les flots enflaient, l’onde souveraine de la légende sortie de ses langes, et elle était seule parmi toutes les reines immortellesc'est fait exprès j'imagine...
Le désert glabre, ceint de grès, ceint de terre,j'aime bien le balancement
Il y eut des fantômes, des spectres au-delà du voile, et le désert figé leur semblait mort tout autant.j'aime pas trop "tout autant" à la fin
Au-devant du soleil suppurant (l’abrasive lumière), la caravane était chargée de pierres et de soie, le bois de santal en présent à un trône encore difficile à imaginer.j'aime pas la fin...
Dans le lit du Grand Roi Balqis se démenait.peut-être une virgule?
C’était un raid que conduisait Balqis, une attaque inopinée d’exubérance, imposant son mythe croissant à la foule de Judée.un raid ?
des vers sans rimes :-\
Et sentit sous ses doigts que les djinns s’éveillaient.
Croyant tuer en Saba l’âcre Jérusalem…
Balqis ôtait son âme à la clarté des Anges
Au-devant du soleil suppurant (l’abrasive lumière), la caravane était chargée de pierres et de soie, le bois de santal en présent à un trône encore difficile à imaginer. La caravane façonnait des taches grises sur le sable aux anciens reflets de soleilOserai-je dire "répétition soleil", ou est-ce trop loin ? C'est toi qui vois :P
Croyant tuer en Saba l’âcre Jérusalem…j'aime moins ça dans le poème
un raid ?J'crois que ça se dit bien (en tout cas sur mes mmorpg ça se dit :-¬?)
au sens d'attaque? je trouve que ça fait bizarre
c'est tout le début de ce paragraphe-là, jusqu'à "Il y eut des fantômes", qui me sort par les yeux...Le désert glabre, ceint de grès, ceint de terre,j'aime bien le balancement
voilà donc tout le paragraphe avant m'agace profondément... hm ouais mais c'est pour faire le parallèle. Hm?Il y eut des fantômes, des spectres au-delà du voile, et le désert figé leur semblait mort tout autant.j'aime pas trop "tout autant" à la fin
et finir sur "mort" ça rendrait bien ( mieux? :mrgreen:)
il y a pas mal de répétition du mot "voile", perso, ça me lasse un peu :-¬?alors, c'est l'expression que j'voulais mettre donc j'l'ai laissée, mais "au-delà du voile" ça fait pas trop "Siriuuuuuus !" ?
oui j'avais modifié (avant c'était pire). Je sais pas trop comment changer.Au-devant du soleil suppurant (l’abrasive lumière), la caravane était chargée de pierres et de soie, le bois de santal en présent à un trône encore difficile à imaginer.j'aime pas la fin...
ça fait... je sais pas... intrusion, rupture... c'est peut-être fait exprès
on a l'impression qu'il s'agit du "Grand Roi Balqis" ? Si c'était dans l'autre sens ça ferait bizarre, "Balqis se démenait, dans le lit du Grand Roi"Dans le lit du Grand Roi Balqis se démenait.peut-être une virgule?
ouais, c'est pour rendre la manière dont elle "débarque"...C’était un raid que conduisait Balqis, une attaque inopinée d’exubérance, imposant son mythe croissant à la foule de Judée.un raid ?
au sens d'attaque? je trouve que ça fait bizarre
j'aime pas trop les répétitions du début et des fins de paragraphesle côté cyclique ?
ouais j'me suis dit que ça ferait complètement artificiel si je cherchais à imposer les rimes... genre ajouetr un vers pour faire rimer Jérusalem avec emblème, s'éveillaient avec conseillaient, Anges avec langes... j'étais pas convaincudes vers sans rimes :-\
Et sentit sous ses doigts que les djinns s’éveillaient.
Croyant tuer en Saba l’âcre Jérusalem…
Balqis ôtait son âme à la clarté des Anges
en général, je dirais que j'aime pas trop trop en fait :-[donc un peu ce que j'ai dit avant d'attaquer ton comm ? sur le côté "quand un texte parle de trop de belles choses, il devient très laid" ?
c'est super descriptif et les descriptions ont beau être belles, elles me lassent, je suis perdue par la masse de détails et dès que c'est un peu plus du récit, j'ai déjà décroché en fait :-[
en fait, ça m'a frustré parce que je sais que je suis totalement passée à côté du "récit"il est pas très mis en valeur il faut dire...
*
Le vent rouge du sud, fureur âcre de Seth, la Reine l’avait-elle dompté ? Le sable ensemençait le ciel. Le khamsin s’était mis à souffler, soufflerait cinquante jours, sans cesser d’ahaner les lourds grelots qui tintaient là-bas, à Ophir ou à Pount, au royaume de Saba. Il est une loi, édictée par le trône d’Israël, qui efface les crimes perpétrés pendant que souffle le vent rouge du sud, fureur acerbe du maître du tonnerre…
*
ah pas vu... j'essaierai de remplacer le 2èmeCiterAu-devant du soleil suppurant (l’abrasive lumière), la caravane était chargée de pierres et de soie, le bois de santal en présent à un trône encore difficile à imaginer. La caravane façonnait des taches grises sur le sable aux anciens reflets de soleilOserai-je dire "répétition soleil", ou est-ce trop loin ? C'est toi qui vois :P
j'essaie de renforcer lse parallèles entre les vers, et j'vois pas trop commencer je pourrais changer... c'est tout le vers qui bloque ? ou un(e) hémistiche ?CiterCroyant tuer en Saba l’âcre Jérusalem…j'aime moins ça dans le poème
Sinon je dois avouer que perso j'aime bien l'histoire (pour une fois :-¬?) et j'aime beaucoup la Reine. Et je trouve la fin très bien amenée.cool pour la fin, puisqu'elle s'est... élaborée en cours de rédaction...
On sent effectivement que tu sors d'une lecture de Saint-John Perse ; on retrouve le rythme de certains versets.j'ai lu le passage de la Bible pour voir ce que ça en disait et surtout comment c'était raconté (j'adore le "style" de l'Ancien Testament :coeur: )... tant mieux si ça y fait un peut penser, du coup ^^ pour SJP, j'm'en suis rendu compte après, mais les "Il y avait dans sa venue" ça fait penser au début de certaines de ses parties... "Et la Mer vint aux degrés de... [...]" ? faut que j'l'apprenne j'men souviens plu trop.
On trouve également une sorte de parfum lyrique d'une autre époque, comme un Cantique des Cantiques étouffé/étoffé...
Je me demande simplement si l'emploi de la conjonction "car" après un point-virgule n'est pas un procédé discutable... C'est sans doute le seul élément qui m'a déplu à la lecture, mais je chipote. Le morceau de phrase qui débute après le point-virgule est grammaticalement considéré comme indépendant de ce qui précède, et "car" ne me semble pas adéquat à ce moment de ta phrase.alors, les points-virgules j'en ai mis pas mal, c'est surtout, comme les phrases sont très longues, une "plate-forme" pour le lecteur, pour qu'il puisse retrouver sa respiration, ou faire une pause sur une branche épaisse avant de repartir dans sa course de liane en liane :-¬?
Le poème (même sans rimes) est super beau, avec de belles images et il permet vaguement de reconstruire l'intrigue pour le pauvre lecteur qui s'est laissé entraîner et a un peu décroché vers le milieu.en fait il est pas fidèle en tout point à l'histoire, mais le fond de l'intrigue est brouillé, t'façon. Mais j'suis content de la fin avec Samaël ^^
Donc, le milieu. Je dirais que le passage qui m'a gênée c'est le paragraphe qui commence par "Les échansons versaient leurs aigres humeurs.", j'avais l'impression qu'on n'y lisait que des métaphores et du coup je me représentait pas ce qui se passait concrètement. Mais à la relecture, ça ne me pose plus de problème, donc je sais pas trop quoi en penser...oui je vais peut-être aller au plus court. Genre en 5-6 lignes... y a des trucs à supprimer, parce que j'me laissais emporter par la musique du coup j'écrivais plus qu'il ne fallait...
un peu difficile à suivre au milieu si on ne connaît pas la légende (je viens de la lire sur wiki, je connaissais pas)[/size]est-ce que le coup de la planche de bois est pas trop embrouillé ? j'ai appris ça pendant la rédaction et du coup j'l'ai incorporé, du coup j'aime beaucoup l'ouverture de la fin du texte... mais les sous-entendus vers Jésus sont compréhensibles ou pas ? genre les souvenirs à venir du bois, la Reine qui se recueille au Mont des Oliviers, et les crucifiés de la fin... ? Ca vient de la Légende dorée : Adam est enterré au Jardin d'Eden, l'arbre sous lequel il gît est débité (par le jardinier de Dieu j'imagine xD) et certaines des planches qui en sont tirées sont destinées à resservir comme croix de Jésus. Entre temps, elles servent comme pont de fortune à l'entrée du palais de Salomon et la Reine a une vision de Jésus sur la croix. C'est ça l'histoire vite fait dans la Légende dorée... j'ai essayé de la reprendre.
Par exemple dans l'avant-dernier paragraphe avant le poème, j'ai quasiment zappé la phrase "Les portes de la Cité se refermaient lentement sur la Reine.", alors que c'est celle qui est importante, après-coup, pour la compréhension... Je sais pas si tu vois ce que je veux dire >_oenfin cette phrase-là est une image, c'est l'impression qu'elle a, genre la gueule du loup... oui je crois que je vois... tout est affaire de mise en relief :P
Elle s’était retirée dans les collines qui surplombaient la Cité Sainte. Mèches noires, encapuchonnée de safran. Dans l’ombre des oliviers
Le désert glabre, ceint de grès, ceint de terre, rien ne bougeait sur la terrejaune,rien ne bougeaitsur la toile tendue des cieux, rien sous les roches, rien derrière le soleil qui s’étalait partout dans le ciel en lumière – rien n’était parmi ces choses, seul l’or à s’en lasser, de la terre ensellée, ou du ciel qui s’enterre. C’était chose à vivre.Incursion, silhouettes tout contre les sécheresses nébuleuses, il y eut des troubles en effet,apparition d’ombres hautes derrière les voiles de silence et de moiteur. Il y eut des fantômes, des spectres au-delà du voile, et le désert figé leur semblait mort tout autant. Il y eut de longues traînées de bruit et d’épaisses coulures de sons, il y eut des éclats de musique ou de rire, des barrissements puissants, des grelots et des flûtes, des aboiements placés en colliers à la gorge de l’air accablant, et, quand tous les voiles furent franchis, le chuchotement d’ombres nobles.Mais les précipitations des fuyards sont hors de portée du désert lent et veule, ses voiles d’éternité lui dissimulent les tribulations des hommes.Pourtant, chimère ou vague songe, il y eut chose à se souvenir, il y eut pas qui ne s’efface et mythe qui ne se perd, dans le chatoiement d’âme qui offrit une fragile parure aux seins nus du désert, au désert ceint de grès, rien ne bougeait pourtant, rien derrière le soleil…
Au-devant du soleil suppurant(l’abrasive lumière), la caravane était chargée de pierres et de soie, le bois de santal en présent à un trône encoredifficile à imaginerimaginaire. La caravane façonnait des taches grises sur le sable aux anciens reflets de soleil, et s’étirait entre les dunes, semant de bizarres bruissements, revêtements d’humains sur la structure osseuse du silence. Il y avait dans sa venue ce museau de vent fou qui ébouriffait les dunes, il y avait là présages de science et de richesse, les chameaux cheminaient vers la Cité Sainte, les éléphants avançaient avec lenteur et d’un pas pesant, et les chiennes, ses chiennes blanches, ne foulaient pas le sable.
La caravane progressait dans les dunes, serpent d’hommes et d’offrandes, de luxe et de noblesse, la caravane de Balqis aux voiles céruléens, Reine du matin au regard d’or et d’ombres, Makeda la Très-belle, c’était la Dame qui cheminait sans fard et sans parure aucune,descendue du palanquin pour que le désert, auquel elle avaitayant offert ses étoffes safranées, l’accueille. Elle avaitjetéses perles au sable oublieux, etses samits couleur de terre aux nombreux fils d’argent. La caravane était entrée dans le désert et les yeux de la Reine avaient quitté Ophir, le port n’était plus sien en ces temps de doute – car il fallait qu’elle sût –, mais elle emportait Saba en sa suite. La caravane rampait sur les flancs des dunes, elle rampait sinueuse ; la caravane de la Reine de Saba, celle-là même qui venait visiter le Grand Roi Salomon.
Le vent rouge du sud, fureur âcre de Seth, la Reine l’avait-elle dompté ?Le sable ensemençait le ciel. Le khamsin s’était mis à souffler, soufflerait cinquante jours, sans cesser d’ahaner les lourds grelots qui tintaient là-bas, à Ophir ou à Pount [déplacé en tête du paragraphe précédent ("Un royaume à forme de femme s'approchait d'Israël"], au royaume de Saba. Il est une loi, édictée par le trône d’Israël, qui efface les crimes perpétrés pendant que souffle le vent rouge du sud, fureur acerbe du maître du tonnerre…
[...]
Les échansons versaient leurs aigres humeurs. La Reine du matin leur préférait les paroles rudes du maître d’Israël. Les vérités qu’il proférait s’étaientdepuis longtemps brisées sur les dalles froides de ce palais sans vie ; trop d’hommes n’avaient pas compris ses dires. Balqis ne prenait pas garde aux plats fumants, au vin à ras-bord des aiguières ; Balqis tentait de ramasser, à genoux sur les dalles, la science ébréchée du roi marqué par l’âge. Il avaitau visage des rides de pouvoirla voix blanche et sa litanie hermétique gouttait à ses lèvres, à son menton, sur les voiles bleus, intraitable et sifflanteinachevable comme la course du désert et au contraire infiniment pénible à vivre et laissant le corps et la conscience endoloris. C’était pourtant la même impression de vertige qui ôtait le cœur et qui ôtait le souffle, le vide horrifiant vu au seuil de la mort, les yeux plongés dans les ténèbres vides ; lors de la chevauchée, Jérusalem dans les esprits et la compagnie grisante des djinns lui avait rendu son assurance.En l’écoutant, Balqis ne sentait que le noir épais des cloîtres sombres, ceux des arts occultes à jamais hérétiques ; elle crut que le Grand Salomon était fou.
CiterCroyant tuer en Saba l’âcre Jérusalem…j'essaie de renforcer lse parallèles entre les vers, et j'vois pas trop commencer je pourrais changer... c'est tout le vers qui bloque ? ou un(e) hémistiche ?
j'aime moins ça dans le poème
Dans le lit du Grand Roi Balqis se démenait.Ca m'avait aussi un peu gênée je me souviens, au final j'avais compris "dans le lit du grand roi, Balqis se démenait", mais à la première lecture on lit "le grand roi balqis" seulement ça va pas avec la phrase.
peut-être une virgule?
on a l'impression qu'il s'agit du "Grand Roi Balqis" ? Si c'était dans l'autre sens ça ferait bizarre, "Balqis se démenait, dans le lit du Grand Roi"
Il y eut de longues traînées de bruit et d’épaisses coulures de sons... (paragraphe 2)bruits ?
Dans le lit du Grand Roi Balqis se démenait.idem qu'Ernya et Kail' : à la toute première lecture j'avais lu "le Grand Roi Balqis". ^^
(...)les Efrits incendiaient pour elle le cœur de Salomon, et les Sylphes soufflaient dans le cœur du Grand Roi des remords acérés(...)Je crois que je comprends pas. Sur Wikipédia ils disent que les Efrits (enfin ça c'est pas sur wiki) sont des sortes de djinns malfaisants et les Sylphes des créatures symboles de beauté, de subtilité et d'aspiration spirituelle. Mais je pense que j'ai pas compris parce que dans ta phrase, j'aurais mis Efrits à la place de Sylphes(et vice versa). ?
le velours bleu de sa cape – un bleu de haute mer – (...)Je trouve que ce qu'il y a entre les tirets est plutôt inutile étant donné que précédemment tu avais écrit "Ses voiles bleus s’enroulaient autour du vent comme de saintes oriflammes." et " la caravane de Balqis aux voiles céruléens". Donc on se rend déjà compte de la beauté et de la couleur intense/complexe de sa cape, je pense.
elle leur semblait là fille de la Lune et des cieux clairs.Une virgule après "là" ou bien pas d'accent sur le même "là" non ? Enfin je sais pas y a un truc étrange dans cette phrase je trouve.
j'y avais pas pensé... mais là c'est peut-être plutôt le bruit en général, contrairement aux sons différenciés...Citation de: LoredanIl y eut de longues traînées de bruit et d’épaisses coulures de sons... (paragraphe 2)bruits ?
arf bon la virgule me pend au nezCitation de: LoredanDans le lit du Grand Roi Balqis se démenait.idem qu'Ernya et Kail' : à la toute première lecture j'avais lu "le Grand Roi Balqis". ^^
alors pour moi c'était pas trop cette distinction-là. C'était : Efrit = esprit du feu, Sylphes = de l'air, Marids = de l'eau. Et "djinn" tout court = de la terre ; ou bien l'ensemble. C'est pour ça que "incendiaient", "soufflaient" etc. ...Citation de: Loredan(...)les Efrits incendiaient pour elle le cœur de Salomon, et les Sylphes soufflaient dans le cœur du Grand Roi des remords acérés(...)Je crois que je comprends pas. Sur Wikipédia ils disent que les Efrits (enfin ça c'est pas sur wiki) sont des sortes de djinns malfaisants et les Sylphes des créatures symboles de beauté, de subtilité et d'aspiration spirituelle. Mais je pense que j'ai pas compris parce que dans ta phrase, j'aurais mis Efrits à la place de Sylphes(et vice versa). ?
ah? ok bah... je verrais ce que j'en fais. P't-être que si la précision apparaît avant ça passera mieux ?Citation de: Loredanle velours bleu de sa cape – un bleu de haute mer – (...)Je trouve que ce qu'il y a entre les tirets est plutôt inutile étant donné que précédemment tu avais écrit "Ses voiles bleus s’enroulaient autour du vent comme de saintes oriflammes." et " la caravane de Balqis aux voiles céruléens". Donc on se rend déjà compte de la beauté et de la couleur intense/complexe de sa cape, je pense.
oui c'est vrai que ça fait un peu confusion là/la, étant donné la place du mot...Citation de: Loredanelle leur semblait là fille de la Lune et des cieux clairs.Une virgule après "là" ou bien pas d'accent sur le même "là" non ? Enfin je sais pas y a un truc étrange dans cette phrase je trouve.
L'histoire (et le personnage de la Reine) est belle, majestueuseoh cool ^^ merci
Les deux autres ont été plus intéressantes vu que je comprenais mieux. La troisième a été la meilleure. Même si il reste des choses que je ne comprends pas trop : surtout au niveau des "Djinns". enfait, je ne suis pas sûre de comprendre véritablement ce qu'ils sont. Tu pourrais expliquer un peu stp ?bah écoute je pense que la 4ème lecture sera transcendante :mrgreen:
Le désert glabre, ceint de grès, ceint de terre, rien ne bougeait sur la terre, la toile tendue des cieux, rien sous les roches, rien derrière le soleil qui s’étalait partout dans le ciel en lumière – rien n’était parmi ces choses, seul l’or à s’en lasser, de la terre ensellée, ou du ciel qui s’enterre.
Apparition d’ombres hautes derrière les voiles de silence et de moiteur. Il y eut des fantômes, des spectres au-delà du voile
Dans le lit du Grand Roi Balqis se démenait. Furieuse et lésée, du sang dans les cheveux, aveuglée par tant de lumière. L’on dit de Salomon qu’il fut le plus puissant des mages et que la Reine de Saba, resplendissante au cœur de ses présents, parée des brumes de l’azur et les cheveux constellés, étrangère en la Cité Sainte et avide d’arcanes, était allée quérir sa très haute sagesse. Et le feu et la houle, le khamsin caparaçonné de sable, la Reine et sa suite de Djinns, cédèrent aux Anges de Salomon.
Elle, les appelait Djinns. Ils portaient sa couronne au royaume des dieux, émissaires de la Grande Reine, ils s’y employaient tous, et les Efrits incendiaient pour elle le cœur de Salomon, et les Sylphes soufflaient dans le cœur du Grand Roi des remords acérés, lui dont la raison sombrait sous les houleux assauts des Marids qui commandaient à l’onde, et de tourbeux Satans le tentaient par mille langages de colère. Elle, les appelait Djinns. Flamme et fange, bourrasques chargée de mer elle façonnait.
Croyant tuer en Saba l’âcre Jérusalem…
j'ai vite décroché au texte, passé les premiers paragraphes. En fait, c'est comme a dit Ernya, à force de trop de belles métaphores et de bonnes descriptions, on étouffe, on est confus, on perd le fil. Heureusement que la fin rattrape un peu ce défaut. C'est bien dommage parce que ton style est bien, évocateur mais peut-être que tu devrais faire attention pour ne pas en faire trop.
oups j'avais pas vu venir la répétition terre/terre...CiterLe désert glabre, ceint de grès, ceint de terre, rien ne bougeait sur la terre, la toile tendue des cieux, rien sous les roches, rien derrière le soleil qui s’étalait partout dans le ciel en lumière – rien n’était parmi ces choses, seul l’or à s’en lasser, de la terre ensellée, ou du ciel qui s’enterre.
Les mots sont bien choisis.
... ni celle-là xD oui y en a plusieurs, mais de... heu, même nature.CiterApparition d’ombres hautes derrière les voiles de silence et de moiteur. Il y eut des fantômes, des spectres au-delà du voile
"derrière les voiles", "au delà du voile", il y en a un ou plusieurs voiles, ou c'est pas la même chose ? :-[
Magnifique là aussi. Peux-tu me rappeler le sens de "Efrits", ce sont des esprits, des démons ?oui là j'ai fait comme si les Efrits étaient des esprits du feu, pour aller vite. Pour "Satans", justement c'est une certaine forme d'esprits, et c'est le même mot (sheîtan) qu'on utilise en arabe, d'après ce que j'ai compris, pour parler de Satan. Donc là ce sont les esprits de la terre, mais en même temps je parle de Satan (le seul l'unique) plus tard donc ça peut prêter à confusion.
Sinon je pense pas que tu puisses écrire "Satans" avec un "s", c'est un nom, pour moi on met pas de "s" alors, m'enfin je me trompe peut-être.
on peut pas compter "tuer" pour 1 ?CiterCroyant tuer en Saba l’âcre Jérusalem…
C'est pas un alexandrin ici. :P Pour le reste rien à dire.
on peut pas compter "tuer" pour 1 ?
Je m'étais attendue à ce que tu évoques aussi l'anecdote qui dit que Salomon a fait entrer Balquis dans un dôme en verre et la reine, ayant pris le parquet pour de l'eau, tellement il était clair, a soulevé sa robe.
en fait j'voulais un peu montrer le contraste monothéisme/paganisme, avec d'un côté les Anges et de l'autre les esprits élémentaires/les Djinns. Et que la défaite de la Reine, d'une certaine manière, annonce la montée de la religion monothéiste... en fait on fait Nerval en ce moment, donc je suis sûrement influencé :-¬?
Donc voilà. En plus, dans la Bible comme dans le Coran, la Reine se convertit, enfin je crois. Là j'voulais un peu montrer le "choc des croyances", sans finir sur une conversion. Voilà voilà... et donc les Djinns de la Reine sont l'équivalent des Anges de Salomon. Une sorte d'arme spirituelle, de renforts. Et puis dans le poème, après sa mort, la Reine n'est pas éclairée par n'importe quels Anges, elle est éclairée par Samaël, celui qu'on a souvent confondu avec Satan, et Satan en arabe c'est "sheîtan", c'est un des noms des esprits de la terre... une sorte d'équivalents des djinns ^^
seul l’or à s’en lasser, de la terre ensellée, ou du ciel qui s’enterreC'est très beau, les sonorités sont magnifiques et l'opposition ciel/terre est superbe !
il y eut chose à se souvenir, il y eut pas qui ne s’efface et mythe qui ne se perd,Ce serait pas mieux au pluriel ? Plusieurs pas non ? Enfin comme je sais pas exactement de quoi il s'agit, ...
qui offrit une fragile parure aux seins nus du désert, au désert ceint de grès, rien ne bougeait pourtant, rien derrière le soleil…au désert ceint de grès où rien ne bougeait pourtant, non ?
elle rampait sinueusece serait pas plutôt "elle rampait, sinueuse" ?
les chiennes blanchesTu expliques un peu ? Déjà la couleur blanche trouble un peu, et pourquoi des chiennes ?
Dans le lit du Grand Roi Balqis se démenait.Tu devrais mettre une virgule après "Roi", pasque sur le coup on a l'impression que "Grand Roi Balqis" va ensemble...
Il y avait dans sa venue l’annonce d’un cataclysme, cet élan d’irraisonné qui absorbait l’âme, sans que l’on sache qui chuterait en premier du cœur ou de la raisonEncore une fois, très joliment dit ! :)
les Anges de son hôte – elle, les appelait Djinns.Pourquoi tu le mets 2 fois ? Je comprend le principe, mais je ne vois pas l'intérêt dans ce cas présent. A ta place, j'enlèverais le premier, après les anges.
Elle, les appelait Djinns.
elle crut voir la tombe d’Adam dans le Jardin de DieuHé bé ! C'est violent comme image !
ouais pourquoi pas, mais je voulais avoir le côté un peu simple et universel du singulier... (eh bien, des pas, et le mythe...?)Citeril y eut chose à se souvenir, il y eut pas qui ne s’efface et mythe qui ne se perd,Ce serait pas mieux au pluriel ? Plusieurs pas non ? Enfin comme je sais pas exactement de quoi il s'agit, ...
disons que ça structure un peu le texte, une subordonné casse la côté un peu saccadé non ?Citerqui offrit une fragile parure aux seins nus du désert, au désert ceint de grès, rien ne bougeait pourtant, rien derrière le soleil…au désert ceint de grès où rien ne bougeait pourtant, non ?
ouip c'est vrai que le rythme est suffisamment marqué...Citerelle rampait sinueusece serait pas plutôt "elle rampait, sinueuse" ?
parce que je trouvais ça jôôli :mrgreen:Citerles chiennes blanchesTu expliques un peu ? Déjà la couleur blanche trouble un peu, et pourquoi des chiennes ?
ok ok.CiterDans le lit du Grand Roi Balqis se démenait.Tu devrais mettre une virgule après "Roi", pasque sur le coup on a l'impression que "Grand Roi Balqis" va ensemble...
pour moi le 1er doit vraiment marquer l'opposition Salomon+Anges/Saba+Djinns, et pour que ça reste bien dans l'esprit du lecteur j'ai préféré qu'il ne soit lié qu'à cette opposition. Et ensuite reprendre la narration là où elle s'était arrêtée.Citerles Anges de son hôte – elle, les appelait Djinns.Pourquoi tu le mets 2 fois ? Je comprend le principe, mais je ne vois pas l'intérêt dans ce cas présent. A ta place, j'enlèverais le premier, après les anges.
Elle, les appelait Djinns.
c'est vrai ? en fait dans la Légende dorée, la croix du Christ provient d'un arbre du Jardin d'Eden, celui sous lequel Adam aurait été enterré.Citerelle crut voir la tombe d’Adam dans le Jardin de DieuHé bé ! C'est violent comme image !
J'ai bien aimé le poème. J'avais peur que ca casse le récit, mais en fait ca fait plus comme une pause rafraichissante ! Bien agréable.cool :) j'ai eu peur qu'il sonne faux.
Mais je me rend compte que t'es vraiment un féru de l'Egypte !:mrgreen: mais ça se voit pas tant que ça dans ce texte, si ?
Tu n'explique jamais ce que sont les termes un peu compliqués, tu les utilises et tu avances. J'ai pas noté les exemple parce qu'il y en avait beaucoup, mais le seul que j'ai compris c'est "khôl" (le maquillage noir c'est ça ?).oui c'est ça, c'est un mot égyptien mais d'autres peuples s'en sont servi ensuite (on s'en sert toujours d'ailleurs, non ?). Hem quels termes par exemple ? :-[
Enfin c'est un peu galère du coup, pour suivre. La description, qui à l'air amenée en finesse, reste en partie incompréhensible...quelle description ?
Mais ca n'empéche que l'ambiance reste présente, et donne envie de s'y plonger plus encore ! (D'ou la frustration a ne pas comprendre une partie de cet univers !)si c'est pour les Djinns, y a pas mal d'explications disséminées au hasard des réponses ^^ ou c'est autre chose ?