
De ce que je crois avoir saisi, je dirais que le "sans vie" fait un peut-être un peu too much, ne serait-ce que parce que tu parlais de demi-teintes juste avant, ce qui fait que je pense plus à demi-vie, ou mort-vivant, ou un truc comme ça que sans vie. Mais va caser ça dans un vers :mrgreen:
Tel l'aruspice intoxiqué,
J'ai recherché des épithètes
Dans un futur alambiqué
Aux contours flous, reflets esthètes.
Aruspice, encore un nouveau mot d'appris :) (le correcteur du fofo ne le reconnait même pas :o ).
Mis à part les reflets esthètes, ce quatrain me parle bien :)
C'est l'arc-en-ciel déshydraté
Qui m'a montré ses attributs :
Champ chromatique illimité
Se nourrissant de ses débuts.
Joli, quoique pas tout à fait clair ^^
Ses inversions trop redondantes
Sont pour mes yeux exténués,
Des inventions surabondantes
Aux prédicats atténués.
Alors là, j'adore :coeur:
Je reste assis sur mes acquis,
Signe l'essai d'un nom trivial.
S'il existait un monde exquis,
Je le peindrais d'un air jovial :
Quatrain sympa, et tout de suite après, on passe à la partie qui m'a vraiment bluffé !
Sur la bougie, la flamme bouge.
wouah
Sur la bougie, la flamme bouge.
Les murs rougis de roux se couvrent,
wouah x wouah
Sur la bougie, la flamme bouge.
Les murs rougis de roux se couvrent,
Mais je ne vois ni l'infrarouge,
Ni le brouet qui me recouvrent.
wouah^4 !!!
Dans cette fange au goût d'oranges,
Un ange étrange échange une heure
Contre un banjo plein de louanges.
J'attends alors que mon ciel pleure.
Putain :o
(Mais pourquoi ne pas l'avoir écrit comme ça ?)
Bon, même moi je ne peux pas me contenter de m'extasier de toutes les couleurs :D
Mais le quatrain en vert, il est vraiment trop énorme. (et le bleu aussi, et l'indigo et putain le violet également :coeur: ).
Mais je ne peux pas m'empêcher de mettre ces deux extraits vraiment extras (Viviane, sors de ce corps :mrgreen: Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
) :
Je veux le feu des yeux des dieux :
Ultime aveu pour mes adieux.
:coeur:
Ravi au lit de mes bolets...
Mon triolet est de traviole !
:D + :coeur:
Et le violet de mes volets ?
Sont-ils ultras, sons d'une viole ?
:coeur: + :coeur:
Bon après pareil, je ne vais pas relever les trois derniers groupes de vers en entier pour dire tout ce que j'ai kiffé dedans (en fait même dans ceux relevés plus haut, j'ai kiffé bien plus de trucs que ce que je mets en com, parce que sinon ça serait juste trop long ^^).
En tout cas la dernière partie, avec les huit derniers vers, elle est très bien vue puisqu'elle résonne tout à fait avec l'intitulé du défi, c'en est même hallucinant _/-o_
Arriver à illustrer le rapport improbable des adjectifs avec les couleurs, et le tout entouré d'une touche prophétique... bordel.
(je rêve ou ces trois derniers groupes changent légèrement de nuance ? Mais c'est peut-être juste l'ordi portable qui renvoie différemment de haut en bas).
Bon ben c'est raté pour un commentaire constructif :mrgreen:
Mais bordel je m'en fous, j'ai pris mon pied, et tellement que je suis en train de réfléchir à un défi à te lancer >:D
(et va pour une prise régulière de doses homéopathiques de sang de fugu dans la carotide :huhu: )